Raphaelle, auteur sur 2 minutes de bonheur

Frais de port offerts à partir de 20€ d’achats !

Renforçons nos liens intergénérationnels !

Vous connaissez certainement l’expression « OK boomer » qui fait fureur sur les réseaux sociaux depuis un an. Bien plus qu’un effet de mode, la formule est révélatrice de la fracture qui existe entre les générations. Pourtant le lien intergénérationnel est précieux et vaut la peine d’être protégé. 

L’intergénérationnel est un enrichissement pour la société puisqu’il est un facteur de transmission. Il permet aux jeunes de profiter de l’expérience de leurs ainés tandis que ces derniers sortent de leur routine grâce à leurs cadets.

Les échanges entre les générations aident les uns et les autres à mieux se comprendre et donc favorisent la cohésion sociale et la solidarité.

Tout le monde y trouve son intérêt ! De plus, les relations intergénérationnelles sont particulièrement bienveillantes. Papi Antoine, qui n’avait aucun goût pour l’informatique, est devenu un pro de Facebook grâce à l’aide de sa petite-fille qui lui a tout expliqué sur les réseaux sociaux ! Julien ne mange plus jamais de pâtes au beurre car sa grand-mère lui a appris les recettes de famille… Julien est devenu un vrai chef ! Quand Marine a montré ses photos de vacances En Thaïlande à son oncle et sa tante, ils ont dit qu’ils pouvaient eux aussi tenter l’aventure. Maintenant, tous parcourent le monde et quelle joie de partager leurs souvenirs en rentrant de voyage !  

Comment s’y prendre pour favoriser les échanges intergénérationnels ?

En faisant des activités ensemble

Comme Papi Antoine et Julien, choisissez une activité à faire ensemble, qui convienne à toutes les générations. Vous pouvez privilégier un domaine dans lequel une personne est déjà « experte », comme la petite fille de Papi Antoine avec les réseaux sociaux, ou la grand-mère de Julien avec la cuisine, et favoriser ainsi l’apprentissage et la transmission.

En découvrant ensemble

Et si vous découvriez une région de France ensemble ? C’est la proposition de la Malle d’Aventure, première box culturelle pour les aventuriers de plus de 50 ans. Chaque trimestre, vous découvrez un thème et une région de France. La première box sortira pour Noël et sera dédiée à l’écrivain Stevenson, auteur de L’Ile au trésor et Voyage avec un âne dans les Cévennes, aux Cévennes et à la marche. En plus, il y en a pour tous les goûts (pour les gourmands, les marcheurs, les adeptes de visites culturelles, les petits, les amateurs de sensations fortes, …). Pour un cadeau de Noël ou même pour soi, toutes les occasions sont bonnes pour s’abonner.

Soutenez la Malle d’Aventure sur Ulule !! 

En discutant

En échangeant, on apprend sur l’autre et on peut faire naître des envies, comme Marine avec ses voyages. Vous pouvez raconter votre dernier voyage, la visite d’un musée, un film ou un spectacle. 

Et si vous utilisiez le jeu 2 minutes Ensemble ? Ce jeu relationnel facilite l’échange entre les générations tout en s’amusant ! Il permet à chacun de parler de lui-même à travers des questions ludiques et donc d’engager des discussions entre les joueurs. Grâce à ce jeu, vous trouverez facilement des sujets de discussion pour mettre en avant des point-communs. Par exemple les questions « qu’est-ce que tu aimes » ou « qu’est-ce que tu réussis bien » peuvent ouvrir sur de longs après-midi d’échanges.

La période que nous traversons nous permet de prendre conscience de l’importance du lien intergénérationnel. A nous de trouver des solutions pour que les jeunes et les moins jeunes puissent se rencontrer, partager et continuer à grandir ensemble en toute sécurité ! 

 

J’identifie mes valeurs

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Les valeurs…c’est une notion et un mot surutilisés dans de multiples domaines : de la politique au développement personnel en passant par la publicité. On vote selon ses valeurs, on exprime nos valeurs dans notre façon d’acheter, on aspire à trouver un job qui soit en ligne avec nos valeurs, on trouve une école pour nos enfants qui correspond à nos valeurs, notre croyance religieuse a son propre système de valeurs… Vous est-il arrivé d’entendre quelqu’un vous dire « ce n’est pas dans mes valeurs » ? Moi ça m’arrive souvent. Difficile dans cette confusion de comprendre le concept ou simplement d’oser demander ce que la personne met derrière ce mot.

 

Alors, les valeurs c’est quoi ?

Shalom SCHWARTZ,  psychologue social israélien, a développé une théorie des valeurs personnelles : la Théorie des Valeurs humaines basiques. Selon lui, les valeurs correspondent à ce qui est important pour nous. Ce sont des convictions personnelles qui résonnent avec ce que nous sommes au plus profond de nous. Les valeurs orientent nos choix les plus cruciaux, nous guident et nous motivent. Ce sont des éléments stables de notre personnalité. Elles constituent une sorte de boussole interne qui indique la direction à suivre, qui donne du sens. Elles peuvent toucher tous les domaines de notre vie et être en lien avec nous-même, les autres, la société ou le monde.

Attention à ne pas les confondre  avec un but ou un objectif car les valeurs ne sont pas un résultat concret à atteindre mais un processus continu.

Par exemple, peut-être est-il important pour vous de faire preuve de bienveillance dans les rapports que vous entretenez avec les autres mais aussi avec vous-même ? Ou encore, le respect de l’environnement est-il au cœur de toutes vos préoccupations.

Toujours d’après Shalom Schwartz, les valeurs génèrent des sentiments forts : si vous posez des actes cohérents avec vos valeurs, vous ressentez une joie profonde et à l’inverse, vous souffrez de ne pas les respecter. Chacun les classe intuitivement par ordre d’importance les unes par rapport aux autres et c’est cet arbitrage qui nous sert de critères pour poser des choix. Enfin et pas des moindres, elles génèrent de la motivation c’est-à-dire qu’elles nous mettent en action. C’est notamment nos valeurs qui vont orienter notre temps pour nous comme nous l’avons vu dans notre Bulle de Bonheur numéro 72  « Je me connecte à moi-même».

 

Nos valeurs peuvent être le fruit d’un héritage familial, être influencées par notre histoire personnelle ou notre culture. Elles renvoient à notre intimité profonde. Les connaître revient à améliorer la connaissance que l’on a de soi-même et de ses aspirations profondes et ce n’est pas si facile qu’on le croit. Plusieurs études ont cherché à identifier ce qu’est le bonheur. Des chercheurs américains ont interrogé un panel d’individus sur ce qui leur permettait d’être heureux. Ils ont été étonnés de constater combien les réponses fournies ont été hésitantes, banales et très homogènes. Les réponses se concentraient d’ailleurs souvent sur des moyens ou des acquis comme l’argent ou la famille. Que nous dit ce constat ? Simplement qu’il est difficile de savoir ce qui est vraiment important pour nous, ce qui est à la source de notre propre bonheur et d’en parler parce que cela revient à se confier sur quelque chose de particulièrement intime. Le bonheur de chacun, le sens qu’il met dans sa vie et ses valeurs ne sont pas forcément celles de son voisin, au contraire de ce que voudrait nous faire parfois croire la société.

 

Pour se pencher sur la question, il s’agit d’adopter une attitude bienveillante envers soi-même, comme on le ferait avec un ami. On en a parlé dans notre Bulle de Bonheur  #39 sur l’auto-compassion. On s’observe et on s’écoute amicalement, sans jugement envers soi-même, en accueillant ses émotions pour être au plus près de ce qu’elles nous disent. Pour se connaître, on peut être attentif à comment on se sent physiquement ou psychologiquement, ce qui nous anime et génère de la joie ou de l’optimisme en nous.

 

Même si ce travail semble complexe, connaître ses valeurs est une source de bien-être durable. Vous vous rappelez surement d’Abraham Maslow que l’on a présenté dans la Bulle de Bonheur #12 « J’identifie mes besoins ». Il est le père de la « Pyramide des besoins » qui date de 1954. Dans ce modèle, il répertorie 5 catégories de besoins :

  •   besoins physiologiques (respirer, manger, dormir…)
  •   besoin de sécurité (santé, emploi…)
  •   besoin d’appartenance (amour, relations…)
  •   besoin d’estime (reconnaissance, confiance…)
  •   besoin d’accomplissement (épanouissement, réalisation…)

Les valeurs reviennent à nourrir ce dernier besoin : celui d’accomplissement personnel, celui de sens. Lorsque l’on connaît ses valeurs et que l’on ajuste ses actes en fonction, on ressent un sentiment d’alignement personnel qui se matérialise souvent par une joie intense, durable et résiliente. Vous pouvez ressentir cet alignement lorsque vous choisissez une activité, une formation ou un métier qui correspond à vos aspirations profondes. Par exemple, lorsque votre valeur de justice s’exprime au travers d’un engagement social au service des défavorisés. Ou lorsque vous levez le pied dans votre vie professionnelle pour prendre soin de votre famille, en acceptant les conséquences que cela aura sur votre carrière.

Pour mieux vous expliquer le concept d’alignement ou de cohérence avec ses valeurs, j’aimerais appeler Aaron Antonovsky à la rescousse. Ce professeur de sociologie américain a défini le concept de salutogénèse : le sens de la cohérence. D’après lui, une personne qui se sent en cohérence ou alignée est capable de donner du sens au monde qui l’entoure, ce qui passe par 3 axes :

  1.       Est-ce que je comprends les circonstances dans lesquelles j’évolue ? 
  2.       Est-ce que j’ai confiance en moi pour gérer ma vie ?
  3.       Suis-je capable de donner du sens à ce que je vis ?

Les valeurs et le sentiment de cohérence qui habite les personnes qui les mettent en actions nous permettent de mettre de l’ordre dans notre environnement, d’agir selon nos convictions et de donner du sens à notre vie.

C’est à l’origine de nombreux bienfaits :

  •       Une source d’énergie : la joie et les émotions positives que l’on ressent lorsqu’on est aligné avec ses valeurs redonnent l’énergie de continuer à avancer
  •       Motivation : les valeurs nous mettent en action. Si vous les avez identifiées, elles vous permettront de rester concentrés à long-terme, de limiter les pertes d’efficacité et de savourer quand une action est réalisée comme un carburant pour avancer encore plus.
  •     Une prise de décision plus efficace : vous savez ce qui est important pour vous, vous vous connaissez mieux et serez capable de mettre en balance vos forces, vos faiblesses et vos valeurs pour poser des choix. Mieux vous connaître vous permettra aussi de contrebalancer vos impressions ou vos ressentis avec un peu plus d’objectivité et d’affirmer votre personnalité.
  •     Une baisse de stress : vous allez vous sentir plus apaisés psychologiquement et physiquement. Vous serez aussi capables de prendre plus de recul par rapport aux injonctions de la société ou de votre environnement, ce qui est très reposant
  •     Socle de la confiance en soi : appliquer ses valeurs permet de poser des choix raisonnés qui alimentent la confiance que chacun a en soi-même

Les valeurs sont donc un carburant essentiel à l’épanouissement individuel. A l’inverse, vivre en désaccord avec ses valeurs crée du stress (inconfort physiologique), des dissonances (gêne mentale) et potentiellement des troubles affectifs ou psychologiques. 

En pratique : comment se poser la question? 

Il existe plusieurs méthodes qui peuvent vous aider à identifier vos valeurs : 

Une première façon consiste à lister tout simplement ce qui est important pour vous ? Essayez de penser à ce qui compte pour vous, ce à quoi vous être prêt à consacrer du temps. Ou alors à l’inverse, pensez à ce qui vous dérange profondément : l’injustice, la méchanceté, le manque de fiabilité, l’égoïsme,… cela permet aussi d’identifier ce à quoi vous tenez particulièrement. Attention cependant à ne pas trop vous focaliser sur des moyens comme l’argent. Il n’y a rien de mal à y accorder de l’importance, cependant essayez de comprendre pourquoi. Est-ce pour la sécurité que cela apporte, parce que vous avez des projets à réaliser ou peut-être que vous souhaitez transmettre un patrimoine à vos enfants plus tard. Autant de raisons qui mènent à des valeurs différentes.

Ecouter vos sensations : Qu’est-ce qui vous fait ressentir physiquement une grande joie, un profond apaisement et qui vous donne de l’énergie ?

Faire appel à ses souvenirs heureux ou agaçants. Ils sont une source importante d’informations. Vous pouvez les relire avec le recul pour y déceler ce qui vous avait rendu particulièrement heureux ou particulièrement frustré.

Penser à des personnes que vous admirez et demandez-vous pourquoi.

En bref:

  •       Les valeurs correspondent à ce qui est important pour chacun
  •       Elles viennent de notre intériorité et découlent de la connaissance plus ou moins fine que nous avons de nous-mêmes
  •       Nos valeurs nous permettent de mettre du sens dans notre existence. Ce sont des éléments stables de notre personnalité qui se révèlent quelques soient les événements et les périodes que nous traversons
  •       Connaître ses valeurs et ajuster ses actes à celles-ci est une source de bien-être durable car c’est le moyen de se connecter à soi-même en profondeur et de recentrer ses actions

Allez hop je me lance !

2 minutes pour identifier une de vos valeurs et choisir comment vous allez la mettre en action dans les jours qui viennent. Ça n’a pas besoin d’être une grande action radicale, appliquez notre conseil des petits pas. 

 

Je suis la fille de ma mère

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« Tiens-toi droite ! » Dans ma manière de parler, d’avaler mes phrases, de reprendre mes enfants comme par exemple « et bien justement : tu n’as pas faite exprès ?  Alors fais exprès de faire attention ! » je retrouve les expressions de ma mère ! Quand je marche à grands pas, quand j’arrange mes cheveux de cette façon ou encore lorsque je plisse les yeux quand je me maquille, je surprends parfois une ressemblance avec les gestes, et la manière de faire de ma mère. Il y a ces petits détails du quotidien, je suis sûre que vous voyez de quoi je parle. Et parfois même les choses plus profondes, comme par exemple dans mes relations aux autres.  Ma propension insupportable à  ragoter après avoir dine chez des amis, la façon que j’ai de parler à la caissière. Ou de ne pas réussir à répondre un « oui » ou un « non » clairs quand une amie me demande un service…

Pas possible ! Moi qui ai scrute et analyse les paroles de ma mère dans les moindres détails pour éviter de les reproduire tellement ça m’a énervée, je le fais quand même. Moi qui me suis parfois promis de faire différemment, je fais pareil et là, ça me chicotte ! Et SURTOUT quand quelqu’un d’autre me le fait remarquer. Suis-je complétement formatée ? Où est ma liberté ? 

 

Constat 

Tout d’abord, acceptons que l’empreinte soit évidente et inévitable – Notre vie de femme, de mère ou d’épouse est imprégnée de celle avec qui nous avons vécue, que nous le voulions ou non. Cette relation mère fille nous marque toute chacune, de manière positive ou négative. Je suis nostalgique des petits-déjeuners qu’elle nous préparait le dimanche matin, j’adore son parfum. Je me rends compte que je ris comme elle. Ou alors je ne peux pas supporter sa manière de parler des autres, ou de sa belle-mère. Les petits détails de la vie quotidienne en sont le signe. Quelle soit joyeuse, blessée, bien vivante ou marquée par la séparation (un éloignement géographique ou par la mort), cette relation m’a façonnée et continue à me façonner. 

 

Cette relation mère-fille est ambivalente. Dans son livre « Je t’en veux, je t’aime » la thérapeute spécialiste de la famille Isabelle Filliozat pointe cette complexité du doigt. Et souligne que la relation aux parents nous concerne tous. Elle n’est simple pour personne. Isabelle Filliozat va même plus loin en écrivant que ceux qui la disent simple ont carrément refoulé dans leur inconscient la manière dont elle détermine leur existence. 

 

Et d’ailleurs, l’absence d’une mère ou d’une relation, une séparation ne règle pas le problème. Ce lien parent-enfant est très spécial. Il dure plus longtemps et nous marque plus profondément qu’aucun autre. Il se crée à la conception de l’enfant. Il ne se termine pas avec le décès des parents avance Isabelle Filliozat, tant on porte leur image en soi toute sa vie. 

 

Certains ont en horreur les manies de leurs parents, a l’inverse d’autres ne voient aucun problème et se refusent à chercher la petite bête. Les premiers semblent parfois compliqués aux yeux des seconds. Mais alors, chercher son propre chemin et vouloir faire différemment ferait-il de moi quelqu’un de complique ou bien un enfant ingrat ? Pas du tout. Il s’agit plutôt de savoir si j’ai bien coupe le cordon. 

Couper le cordon ? Que se cache-t-il derrière cette expression maintes fois entendue ? Il s’agit davantage de savoir comment je me positionne dans ma relation à ma mère plutôt que de compter le nombre de coup de fils que je lui passe chaque semaine. Regarder la qualité de ma relation avec elle plutôt que la quantité

En effet, il est possible d’appeler sa mère tous les jours et d’en être indépendante affectivement. Par exemple, pour lui demander quoi faire si mon enfant a de la fièvre, comment cuisiner ma blanquette, ou la sonder sur le nouveau job que je vise. Ou encore la soutenir si elle est seule et a besoin que je lui change les idées. 

A l’inverse, certaines choses peuvent être excessives. Comme l’impliquer dans ma relation conjugale, ou la citer en exemple dans les moindres histoires que je raconte. Parfois, plus je veux m’en débarrasser, plus elle prend de la place ! Quand je répète régulièrement à mon mari, à ma bonne copine que je n’ai pas besoin de ma mère pour être heureuse, ou bien quand je m’exile à des centaines de kilomètres pour ne surtout plus avoir affaire à elle, alerte ! Claironner a tout bout de champs que j’en suis indépendante révèle peut-être un nœud affectif qu’il est bon de chercher à dénouer. Ça peut être la preuve que je ne suis pas sortie de cette influence, que je continue à me voir par rapport à elle. Tant qu’elle reste mon baromètre, même négatif, c’est l’indice qu’il serait bon de réfléchir à ce cordon ! Comment me positionne-je ? Suis-je la petite fille qui attend inconsciemment quelque chose pour bien grandir ?

 

Il est possible que je trouve peu de failles à notre relation et d’avoir eu une enfance et une adolescence heureuse. Il est possible d’en avoir identifiées et de vivre en paix avec cela.  Il est aussi possible d’avoir souffert et d’avoir encaisse les blessures de ma mère à sa place. Parfois, il est préférable de s’éloigner pour un temps et de trouver de l’aide pour que la relation avance.  C’est l’histoire unique de notre relation. Ma mission à moi est d’être heureuse et adulte dans mon rapport à mes parents.  

Voilà deux idées de démarches pour y parvenir :

Equilibrer les Parent/Adulte/Enfant qui sommeillent en moi. Eric Berne psychiatre américain et père de l’analyse transactionnelle explique que notre personnalité est composée de 3 états principaux. 

  • L’état de Parent. C’est la façon de vivre selon le prisme qui m’a été enseigné, les principes et croyances transmises par mes parents. C’est tout le système de pensées et les attitudes avec lesquelles j’ai grandi. En résumé, c’est tout ce que j’ai appris et qui me permet de juger. C’est cette petite voix qui me donne parfois l’impression d’avoir toujours raison !
  • Mon état Adulte, est celui qui fait fonctionner mon jugement logique, ma raison, le centre de ma pensée rationnelle qui recueille les informations et en tire des conclusions logiques.  C’est cette petite voix qui me pousse à expérimenter par moi-même. 
  • Mon état Enfant. Toute cette partie émotive et affective, cette petite voix en moi qui me dit « je me sens bien, mal… » « je suis gai, triste… » « je veux, j’ai besoin… ». C’est la partie créative, spontanée ! En résumé, le moi qui ressent. 

Je peux transposer cette réflexion à ma relation avec ma mère. Pour commencer, quand je parle de ma mère, je dis maman, ma maman, ma mère, celle-là, mamounette où autre… Voilà déjà une bonne manière de me demander comment je me positionne par rapport à elle, suis-je l’enfant, l’adulte, la mère de ma mère ?  Dans mes réactions et mon comportement avec elle, quel état prend le dessus ? Ai-je besoin d’un rééquilibrage pour retrouver mon autonomie ?

  

Ce chemin de liberté qui me fait grandir peut aussi s’articuler en plusieurs étapes, sous l’angle d’une relecture chronologique de mon histoire.  

  • Dans un premier temps je fais une pause pour relire mon histoire, mon rôle de fille et l’évolution de notre relation, de ma naissance à aujourd’hui. J’analyse ce que ma mère a voulu me transmettre, ce qu’elle m’a transmis sans le savoir, le bon, le moins bon, ce qui m’a blessée, ce qui m’a fait grandir. Je liste ce que je reprends à mon tour de manière consciente ou inconsciente. Ce qui vient d’elle, et ce qui vient d’elle à travers ma grand-mère. Ma mère m’a peut-être transmis une foule de petits ou grands comportements qui m’agacent. Elle m’a aussi transmis une foule de choses invisibles qui font de moi une femme. Qu’elle a elle-même reçu de sa mère, de sa grand-mère. Prenons le temps aussi de remonter dans le temps et d’identifier ces héritages qui s’inscrivent dans la lignée. Et ma mère, comment était-elle avec sa propre mère ?  Alice Ferney en fait son thème de prédilection dans son roman Les Bourgeois.
  • Dans un deuxième temps, je prends la décision d’accepter qui je suis et toute cette histoire que j’ai pris le temps de relire.
  • Enfin, je fais le tri, entre ce qui est reçu de ma mère, et ce que je veux vivre moi.

 

Voila. Cette trajectoire est nécessaire pour toutes. Je l’ai peut-être déjà vécue naturellement sans m’en rendre compte, de manière très paisible. Elle permet de restaurer ou réparer une relation, quand elle a été abimée. Ce chemin est nécessaire à ma démarche de pardon, surtout lorsque notre relation est blessée. 

Pour creuser ce sujet du pardon, filez écouter le podcast 15

Et gardons en tête que c’est le travail d’une vie ! 

 

Attention toutefois au déterminisme !  Ma liberté intérieure entre en jeu ! Je ne suis pas ma mère, je suis une personne unique et différente. Analyser ce que j’ai reçu ne doit pas me faire croire à un déterminisme dont je n’aurais pas le droit de sortir. Le simple fait d’y réfléchir fait de moi une personne nouvelle.

 

Et puis enfin, comme l’écrit Anne Durfoumantelle dans l’Eloge du risque, « Couper le cordon c’est prendre le risque de l’amour ». De l’amour librement choisi et affranchi de beaucoup d’entraves. Devenir affectivement indépendant de sa mère, ou de sa famille, est même comme une deuxième naissance. Et cette seconde naissance est une épreuve initiatique plus que jamais nécessaire pour s’affranchir de tout déterminisme.  Selon elle, « quitter la famille n’a pas de fin sauf à recréer avec les liens du sang de l’amitié et de l’intelligence ». 

 

Changement de regard (Jingle)

J’accepte. D’être façonnée par ma mère ET d’avoir ma part de liberté intérieure. 

Si je ne m’y suis jamais attelé, je me mets en chemin pour relire, trier, accepter et enfin aimer-pardonner. Bref, je regarde ou je me positionne « en termes de cordon ».  Pour une relation d’adulte à adulte. Si cette étape est trop lourde pour moi toute seule, je prends rendez-vous pour un accompagnement. 

 

Je fais preuve de gratitude. Quand je voudrais plus, je décide d’être reconnaissante de ce qu’elle m’offre déjà, même si c’est peu à mes yeux. Au lieu de lister tout ce qui m’agace, ou tout ce que j’attends d’elle je liste toutes les choses que j’aime et que je voudrais transmettre à mon tour. Je fais la liste de 10 belles choses que ma mère m’a transmises. Et que j’aimerais transmettre à mon tour. Il y en a surement plus, d’ailleurs ! Et si j’ose, je la poste, comme une lettre de gratitude (podcast je dis 3 mercis par jour)

Je fais un pas de côté, je regarde ma mère comme si j’étais témoin d’une scène de film. Je pratique l’observation, comme si je voyais la scène perchée sur la haute branche d’un arbre. Cela permet parfois de changer de positionnement, de poser sur elle un regard d’amour, ou bienveillant. Je regarde alors ses choix et sa manière d’agir non pas comme un tout mais comme une somme de décisions prises en faisant de son mieux à chaque instant T. Pardonner un instant est plus facile que pardonner plusieurs années d’un seul coup. (Le pardon, thème abordé dans le podcast 15)

 

Enfin, je pose un choix : celui de prendre ma liberté en mains ! Celui de mettre des lunettes d’adultes pour une relation d’adulte à adulte.  Cette relation est à reconquérir régulièrement et elle change à chaque étape de la vie – quand j’ai eu mes règles et de la poitrine et que je suis devenue une femme à mon tour, peut-être épouse à mon tour, une mère à mon tour, une grand-mère à mon tour. Je n’ai pas choisi mes parents et « Nos parents non plus, ne nous ont pas toujours choisi… » précise Isabelle Filliozat.  Le seul choix qui s’offre à nous est celui de la relation que nous établissons. Autant décider d’être heureux ensemble

 

Quel vaste programme. Ai-je vraiment envie de remuer tout cela ? Ne vaut-il mieux pas rester dans ma carapace ? Quel intérêt au fond ? 

Tout d’abord, une relation paisible et adulte peut s’installer. Cela ne m’empêche pas d’être lucide et bienveillante. Comme une prise de conscience éclairée en quelque sorte. Je peux très bien porter des lunettes roses sans verres fumés ! Célébrer mes parents c’est apprécier ce qui est bon en eux sans les aimer aveuglement. C’est réaliser que ma mère est infiniment plus que nos désaccords.  Rappelons-nous que désaccord ne veut pas dire désamour !

Ensuite, je deviens libre, et j’ai construit ma liberté sur un chemin solide, adulte. Nommer et accepter mes émotions (podcast n°5), replacer les milles petits agacements que j’éprouve dans une relecture plus profonde de mon histoire m’en libère.  Je peux m’adresser à mes parents sans émotion refoulée. Je me suis replongée dans mon enfance et mon adolescence avec compassion. 

J’ai davantage d’empathie pour moi-même en tant que femme, mère, épouse, etc. Bref, je m’aime plus car je deviens moi-même ! Et je sais aimer les autres un peu plus.

Les blessures cicatrisent et les petits agacements du quotidien me mettent moins chaque fois un peu moins à l’épreuve.

Il y a de la place pour la joie (podcast n°9) et de l’indulgence, et pour la gratitude (podcast n°20). Pour lister tout ce que j’ai reçu de bon, de positif. Plus globalement, cet exercice de gratitude appliqué à ma relation mère-fille est un entrainement pour ma vie en général. La gratitude est si puissante ! Toutes ces émotions positives transforment mon quotidien !

Je le redis, car c’est intense : couper le cordon/ quitter la famille c’est prendre le risque de l’amour. 

 

 

En bref 

    • J’accepte d’être façonnée par ma mère, par ce qu’elle m’a transmis de visible ou d’invisible. 
    • Je prends le temps de retirer les pierres qui m’empêchent d’avancer et j’admire ce que ma mère a semé de beau sur ma route. 
    • En prenant mon propre chemin, je ne suis ni ingrate ni compliquée, je me positionne simplement comme adulte dans ma relation à elle.
    • Ce chemin d’indépendance affective est un cadeau que je me fais à moi-même.

A vous de jouer 

Je me dégotte un carnet sympa destiné à recueillir mes réflexions. Je bloque un créneau dans mon agenda pour m’y atteler.




J’influence ma génétique

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L’épigénétique est une discipline qui découle de la génétique. La génétique s’intéresse à l’étude des gènes : nous comptons en effet dans notre organisme notre ADN comportant 23 paires de chromosomes pour un total de 46 chromosomes venant de nos parents. Ces chromosomes codent nos informations génétiques tels que la taille de nos pieds, la couleur de nos yeux et de nos cheveux. Ces informations codées sont irréversibles : nous n’avons aucun pouvoir dessus. 

Cependant l’épigénétique correspond à la manière dont les gènes vont être ou ne pas être utilisés par les cellules de notre organisme. Ainsi, selon l’INSERM, l’épigénétique correspond à l’étude des changements dans l’activité des gènes, n’impliquant pas forcément de modification de notre ADN. 

Ainsi la façon dont notre code lit l’ADN se fait selon les individus en fonction à la fois de l’hérédité mais aussi de l’environnement.

Le scientifique Joël de Rosnay estime la part de l’épigénétique dans notre fonctionnement corporel à 85% contre 15% de génétique : d’où l’importance de l’environnement dans notre vie et son impact sur notre santé. En 2011, il évoque que la discipline de l’épigénétique est « la plus grande révolution de la biologie de ces cinq dernières années ». 

L’épigénétique est donc fondamental pour la compréhension de notre organisme et de l’importance de notre environnement sur notre quotidien. 

Les études scientifiques actuelles parlent donc de notre pouvoir d’agir sur notre génétique. En effet, l’épigénétique est l’influence de notre environnement sur l’expression de nos gènes. L’environnement comprend à la fois l’environnement physique, social et psychique. 

Notre corps s’adapte continuellement à son environnement, ce qui entraîne des modifications régulières de notre fonctionnement corporel d’où des corrélations faites entre des maladies et l’environnement : les bombes atomiques au Japon ont démontré cette évidence : un grand nombre de pathologies liées aux irradiations ont et continuent encore de se développer dans le pays du soleil levant. 

Mais parlons plus en avant des conséquences de l’environnement physique sur notre santé. Tout ce qui nous entoure, l’endroit où nous vivons : la ville, la campagne, un appart, une maison  ce que nous mangeons les plats préparés à la maison, le fast food ou le prêt-à-manger , ce que nous respirons la pollution ou l’odeur de l’herbe coupée peuvent venir créer des modifications subtiles de notre fonctionnement. 

Une des études fondamentales en épigénétique est tirée de l’observation de la population hollandaise à la suite de la famine qui a sévi dans ce pays à la fin de la seconde guerre mondiale en 1944-45. En effet, il a été observé que certains enfants dont les parents avaient été exposés à cette famine présentaient une activation diminuée du gène responsable du facteur de croissance et que ces enfants présentaient un risque supérieur de développer des maladies métaboliques comme le diabète en grandissant. Ainsi l’environnement physique a induit des modifications dans leur fonctionnement, ce qui a été transmis par la suite à leur descendance. Il est intéressant de noter ici que ce n’est pas tous les enfants qui ont été impactés par la famine. 

En effet, les études montrent aussi une grande variation entre les individus dans leur sensibilité à l’environnement. Par exemple, les recherches scientifiques ont identifié des groupes d’enfants nommés « les enfants orchidées » qui sont plus sensibles aux facteurs environnementaux que leurs pairs, plus tenaces identifiés comme les « enfants pissenlits ». Les enfants orchidées sont, comme leur homonyme, des enfants qui vont avoir besoin d’un environnement positif, chaleureux, sécurisant de soutien pour développer leur plein potentiel. Ces enfants orchidées , lorsqu’ils se développement dans ce type d’environnement, vont s’épanouir d’une manière impressionnante et mieux réussir que leurs pairs moins sensibles. Cependant s’ils évoluent dans des contextes plus négatifs avec de la violence, de la solitude, ces enfants orchidées présentent des risques de développer plus de troubles du développement. A contrario les enfants pissenlits sont des enfants plus résistants et qui peuvent évoluer dans n’importe quelle situation mais par contre ils ne fleuriront jamais autant que leurs congénères « orchidées ». Ainsi accompagner l’enfant dans son épigénétique revient à lui offrir un environnement le plus sécurisant possible afin qu’il s’épanouisse quel que soit son profil. Tous les profils sont bons !

Cette sensibilité à l’environnement social s’observe dès le plus jeune âge chez les enfants et a été démontrée en premier lieu chez les ratons mais aussi chez les êtres humains. 

L’étude scientifique chez les ratons s’est réalisée auprès de deux groupes de ratons. Le premier groupe était confié à une maman rat qui léchait beaucoup ses petits tandis que le deuxième groupe était confié à une maman rat qui léchait peu ses petits. Les deux groupes de ratons ont présenté des comportements significativement différents. Le premier groupe de ratons léchés semblait plus résistant au stress et aux difficultés que le deuxième groupe de ratons peu investi de la part de leur mère rat. 

Chez l’être humain, des relations significatives ont été démontrés entre conditions environnementales pendant l’enfance et réponse au stress et développement des troubles mentaux. En effet, un enfant dont les besoins affectifs ont été rempli pendant l’enfance comme des câlins, des sourires, de la sécurité sont souvent des enfants développant des relations harmonieuses avec leurs pairs par la suite

Dans la même idée, les études sont nombreuses à faire le lien entre santé mentale et santé physique. Par ailleurs, il a été démontré que les patients avec un état d’esprit positif se rétablissent mieux de maladies que les patients présentant des dépressions ou des maladies mentales. Dans la même veine, les recherches pointent aujourd’hui du doigt que le stress prolongé pourrait être la cause de nombreuses maladies. Nous pourrions donc nous poser la question dans le contexte actuel, de l’impact épigénétique que va avoir la pandémie du COVID-19 et le confinement sur nos cellules et donc par la suite sur nos relations avec notre environnement. 

Toutes ces études, et ce n’est qu’une petite présentation des nombreuses recherches qui se tiennent actuellement dans le domaine de l’épigénétique, tendent à montrer que notre environnement quel qu’il soit a un impact sur notre développement, sur notre fonctionnement au quotidien. Cependant nous pouvons compter sur la magie de notre corps humain et sa merveilleuse adaptation. Car, il suffit parfois de changer un ingrédient pour que la recette change !

Changement de regard

En effet, ces études démontrent l’importance d’un environnement physique, social et psychique sain, serein et sécurisant pour l’individu. Notre adaptation à ses environnements différents est possible grâce à notre plasticité cérébrale

Le fait de changer d’environnement, le fait de changer nos habitudes, de sortir de sa zone de confort (podcast 57) peuvent avoir un effet bénéfique à court et à long terme sur notre organisme. Nous avons la capacité de développer notre résilience (poscast 65), nous pouvons aussi nous appuyer sur nos forces (podcast 24). Je persiste à croire qu’il n’y a pas de déterminisme. L’histoire de Tim Guénard me revient alors en tête : enfant maltraité, brutalisé, il a pu grâce aux rencontres et un environnement favorable avoir une trajectoire de vie inattendue. Pourrions nous dire que nous sommes comme un buvard, nous absorbons notre environnement !

Ainsi si nous partons du postulat qu’il n’y a pas de déterminisme et que je peux influencer ma génétique : comment le faire ? Comment mettre en place un environnement favorable à mon fonctionnement ? 

  • Écouter votre corps et ce qu’il vous dit. Par exemple, comment cela se fait que je digère mal la veille d’un examen ? J’ai des papillons dans le ventre dès que je le vois, qu’est-ce que cela veut dire de moi ? En ce moment, j’ai envie de dormir tout le temps et pourtant je n’arrive pas à me reposer, qu’est-ce qu’il m’arrive ? Les réponses qui vous viennent à l’esprit quand vous vous posez ce genre de questions sont souvent des pistes de réflexion pour comprendre votre fonctionnement. 
  • Comment développer des stratégies efficaces face au stress que je peux avoir au quotidien ? Nous avons tendance parfois à répondre à notre stress de manière automatique : soit en le combattant, soit en le fuyant, soit en étant figé (podcast 18)  ; c’est la réaction primaire de notre cerveau archaïque qui nous fait réagir de cette manière. Cependant, nous sommes des êtres doués de raisons dû au développement de notre cerveau préfrontal dans nos premières années de vie. Ce cerveau va nous permettre de trouver des solutions adaptées face aux défis que nous rencontrons.
  • C’est m’entourer aussi des personnes qui peuvent m’accompagner dans cette démarche positive. En effet, vous aurez plus de facilité à vous motiver à évoluer si vous êtes encouragé et si vous entendez que vous en êtes capable. Cela viendra augmenter votre confiance en vous et l’estime de vous-même : deux éléments qui font du bien à vos cellules. 
  • C’est aussi se poser des questions sur ma vie quotidienne : la qualité de mon sommeil, de mon alimentation peut influer sur ma santé. Nous avons effectivement parfois plus de difficultés à faire face aux défis du quotidien si nous avons peu dormi ou que cela fait trois semaines que nous mangeons du fast-food ou des surgelés. Nombre de pathologies digestives trouvent leur solution dans le changement d’alimentation ou de modes de vie. L’adage « un corps sain dans un esprit sain » prend ici tout son sens. 
  • Se trouver des occasions de se régénérer : qu’est-ce qui me ferait plaisir aujourd’hui : un carré de chocolat ? Écouter un podcast Bulle de Bonheur ? Prendre un bain ? Se prendre un temps en amoureux pour faire 1 temps pour 2 ? Ces temps pour soi permettent aussi de prendre du recul (podcast 70) sur les défis de la journée et d’y trouver des solutions avec calme et sérénité. 
  • Quels sont mes kiffes de la journée ? et pourquoi pas jouer en famille à 2 minutes ensemble ? Terminer sa journée sur une note positive permet aussi un meilleur accès au sommeil, un sommeil de meilleure qualité et donc un meilleur repos pour attaquer la journée du lendemain. Cela peut-être le principe de la boîte à kiffe que vous pouvez mettre en place dans votre vie personnelle, familiale et professionnelle. Le principe est simple : tous les jours vous mettez dans une boite ce que vous considérez comme une victoire de votre journée « j’ai réussi à me lever à temps » ou « mon enfant s’est endormi tout seul pour une fois » ou « j’ai cartonné à ma présentation » ou « j’ai fait une rencontre super intéressante ». Dès que vous sentez que vous avez une difficulté ou un moment de faiblesse, vous tirez un papier de votre boîte à kiffe : cela vous permettra de rehausser votre estime de vous-même et de faire diminuer le stress afin de trouver une solution à votre défi.

Bénéfice

Le changement de regard sur l’impact de notre environnement sur notre santé et notre fonctionnement corporel amène à se poser d’innombrables questions sur nos modes de vie actuels. Cependant, les bénéfices d’adopter un rythme de vie plus conforme à notre nature profonde permettra de se sentir plus heureux et plus épanoui. 

Allez hop je me lance

En bref, l’épigénétique fait partie de notre vie au quotidien et nous avons par ce phénomène un assez grand pouvoir sur notre vie et notre état de santé. 

Si je résume

  1. 85% de notre fonctionnement tient de l’épigénétique contre 15% de génétique 
  2. Rien n’est déterminé à l’avance et j’ai le pouvoir de changer une partie de mon fonctionnement par une écoute de mes besoins et de mon corps
  3. La science et principalement l’épigénétique remet en question nos modes de vie actuels : professionnel (moins de stress), personnel (être plus positif, alimentation, sommeil…)

Je joue pour être heureux

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Le jeu tient une place importante dans de nombreuses civilisations. Si l’homme joue depuis des millénaires, les historiens se sont cependant longtemps désintéressés de cette activité, sans doute du fait de son aspect récréatif jugé trop peu sérieux pour faire l’objet d’études. Aujourd’hui, cette vision est totalement dépassée : le rôle du jeu dans l’éducation, dans les apprentissages, dans les rapports sociaux et même les rapports de pouvoir est devenu un vrai sujet d’étude !

 

Bien entendu, ce thème nous tient particulièrement à cœur. La création et le succès des jeux 2 minutes sont pour nous une belle illustration du rôle précieux des jeux, notamment pour le développement personnel, pour une meilleure compréhension de l’autre mais aussi pour renforcer les liens intergénérationnels.

 

Petite histoire du jeu 

 

Gabriel Balbo, psychanalyste français, la résume ainsi :« courses de chars, compétitions sportives, théâtre chez les Grecs et les Romains, jeux de voix chez les Esquimaux ou cerf-volant chez les Chinois : on oublie trop souvent que, tout au long de l’histoire de l’humanité, jouer a été considéré comme une activité si sérieuse qu’elle était réservée aux adultes ! ». Ainsi, en France, le mot “jouet” a longtemps désigné « les bijoux ou les animaux de compagnie qui servaient à amuser les adultes ». Avant l’avènement de l’industrie du jouet, les enfants possédaient d’ailleurs très peu de jouets (balle, poupée de chiffon, osselets, marelle, …).

Aujourd’hui, la vision que nous avons des jeux pourrait être inversée : les enfants croulent sous les jouets, le jeu vidéo a envahi les maisons et pour les adultes, le jeu est souvent assimilé à l’oisiveté et la perte de temps. Mais comme nous allons le voir, adopter ce point de vue serait adopter une vision un peu réductrice du jeu.

 

Un fait certain en revanche, le jeu, comme d’autres formes d’art, est le reflet de la culture dans laquelle il a vu le jour, et il évolue dans l’Histoire. Des premières traces de jeu structuré (-8000 av. J-C) au jeu en 3D, il y a en effet un monde et de nombreuses transformations !

Au commencement de l’histoire du jeu, jouer se rapproche plutôt de la divination, de l’oracle, voire de la prière. L’utilisation des dés y est courante, des dés à 2 faces (coquillages, baguettes,…), puis à 4 faces (comme les osselets) et enfin les dés cubiques que l’on connaît mieux.

 

Les premiers jeux, tels que nous les concevons aujourd’hui, vont être des jeux de pions (course pour aller d’un point à l’autre, combat sur parcours puis jeux sur table).

Les jeux de hasard et l’influence divine dominent longtemps l’univers du jeu, avant de laisser la place au libre arbitre et à la stratégie (comme le jeu de Go en Chine). 

Il serait long et complexe d’évoquer toute l’histoire du jeu, nous allons donc effectuer des grands bonds dans le temps pour évoquer l’apparition des cartes au XIVe (dont l’essor va être propulsé avec l’invention de l’imprimerie), puis plus récemment des jeux de société (Monopoly en 1913, Cluédo en 1946, Scrabble en 48 …). Enfin, apparaît l’univers des jeux vidéo, dont la marge de développement semble encore très grande.

 

A quoi sert le jeu ? 

 

Sociologues et historiens identifient généralement 4 grandes raisons qui expliquent la présence du jeu à travers les siècles : 

  • se délasser : comme une pause, une récréation, le jeu permet de se changer les idées, de se délivrer des soucis, de se relaxer.
  • absorber le superflu d’énergie : le jeu vient alors comme un catalyseur, il permet de se défouler, physiquement mais aussi intellectuellement.
  • reproduire : par une sorte d’atavisme, des formes ancestrales, des rites culturels, familiaux se perpétuent.
  • être ensemble : le jeu est avant tout social (même les jeux vidéo, qui se jouent d’ailleurs beaucoup en réseau). L’homme étant un animal grégaire, jouer satisfait ses besoins d’être entouré, de partager. Il assure donc une fonction de socialisation.

 

Les psychologues relèvent pour leur part 4 grandes fonctions du jeu (Roger Caillois, in “Les Jeux et les Hommes” – 1991) : 

  • la compétition : courses, billard, football, échecs, jeux vidéo interactifs, … . Ces jeux permettent d’exprimer ses ressources personnelles dans un environnement où tout le monde est soumis aux mêmes règles. On va y chercher le dépassement de soi et, en cas de victoire, la valorisation personnelle.
  • le hasard : roulettes, dés, loteries, certains jeux de carte. « Les jeux de hasard sont projectifs : ils permettent de rêver, car ils font mettre en scène la possibilité de devenir riche tout en faisant l’économie du travail ». Ils obligent également à lâcher prise, puisqu’il faut accepter l’idée de tout perdre sur un simple coup du hasard (Bulle de Bonheur #21). Enfin, ils abolissent les inégalités sociales, car les chances sont les mêmes pour tous.
  • le « simulacre » : carnaval, masques, déguisement, jeux de rôle, théâtre, jeux vidéo d’aventure. Paradoxalement, se déguiser et se dépouiller temporairement de sa personnalité pour en adopter une autre permet de se libérer et de laisser éclore sa véritable personnalité.
  • le « vertige » : manèges de fêtes foraines, jeux à sensations, sauts, sports extrêmes .… « Ces jeux, dont certains se déroulent en compétitions, provoquent un trouble physiologique, une sorte de transe qui efface la réalité », et qui permet de découvrir d’autres parties de sa personnalité.

 

Le jeu et l’enfant

 

Les bienfaits du jeu pour l’enfant ont été largement relayés par les médias mais aussi les professionnels de l’enfance. Jouer, c’est donc non seulement amusant mais c’est aussi essentiel ! L’enfant a besoin de jouer pour faire des découvertes, comprendre le monde qui l’entoure et pour bien se développer :

  • sur le plan moteur et sensoriel : le jeu lui permet de découvrir les couleurs, les textures, les formes, les sons et les goûts. En grandissant, ces jeux lui donnent aussi l’occasion de courir, sauter, faire des acrobaties, lancer, attraper. Cela renforce ses muscles, ses habiletés physiques mais aussi sa motricité fine (par la manipulation) ; tous ses sens sont en éveil et son cerveau enregistre de nouvelles connaissances.
  • sur le plan intellectuel : pensée et résolution de problème sont particulièrement activées. L’enfant peut faire des liens (par exemple quand il laisse tomber plusieurs fois un objet, il comprend petit à petit que son geste donne un résultat). Le jeu favorise aussi la créativité et l’imagination : invention d’histoires, construction d’espaces ou encore mise en scène à partir de figurines, de jouets, de déguisements, sans compter toutes les possibilités que la nature peut lui offrir.
  • sur le plan social : apprendre à vivre avec les autres, à partager, à respecter des règles. Apprendre à attendre son tour, à faire des compromis, à perdre, à se tromper. Mais c’est aussi découvrir de nouveaux univers, de nouveaux mots, de nouveaux comportements. C’est encore développer ses capacités d’observer, de s’exprimer, d’expliquer … bref, le jeu favorise le développement de son langage et enrichit son univers social.

 

Et chez l’adulte ?

 

Comme nous l’évoquions au début de notre podcast, il semble que le jeu perde son aura au fur et à mesure que l’enfant se dirige vers sa vie d’adulte ; il est petit à petit relégué derrière d’autres priorités, comme les études, le sport puis la vie professionnelle, où l’injonction « il faut travailler » semble effacer en grande partie l’importance de jouer. Le jeu devient alors marginalisé et même, comme nous l’avons déjà dit, connoté négativement. 

Les causes de cette vision du jeu sont multiples et peuvent bien entendu varier d’une culture à l’autre, d’une famille à l’autre. Dans nos sociétés capitalistes, il est courant toutefois d’avancer que le jeu ne correspond pas aux injonctions sociales de produire et d’être utile. La mauvaise réputation des jeux de hasard et d’argent est un explication aussi quelquefois énoncée. Enfin, l’apologie faite de l’importance du jeu pour le développement de l’enfant a pu faire penser que jouer avait un côté régressif, que jouer était réservé aux enfants.

 

Les études sont toutefois unanimes : le jeu comporte de nombreux bienfaits pour l’adulte aussi.

Si l’on reprend notre fil rouge, celui du bonheur, les chercheurs ont ainsi montré que les joueurs ont l’air plus heureux ! 

Quant à l’incompatibilité du jeu avec nos sociétés qui demandent de la performance et de la productivité, cette croyance est bien démentie puisqu’il est également que les joueurs arrivent à mieux se concentrer et sont plus productifs que les autres !

Cette tension entre le jeu et le travail rappelle celle que nous avions mentionnée entre la joie et le travail (Bulle de bonheur #9). Nous parlions de cette idée encore souvent présente dans le monde du travail, qu’être joyeux empêcherait d’être sérieux. Comme si la personne qui sourit, qui rit, envoie le message qu’elle prend les choses à la légère, qu’elle manque de concentration, bref, qu’elle a un comportement qui n’est pas adapté à son univers professionnel.

Pour les partisans de cette vision négative de la joie au travail ou du jeu, c’est comme si être adulte était incompatible avec le fait de rire, de jouer, mais aussi de pleurer, d’éprouver des émotions, bref, en tant qu’adulte, nous nous devons d’être sérieux, actifs et productifs. 

 

Pour Hubert Jaoui (auteur et expert en créativité appliquée et gestion de l’innovation), jouer est au contraire “un besoin fondamental pour la santé mentale et la créativité. Si on ne joue pas, l’esprit se mécanise, les émotions s’assèchent. Or, le jeu est une véritable source d’énergie, pleine, par essence, d’émotions positives”.  Il suffit d’ailleurs de regarder le développement et le succès des stages de comico-thérapie ou de clown-thérapies, les formations incluant le jeu ou encore ces nouveaux métiers comme Chief Happiness Officer (responsable du bonheur en entreprise), pour confirmer que le jeu peut être un atout dans la productivité ! 

 

Si certaines vertus du jeu sont communes aux enfants et aux adultes (sociabiliser, développer la créativité, des stratégies, apprendre, se cultiver …), certaines s’appliquent plus spécifiquement aux adultes. 

D’après Lenore Terr, psychiatre à l’université du Michigan, l’élément psychologique fondamental est que le jeu permet de s’oublier soi-même. Et seul l’oubli de soi, associé au plaisir, permet de se dépasser et d’être créatif. « Voilà la grande différence entre les enfants et les grandes personnes : les premiers jouent pour se découvrir et se structurer ; les seconds, pour s’oublier et se dépasser ».

Individuel ou collectif, le jeu, par essence échappe aux normes de la vie sociale ordinaire. Il permet une rupture avec le quotidien, un plongeon dans un autre univers. Dans notre monde souvent plus stressé et stressant, et très  normé, on comprend que cette évasion soit de plus en plus utile !

 

Il est intéressant de noter que le jeu permet également de freiner le vieillissement : plus on joue, plus on utilise nos fonctions cognitives et plus on les préserve. Le jeu donne un regain de vivacité, un nouveau souffle, une sorte de nouvelle jeunesse… . Le jeu nous permet aussi d’entretenir notre mémoire. « Jouer ne permet pas de vieillir moins, mais bien de se sentir moins vieux » !

Et si je mettais plus de jeu dans ma vie ? 

 

En pratique 

 

Encourager le jeu chez l’enfant 

 

Jouer est une activité naturelle pour un enfant, il joue spontanément et les adultes, nous l’avons vu, sont bien informés sur l’importance du jeu dans la construction de l’enfant. Pourtant, il arrive malheureusement trop souvent que l’enfant manque de temps pour s’amuser parce que l’horaire très organisé des familles ou la surcharge d’activités de l’enfant laissent peu de place au jeu. 

 

A défaut d’avoir des moments où il n’a rien à faire (et pourtant, un enfant qui s’ennuie est un enfant qui se construit), essayez au moins de favoriser autant que possible le recours au jeu dans le quotidien de votre enfant : 

  • donnez-lui le plus souvent possible l’occasion de jouer et laissez-lui le temps de le faire sans l’interrompre (le bain, le repas peuvent attendre 10 minutes !).
  • mettez à sa disposition des jouets et des accessoires variés avec lesquels il peut s’amuser (en fonction des âges, tapis d’éveil, cubes, blocs, ballons, pâte à modeler, figurines, déguisements, jeux de construction etc.). Le petit enfant n’a pas connaissances du marché du jouet donc peut aussi s’amuser avec une boîte en carton, une cuiller en bois, une bouteille remplie de graines … il apprendra autant qu’avec des tableaux d’éveils très sophistiqués (dont le bruit nous insupporte en plus assez rapidement !).
  • proposez à votre enfant différentes activités à différents endroits pour lui donner la chance de jouer de plusieurs façons (jouer dans le sable, dans la neige et même sous la pluie, jouer avec d’autres enfants, faire du bricolage, de la musique, danser, se déguiser, etc.).
  • faites des activités extérieures. Quand ils jouent dehors, les enfants bougent plus, ils prennent de petits risques, relèvent des défis et gagnent de l’assurance.
  • laissez votre enfant jouer librement, seul ou avec d’autres enfants. Lorsqu’il décide à quoi il veut jouer et comment il veut jouer, il développe sa créativité et sa capacité à résoudre des problèmes. En dehors des jeux qui imposent des règles précises, laissez votre enfant diriger le jeu quand vous jouez avec lui, vous lui offrez une belle opportunité pour qu’il développe son autonomie et sa confiance en lui.

 

Que vous soyez à la montagne ou à la plage, en forêt, en camping, à la maison, faites confiance à votre imagination pour trouver des occasions de jeux. C’est parfois avec les choses les plus simples que l’on obtient les meilleurs résultats (un bout de bois, quelques cailloux, des objets détournés du quotidien …).

 

Le jeu peut aussi s’immiscer dans des activités quotidiennes : pour ranger la chambre (lancer un concours, le faire en musique), faire les courses (trouver le plus rapidement les bananes, le bouton de la balance correspondant, compter le nombre de yaourts qu’il faut pour 1 semaine …). Dans le couple, pour mettre un peu de fantaisie (Bulle de Bonheur #16), pour pimenter les relations sexuelles. En famille, au cours d’un apéro ou d’un repas (lancer un quizz, faire une ronde des compliments, tirer une carte du jeux 2 minutes ensemble …).

 

Et vous ? 

Nous l’avons vu, jouer avec ses enfants, ses petits enfants mais aussi en couple ou seul, a de multiples bienfaits, mais encore faut-il le faire ! 

Si certains ne voient pas l’intérêt de jouer (peut-être que ce podcast les fera changer d’avis !), d’autres culpabilisent ou ne se sentent pas à leur place. Mais l’argument le plus souvent invoqué pour ne pas jouer est le manque de temps. Nous vous proposons donc de réécouter un de nos tout premiers podcasts pour savoir comment trouver le temps (Bulle de bonheur #2) mais surtout de vous mettre au défi de prendre ce temps (oui, vous l’avez !) … il pourrait intéressant à ce propos de gérer différemment quelques priorités (Bulle de Bonheur #10) ?!

 

Il est certain que jouer demande du temps, mais entre une partie de 2 minutes avec nos jeux de cartes, une partie d’échec de 1h30 ou encore un jeu en ligne de 3h, la gamme est large et adaptable à tous les emplois du temps ! 

Il est vrai également que la fatigue, la flemme ou encore le manque de plaisir peuvent nous freiner ou nous laisser tenter par la facilité des écrans. Prendre son téléphone plutôt que de proposer un jeu à son partenaire, mettre nos enfants devant un écran pour avoir la paix plutôt que d’aller prendre le risque du bruit, de l’excitation voire des disputes que peut générer le jeu. Pourtant, au delà de ses petits désagréments (qui peuvent être bien limités si les règles sont posées clairement avant), quelle richesse pour nos relations ! 

En tant qu’éducateurs par exemple, apprendre à ses enfants les règles d’un jeu et les voir ensuite jouer régulièrement, dépasser leurs limites et leurs croyances pour développer leur côté stratégique, faire face aux échecs, expérimenter la patience, la différence, … n’est-ce pas une belle contribution pour les aider à se construire et développer leurs compétences sociales ?

En jouant, nous contribuons aussi à renforcer les liens familiaux, nous nous offrons une occasion de découvrir autrement nos partenaires de jeux (découverte de facettes de leur personnalité) et enfin nous pouvons instaurer ou perpétuer des rituels (sur l’importance des rituels, voir Bulle de Bonheur #4).

 

Et les jeux vidéos ? 

Les jeux vidéo sont des jeux ! 

Quand nous parlions d’évolution des jeux en introduction de notre podcast, le jeu vidéo en est une belle illustration, avec ce qu’elle peut engendrer de questions et d’inquiétude quand un nouveau comportement nous éloigne de nos repères et de nos croyances. 

Nous n’allons pas ici lancer un débat sur le sujet mais simplement rappeler que de nombreuses études prouvent aujourd’hui que ces jeux ont réellement des avantages : amélioration de l’attention visuelle et de la coordination spatiale , valorisation de la plasticité cérébrale (capacité à inventer de nouvelles connexions, à s’adapter à tout un tas de facteurs – qu’ils soient liés à l’environnement ou à l’expérience). 

Bien entendu, tout cela a un intérêt si l’activité reste une activité parmi d’autres, sans porter préjudice à notre vie privée, sociale et professionnelle. L’addiction, l’obésité (due au manque d’activité physique et à la perturbation du rythme alimentaire) et la banalisation de la violence sont des risques réels mais qui ne se produiront pas si nous savons observer la mesure, la juste proportion, bref si nous gardons un équilibre. 

 

En bref 

 

  • A tout âge et depuis la nuit des temps, jouer est source de plaisir et de bienfaits.
  • Le jeu est utile de l’aube au crépuscule de notre vie.
  • Jouer pour apprendre, se rapprocher, créer des liens, établir des stratégies, respecter des règles, accepter de perdre, s’affirmer … 
  • On peut jouer partout, presque quand on veut et avec pas grand chose ! Dehors, dedans, en bande, à 2 et même seul, il y a forcément un jeu qui vous correspond. 

 

Allez hop, je me lance !

 

A vous de jouer chers lecteurs, 2 minutes pour trouver une idée de jeu facile à adopter le temps d’une pause. Pensez à la gamme des jeux 2 minutes, il y en a pour tous les âges de la vie.  En transition entre le bureau et la routine familiale, avant le coucher des enfants ou en rituel de fin de semaine pour jouer en famille, avec votre partenaire … les opportunités sont nombreuses !




 

Je prends le temps d’être heureux avec Alexandra de Saivre

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Alexandra de Saivre, après 12 ans de marketing en grande consommation, a voulu
mettre à profit ses expériences et ses compétences dans un projet porteur de plus
de sens. Elle a alors fondé Tous en Tandem.


Nous partions du même constat : les personnes âgées ont besoin de partage et de
rencontres. Nous avons le même souhait : rapprocher les générations entre elles et
créer du lien car tout le monde y gagne, jeunes et moins jeunes.

Nous avons crée 2minutes ensemble ! nos cartes pour connecter les générations et Alexandra a créé Tous en Tandem la première communauté d’étudiants au service des ainés pour réaliser des animations culturelles auprès des séniors dans les résidences et dans les communes. 


Elle fait des animations dans toute la France – 60 villes – et les étudiants, les
tandémiens, tout comme les seniors sont enthousiastes de ces séances, gaies,
enrichissantes et divertissantes.

A Bulle de Bonheur, nous aimons quand Alexandra dit que si chaque étudiant
adoptait un senior et réciproquement, les générations seraient plus complices et la
société s’en porterait mieux !

Une initiative à mettre dans toutes les résidences !

RDV sur www.tousentandem.com

Je suis la priorité numéro 1

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Les obligations professionnelles, familiales, personnelles sont nombreuses. Nous avons parfois l’impression d’être embarqués dans un tourbillon intense de rendez-vous à honorer, d’actions à réaliser, de livrables à rendre, de personnes à rencontrer, d’enfants à accompagner,… Ce sont les signes d’une vie riche. 

Mais parfois elle peut nous apparaître dénuée de sens. Un peu comme si l’on accomplissait ce qui est attendu de nous, sans réflexion, sans y penser, comme un robot. Cela laisse souvent une impression de débordement, un peu d’angoisse qui peuvent nous faire perdre de l’énergie. A force de courir, on ne se sent pas connecté à ses actions et on ne trouve pas l’espace nécessaire pour se concentrer sur soi-même, pour s’occuper de soi et retrouver le sens de notre quotidien. J’aime bien dire que ce trop-plein laisse parfois en fait un grand vide en nous. Un peu comme un hamster qui court dans sa roue : il court, il court, la roue tourne sur elle-même sans atteindre de destination et sans que le hamster ne semble savoir où il souhaite aller.  

Intuitivement, nous avons tendance à donner la priorité aux autres et aux actions reconnues comme utiles. Entre un lunch avec mon collaborateur qui souhaite me confier un de ses soucis et mon envie d’aller me vider la tête au gym pendant ma pause, il y a beaucoup de chance que je donne la priorité à mon équipe. Mes besoins m’apparaissent comme les variables d’ajustement dans mon emploi du temps chargé, celles qui peuvent passer après tout le reste. Notre rapport au temps est orienté vers l’utilité et l’efficacité. Je chasse les temps morts, je cherche souvent à optimiser au mieux le temps et l’énergie dont je dispose et j’ai à cœur de faire des choses utiles. En cette période où le télé-travail continue dans beaucoup de foyers, on va essayer d’utiliser au mieux notre temps à la maison pour réfléchir aux dossiers les plus exigeants tout en lançant une machine et en réceptionnant notre livraison de courses. Le confinement a souvent eu pour conséquence de brouiller les limites entre la vie professionnelle et la vie personnelle et nous a donné l’habitude de faire encore plus de choses en même temps.

Nous sommes influencés par la croyance que nous devons tout le temps « faire » pour exister, que nous devons tout le temps être dans l’action. Pour interroger vos croyances, vous pouvez vous reporter à l’épisode 29 de nos bulles de bonheur : « Je dépasse mes croyances ». On a tendance à penser que les gens qui accomplissent tout un tas de choses sont des gens biens alors que ceux qui sont plus oisifs nous semblent louches, désorganisés ou égoïstes. D’ailleurs, lorsque nous prenons un moment qui ne sert pas d’autre objectif précis que notre plaisir ou notre bien-être, nous pouvons nous sentir coupable. Notre éducation nous a soufflé de ne pas trop nous écouter, d’être généreux, de servir des objectifs qui dépassent notre intérêt individuel et de cesser de nous regarder le nombril. Dans ce contexte, nous avons du mal à nous recentrer sur nous-mêmes, à nous reconnecter pour prendre soin de nous.

Et puis d’ailleurs, comment prendre soin de soi ? Est-ce prendre soin de mon corps : m’accorder un massage ou aller faire du sport ? Est-ce me faire un petit plaisir comme un resto ou un épisode de ma série préférée ? Est-ce m’offrir un moment de calme à flâner sans but précis ? Toutes ces choses qui me font plaisir me font-elles aussi du bien ? Est-ce que prendre soin de moi se résume à me faire plaisir ?

Et si on se donnait la priorité sans culpabiliser ?

Une équipe de la Harvard Business School a observé précisément l’activité de 27 dirigeants d’entreprises cotées en bourse pendant un trimestre. Il en ressort que si leur emploi du temps est chargé et leur travail particulièrement exigeant, ils ont néanmoins tous en commun de dédier 25% de leur temps en moyenne à d’autres activités que le travail. La moitié de ce temps est passé en famille et l’autre moitié à des activités de détente comme regarder la télévision, lire ou s’adonner à des loisirs personnels. Eux-mêmes reconnaissent qu’ils ont imposé leurs propres limites pour tenir sur la longueur en se ressourçant au cours de ce qu’ils appellent le « me time ».

Chaque individu est comme un réservoir, il ne peut donner que s’il est plein. C’est assez contre-intuitif mais se recentrer régulièrement sur soi-même est en fait le premier pas pour être en capacité d’être disponible au monde qui nous entoure, de l’accueillir et d’y apporter sa contribution.

Prendre du temps pour soi et s’accorder la priorité ne font pas de nous quelqu’un d’égoïste. D’après le modèle développé par Matthieu Ricard et Michael Dambrun, il existe deux types de bonheur générés par des modes de fonctionnement opposés : le soi centré et le soi décentré. Le soi centré est lié aux concepts d’égoïsme et d’égocentrisme. Le soi est le point de départ de tout et la recherche de son intérêt personnel prend le pas sur autrui. Ce mode de fonctionnement incite à approcher les choses, les activités et les autres en fonction du plaisir que l’on peut en retirer et à s’éloigner le plus possible des expériences désagréables ou qui ne nous mettent pas en valeur. A l’inverse, le soi décentré, comme son nom le laisse deviner, est tourné vers l’extérieur. Il se caractérise par de l’altruisme, du respect, de l’empathie, de la compassion et de la recherche d’harmonie. Il incite l’individu à rechercher une juste articulation avec les différents éléments de son environnement, avec les autres formes de vie et avec ses propres aspirations profondes.

Le soi centré est tourné vers des plaisirs hédoniques plutôt transitoires. L’individu passe d’un plaisir à l’autre, sans continuité. Ce qui le rend sujet à des émotions comme la frustration, la colère ou encore la jalousie. Contrairement au soi décentré qui est associé à un meilleur bien-être, à des émotions positives et à une diminution de la détresse psychologique. Ce type d’affect est plutôt stable dans le temps. L’individu se sent en harmonie avec son environnement et en cohérence avec ses aspirations profondes, ce qui contribue à l’installer dans un bien-être durable. Conclusion, prendre soin de soi n’implique pas forcément d’être autocentré et de rejeter autrui. C’est en partant de soi-même qu’on est en capacité de se tourner vers les autres. Ce n’est donc pas un réflexe égoïste.

L’un des pères fondateurs de la psychologie positive, Martin Seligman, a développé le modèle de bonheur PERMA en 2012.

PERMA pour :

  •       Positive Emotions : notre capacité à concentrer notre attention sur les choses positives, c’est ce qui nous permet d’être optimiste, de persévérer et de relever des défis. Par exemple, une musique sympa qui passe dans la salle d’attente, votre mari qui vous envoie un SMS tendre
  •       Engagement : nous engager dans des activités nous permet d’étendre notre intelligence, accroit notre sentiment de compétence et de satisfaction. Par exemple, se lancer dans la peinture ou se lancer un défi comme apprendre une nouvelle langue
  •       Relationships : entretenir des relations solides et épanouissantes est un vrai bienfait pour amplifier nos moments de joie et atténuer les moments plus difficiles. Par exemple, appeler mes parents régulièrement, jouer à un jeu 2 minutes en famille
  •       Meaning : agir selon un but qui donne du sens à notre vie est lié au sentiment d’utilité sociale et nous permet de nous épanouir en fonction de nos souhaits profonds. Par exemple, donner de son temps pour une activité bénévole ou participer à un cercle de réflexion sur un sujet qui nous tient à coeur
  •       Accomplishments : progresser vers nos objectifs personnels nous permet de nous sentir accomplis et fiers de nos réalisations. Par exemple, se féliciter lorsque nous avons couru 500m de plus que lors de notre dernier footing.

Ces déterminants sont source d’un bien-être durable qui passe par une meilleure stabilité affective, un plus grand calme intérieur, un sentiment d’épanouissement personnel et le cheminement vers le sens de la vie.

Dans ce schéma, prendre soin de soi est essentiel car c’est à la base de ces éléments. En psychologie positive, cet espace pour soi va nous permettre de développer des émotions positives,  des pensées, des comportements constructifs qui contribuent à notre épanouissement. Le soin que l’on s’accorde permet de prendre du recul sur un quotidien chargé et de concentrer notre attention sur ce qu’il comporte de positif et sur la cohérence de nos actions quotidiennes avec ce qui compte pour nous. C’est ce qui va redonner de l’élan et réorienter nos actions vers le sens de notre vie.

En se centrant sur nous-mêmes, on déclenche un bien-être à deux horizons de temps : la joie, le calme ou la paix sur le moment mais aussi un bien-être de plus long terme que l’on ressent lorsque l’on s’engage dans des actions qui correspondent à nos valeurs. Identifier ses propres valeurs est un travail en soi et cela fera l’objet d’un autre épisode. Prendre soin de soi c’est se redemander ce qui nous rend heureux, ce qui apporte du sens à notre existence et se reconnecter à ses valeurs pour les remettre au centre de nos actes. Par exemple, le vendredi soirs tous les 15 jours, nous déclinons les invitations à des dîners pour passer la soirée en famille. Etre avec nos enfants, passer une bonne soirée avec eux autour d’un film ou d’un jeu pour nous reconnecter en famille m’apporte beaucoup de joie, nourrit la qualité de mes relations avec mes enfants et mon mari et m’apporte un sentiment d’épanouissement dans la maternité. C’est un moment où je considère que je prends soin de moi.

Faire attention à soi est une soupape qui ne profite pas qu’à moi-même. Ça me met en mouvement et me permet d’ajuster mes actes et mes comportements aux circonstances extérieures.  

En pratique

Il s’agit d’adopter une attitude bienveillante envers soi-même, comme on le ferait avec un ami. On l’a abordé dans notre Bulle de Bonheur  #39 sur l’auto-compassion. Pour prendre soin de soi, on peut se tourner amicalement, sans jugement vers soi-même et accueillir nos pensées, nos sentiments. Se donner le temps d’observer comment on se sent, ce qui nous anime et génère du positif en nous. C’est aussi accepter ses émotions, ses faiblesses et ses défauts sans s’en vouloir pour se concentrer plutôt avec optimisme sur nos forces et nos souhaits profonds.

Je peux prendre soin de moi de bien des façons différentes : je peux aller me faire masser, nager une heure, avancer un roman, déjeuner dans un bon restaurant, rire devant un épisode de série, m’impliquer pour une cause que je souhaite défendre, prendre un café avec un ami, … Une activité qui vise à prendre soin de soi-même consiste à prendre soin de ce qui compte pour soi et donc de ses valeurs et de ses aspirations. Par exemple, je prends un quart d’heure par jour pour pratiquer un instrument. Je me sens satisfaite de l’avoir fait, je suis heureuse de constater mes progrès et cela me donne envie de choisir de nouveaux morceaux, de proposer de jouer pour des amis ou avec un orchestre amateur. Le soin de moi-même n’exclut pas les autres, il remet mes priorités au centre du tableau.

Les activités peuvent être « sérieuses », guidées par un projet spécifique comme apprendre l’informatique ou plus légères comme aller marcher en forêt. D’après Robert Stebbins chercheur américain spécialisé dans l’étude du loisir, les loisirs sérieux apportent des bienfaits durables parmi lesquels l’actualisation et l’expression de soi, un renouvellement d’énergie, des relations de qualité et un sentiment d’appartenance. Ces actions génèrent un sentiment d’accomplissement et de reconnexion avec soi-même mais elles peuvent aussi avoir un impact social. Les loisirs plus légers me relaxent, me détendent, m’apportent du calme et de la sérénité. C’est l’équilibre entre ces deux types d’activité qui aident chacun à adopter un mode de vie qui lui correspond et qui contribue à son épanouissement et à sa qualité de vie.

Attention cependant, dans la recherche d’émotions positives, à ne pas confondre envie et besoin. Nous en avions parlé dans notre Bulle de Bonheur #12. L’envie est éphémère, liée à l’avoir et au plaisir. Il s’agit de lui laisser une place mais il est aussi important de savoir faire le tri entre les envies et les vrais besoins qui correspondent à nos valeurs. Les envies peuvent nous emmener vers une quête épuisante, car sans fin et peu satisfaisante dans la durée.

En bref:

  •       Prendre soin de vous ne fait pas de vous quelqu’un d’égoïste
  •       Prendre soin de vous est la source de votre bonheur
  •       Adoptez une attitude bienveillante envers vous-même et autorisez-vous du « me time », c’est essentiel pour être en capacité d’accueillir les circonstances extérieures et de rayonner autour de vous
  •       Concentrez-vous sur des activités qui sont cohérentes avec vos valeurs et vous apportent un bien-être durable

Soyez votre priorité numéro 1 !

Allez hop je me lance !

A vous de jouer, chers auditeurs, 2 minutes pour bloquer un moment dans votre agenda des prochaines semaines et choisir une activité réalisable pour prendre soin de vous.  

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Je pratique l’art de la demande

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Savoir demander est une composante très importante de la communication et donc de la qualité de nos relations. Comme nous l’avions évoqué dans nos podcasts sur ce sujet (Bulle de Bonheur #27 j’apprends à écouter et #31 je parle au positif), la communication est la capacité à savoir écouter et s’exprimer, en veillant à ce que notre échange ne soit pas brouillé par des parasites.

S’exprimer, c’est savoir choisir les mots, notamment pour nommer ses émotions et accueillir celles des autres (Bulle de Bonheur #5), pour traduire le reflet de ses besoins et de ceux de notre interlocuteur, pour répondre à une question, en poser une autre … le tout dans une forme simple et claire, qui puisse prêter le moins possible à interprétation ou à confusion. Or vous le savez, les mots que nous utilisons, les tournures de phrases que nous employons ainsi que le non verbal qui accompagne notre langage en disent souvent beaucoup plus long que ce que nous le voulons ou le pensons !

Rappelons aussi cette mauvaise habitude que nous avons de penser que nous pouvons “être devinés” par notre entourage. Cette habitude, généralement issue de notre enfance, nous conduit souvent à nous exprimer à demi-mots, à “lire” dans les pensées des autres et par conséquent à réduire nos demandes. Nous accumulons ainsi les chances d’être mal compris et de mal comprendre puisque nous le savons, la pensée humaine est riche, mouvante et très complexe.

La demande est pourtant un moyen de communication très utile pour obtenir :

  • un renseignement, une information : à quelle heure part le train ? Qu’est-ce que c’est ?
  • une explication : peux-tu m’éclairer sur ce point ? Pouvez-vous me dire comment faire pour contacter ce client ? Peux-tu me montrer comment on télécharge un document ?
  • de l’aide : j’ai besoin de bras forts pour porter les courses. Est-ce que tu peux me donner un coup de main pour préparer le repas ? J’ai besoin d’une personne pour m’aider à finir ce dossier à temps, es-tu disponible ?

Aujourd’hui, nous allons nous focaliser sur la façon dont nous nous exprimons pour demander de l’aide. 

Nous le savons, demander de l’aide peut être difficile. D’abord parce qu’on n’ose pas le faire mais aussi parce que nous ne connaissons pas la bonne façon de le faire. Une demande ne se résume pas en effet à mettre un point d’interrogation au bout d’une phrase ! Comme pour toute forme d’expression, la demande exige de respecter quelques règles pour s’assurer qu’elle ait le maximum de chances d’être entendue et comprise.

Vous remarquerez que nous précisons “être entendue et comprise” et non pas “être exaucée”. Pourquoi ? Parce que le but de la demande n’est pas que la personne y réponde favorablement, sinon il s’agit d’une exigence ! Et c’est là une nuance très importante à faire : si vous formulez une demande à une personne et que vous n’êtes pas d’accord avec la réponse qu’elle vous donne, alors vous n’êtes pas dans une vraie demande … la demande laisse le choix à l’interlocuteur de répondre : oui, non, peut-être, plus tard, ceci, cela … . 

Les enfants, qui sont souvent très logiques, ne manquent d’ailleurs pas de nous le faire remarquer : n’avez-vous jamais entendu un enfant rétorquer “mais alors pourquoi tu me demandes ?”, après que vous lui ayez fait part de votre mécontentement ou de votre désaccord par rapport à la réponse qu’il vous a donnée ?!

Cela arrive bien entendu aussi dans nos relations amicales ou de couples : 

  • “Ce te va une pizza pour ce soir ?”  
  • “0h non, pas une pizza, on en a mangé il y a quelques jours” 
  • “Pffffff …. tu n’es jamais contente !

Et si j’apprenais à formuler clairement une demande ? 

C’est une des bases pour assainir la communication nous rappelle Christel Petitcollin (dans son livre S’affirmer et oser dire non”) : “toute demande non exprimée n’a pas à être satisfaite”. 

Pour la thérapeute, il est donc essentiel d’apprendre à s’exprimer clairement et simplement. Cela nécessite de sortir de nos habitudes (souvent éducatives) à “suggérer que …”, “évoquer la possibilité de …”, “faire allusion à ….”, “tendre une perche pour que l’autre la saisisse” … . 

En bref, sortons de l’implicite et de cette sorte de langage codé qui entraîne plus de malentendus que de bonne compréhension !

Par conséquent, “si je n’ai pas clairement demandé ce que je veux, je ne peux pas en vouloir à l’autre de n’avoir pas compris”. Et à l’inverse, “s’il ne m’a rien demandé, je ne suis pas obligé de deviner qu’il voulait quelque chose”.

Bien des souffrances naissent de notre espoir que les autres (ou qu’un élément extérieur) comblent nos besoins. Demander, c’est donc entreprendre une démarche concrète pour sortir de l’attentisme ou de la résignation, c’est se prendre en charge pour gagner en autonomie et en bien-être.

En pratique 

Formuler une vraie demande … et non une exigence !

Nous l’évoquions en début de podcast, attention au piège de la demande qui se transforme en exigence !! 

Une exigence ? Toutes les fois où vous n’acceptez pas la réponse que votre interlocuteur fait à votre demande. Et oui, votre interlocuteur a lui aussi des besoins ! Comme l’explique très bien Thomas d’Ansembourg, “un non est souvent un oui à autre chose”. Or nous interprétons souvent un non comme un rejet, un manque d’attention, voire de l’égoïsme, et nous oublions que dans une relation nous sommes au moins 2, et que si je demande à ce que mes besoins soient pris en compte, je ne peux pas  ignorer que l’autre a aussi des besoins. Evidemment, ces besoins peuvent être en conflit, mais nous touchons là un autre sujet, celui de la résolution de problème (voir Bulle de Bonheur #60).

Il est donc important de se rappeler que : 

  • quand une personne me dit non, elle dit non à ma demande mais pas non à ce que je suis. Elle a sûrement des raisons pour me dire non, ce qui ne signifie pas qu’elle me rejette ou qu’elle n’a aucune empathie.
  • quand je fais une demande, j’accepte que mon interlocuteur puisse me dire non. Il doit pouvoir se sentir libre de faire ce choix ou pas. Dans la situation inverse, est-ce que j’aimerais me sentir obligée de dire oui à une demande ?
  • Ce n’est pas parce qu’une personne me dit non aujourd’hui, qu’elle me dira non demain. Je peux revenir vers elle plus tard quand elle sera plus disponible ou quand le contexte sera plus favorable (sans la harceler bien sûr !).

Exprimer un besoin 

En CNV, la demande est la 4e composante du processus de communication : après avoir observé (et non évalué) la situation et nommé les émotions ressenties, le travail de prise de conscience et de verbalisation des besoins pourra se faire pour aboutir à formuler une demande qui reflète ce besoin (OSBD).

Une demande peut donc s’exprimer sous la forme d’un besoin : “j’ai besoin d’aide, de respect, de silence, de soutien, …”. 

Nous avons vu comment identifier ses besoins (Bulle de Bonheur #5). Il est question maintenant de voir comment nous pouvons satisfaire nos besoins. Et dans ce domaine, l’art de la demande peut s’avérer bien utile.

Mais savez-vous demander à votre entourage ?

2 obstacles courants peuvent vous en empêcher : 

  • on vous a appris que vous ne deviez compter que sur vous-même.
  • vous pensez que c’est aux autres de deviner vos besoins, un piège dans lequel tombent de nombreux couples. Mais attendre que notre partenaire réponde à des attentes qui n’ont pas été exprimées vous assurent frustration et déception !

Pourtant, demander de l’aide n’est ni un signe de faiblesse, ni une marque d’incompétence. S’appuyer, quand on en a besoin, sur des ressources extérieures est au contraire une voie pertinente pour économiser du temps et de l’énergie, pour s’ouvrir à des savoir faire, pour s’enrichir ou encore pour développer une belle coopération. 

Ainsi, au lieu d’attendre en vain que votre adolescent se lève spontanément du canapé pour vous aider à décharger les courses, exprimez-vous : “je suis très chargée, j’ai besoin d’aide pour mettre les courses dans la cuisine, merci !”.

Au lieu de ravaler votre colère car vous aimeriez que votre conjoint-e comprenne que vous avez besoin d’un petit temps de break en rentrant du bureau, exprimez lui votre besoin : “quand je rentre d’une grosse journée de travail, j’ai la tête vraiment trop pleine pour t’écouter vraiment ; j’ai besoin d’avoir 10 minutes de décompression avant de pouvoir faire le point avec toi sur la journée.” 

Cette façon d’exprimer vos besoins augmentera fortement la qualité de vos relations et permettra d’éviter rancoeurs et déceptions.

Rappelez-vous également l’importance de penser à la façon dont vous vous exprimez :

prenez l’habitude de formuler votre besoin avec la phrase “j’ai besoin DE” et non “j’ai besoin QUE tu …” : “j’ai besoin de pouvoir finir ma phrase sans être interrompu, j’ai besoin de calme, j’ai besoin d’une demi-heure de repos avant de vous emmener jouer au parc …”.

Cette formulation en “JE” renvoie directement à une des règles fondamentales de la communication bienveillante. C’est la mise en application de la célèbre formule de Jacques Salomé le tu tue ou encore l’illustration de la communication klaxon “tu/tu” qui devient généralement destructrice car le “tu” accuse, reproche, attaque (voir Bulle de Bonheur #31 je parle au positif). Ainsi si je dis à mes enfants “vous êtes vraiment bruyants”, je m’exprime sur un mode de reproche et de critique qui a de grandes chances d’empêcher une bonne collaboration de mes enfants. Alors que si je m’exprime en JE en disant par exemple “les enfants, je suis fatiguée, j’ai vraiment besoin d’un moment de calme”, ma demande est plus claire et les chances d’obtenir leur coopération sans conflit sont bien meilleures.

Faire une demande claire

Etre clair, c’est éviter de parler encore et encore et de noyer notre interlocuteur sous un flot de paroles, de l’inonder de mots et d’émotions qu’il risque fort de ne pas pouvoir contenir. 

C’est éliminer aussi la critique, l’humiliation, le blâme ou la morale pour décrire uniquement l’action que nous souhaitons ou dont nous avons besoin (“peut-on trouver un moment dans la soirée pour parler de nos agendas de la semaine prochaine ?” et non “tu es tout le temps sur ton téléphone, on ne peut jamais te parler… tu parles d’un exemple pour les enfants et en plus, on ne sait jamais quand on peut compter sur toi !”).

Etre clair, c’est aussi être bref. C’est donc formuler une seule demande à la fois et l’exprimer en peu de mots ! 

Ce que nous évoquions à propos de la façon d’énoncer une règle (Bulle de Bonheur #60 je pose des règles) est valable ici : une demande claire est une demande précise, concise et affirmative. 

C’est donc une phrase qui décrit en quelques mots ce que nous souhaitons (et non ce que nous ne voulons pas ou plus, comme nous le faisons généralement). Cette phrase évite la forme négative mais également tous les mots qui peuvent porter à interprétation : au lieu de dire, “je voudrais qu’on prenne un temps plus tard pour se parler” (soyez certains que “plus tard” et “un temps” sont suffisamment flous pour générer inconfort et doute), dites plutôt “j’aurais besoin de prendre une demi-heure avec toi après le dîner pour parler de notre organisation ce week-end ”. 

Nous avons donc une responsabilité en tant qu’émetteur, celle de maximiser les chances que notre demande soit bien réceptionnée. 

En plus du fait d’être clair, cela supposera aussi, comme dans la communication en général, de se poser la question : “est-ce le bon moment pour faire ma demande ?” (le bon moment pour moi ET pour l’autre). Cette question du temps concerne le timing mais aussi l’état émotionnel de chacun.

Il est nécessaire en effet de capter l’attention de notre interlocuteur quand on a une demande à lui faire. Avec les enfants, surtout si ceux-ci sont absorbés dans leurs activités, pensez à vous déplacer quand vous avez une demande à leur faire, à les regarder dans les yeux, voire à les toucher légèrement pour qu’ils comprennent que vous leur parlez : “Paul, regarde moi. C’est le temps de dîner maintenant”.

Le DDCC (demande de changement de comportement), outil issu du processus de dialogue IMAGO pour les couples, est un exemple de demande qui permet de partager ses frustrations en couple en évitant la négativité. Elle résume bien quelques éléments importants que nous avons évoqués plus haut : 

  • Demander un rendez-vous (“j’aimerais te demander quelque chose, est-ce le bon moment pour toi ?”).
  • Décrire brièvement sa frustration (comme en CNV, décrire les faits, les émotions, et parler en JE et de façon succincte bien sûr : ”cela fait 2 étés que nous passons les vacances avec ta famille et ça me manque de ne pas passer du temps avec la mienne”) et faire valider par votre partenaire ce qu’il a entendu.
  • Formuler des demandes : 

*une demande SMART : vous avez peut-être déjà entendu parler de cet l’acronyme pour définir des projets. 

SMART, c’est Spécifique (ou Simple), Mesurable, Accessible, Réaliste et limité dans le Temps. Reprenons l’exemple des vacances en famille : si je demande “je voudrais passer plus de temps avec ma famille”, ma demande n’est ni mesurable ni temporelle. Si je demande de passer toutes les vacances avec ma famille, elle ne sera pas accessible et sans doute pas réaliste. Dire “je souhaite qu’on participe à une réunion annuelle organisée par ma famille cette année” sera beaucoup plus adapté ! (NB : avec le DDCC, on formule 2 ou 3 demandes pour faire preuve de créativité et permettre à l’interlocuteur d’avoir un certain choix, voire de co-construire la solution avec vous).

*une demande “concrète, positive, réaliste et négociable” (processus CNV).

Quand vous ne supportez plus le volume sonore du rap que votre adolescent écoute par exemple, au lieu de lui dire “arrête cette musique, on ne s’entend plus dans cette maison ! Mais comment peux tu écouter un truc pareil ?”, on pourra plus tôt lui dire  “j’ai besoin de calme pour finir ce travail. Peux tu écouter ta musique moins fort ou dans une autre pièce ou à un autre moment ?”.

Bien sûr cette formulation n’est pas magique, mais elle a beaucoup plus de chances d’être acceptée que la première. En cas d’échec, à nous de faire preuve d’empathie et d’apprendre aussi à écouter l’autre dans ses besoins !

En bref 

  • Savoir demander, c’est agir concrètement pour se donner les moyens d’être plus satisfait et donc plus heureux. 
  • En tant qu’émetteur, nous avons la responsabilité de nous assurer que notre demande est entendable. 
  • Une demande entendable est une demande :

             . claire, concrète et concise, 

             . qui laisse le choix de réponse à son interlocuteur,

             . ne porte aucun jugement

             . et se fait “au bon moment”.

Allez hop, je me lance !

2mn pour penser à un besoin insatisfait, qui génère des frustrations et impacte vos relations (amicales, conjugales, familiales ou professionnelles) : besoin de sincérité, besoin d’écoute, de partage, d’affection, de créativité, de simplicité, de concertation,  … ? Quel qu’il soit, entraînez-vous à formuler la demande qui reflète ce besoin et osez faire cette demande !

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Je trouve mon Ikigai

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Qu’est-ce que l’Ikigai ?

Au Japon, l’île d’Okinawa est réputée pour la longévité de ses habitants et compte un nombre important de centenaires. Cette île a fait l’objet de nombreuses études, afin notamment de comprendre les facteurs pouvant expliquer cette longévité. Il a ainsi été mis en avant qu’un des facteurs qui joue un rôle important dans la santé et la vitalité des habitants d’Okinawa (en plus d’une alimentation saine et d’un environnement favorable), est le fait d’avoir un but dans la vie, appelé “Ikigai” par les japonais. 

Le mot “Ikigai” est la combinaison de ‘iki’ qui signifie vie ou vivre, et du mot ‘kai’ synonyme de valeur, effet, résultat ou utilité. Il est donc difficile à traduire littéralement, mais il est souvent associé en Occident à “notre raison d’être”, “notre vocation de vie”.

Ce concept, ou philosophie de vie, a été beaucoup repris dans le monde professionnel. Pour Christie Vanbremeersch, autrice du livre Trouver son ikigai, « trouver son Ikigai, c’est trouver un travail qu’on aime, qui fait sens, qu’on fait bien et pour lequel on reçoit une contribution convenable ».

Mais ce sens peut aussi se trouver dans la vie familiale ou dans l’engagement pour une cause par exemple. Ainsi, Francesc Miralles et Hector Garcia, les deux auteurs espagnols de La Méthode ikigai, découvrez votre mission de vie, le définissent comme: « (le) sens de la vie, ce qui nous fait nous lever chaque matin avec enthousiasme. » 

D’après les Japonais, nous possédons tous un ikigai, voire plusieurs, même si nous n’en avons pas toujours conscience. 

Pour certaines personnes, l’ikigai sonne comme une évidence, quelquefois même depuis leur petite enfance. Pour d’autres, il n’est pas inné. Et le chemin pour le découvrir est plus difficile, avec des remises en question, voire des crises existentielles qui peuvent se manifester dès l’adolescence (avec le choix des études par exemple) mais aussi plus tard (c’est souvent le fondement de la fameuse crise du milieu de vie). 

Ce qui est certain en revanche, c’est que l’ikigai change au cours de la vie, et que ce vous qui anime à 20 ans sera différent de ce qui fait le sens de votre vie à 70 ans. Ainsi, selon Francesc Miralles et Hector Garcia, il est essentiel “de rester en harmonie avec son ikigai à chaque étape. À défaut, nous aurons l’impression d’avoir dévié de notre chemin et d’avoir laissé à des forces extérieures le contrôle de notre quotidien. Notre ikigai est comparable à une radiofréquence : mieux nous nous synchronisons avec lui, plus nous aurons la sensation que notre vie a un sens”. 

Si je décidais d’avoir une bonne raison de me lever chaque matin ? 

 

Avouez qu’avoir une bonne raison de se lever chaque matin, de se sentir léger et plein d’entrain, c’est bien plus agréable que de traîner les pieds, de se demander pourquoi on se lève et de tergiverser sur le sens que l’on souhaite donner à son existence ! 

Connaître ce qui nous amine, découvrir le sens de sa vie est possible … si vous êtes prêts à faire un peu d’introspection, à fouiller au fond de vos ressources cachées.

 

Comme faire ? 

Pour trouver son Ikigai, il existe un outil précieux qui va vous permettre ce travail réflexif. Cet outil se compose de 4 cercles égaux, qui s’entrecroisent comme une rosace.  

Chaque cercle correspond à une question :

  1. Ce que vous aimez
  2. Ce en quoi vous êtes doué
  3. Ce dont le monde a besoin
  4. Ce pour quoi vous pouvez apporter une valeur

Au croisement de ces quatre cercles, se trouvent : la passion, la mission, la vocation et la profession. Au cœur de cette rosace se trouve enfin l’ikigai. 

 

Ce travail d’introspection vous permettra de trouver votre Ikigai. Quête indissociable du sentiment (voire de la conviction) que la vie vaut la peine d’être vécue et que nous avons tous un but qui a du sens et qui anime notre vie.

 

En pratique 

 

Remplissez votre Ikigai :

que vous le dessiniez sur une feuille ou que vous le téléchargiez à partir d’un modèle trouvé sur le Net, il est important de commencer votre travail de réflexion en remplissant à votre rythme tous les cercles avec des mots, des idées, des images ou des phrases qui répondent aux 4 grandes familles de questions : 

1 – qu’est ce que vous aimez ?  Qu’est-ce que vous appréciez faire ? Qu’est-ce qui vous touche ? Quelles passions avez-vous ? Qu’est-ce qui vous motive ? Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous ? Chez Bulle de bonheur, on a noté le partage, le respect, la créativité, l’humour, la nature, l’innovation, la curiosité, les activités physiques, le voyage, aider les gens à être plus heureux.

2 – En quoi êtes-vous doué ? Quels sont vos talents et comment pouvez-vous les développer ? De quoi êtes-vous fier ? Que faites-vous d’utile pour les autres ? Pour quelles activités/tâches dit-on que vous avez du talent ? Pour Bulles de Bonheur, fierté de la gamme des jeux 2mn qui grandit, conception et concrétisation d’un podcast qui compte aujourd’hui 10000 écoutes, innovation (création de la boîte 1 temps pour 2), être à l’écoute, être positif, trouver des solutions …

3 – De quoi le monde a besoin ? Comment pouvez-vous contribuer au monde ? Quels sont les changements que vous aimeriez apporter au monde ? De quoi votre famille, vos amis, vos collègues ont-ils besoin ? A qui pouvez-vous être utile ? Quelle trace souhaitez-vous laisser ? Pour notre équipe, contribuer à plus de respect (des personnes et de l’environnement), d’amour, de positivisme, de bonheur ; aider à dépasser nos peurs ; favoriser le partage et l’échange ; développer la curiosité ; s’ouvrir à d’autres façons de faire, à d’autres cultures.

4 – Quelle valeur pouvez-vous apporter aux autres ?  Quels sont les services que vous pouvez offrir ? Quelles sont vos idées qui ont de la valeur ? Quelles compétences pouvez-vous monétiser ? Qu’avez-vous appris au cours de vos différentes expériences professionnelles ? Chez BdB, on recense nos jeux 2mn, nos podcasts, nos consultations, nos partages de bonnes nouvelles et de découvertes, la création d’outils qui favorisent le bonheur, notre adaptation aux besoins des couples et des familles …

 

Là où se rencontrent et se chevauchent les différents cercles, vous allez découvrir les quatre composantes fondamentales de votre vie : passion, vocation, profession et mission. Ainsi, l’endroit où « ce que j’aime » et « ce en quoi je suis doué » fusionnent, devrait définir votre ou vos passions (par exemple pour nous, la création de supports favorisant les liens car “nous sommes motivés à rendre les gens à être plus heureux” et “les retours positifs sur nos jeux et nos podcasts sont significatifs”). La rencontre de « Ce en quoi je suis douée » et « ce pour quoi je peux être payé » donnent votre profession (créateurs de Bulles de Bonheurs !). « Ce pour quoi je peux être payée » et « ce dont le monde a besoin » vous donnent votre vocation et enfin de « ce que j’aime » et « ce dont le monde a besoin » peut émerger votre mission.

“Activez votre brillance” : selon Christie Vanbremeersch, notre zone de brillance est «ce qu’on adore faire et ce pour quoi on est hyperdoué et que l’on fait facilement avec des ailes». Autrement dit, ceux sont tous les domaines où nous avons les compétences, où nous trouvons du plaisir et de la motivation, et qui ont du sens pour nous. Pour trouver cette zone, nous vous proposons de réécouter notre podcast sur les talents (Bulle de Bonheur #24) où nous vous expliquions comment découvrir vos propres talents. Pensez bien aux qualités que vous vous attribuez mais aussi à celles que l’on vous attribue depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui, sans crainte d’être prétentieux ! Identifiez ensuite les trois qualités dont vous ne vous passeriez pour rien au monde et qui vous caractérisent vraiment (l’écoute, l’humour, l’organisation, les travaux manuels, la curiosité …). 

“Retrouvez votre rêve d’enfant” : un autre exercice proposé par Christie Vanbremeersch est de replonger dans notre enfance (et parfois notre adolescence) en quête des rêves que nous avions à l’époque, période de vie durant laquelle l’anxiété quant à l’avenir professionnel ne parasite pas l’imaginaire et le désir : vétérinaire, juge pour enfant, écrivain, pilote d’avion, astronaute, inventeur… “L’intérêt de ces projections est qu’elles portent en elles non seulement le noyau dur de notre désir, mais aussi les compétences afférentes”. 

Malheureusement, notre ikigai d’enfant ou d’adolescent a souvent été balayé car considéré comme un rêve ou un produit de l’imagination par les adultes.

Laissez donc votre esprit remonter dans le passé, dans votre enfance, dans votre adolescence, à la recherche de ce qui vous motivait, ce que vous preniez plaisir à faire et ce pour quoi vous aviez des compétences ou un don : lire, écrire, cuisiner, jardiner, expliquer, prendre soin, dessiner, jouer de la musique, bricoler, faire rire, chanter, faire du sport, réconcilier, apprendre…?

Notez cinq choses que vous aimiez faire et essayez ensuite de vous souvenir des bienfaits que vous ressentiez à le faire. Demandez-vous ensuite comment ces activités étaient accueillies et considérées dans votre entourage (famille, amis, école). 

Dans un deuxième temps, interrogez-vous sur ce qu’elles suscitent encore en vous (motivation, regrets, indifférence…) et si elles sont présentes ou pas dans votre vie actuelle. Si elles suscitent des regrets, demandez-vous comment leur redonner une place dans votre vie. 

 

“Interrogez votre jalousie” : la jalousie peut être certes un poison mais elle a aussi l’avantage de nous dévoiler tout ou partie de notre désir, surtout si elle dure. Christie Vanbremeersch propose de tracer 3 colonnes sur une feuille et de noter :

dans la première colonne, trois motifs de jalousie. 

dans la deuxième colonne, le désir qui se cache derrière votre sentiment de jalousie. 

dans la troisième colonne, les démarches que vous pourriez entreprendre pour aller vers la concrétisation de ce désir.

 

«Il y a plusieurs portes d’entrée pour parvenir à son ikigai, explique Christie Vanbremeersch. À chacun de faire son mélange, de trouver sa formule, en lisant notamment les témoignages de personnes qui y sont arrivées. S’il n’y a pas de méthode unique, il y a au moins une certitude : on trouve son ikigai à partir du moment où l’on se donne la peine de le chercher… ».

En bref 

  • L’ikigai est un concept qui nous vient du Japon, et qui nous permet de trouver ce qui nous fait vibrer dans notre vie, de découvrir notre raison d’être, notre chemin de vie.
  • C’est le ressort qui nous donne une bonne raison de nous lever le matin, d’apprécier notre ce que nous faisons, bref, qui donne un sens à votre existence.
  • Nous avons tous un ikigai. Si certains le trouvent spontanément, d’autres devront aller fouiller un peu plus profondément en eux. De nombreux outils sont là pour vous faciliter la tâche, alors, aucune hésitation à avoir, partez vite en quête de votre ikigai !

Allez hop, je me lance ! 

A vous de jouer, 2mn pour télécharger ou dessiner le schéma graphique de l’ikigai ! 

Munissez-vous de feutres de couleurs, laissez libre cours à votre imagination et votre intuition et remplissez les cercles … pour découvrir en leur coeur, ce qui va vous faire sauter du lit tous les matins !

 

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Je me positionne par rapport aux autres

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Nous sommes confrontés quotidiennement aux autres, à leurs regards, à leurs comportements, à leurs actions. En effet, à moins de vivre totalement reclus et en parfaite autarcie, nous sommes des êtres de relations et nous vivons dans un monde d’interactions. Comme le dit Florence Servan-Schreiber, “personne n’est un îlot. Nous fonctionnons dans une communauté et sommes directement affectés par les échanges qui s’y établissent.”

Nous avons déjà pu évoquer dans certains de nos podcasts l’influence du regard de l’autre, un regard qui a souvent tendance à nous limiter car nous avons peur du jugement, de l’échec, du rejet … (Bulle de Bonheur #7 se faire confiance, #21 lâcher prise, #29 dépasser ses croyances …). Pour certains, le poids de ce regard peut être plus difficile à porter que pour d’autres. Ce poids est directement en lien avec notre estime de soi, car le regard que nous portons sur les autres dépend de l’image que nous avons de nous-même et non de la personne ciblée (c’est bien pour cela qu’un conférencier par exemple inspirera des sentiments très différents selon les personnes : admiration, curiosité ou ennui, exaspération, mal être).

S’il est important de savoir se détacher de regard de l’autre (“ce que l’autre pense de moi ne me définit pas en tant que personne, car mes actes ne définissant pas ma valeur profonde”), il est important également de voir aussi dans ce regard un allié qui peut nous apprendre ce qui peut être amélioré ou modifié chez nous. Notre entourage est en effet une importante source d’informations sur nous même (souvenez-vous du rôle des émotions ; ainsi si un regard peut déclencher la peur, la surprise ou encore la colère, ces émotions sont autant de messages qui peuvent nous révéler des besoins à combler et donc favoriser notre développement personnel). 

Aujourd’hui, nous aimerions aller plus loin que le seul regard des autres, et nous inspirer d’Eric Berne, fondateur de l’Analyse Transactionnelle, pour observer de plus près la manière dont nous nous situons face aux autres. Eric Berne, en collaboration avec Franklin Ernst, a décrit 4 “positions de vie”, qui permettent de mieux nous connaître et donc de mieux comprendre notre positionnement par rapport aux autres. 

Ces positions de vie se caractérisent par une perception positive ou négative de soi et des autres, elles se définissent donc selon la valeur que nous accordons aux autres et à nous-même. 

1 – “je ne m’accepte pas et j’accepte les autres” (-/+)

J’accorde donc une valeur positive aux autres (ils ont de bonnes idées, réalisent des projets intéressants, réussissent leur vie de famille, de couple …) tandis que je me dévalorise (je fais moins bien, je n’y arrive pas, je n’ai pas de succès …). C’est une position où j’estime que je ne suis pas à la hauteur et où je survalorise en général l’avis des autres. Je n’ai pas confiance en moi et j’ai tendance à me rabaisser. Ce regard va évidemment influencer mon comportement, et je serai généralement dans une attitude de fuite ou de soumission, qui peut mener à la dépression.

2- Je m’accepte et je n’accepte pas les autres” (+/-)

C’est la position inverse, au lieu de me soumettre, je domine car j’estime que je suis meilleur que les autres, que c’est moi qui ai raison ou que les autres ne valent rien.

Pour Eric Berne, c’est une position qui renvoie souvent à une enfance qui a manqué de soutien et de sécurité, où il a fallu “se battre pour exister” ou à une enfance sans cadre, sans aucune limite ferme et bienveillante. A l’âge adulte, cela peut alors se traduire par un certain mépris pour les autres (“je m’en sors tout seul”, “je n’ai pas besoin des autres pour y arriver”), un sentiment de supériorité (“les autres sont incapables”, “je dois m’imposer”) ou une attitude “sans foi ni loi”. Cette position de domination ou de dévalorisation, contrairement à la première impression, ne dénote pas une haute estime de soi, mais en révèle au contraire une réelle perturbation.

3 – “Je ne m’accepte pas et je n’accepte pas les autres” (-/-)

Dans cette position, la valeur négative concerne aussi bien les autres que soi-même. “Rien ne vaut la peine”, “il n’y a rien à faire”,  “je n’ai confiance en personne, ni en moi ni dans les autres”. J’adopte une posture de démission

Derrière cette attitude d’abandon et de pessimisme, il y a généralement beaucoup de colère contre le monde, et le sentiment d’une vie qui n’a aucun sens. Poussée à l’extrême, cette attitude peut conduire au suicide ou à l’hospitalisation psychiatrique.

4- “Je m’accepte, je reconnais ma valeur et j’accepte les autres en reconnaissant leur valeur” (+/+)

Vous l’aurez deviné, c’est une position qui traduit une bonne estime de soi et une tolérance et une ouverture à la différence. Elle s’inscrit dans une réciprocité d’écoute mais aussi de respect. Chacun a conscience de la valeur de l’autre et se considère sur un même niveau d’égalité, tout en faisant preuve de réalisme (j’accepte la part d’ombre et de lumière de chacun). Cette position va générer une envie d’aller de l’avant, et considère les rapports sous l’angle de la coopération et du partage.

Ces 4 positions font écho à ce que nous avions dit sur l’autorité (Bulle de Bonheur #52), notamment les 4 formes d’autorités couramment identifiées : autoritarisme, permissivité, démission, autorité bienveillante, où nous retrouvons finalement les mêmes postures : domination, soumission, démission, coopération. Postures que nous pouvons tenir tour à tour ou adopter selon les situations, les contextes ou encore nos interlocuteurs. En fait, chacun de nous, pour des raisons variées, a adopté de manière inconsciente une position de vie, dite préférentielle ou dominante, qui va guider sa vie et ses relations. Dans les moments difficiles, tendus et de stress, cette même position peut refaire surface ou laisser la place à une autre position.

L’objectif n’est pas d’être dans la position +/+ en permanence, mais de savoir repérer dans quelle position nous nous trouvons ou à quel moment nous basculons dans une position inadaptée. Ce repérage est important pour pouvoir nous rééquilibrer et tendre ensuite vers la position +/+ qui est celle qui va faciliter nos relations avec les autres et avec nous-même.

Et j’apprenais à rééquilibrer mon positionnement ?

Opérer un rééquilibrage, c‘est réaliser un travail sur l’image que nous avons sur soi et/ou sur les autres. Selon nos positions, il s’agira donc de prendre conscience de sa valeur et de celles des autres, ou encore de travailler sur son égo ou ses freins psychologiques. 

En pratique

  • Identifier sa position de vie : si le sujet vous intéresse, vous trouverez dans des ouvrages sur l’analyse transactionnelle et même sur Internet, des tests “auto-diagnostic des positions de vie” qui vous permettent de connaître quelles sont les positions de vie que vous privilégiez. Une dizaine de thèmes vous est présentée (style de commandement, gestion des conflits, attitude face aux règles, humour, attitude face aux règles …), avec pour chacun 4 réponses possibles (par exemple : les conflits sont utiles, je n’aime pas les conflits, ce n’est pas mon affaire, je pense d’abord à ce que j’ai à faire). En fonction des résultats obtenus, vous pouvez connaître vos positions dominantes.

Cet auto-diagnostic permet de mieux comprendre nos relations tant personnelles que professionnelles, et d’identifier les positions que j’adopte en fonction des situations et des personnes : comment je me situe dans ma famille, avec mes amis ou encore avec ma hiérarchie, mes collègues ? Mes relations sont-elles contre-productives (-/+ et +/-), me font-elles sombrer (-/-) ou au contraire grandir (+/+) ? 

Par exemple, comment je me positionne en cas de conflit dans mon couple ? Est-ce que je fuis ? Ai-je besoin d’avoir le dernier mot et montrer que j’ai raison ou au contraire, est-ce que je conclus rapidement que j’ai tort et que mon conjoint a de toutes façons toujours un avis très pertinent ? Ou alors, je prends en compte l’avis de mon conjoint tout en lui expliquant le mien, et je cherche avec lui/elle une solution qui réponde au mieux à nos différents besoins ? 

  • Dépasser ses fausses croyances : nos positions de vie sont reliées aux croyances que nous portons sur nous-mêmes et sur les autres, du fait de notre éducation, de nos expériences et de notre environnement. Travailler sur ces croyances est donc un outil très utile pour se rééquilibrer, pour renforcer l’estime de soi et la confiance dans les autres mais également augmenter son ouverture d’esprit et déployer son potentiel. Comme un disque dur, nous pouvons dé-programmer une fausse croyance et ré-initialiser notre cerveau. Nous vous invitons pour cela à écouter ou ré-écouter le podcast que nous avons fait sur ce sujet (Bulle de Bonheur #29). 
  • Selon la position de vie identifiée, booster la confiance en soi (Bulle de Bonheur #7), décoller les étiquettes (Bulle de Bonheur #36) ou pratiquer l’altruisme (Bulle de Bonheur #8 – je soutiens mon entourage, Bulle de Bonheur #28 – j’apprends à écouter, Bulle de Bonheur #44je fais des compliments) : chacun de ces axes d’action vous aidera à trouver un meilleur équilibre entre valeur personnelle et valeur accordée aux autres.

En bref

  • Les positions de vie permettent de mieux comprendre nos relations aux autres et notre niveau d’estime de soi, et facilite de ce fait la communication et la qualité de nos interactions.
  • Elles se déterminent en croisant les deux axes ”ce que je vaux » et « ce que vaut l’autre », et conduisent à identifier 4 positions principales : domination, soumission, démission, coopération, soit 4 types de comportements : “je me débarrasse de l’autre”, “je fuis l’autre”, “je reste dans l’impasse” ou “je vais de l’avant avec l’autre”.
  • Pour trouver l’équilibre entre la valeur que je m’accorde et la valeur que j’accorde aux autres, nous devons d’abord identifier là où il y a déséquilibre pour ensuite le combler en travaillant sur soi (confiance en soi, croyances, étiquettes) et/ou sur sa vision des autres. 

 

Allez hop, je me lance ! 

2 mn pour choisir un domaine où vous allez faire votre auto-diagnostic et trouver votre position de vie dominante. Comment cette position de vie se traduit-elle concrètement (avec qui, quand, comment, pourquoi ?) dans votre quotidien personnel et professionnel ? Et que pourriez-vous faire pour être plus équilibré (position +/+) ?

 

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Je prends le temps d’être heureux avec Luc Teyssier d’Orfeuil

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Dans notre numéro 66, le micro de Bulle de Bonheur continue à voyager, toujours à la quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui, nous accueillons Luc Teyssier d’Orfeuil dans un petit coin de paradis, comme chacun le sait ! C’est en Correze ! Ce magnifique terroir rassemble Raphaëlle et Luc car il l’ont tous les 2 dans le cathéter ! En plus d’être corrézien, Luc a un parcours incroyable qui nous touche à Bulle de Bonheur !
Un homme profondément animé par le positif et rempli des bienfaits des principes d’Emile Coué.

En 1988, Luc TEYSSIER d’ORFEUIL participe à la création du Studio Pygmalion, atelier d’entraînement pour des comédiens professionnels.

Le Studio Pygmalion devient rapidement la référence française, où s’entraîne des centaines d’acteurs dans des ateliers et des stages et d’autres se préparent à des rôles importants pour le théâtre ou le cinéma. De Anne Parillaud pour Nikita à Marion Cotillard pour La Môme, en vingt ans ils sont nombreux à avoir bénéficier de nos coaching. Il adapte sa méthode pour comédiens du Studio aux acteurs del’entreprise et se spécialise dans la communication orale.

Il développe son concept auprès des SSII et des établissements financiers, mais aussi pour la grande distribution, des sociétés de crédits, des établissements publics et des collectivités locales.

En Septembre 2001, il créé la société Pygmalion Communication qu’il dirige. Il conçoit et anime des formations en groupe, il accompagne en individuel et en équipe des cadres, des dirigeants et des élus autour de la communication et de la prise de parole et toujours dans la positivité !

Formé au coaching, il a été quatre ans membre du Conseil d’Administration de ICF France branche française de l’International Coach Federation (près de 30000 coachs dans le monde) et membre du réseau Médiat Coaching.

Son coaching repose sur la systémique, sur les pratiques narratives, sur sa connaissance des méthodes d’autosuggestion et de son approche développée avec les comédiens professionnels.

Spécialiste de la méthode Coué et de la positivité :

Auteur des sites Internet : www.methodecoue.com et www.autosuggestion.fr, il intègre la méthode d’autosuggestion consciente d’Emile Coué à sa pratique du coaching. Il est co-auteur du « Petit dictionnaire de pensées positives » chez Bréal et de « La Méthode Coué – autosuggestion consciente » et « Etre heureux avec Coué » publié chez Eyrolles. Il est également co-adaptateur de « La Motivation pour les Nuls » et co-auteur de « La Méthode Coué pour les Nuls » chez First.

Auteur en 2016 d’une réédition du texte d’Emile Coué “La maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente” publié chez Leduc.s avec une mise en page facilitante, des commentaires, des explications et un cahier pratique comportant exercices et conseils pour l’appliquer au quotidien ; livre réédité en août 2017 en version poche.

En 2019, il écrit « Ma bible de la Méthode Coué » également chez Leduc.s Découvrir et utiliser la méthode Coué en communication ou en management c’est s’éviter les autosuggestions négatives qui génèrent les conflits et utiliser les suggestions positives et l’autosuggestion consciente et positive qui libèrent des tensions. Il crée des sites Internet riches de contenus pour ses clients.

Les sites www.prisedeparole.com et www.communicationorale.com donnent les bases et techniques qu’il utilise dans ces domaines tout comme le site www.animerunereunion.com . Le site www.aventurecoaching.com ouvre sur le partage de son cadre de référence, de sa déontologie et de sa pratique du coaching. Et depuis juin 2008 le site www.mieuxmanager.com . Ces sites sont regroupés sous la bannière : www.mieuxvivreenentreprise.com

COMPÉTENCES :

  • Conception et animation de Stage Inter ou Intra.
  • Animation d’équipe et cohésion de groupe
  • Accompagnement et coaching individuel et d’équipe
  • Mise en scène de situation professionnelle
  • Préparation de prestations télévisuelles
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Je deviens résilient

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La façon de faire face à des épreuves ou à des conflits varie beaucoup d’une personne à l’autre. Certaines personnes semblent ainsi naturellement résilientes, tandis que d’autres paraissent très vulnérables, sans capacité de pouvoir lutter. 

Si nous n’avons pas tous les mêmes armes face à l’adversité, il n’existe pas pour autant de gêne de la résilience. Ainsi, comme le dit Boris Cyrulnik, “chez tout un chacun, des “braises de résilience” sont présentes. Qu’on souffle dessus à bon escient, et l’enfant meurtri, fracassé, stoppé net dans son développement par le deuil, la maltraitance ou les atrocités de la guerre sortira de son “agonie psychique” et reprendra le chemin de la vie”.

Si nous parlons souvent de résilience des enfants et de résilience individuelle, il faut savoir aussi que la résilience peut concerner bien sûr les adultes mais aussi les familles (par exemple lors de la reprise du cycle de vie après un décès violent et imprévisible), les communautés ou les sociétés (comme la capacité d’un pays à rétablir une capacité de fonctionnement acceptable après une catastrophe majeure). 

Nous allons faire aujourd’hui un focus sur la résilience individuelle et voir comment nous pouvons renforcer nos capacités de résilience, pour mieux nous protéger contre les expériences désagréables et leurs effets néfastes. Nous vous proposons donc de continuer à découvrir avec nous, comment accueillir la part d’ombre que nous avons tous dans nos vies tout en veillant à en développer la partie lumineuse, car il n’y a pas d’ombre sans lumière. 

Résilience, de quoi parlons-nous ? 

Le concept de résilience vient de la physique où il désigne la capacité d’un matériau à reprendre sa forme après un choc ou une grande pression – c’est l’exemple de la coque du sous-marin, dite résiliente parce qu’elle est capable de supporter des pressions considérables lors de ses plongées tout en reprenant sa forme d’origine lorsque le sous-marin refait surface. 

En psychologie, le concept de résilience est apparu dans les années 1980, notamment grâce à une étude de la psychologue Emmy Werner portant sur des enfants de Hawaï vivant dans une grande misère et exposés aux maladies et à la violence. La psychologue a qualifié de résilients les enfants devenus 30 ans plus tard des adultes qui savaient lire et écrire, qui avaient appris un métier et fondé un foyer.

Le concept a été ensuite développé en France, notamment par Boris Cyrulnik (Un merveilleux Malheur – 1999), qui en parle comme de “la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité”.

Attention toutefois, la résilience n’est ni une simple capacité d’adaptation ni un synonyme d’invulnérabilité. Elle sous-tend en effet l’idée d’un apprentissage, d’une croissance (ressortir plus fort des difficultés) et d’un regard confiant dans la vie. 

La résilience est en fait un processus multifactoriel, qui résulte de l’interaction entre l’individu et son environnement. La métaphore de la poupée proposée par Michel Manciaux (1999) l’illustre bien : “si on laisse tomber une poupée, elle se brisera plus ou moins facilement, en fonction de divers paramètres : la force du jet (négligence ou agression…) ; la nature du sol (ex. béton, sable, moquette…) et le matériau dont elle est fabriquée (verre, porcelaine, chiffon…)”.

Il serait trop long et sûrement un peu ambitieux de vouloir tout appréhender dans ce podcast, mais il nous semble important de préciser que la résilience est un concept plus complexe que sa vulgarisation le laisse paraître : l’injonction qu’on peut quelquefois entendre de “devoir faire preuve de résilience” dénote donc une vision réductrice du concept, qui ne prend pas en compte les variables internes au sujet (structure psychique, personnalité, mécanismes défensifs…) et les variables externes (caractéristiques de l’environnement socio affectif). Les formes et les processus de résilience sont donc propres à chaque personne.

La résilience, comment ça marche ? 

Nous l’avons dit, la résilience ne signifie pas “nier l’adversité” ou “faire comme si de rien n’était pour pouvoir passer à autre chose”. C’est un processus dynamique plus ou moins long, qui permet de passer positivement au travers des épreuves.

2 phases caractérisent ce fonctionnement :

  • la première est la confrontation au trauma et la résistance à la désorganisation psychique. Des mécanismes défensifs « d’urgence » se mettent en place pour se protéger : déni, clivage, projection, imaginaire, répression des affects, passage à l’acte, … sont autant d’exemples de processus automatiques et inconscients que le moi met en place pour contrôler les dangers internes et externes (maintien de l’équilibre). 
  • la seconde phase se manifeste par l’intégration du choc et la réparation.
    Elle implique donc l’abandon de certaines défenses d’urgence au profit de ressources plus souples et plus adaptées à long terme – il s’agit comme le nomment certains auteurs, de troquer des mécanismes de défense “immatures” par des mécanismes de défense “matures”  : créativité, humour, intellectualisation, anticipation, altruisme … Il s’agit souvent de développer “une pratique qui permet de canaliser les émotions” (par le biais des arts, de la spiritualité, du sport) mais aussi de passer par le processus de mentalisation, c’est à dire “conférer un sens à la blessure”.

Qu’est-ce qui favorise la résilience ? 

Les études ont pu montrer qu’il est plus facile de faire preuve de résilience face à l’adversité lorsque enfant, nous avons pu vivre :

  • dans un climat familial sécurisant : sentiment de confiance, parents présents et unis (même après une séparation), besoins d’amour et de sécurité satisfait ;
  • avec un entourage encourageant :  notre famille mais aussi notre environnement plus large (amitiés, éducateurs, enseignants …) vont influencer notre estime de soi et la capacité à voir la vie du bon côté ;
  • et une force de caractère : certains enfants sont naturellement joyeux et heureux de tout ce qui leur arrive.

Il est important toutefois d’éviter de généraliser. Une personne dénuée de cet environnement pourra être résiliente, et à l’inverse un individu qui aurait tous les préalables nécessaires pour être résilient peut s’écrouler au moindre problème. Mais quoiqu’il en soit, nous avons tous la capacité de stimuler et de faire croître notre capacité de résilience.

Et si je décidais d’augmenter mes foyers de résilience ?

Dans l’ouvrage La psychologie positive pour les nuls, les auteurs distinguent trois directions sur lesquelles agir : le cognitif, l’émotionnel et le comportemental.

Ces 3 aspects fonctionnent comme 3 cercles qui s’imbriquent les uns les autres.

La résilience cognitive

Nous en avions parlé dans notre 35e Bulle de Bonheur (#35 je pratique la pensée positive), notre manière de penser impacte nos émotions et nos comportements. Développer notre résilience cognitive, c’est donc développer notre optimisme (Bulle de Bonheur #23), cultiver notre confiance en soi (Bulle de Bonheur #6), connaître nos forces (Bulle de Bonheur #24), être convaincu que nous sommes acteur de notre vie (Bulle de Bonheur #55), être en accord avec ses valeurs, faire preuve de gratitude (Bulle de Bonheur #20).

Veiller à construire une image de soi plus exacte et positive permet d’affronter plus facilement les épreuves auxquelles nous devrons faire face.

La résilience émotionnelle 

Développer notre capacité à gérer nos émotions est un facteur facilitant pour la résilience, car elle permet d’éviter de se laisser submerger par nos émotions. Comme nous l’avons souvent dit (Bulle de Bonheur #5, #9, #18, #27, #64), les émotions doivent être vécues, mais elles doivent être gérées de façon à ne pas devenir le maître de nos modes de pensée et de nos comportements. 

La résilience émotionnelle sera également facilitée par notre gestion du temps (savoir gérer nos priorités Bulle de Bonheur #10 ; faire preuve de patience Bulle de Bonheur #48) et la connaissance de nos besoins et de ceux de notre entourage  (Bulle de Bonheur #12). 

La résilience comportementale 

Elle nous invite à réaliser ce qui est bon pour nous, c’est à dire à “faire de ses bons comportements, une habitude”. Cela passe par la santé (alimentation, activité physique, se soigner …), mais aussi l’entourage (construire des réseaux de soutien, nouer des relations, s’entourer de personnes positives et encourageantes), avoir confiance en soi et dans la vie, avoir des buts clairs, faire des projets (Bulle de Bonheur #19), rire (Bulle de Bonheur #22).

Travailler sur notre capacité à faire face à l’adversité peut demander du temps et nécessite de la volonté, mais c’est une richesse inouïe pour notre avenir, comme nous le montre la fable des casseurs de pierres (attribuée à Charles Péguy, et citée par Boris Cyrulnik) : 

“En se rendant à Chartres, un voyageur aperçoit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux à grands coups de maillet. Les gestes de l’homme sont empreints de rage, sa mine est sombre. Intrigué, le voyageur s’arrête et demande :

Que faites vous, Monsieur ?

Vous voyez bien, lui répond l’homme, je casse des pierres

Malheureux, le pauvre homme ajoute d’un ton amer

— J’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai faim. Mais je n’ai trouvé que ce travail pénible et stupide 

Un peu plus loin sur le chemin, notre voyageur aperçoit un autre homme qui casse lui aussi des cailloux. Mais son attitude semble un peu différente. Son visage est plus serein, et ses gestes plus harmonieux.

Que faites vous, Monsieur ?, questionne une nouvelle fois le voyageur.

Je suis casseur de pierres. C’est un travail dur, vous savez, mais il me permet de nourrir ma femme et mes enfants. 

Reprenant son souffle, il esquisse un léger sourire et ajoute

Et puis allons bon, je suis au grand air, il y a sans doute des situations pires que la mienne.

Plus loin, notre homme, rencontre un troisième casseur de pierres. Son attitude est totalement différente. Il affiche un franc sourire et il abat sa masse, avec enthousiasme, sur le tas de pierre. Pareille ardeur est belle à voir !

Que faites-vous ? demande le voyageur 

Moi, répond l’homme, je bâtis une cathédrale !

Le regard que les personnes portent sur elles-mêmes face à l’adversité, leur perception de la situation, leur projection dans l’avenir … sont donc des facteurs importants pour la résilience. A l’instar de la psychologue Marie Anaut, nous pouvons aussi nous interroger sur “le regard que l’on porte sur les sujets blessés. Ainsi, les considère-t-on seulement comme des casseurs de cailloux ou bien comme de possibles bâtisseurs de cathédrales ?”. 

En bref 

  • Le processus de résilience est présent chez tous les individus. Pour certains, il sera naturellement activé et pour d’autres, il aura besoin d’être activé par une aide ou un accompagnement. 
  • La résilience permet d’aller puiser des ressources latentes lorsque nous vivons des épreuves. Elle est favorisée lorsque : 
  1. nous avons un réseau de soutien matériel et affectif (versus l’isolement), 
  2. nous avons trouvé un sens dans l’existence (versus l’impossibilité de faire un récit de qui s’est passé) 
  3. nous portons un regard positif sur nous-même (versus la honte)

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour vous demander dans quelles circonstances vous avez été un casseur de pierre ou un bâtisseur de cathédrale !

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J’accepte la tristesse

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La tristesse fait partie des émotions de base, appelées aussi émotions primaires. Comme nous l’avions évoqué dans nos précédents podcasts sur la joie (Bulle de Bonheur #9), la peur (Bulle de Bonheur #18) et la colère (Bulle de Bonheur #27), l’adjectif primaire renvoie au fait que ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions. 

La tristesse sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la déception, le désespoir, la nostalgie, le chagrin, et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres, comme l’envie, l’humiliation, la honte.

Dans le processus de deuil, c’est une émotion qui surgit après la colère, et qui est indispensable pour accepter la perte. 

Si la tristesse est une émotion simple à comprendre, elle est en revanche souvent plus compliquée à admettre et à gérer. En effet, par pudeur ou par peur du jugement, nous avons tendance à la cacher ou à la nier. La tristesse nous confronte par ailleurs à notre finitude et à nos faiblesses, ce qui peut la rendre encore plus insupportable. Comme pour les autres émotions désagréables que nous ne voulons pas vivre, nous pouvons mettre en œuvre tout un tas de stratagèmes d’évitement (alcool, alimentation, drogues, ou bien encore s’investir exagérément dans le travail, les sorties etc…), afin de nous “anesthésier” et ne plus ressentir ces sensations désagréables. Or, nous l’avons dit dans nos podcast précédents, toute émotion joue un rôle, envoie un message à prendre en compte … si celui-ci n’est pas entendu et donc si l’émotion est refoulée, notre corps trouvera un moyen de nous faire passer le message autrement un jour ou l’autre, notamment par diverses manifestations psycho-somatiques qui pourront être bien plus désagréables.

Comment fonctionne la tristesse ?

La tristesse suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis. 

1 – Elément déclencheur 

L’élément déclencheur de la tristesse est la perte : le décès d’un proche, un projet non abouti, une rupture de liens, la perte d’un livre aimé … . Nous sommes confrontés au deuil dès notre naissance, 1er moment de séparation où nous quittons l’utérus qui nous a logé, nourri et chauffé. 

2- Manifestations physiques 

Dans notre podcast Bulle de Bonheur #6 je nomme mes émotions, nous rappelions que le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.

Les manifestations physiques de la tristesse touchent tout le corps : l’esprit (“broyer du noir”, “avoir la mort dans l’âme”), le visage (regard éteint, bouche affaissée, “avoir une tête d’enterrement”, “faire grise mine”), la voix (atone, plus rauque, ton amer, débit plus lent), la gorge (“avoir une boule dans la gorge”), les épaules (voûtées, “porter le chagrin du monde sur ses épaules”). Elle entraîne une baisse d’énergie, de vitalité, un repli sur soi. Elle peut provoquer une perte d’appétit et des troubles du sommeil.

Au niveau du cerveau : la tristesse est un moment de pause, d’analyse d’un moment difficile. Le cerveau est donc plus actif quand il est triste, car il travaille pour se souvenir, penser et réfléchir à des solutions ou des nouvelles alternatives. La sérotonine diminue et les tensions augmentent, c’est pourquoi pleurer est nécessaire pour expulser cette anxiété, se détendre et libérer tout ce que nous ressentons. Après avoir pleuré, nous commençons à sécréter des endorphines qui nous détendent.

3- Manifestations comportementales 

A l’instar des autres émotions, la tristesse a plusieurs niveaux d’intensité : mélancolie, chagrin, abattement, déprime … et plusieurs modes d’expression : elle peut être silencieuse (pleurer intérieurement) ou bruyante (crises de larmes, mélopées des femmes endeuillées dans certaines cultures). 

4 – Message 

La tristesse nous renseigne sur un manque affectif.

Comme toute émotion, la tristesse ne dure pas dans le temps. De même, les pleurs, servent juste le temps de soulager, de libérer les tensions . Si cela se prolonge, c’est que l’émotion s’est transformée en un sentiment “malsain” (en mélancolie, en déprime…), qui devient disproportionné par rapport à la situation et destructeur pour soi et souvent pour l’entourage.

La tristesse a toutefois besoin d’un temps particulier : en nous privant d’énergie, elle nous invite en effet à nous retirer un moment de l’action, pour prendre le temps de faire le deuil, de comprendre ce qui se passe.

Elle invite aussi à l’empathie et à la sympathie, en attirant l’attention des autres.

Enfin, elle est souvent un rempart contre l’agressivité des autres.

Changement de regard 

Et si je faisais de la tristesse un agent de transformation ?

La tristesse une précieuse alliée, c’est à dire un partenaire avec lequel nous sommes en lien et qui peut nous apporter soutien et aide. A l’opposé, elle peut devenir un adversaire, un ennemi. La tristesse ennemie ? C’est celle qui est trop intense, celle qui dure et qui nous fait tomber dans la déprime, celle qui vient abîmer nos relations (professionnelles, sociales, familiales) car elle finit par nous couper du monde, celle que nous combattons par crainte de souffrir ou par peur qu’elle empêche tout bonheur.

Faire de la tristesse une amie nécessite comme pour toute relation amicale de prendre le temps de la connaître. Prenons donc le temps de découvrir notre tristesse, de l’écouter et de la traiter avec égard !

Observation et expression 

Dans Bulle de Bonheur #5, nous vous parlions des 2 phases de la gestion des émotions. Ces 2 phases s’appliquent bien sûr à la tristesse, qui doit être acceptée et exprimée pour éviter tout risque pathologique : 

 

  • j’observe : que se passe-t-il  dans mon corps ? Quels signes m’envoie-t-il ?
  •  j’exprime : par les mots (“je me sens totalement vide” – “amputée”, “je n’ai envie de rien”), la visualisation, l’expression artistique (dessin, musique, écriture …). 

Et souvenez-vous, avec les enfants, observation et expression pourront être initiées par l’adulte qui aidera à mettre des mots et à décrire l’émotion (par sa forme, par sa place dans le corps, par sa couleur, par l’association à une image (un tunnel, une chape de plomb, un gros nuage noir …). 

Gestion 

  • Accueillez le changement de votre état : perte de tonus, baisse d’énergie, fatigue, voire troubles alimentaires et du sommeil. Ces signes peuvent aussi être intellectuels (difficulté de concentration, idées noires, trous de mémoire), émotionnels (impuissance, anxiété, perte du désir …) et peuvent concerner votre estime de soi, voire votre volonté de vivre. Il est important d’accepter cet état de relâchement, et de ne pas le combattre car cet état est celui qui va permettre de trouver les solutions pour surmonter la tristesse. 
  • Faites preuve de compassion envers vous-même, comme vous le feriez avec un ami qui vit la même expérience : parlez-vous avec bienveillance, (voir Bulle de Bonheur #39 je pratique l’auto-compassion), laissez libre cours à des larmes libératrices et réparatrices … comme nous l’avons évoqué, ces larmes vont déclencher l’empathie et la bienveillance, et l’attention de votre entourage va permettre de commencer ainsi à combler le manque affectif que votre tristesse signale.
  • Parlez-en : il ne s’agit pas évidemment de tomber en pleurs dans les bras de tout le monde à tout moment, mais de s’autoriser à partager sa tristesse avec les personnes avec lesquelles nous avons envie de le faire (des proches pour certains, des inconnus pour d’autres ou encore un professionnel).
  • Pensez positif : nous l’avions évoqué dans notre Bulle de Bonheur #35 sur la pensée positive, la couleur de nos pensées est liée à la couleurs de nos émotions. Vivre des émotions désagréables comme la tristesse, nous entraîne à vivre des pensées négatives. D’un autre côté, nous avions également mentionné que nous avions la capacité de sélectionner nos pensées et donc d’agir, non pas pour cacher nos pensées négatives, mais pour éviter de les alimenter (méditer, bouger (l’activité physique va permettre de débrancher le mental), respirer, regarder des films légers et détendants, …) et pour remettre du positif dans nos vies en se focalisant sur ce qui va bien aussi.
  • Comblez le besoin qui se cache derrière la tristesse : il est certain que tout manque ne peut être comblé. Il n’est pas question donc de remplacer ce ou celui que vous ne pouvez plus avoir ou voir. Il est en revanche  possible de combler une partie du besoin affectif qui en résulte : en profitant de l’attention et de l’affection des personnes qui vous sont chères, en reprenant doucement mais sûrement des activités ou des projets significatifs dans lesquels vous vous sentez importants, utiles etc…. bref, en allant vous nourrir affectivement à d’autres sources.
  • Mettez-vous en action : plus que la seule reprise d’activité, la tristesse peut être une opportunité de créer du nouveau et devenir un tremplin vers un changement et une expression de votre potentiel. Le changement demandant une certaine énergie et disponibilité d’esprit (voir Bulle de Bonheur #3), se mettre en action sera difficile juste après la perte vécue, mais pourra plus aisément se faire en fin de processus : réaliser un projet, débuter une nouvelle formation, chercher de nouvelles sources d’intérêt (loisirs, musiques, sorties, …), (re)commencer à faire du sport, écrire ou encore se refaire une garde-robe ?
  • Effectuez un travail de deuil : selon l’ampleur de la perte perçue mais également la façon dont cette perte est vécue, un véritable travail de deuil pourra être utile. Cela appartient à chacun car il n’y a pas d’échelle objective de la souffrance, le degré de tristesse (comme pour toute autre émotion) est totalement subjectif. Mais si la fréquence, la durée et l’intensité de la tristesse sont excessives, elles pourraient être le signe d’un état dépressif et/ou nécessiter un accompagnement par un professionnel.

En bref

  • La tristesse est une réaction à un manque, c’est le temps de la “cicatrisation psychologique”. 
  • La tristesse nous fait passer par la souffrance, malheureusement nécessaire à la cicatrisation et à l’acceptation de la perte.
  • Il est important de s’autoriser la tristesse en l’accueillant et en la nommant puis  en trouvant le moyen de la gérer, pour en faire une opportunité de croissance personnelle.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, chers auditeurs, 2mn pour identifier chez vous une situation qui a provoqué de la tristesse : quel est le déclencheur ? Que se passe-t-il dans votre corps ? Comment en parlez-vous ? Que faites-vous pour la gérer ? 

 

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Je gère les conflits

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Le regard que nous portons sur le conflit dépend de nombreux éléments : l’Histoire mais aussi notre propre histoire (éducation, expériences du conflit …), la culture,  le contexte du conflit (personnel, familial, professionnel, social) … .

Je me souviens que lorsque je suis arrivée au Québec, j’ai été vraiment étonnée de voir que la gestion de conflits était enseignée dès les premières années de l’école. Dans les parcs, ou dans les ruelles si typiques de Montréal, j’ai souvent pu observer les enfants régler leurs chicanes tout seuls, dans le respect de chacun.

Bien sûr, avoir ces outils dès la petite enfance est une réelle chance, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre la gestion amiable des conflits, et faire de ces moments de désaccords que nous vivons tous, une opportunité de croissance.

Le conflit ? 

Il existe de nombreuses définitions du conflit. 

Pour Jacqueline Morineau, le conflit « naît de la rencontre de deux désirs contradictoires qui s’opposent et qui paraissent vitaux à ceux auxquels ils appartiennent ». Selon l’historienne, le conflit résulte des souffrances non exprimées par les personnes et entraîne le désordre tant d’un point de vue individuel que d’un point de vue collectif. Chez l’individu, la souffrance non exprimée, non reconnue, peut conduire à l’expression de la violence.  

Pour d’autres auteurs, le conflit est «  la constatation d’une opposition entre personnes ou entités. Le conflit est chargé d’émotions telles que la colère, la frustration, la peur, la tristesse, la rancune, le dégoût », c’est une lutte de sentiments contraires. 

Claire Bonnelle, dans La Dynamique du conflit, explique la naissance du conflit par « la persistance de la colère et l’impossibilité à entamer un travail de deuil ». Pour cette médiatrice familiale, face aux blessures non pansées et lorsque l’identité des personnes est touchée, les interactions entre les membres d’un couple se transforment. La communication se détériore, et inconsciemment les personnes entrent dans un engrenage involontaire qui les mène au conflit.

Désaccord, opposition, confrontation d’opinions différents, affrontement … mais plus encore, car le conflit touche la relation et donc ce qui la compose, notamment les émotions, la communication et la reconnaissance de l’altérité. C’est pourquoi le conflit va prendre différentes formes et degrés, concerner de multiples domaines et faire l’objet d’une taxinomie plus qu’abondante ! 

 

Si l’on prend l’exemple de la famille, nous imaginons facilement les oppositions qui peuvent survenir entre les différents membres de ce système : différence des points de vue dans l’éducation, dans la répartition des tâches, dans la définition des rôles de chacun …. incompréhension des sentiments, des besoins individuels, collectifs … mauvaise communication … dans le couple, la fratrie, entre parents et enfants … les exemples pourraient être encore nombreux !

 

Ils illustrent en tout cas bien que l’origine des conflits vient du fait que nous sommes des êtres différents (adultes, enfants, hommes, femmes, …etc), avec des points de vue différents (autant d’individus, autant de points de vue différents !).

Le conflit est donc le reflet de nos différences, la manifestation d’un désaccord entre 2 ou plusieurs personnes dont les « cartes du monde » divergent. Il est par conséquent inhérent à la relation humaine. Dans le couple, si les différences sont souvent ce qui a attiré les 2 partenaires, ce sont elles aussi qui vont être à l’origine des disputes (“j’ai été attiré par ton énergie et ta curiosité, aujourd’hui elles m’épuisent”). 

Il est important de comprendre aussi que le conflit est un processus : il commence généralement par l’apparition de tensions, qui vont entraîner des réactions émotives et des comportements spécifiques. Par exemple, je me sens frustrée, incomprise ou agressée quand mon conjoint ne range pas ses affaires – mon comportement change et je deviens anxieuse, méfiante, agressive … – mon conjoint se sent à son tour frustré, incompris ou agressé et réagit (m’agresse, m’ignore …) … une escalade se met en place, spirale dangereuse si elle se répète ou si elle mène à la violence.

L’apparition de ces tensions a des causes multiples : empiètement de son territoire (tant physique que psychosocial), difficulté de communication, estime de soi attaquée, sécurité menacée, autonomie réduite, rythme bousculé, incompréhension … il est difficile de tout énumérer, mais connaître ce qui provoque les premières tensions et les émotions afférentes, est très utile pour apprendre à gérer les conflits et surtout les prévenir. Vous verrez ainsi que les conflits touchent souvent à nos besoins fondamentaux : manque de reconnaissance, manque de liberté, d’amour ou encore de sécurité.

Aujourd’hui, nous allons nous centrer sur l’opportunité que nous offre le conflit d’avancer plus en avant sur le chemin du bonheur. 

Et si nous regardions le conflit comme “la croissance qui frappe à la porte” ? 

(Harville Hendrix et et Helen Lakelly Hunt dans “dix clés pour mieux vivre à deux”) 

A l’instar des émotions, le conflit est en effet un précieux indicateur. Il est souvent un signe invitant à prendre en compte l’expression d’un besoin, l’expression d’une conviction ou la manifestation d’un problème à résoudre. Il est la marque d’une rupture d’équilibre et d’une nécessité d’ajustements, voire de changements.

 

Le conflit n’est donc pas mauvais en soi. C’est la façon dont nous allons le gérer qui va en faire un élément source d’enrichissement ou au contraire de destruction. En effet, quand nous n’arrivons pas à gérer un conflit, nous nous trouvons confrontés à la souffrance, qui est elle même peut souvent être génératrice de violence, pour soi et pour les autres.

C’est pourquoi nous parlons souvent des deux versants du conflit : un qui est destructeur, violent, chaotique ; un autre qui est, constructif, source de développement personnel et relationnel. Ces deux aspect sont parfaitement exprimés dans la lecture chinoise du mot “crise”, qui associe deux idéogrammes : celui du “danger” et celui du mot “opportunité”. 

Lors d’une confrontation, la relation peut donc éclater dans la violence et révéler les effets négatifs du conflit : dépense de temps et d’énergie, non respect des droits, rupture de communication et de liens, souffrance …

Ou alors nous en profitons pour nous remettre en question et évoluer, pour mettre à profit les effets positifs : stimuler l’énergie, permettre la créativité, responsabiliser, renforcer l’estime de soi dans la résolution du conflit, améliorer la cohésion d’un groupe, favoriser la collaboration, la recherche d’une meilleure solution, … .

Comment réagissons-nous face au conflit ?

Les auteurs distinguent souvent les résolutions “primaires” et les résolutions ”évoluées”. Dans chaque mode, nous allons trouver un degré variable d’affirmation de soi et de coopération.

Les résolutions primaires 

  •  La fuite ou l’évitement : je pars du lieu du conflit, j’évite certaines personnes, je fais comme si de rien n’était, je me réfugie dans une autre activité (travail, ordinateur …) … . J’adopte donc un comportement très faible en affirmation et en coopération, où je ne m’occupe ni des objectifs de l’autre ni des miens. 
  •  L’abandon ou la soumission : je renonce à mes droits, à mes envies ; je laisse à l’autre tout le champ libre ; j’accepte toutes les exigences de l’autre. Je fais donc preuve d’un comportement très faible en affirmation et très fort en coopération, où je néglige mes propres buts pour satisfaire ceux des autres.
  •  L’agression ou le combat : je cherche à vaincre l’autre, à le faire plier, à le soumettre à ma volonté. Je suis donc dans un rapport de pouvoir, de domination. Je m’affirme avec force, sans aucune coopération, sur un mode autoritaire. 

Ces trois modes de résolution font peu de place à la résolution du conflit, qui risque donc de se reproduire. Ils laissent également un sentiment d’échec et de frustration à l’une, voire aux deux parties concernées. 

Les résolutions évoluées 

Elles privilégient l’écoute, le dialogue et la co-construction de solution. 

  •  la collaboration : elle prend souvent la forme de négociation gagnant / gagnant qui recherche une solution accordant des avantages mutuels. Dans ce mode de résolution, on trouve un comportement très fort en affirmation et en coopération, par lequel on tente de réaliser les buts et les intérêts des deux parties. La solution est commune et satisfaisante pour tout le monde
  •  le compromis : ici, on fait face à un comportement intermédiaire en affirmation et en coopération, par lequel on recherche toute solution acceptable, même si elle n’est que partiellement satisfaisante. 
  • l’appel à un tiers : le tiers permet de sortir de la dualité conflictuelle. Ce tiers peut être un médiateur, un arbitre ou un juge, chacun ayant un rôle particulier, le médiateur étant celui qui laisse le pouvoir aux personnes de décider en les accompagnant à trouver leurs propres solutions, tandis que le juge est celui qui décide, qui tranche le conflit.

Ces modes permettent de sortir de combat “j’ai raison/ tu as tord” qui entraîne souvent une guerre destructrice et sans issue. Attention toutefois à ne pas tomber dans le travers de la négociation sans fin (piège dans lequel nous pouvons parfois tomber avec les enfants de peur d’aller au conflit) : l’objectif de ces modes de résolution est de trouver une solution qui convienne à chacun, dans un délai raisonnable ! 

Comment gérer un conflit ?

Quelques règles fondamentales : 

  • trouvez le moment et le lieu propices, 
  • faites preuve d’écoute bienveillante, 
  • évitez de jouer au ping-pong du tort/raison, 
  • bannissez l’attaque, c’est à dire la violence, (physique et verbale), le mépris et la dévalorisation, la domination
  • sortez de la défensive, donc évitez la mauvaise foi, la fuite ou le sacrifice.

4 outils à aller explorer plus à fond :

  1.  La méthode Gordon : elle repose sur trois piliers : l’écoute active (voir Bulle de Bonheur #27), l’affirmation de soi (voir Bulle de Bonheur #31 sur les messages en JE et #5 sur l’expression de ses émotions) et la résolution de conflit sans perdant.
  2.  La méthode DESC :  Décrire les faits (voir Bulle de Bonheur #31 je communique autrement), Exprimer ses sentiments, Spécifier des solutions (claires, réalistes et réalisables), Conclure (résumer les conséquences pour chacun, négatives en cas du maintien de la situation, positives en cas de respect des solutions choisies).
  3.  La CNV (Communication Non Violente) : observation des faits, expression (facultative) des sentiments (ce que je ressens), expression des besoins (à l’origine des sentiments) et formulation d’une demande, avec assertivité et empathie (voir Bulle de Bonheur #12).
  4. La résolution de conflits : la littérature et internet fourmille d’exemple de processus de résolutions de conflits, qui vont d’ailleurs souvent intégrer les outils décrits précédemment. Allez chercher celle qui vous convient le mieux, qui vous paraît la plus claire et la plus réalisable, et vous serez sûrement surpris des résultats. Mais si les émotions sont trop fortes ou si le conflit est trop enkysté, il sera utile d’avoir recours à tiers professionnel impartial.

Rappelez-vous aussi que si nous réalisons que le conflit a engendré souffrance, blessures, le pardon pourra être une action supplémentaire pour réparer (voir notre podcast #15 sur ce sujet : le pardon est une démarche puissante mais qui doit être sincère et libre).

En bref 

Si je résume :

  1. Les conflits sont inhérents à toute relation. 
  2. Ils sont des messagers indiquant des besoins non satisfaits. Bien gérés, ils permettent d’évoluer personnellement mais aussi de faire croître la relation.
  3. Regardez donc le conflit comme une opportunité de croissance, et profitez de ses effets positifs sur l’énergie et la créativité, l’estime de soi et la relation.

Allez hop je me lance ! 

2mn pour trouver une situation qui génère des conflits chez vous, dans votre travail, dans votre famille élargie ou avec des amis.

Prenez un temps pour identifier les faits, les émotions que vous ressentez et si possible les besoins qui se cachent derrière. Trouvez ensuite un moment pour en parler avec la ou les personnes qui se trouvent à l’autre bout de votre relation, sans oublier d’écouter ce qu’elles vivent de leur côté. Vous allez voir, les solutions vont émerger !




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Je mange mes émotions

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Nous avions envie de vous parler aujourd’hui de nourriture … non pas de nourriture intellectuelle ou spirituelle, mais bien de nourriture alimentaire … .

Non pas de recettes ni de menus mais d’une nourriture peut-être méconnue, bien que pratiquée par tous, la nourriture émotionnelle !

 

La faim

La faim est d’abord physique. C’est la plus courante, elle manifeste un besoin vital de notre corps et se révèle par différents moyens que celui-ci va envoyer pour faire comprendre au cerveau qu’il est temps pour lui de manger. Notre corps possède en effet un «baromètre» interne qui indique par deux signaux distincts quand il a besoin de calories (la faim) et lorsqu’il en a suffisamment reçu (la satiété). Chaque signal se caractérise par des sensations corporelles : 

  • la faim se manifeste par des gargouillements, tiraillements, creux à l’estomac, voire fatigue, étourdissements, irritabilité, perte de concentration quand la faim s’intensifie ; elle arrive donc graduellement. On commence à ressentir une légère faim qui se transforme en faim intense si on ne s’alimente pas.  
  • la satiété se reconnaît quand notre plaisir gustatif diminue, notre vitesse d’alimentation ralentit et une certaine lassitude apparaît. 

Ensuite, il y a la faim « mondaine », celle qui se manifeste quand on est en groupe. On va manger sans nécessairement avoir faim, mais en prenant quand même du plaisir. Ce phénomène intervient généralement quand on est entre amis, en famille, en amoureux  mais aussi lors d’un repas professionnel ou un évènement festif. Manger peut alors devenir un code de conduite, une forme de politesse, un moyen d’être en lien. La nourriture peut être alors familiale, relationnelle, culturelle.

Pour finir, il y a la faim émotionnelle, c’est à dire la « faim de la tête », par opposition  à la « faim du corps ». La faim émotionnelle est une faim intense dès le début (contrairement à la faim physiologique), qui sert à répondre à une émotion forte ou désagréable : fatigue, angoisse, tristesse, euphorie… Elle ne comble donc pas un besoin physique en énergie, mais sert plutôt  à apaiser, compenser un manque ou détourner un problème. 

D’où vient la faim émotionnelle ?

Un rapport de l’ANSES de 2010 indique que l’alimentation humaine n’a pas seulement vocation à répondre à des besoins biologiques. La nourriture est aussi faite pour répondre à un équilibre psychologique. Pour reprendre le titre du livre « Cessez de manger vos émotions » d’Isabelle Huot et Catherine Senécal, tout le monde “mange donc ses émotions” à un moment ou un autre ! 

Manger pour parer à la déprime, pour combler l’ennui, pour se réconforter … bref pour tenter de rétablir un équilibre psychologique ébranlé : l’enfant qui tourne en rond et qui demande “quand est-ce qu’on mange ?” alors que cela fait une heure qu’il est sorti de table ! La tablette de chocolat avalée en 2 minutes dans un moment de découragement, ou encore les noix de cajoux dévorées par poignées après une journée stressante et/ou épuisante de travail … vous connaissez ? Vous faites d’ailleurs peut-être partie de ces 42% qui mangent du chocolat pour lutter contre un état dépressif, et de ceux qui sont convaincus que c’est plus efficace qu’une séance chez le psy ! Sachez juste que si cela a un effet positif, cet effet est psychologique car les quantités de  phényléthylamine (« molécule de l’amour ») et de sérotonine sont présentes à des quantités si infimes qu’il faudrait manger au moins une tonne de chocolat pour obtenir le même résultat qu’un seul cachet de Prozac !!!

Le problème du chocolat (ou du prozac), c’est qu’il ne règle pas le problème en profondeur. Comme le montre le psychiatre et psychothérapeute américain Roger Gould dans “Dites non à l’alimentation de consolation”, la nourriture peut devenir une sorte de « tranquillisant vendu sans ordonnance », voire même de « transe alimentaire » : ce moment où les soucis s’arrêtent, la nourriture est là, toujours disponible, et ne nous juge pas. 

Si des études ont démontré le lien entre émotions et alimentation, les recherches n’ont pas encore permis d’établir si toutes les émotions ou certaines d’entre elles seulement modifient les comportements alimentaires. De même, le rôle exact que pourrait jouer l’alimentation dans la régulation émotionnelle ou comportementale reste inconnu. 

 

Quoiqu’il en soit, et comme nous l’avons souvent dit dans nos podcasts, le problème est surtout lié à l’excès. Ainsi, la faim émotionnelle sera sans conséquence tant qu’elle sera mesurée. En revanche, si elle devient fréquente, voire systématique, alors elle peut devenir problématique et être associée à des troubles du comportement alimentaire.

 

Conséquence d’une faim émotionnelle excessive 

Nous ne sommes pas toujours à l’écoute de notre corps, et nous pouvons de ce fait faire des excès. Si le corps arrive à se réguler en cas de faim physique ou mondaine (si vous avez trop mangé à midi, vous aurez moins faim le soir par exemple), ce n’est pas le cas de l’alimentation émotionnelle car elle fait dérailler le mécanisme de régulation interne et entraîne 2 conséquences négatives :

  • La première conséquence touche le poids et la santé. On mange en grande quantité, et plus que de besoin. En plus, en cas de faim émotionnelle, on se dirige rarement vers des carottes râpées, une plâtrée de haricots verts, ou même des fruits (que nous avons pourtant souvent sous la main !), mais quasiment systématiquement vers des aliments hautement énergétiques et sans aucun intérêt nutritionnel. Les effets sont inéluctables : prise de poids, dégradation de la santé, dérégulation des sensations alimentaires de faim et de satiété. 
  • La deuxième conséquence est de tomber dans un cercle vicieux : on prend du poids, on perd confiance en soi parce qu’on a pris du poids, on se sent coupable, on tente de rectifier le tir, on se prive 2 jours et ça repart…

Et si j’apprenais à gérer ma faim émotionnelle ?

 

La première étape est d’essayer de comprendre quelles sont les émotions qui se cachent derrière la prise alimentaire. Cela peut être ardu car tout en étant conscient de “manger vos émotions”, votre journée vous semble normale donc vous ne faites aucun lien avec des émotions précises. Il est possible également que vos émotions soient bien refoulées donc difficiles à identifier. 

Selon Roger Gould, cette faim émotionnelle peut avoir cinq origines différentes, et se gérer par des stratégies autres qu’alimentaires.

 

  • La première cause réside dans les doutes sur soi-même. C’est l’exemple classique d’une demande de tâche à laquelle on ne sait pas répondre, et qui déclenche en nous un jugement négatif (« je suis nul »). Se précipiter sur le distributeur pour prendre des barres de chocolat va peut-être vous faire du bien sur le moment mais a peu de chance de vous rendre moins nul ! Roger Gould conseille plutôt de répondre du tac au tac à cette voix critique intérieure : « il est normal de ne pas tout savoir. Ce n’est pas parce que je ne sais pas faire quelque chose que je ne sais rien faire ». (précieux outil de la réfutation dont nous avions parlé dans notre podcast  Bulle de Bonheur #29 sur les fausses croyances).
  • La deuxième cause de la faim émotionnelle est la frustration, qui survient généralement quand certains de nos besoins ne sont pas comblés (voir Bulle de Bonheur #12). Au lieu de compenser avec un paquet de gâteaux, il est sera plus efficace de s’interroger : “quels sont mes vrais besoins ? Comment puis-je y répondre ? Si ce n’est pas possible, comme puis-je trouver une autre source de satisfaction ?”.  Par exemple, si je me sens triste car le comportement de mes enfants m’énerve et me donne un sentiment d’impuissance, au lieu de manger la moitié du pot de Nutella quand enfin ils sont couchés, pourquoi ne pas les faire garder une heure par semaine, temps pendant lequel je pourrai me détendre, avec une amie, en faisant du sport ou simplement en me prélassant ? Quand les enfants vous énervent, il est très soutenant de penser à ce moment que vous allez passer pour vous bientôt. 
  • Une troisième cause peut être un manque de sécurité intérieure. Il arrive que des personnes ayant subi des traumatismes pendant l’enfance ressentent un sentiment d’insécurité permanente et se mettent à manger de façon excessive, pensant inconsciemment que leur surpoids va les aider à écarter d une agression potentielle. Roger Gould conseille d’interpréter la situation de façon réaliste : accepter que la nourriture ne protège pas et identifier les domaines concrets où l’on se sent vulnérables  (finances, santé, conjoint, enfants…) pour trouver les moyens adaptés de surmonter ces difficultés. Une aide psychothérapeutique pourra être nécessaire.
  • Une quatrième source est liée à une rébellion inconscientePlutôt que d’exprimer sa colère, on va manger, comme pour exorciser cette émotion qui monte en nous et qui pourrait nous faire accomplir des gestes regrettables. La solution est d’apprendre à gérer sa colère autrement que par la prise alimentaire (voir notre podcast Bulle de Bonheur #27). Pour d’autres personnes, cette rébellion s’exprime par l’idée que « la nourriture est la seule chose agréable que j’ai dans la vie, je ne vais donc pas y renoncer » ou encore « aime-moi d’abord comme je suis». Dans ces cas, il est important de renforcer son estime de soi (Bulle de Bonheur #7 et #24).
  • Enfin, il arrive qu’on l’on mange pour remplir un vide, un manque. Ce sentiment est souvent lié à un sentiment d’abandon. Quand notre réservoir affectif est vide, on essaye de le remplir avec des aliments, pour essayer de combler cette absence d’amour, cet appétit relationnel dont nous avons besoin pour vivre. Cette alimentation de consolation a des effets positifs de courte durée et peu efficaces pour répondre à notre besoin d’aimer et d’être aimé. Ce lien entre alimentation et manque est souvent lié à l’enfance : donner à l’enfant quelque chose à manger pour le consoler ou pour le féliciter, ou à l’inverse le priver de dessert pour le punir ou le priver de moments de qualité en famille… tous ces évènements peuvent influencer notre rapport à l’alimentation et créer un lien de dépendance, souvent délétère, entre alimentation et amour. 

 

 

Il est par conséquent important de prendre le temps de s’interroger sur les raisons pour lesquelles nous mangeons : est-ce vraiment parce que nous avons faim ou est-ce pour répondre à un autre besoin ? Votre histoire est personnelle, et le lien que vous avez avec un aliment est unique donc écoutez-vous avant tout.

Le temps, l’objectivité mais aussi la compassion pour soi seront des outils utiles pour vous aider, sans oublier une aide professionnelle si besoin.

 

En bref

  • Nous sommes tous des « mangeurs émotionnels » 
  • Lutter contre la déprime, combler un vide, trouver un réconfort sont souvent les raisons de nos faims émotionnelles 
  • Il existe des stratégies pour combler notre faim émotionnelle, notamment en s’interrogeant sur notre besoin réel 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! La prochaine fois que vous avez faim, demandez-vous si vous avez vraiment faim ou si vous avez une faim émotionnelle. Si tel est le cas, prenez 2 minutes pour vous demander ce qui se cache derrière. Belle découverte !

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Je prends le temps d’être heureux avec Catherine Delmas Chaulet

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Le micro de Bulle de Bonheur continue à voyager, toujours à la quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui, nous sommes près de Boston aux USA avec Catherine Delmas Chaulet, CEO et présidente de Global DMC partners, un des leader mondial dans le monde de l’événementiel, du tourisme d’affaires et de l’incentive, Catherine est aussi conseiller au commerce extérieur.
Les relations internationales sont sa passion et le fil moteur de sa carrière. Elle est française née de parents cosmopolites, mariée avec un français et elle habite aux Etats-Unis depuis 25 ans.

Elle est une femme d’affaire dynamique, le succès de son entreprise parle de lui-même. L’excellence et la précision de son travail alliées à sa volonté de motiver ses équipes, ses partenaires et ses fournisseurs pour donner le meilleur d’eux-mêmes est sa vision ! Favoriser l’engagement par la coopération est aussi une de nos valeurs !

Ce qui nous a séduit à Bulle de Bonheur, c’est l’alliance magique de la femme d’affaire et de la femme de cœur ! Cohabite en Catherine, la business woman, la femme amoureuse de la vie, la femme qui aime le partage des cultures, des cuisines du monde ; le bon vin, le chocolat et clin d’œil ! C’est une parisienne qui déteste le fromage et oui nul n’est parfait !

Nous aimons toutes ces richesses qui contribuent à diffuser de nombreuses bulles de bonheur ! Merci Catherine !

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La voiture est un lieu privilégié d’échanges !

 Avec les vacances, les trajets sont parfois longs, alors comment utiliser ce temps pour en faire un moment de qualité ?

Nous vous proposons pleins d’activités variées et amusantes pour enchanter votre tribu pendant ces trajets parfois longs!

Notre 1er réflexe serait la tablette pour occuper les enfants, effectivement pratique, mais attention à ce que regardent les enfants. Le film visionné parce celui de 13 ans n’est pas forcément visible par celui de 5 ! De plus, nous sommes bien sensibilisés en ce moment : les dernières études montreraient que l’utilisation massives des tablettes pour les moins de 3 ans peut freiner le développement psychomoteur. Utiliser ces trajets de vacances, pour fédérer la famille c’est génial ! On apprend à s’exprimer, à mieux se connaître, à partager ses goûts, ses envies, ses projets, à enrichir sa culture générale ! Alors comment?

 ➔ Vous pouvez initier vos enfants aux succès qui ont bercé votre jeunesse ! 
 
La chanson française regorge de tubes. Chanter en famille dans la voiture devient une joie pour tous. Même le conducteur peut participer ! Le bruit du moteur estompe les fausses notes !
 


 ➔ Vous pouvez aussi écouter un livre audio
.                                                                                

 

Ils sont aussi variés que les goûts ! Vous avez, par exemple, l’histoire du rock, du jazz, un opéra, un compositeur de musique, des comptines (on chante encore), des histoires. Cependant, méfiance, si vos enfants se prennent d’amour pour un audio livre, vous êtes partis pour un nombre incalculable d’écoute !! Ils se lassent souvent moins vite que nous ! A la fin de l’écoute, une discussion collective autour de ce moment peut être initié. Quel est leur personnage préféré et pourquoi ? Une attitude qu’ils ont appréciée… Bref ces dialogues éveillent leur discernement, les aide à exprimer leur point de vue.

 

➔ Une activité qui fonctionne bien aussi est tout simplement de faire comme un concours !                           

 

 Le 1er qui voit une vache, une voiture jaune (pas obligé de se pincer !!), un clocher d’église, un panneau de station essence, une personne avec une casquette, un tracteur… L’enfant développe son sens de l’observation !

Un autre jeu possible pour tous les passagers d’une voiture est le « Corbillon ». « Qu’est-ce que je mets dans mon Corbillon ? » Chacun cite à tour de rôle un mot se terminant par « on » De partition à addition en passant par fond, tronc, mouton ou bouton. La langue française est riche ! la seule interdiction : conjuguer les verbes à la 1ère personne du pluriel. Le premier à court d’idée a perdu et ainsi de suite !

 

➔ Un jeu comme « A qui je pense »   

C’est un franc succès pour toutes les personnes d’un habitacle : l’un choisit un personnage, mort ou vif puis les autres doivent le trouver. Seule la réponse oui ou non est possible à chaque question. Brainstorming assuré quel que soit l’âge ! Les choix des plus jeunes sont souvent inattendus ou trop attendus !!!

Un jeu 2 minutes devient l’incontournable de tout trajet ! Les cartes créent de la joie et de la complicité, tissent des liens ! Chacun parle de ses aspirations, de ses joies, de ses souvenirs heureux. Des rires en perspectives !

 

Après ces activités collectives, des temps plus solitaires peuvent prendre la suite.

 
 
➔ Vous pouvez suggérer à vos enfants de préparer leur sac de voyage avec leurs activités préférés. 
 
Ils apprendront à choisir ce qu’ils ont envie d’emmener, faire des choix ce n’est pas si facile ! Ils se projetteront ainsi dans le voyage ! Emporter des figurines pour jouer. Excellent pour le développement de l’imaginaire de l’enfant.
 
➔ Photocopier des photos de personnes connues ou de la famille que l’on peut grimer.
 
Transformer la grand-mère en pirate ou mettre des moustaches à maman ! Fou rire garanti ! Les gommettes ont un franc succès aussi, facile à manipuler et amusant.

➔ En jeu de société, sont disponibles aussi des jeux de mémorisation de séquences de couleur, ou des casses têtes sans parler des livres de jeux pour tous les âges. Et aussi pourquoi pas regarder ou lire des BD ou simplement faire une sieste !           

Aider le plus petit à visualiser le trajet : vous découpez une grande règle en papier puis mettez à chaque extrémité la ville de départ et la ville d’arrivée

Vous pouvez noter le long de cette règle en papier les différentes villes traversées, vous pourrez ainsi montrer à l’enfant où vous en êtes ! 

Soyez aussi inventif en préparant des collations variées et surprises !

Alors, même si les « on arrive quand ?» « j’ai faim » « j’ai soif » « il reste combien de km ?» sans parler des possibles disputes entre frères et soeurs -le lot de quasi tous les voyages, ces bons moments partagés sont source de mille souvenirs heureux, développent l’intelligence collective, favorisent autonomie et culture générale ! quelle richesse !

Bon trajet ! Pour vous procurer des jeux, c’est par ici ! 

Pensez à profiter de notre promo de l’été:

4 jeux pour 52 € et frais de port gratuits ! 

 

Je pose les règles

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Nous vous l’avions promis lorsque que nous avions abordé le thème de l’autorité bienveillante (Bulle de Bonheur #52), voici notre podcast sur les règles.

Pourquoi parler des règles ? Parce que les règles nous servent :

  • pour vivre en société : elles sont une des structures de la vie sociale et de l’organisation des relations, et nous devons aider nos enfants à respecter ces règles.
  • pour s’auto discipliner : respecter des règles, c’est apprendre qu’il y a des limites (pour soi et pour les autres). C’est aussi apprendre à dire non (un enfant à qui on ne dit jamais non, ne sait pas dire non). C’est enfin apprendre à distinguer les besoins des désirs : l’enfant (et l’adulte aussi !) ne peut pas obtenir tout ce qu’il veut, il doit savoir attendre, persévérer et connaître l’effort. Si ses besoins sont à satisfaire, ses désirs ne sont pas tous réalisables, mais encore faut-il savoir les distinguer ! (besoin de dormir / désir de se coucher tard ; besoin de s’alimenter / envie de manger des bonbons ; besoin de jouer / envie de passer 5h devant un écran).
  • pour sécuriser : sans règles, il n’y a pas de cadre ! Or, nous l’avions évoqué, sans cadre, l’enfant (et même l’adulte quelquefois) se sent abandonné, perdu et angoissé. La règle offre donc un cadre sécurisant, c’est à dire un cadre où l’on se sent à la fois libre et protégé.

Une bonne règle ? 

C’est une règle clairement posée, comprise, respectueuse de chacun et qui a une conséquence.
Pour illustrer le rôle de la règle, il est souvent fait référence au code de la route. Quand nous sortons dans la rue, nous avons la liberté d’aller tout droit, à gauche ou à droite, de nous arrêter, de marcher ou de courir. Nous savons que les passages piétons, les feux tricolores ou encore les panneaux Stop sont là pour nous protéger mais nous pouvons aussi décider de traverser sans en tenir compte. Nous connaissons la règle et nous en connaissons aussi la conséquence (avoir un PV, pire, se faire écraser). Le code de la route (cadre) nous assure donc sécurité (il nous protège) et liberté (nous restons libre de notre direction et du choix de nos actions).

La règle est liée au type d’autorité mis en place. Nous allons à nouveau aujourd’hui nous laisser éclairer par les principes de l’éducation positive et regarder comment les règles se posent avec des enfants.

Attention cependant ! Il n’existe pas de recette toute faite ou magique pour poser une règle. Désolé, nous n’allons pas vous proposer la règle qui va immédiatement être appliquée et respectée sans contestation ni transgression ! Nous vous proposons en revanche de découvrir des outils concrets qui permettent de comprendre pourquoi une règle ne fonctionne pas, et comment une règle doit respecter l’enfant : la règle ne sert pas à discipliner ou contraindre l’enfant mais à le soutenir et le guider.

Certains craignent qu’en posant des règles, les enfants les aiment moins, comme si chaque limite venait dire à l’enfant “je ne t’aime pas”. Désaccord ne veut pas dire désamour ! C’est une erreur de penser que limites et amour sont inconciliables. La psychanalyste Claude Halmos l’affirme clairement : “un enfant ne se trompe jamais. Inconsciemment, il fait la différence entre la limite qui est posée de façon juste et celle qui est imposée par l’adulte pour son bon plaisir”.
Cela ne signifie pas que l’enfant agira avec le sourire, mais cela ne remettra pas en doute l’amour que vous lui portez et qu’il vous porte.

C’est d’ailleurs pour cela que nous entendons souvent que l’autorité est un acte d’amour (en revanche, évitez la phrase “je te dis non parce que je t’aime” – l’enfant, dans sa frustration, n’aura pas la raison suffisamment accessible pour comprendre, donc impossible pour lui de faire de lien logique entre ces 2 prépositions et la situation risque même de s’aggraver car il se sentira encore moins compris !!).
Dire “non” à un enfant est indispensable pour sa construction. Sinon, comment apprendra-t-il à accepter le “non” des autres, les règles de la vie en société, ses propres limites ?

Les mauvaises habitudes à propos des règles

La répétition :

 Saviez-vous qu’en moyenne, un adulte répète chacune de ses demandes entre 3 et 7 fois ! Or, il apparaît que l’enfant connaît en général très bien ce nombre de fois. Pourquoi écouterait-il la 1ère fois puisqu’il sait que la demande va lui être répétée ? En répétant plusieurs fois, on apprend donc à l’enfant à ne pas écouter la 1ère fois. Les études ont aussi montré que pour les enfants qui cherchent l’attention, la répétition tient lieu de récompense : répéter lui permet de ne pas écouter et d’avoir plus longtemps l’attention de son parent ! Des liens ont également pu être établis entre l’enfant à qui on répète plusieurs fois une demande et l’enfant qui n’écoute pas les consignes en classe.
Cessez donc de répéter et agissez ! Par exemple, pour des jouets non rangés, au lieu de répéter 4 fois la même consigne, vous pourriez dire : “à partir de maintenant, je vais te le dire une seule fois. Quand je verrai que tes jouets ne sont pas rangés alors que je t’ai demandé de le faire, je le ferai à ta place et je les mettrai pendant 1 semaine enfermés dans le placard” et FAITES LE !

La menace 

C’est l’attitude la plus courante quand répéter ne marche pas : “si tu ne fais pas, tu seras privé de …” , “si tu ne te calmes pas, je vais appeler ton père”. Le risque ? Ne pas mettre ses menaces à exécution, les appliquer et culpabiliser ou encore tomber dans l’escalade : on monte dans les degrés d’intensité (de la privation de sortie une fin de semaine, on passe à un mois) et on risque de professer des choses irréalisables ou que nous ne serons pas capables de tenir dans le temps.
La menace nous conduit souvent dans un cercle vicieux : quand elle ne marche pas, on se sent impuissant. Cette impuissance peut provoquer colère et agressivité : je crie, je perds le contrôle, j’utilise la force et je fais mal (par mes actes, par mes mots) OU je cède.
La menace peut aussi conduire l’enfant à se soumettre par la crainte et la peur. Quel exemple enseigne-t-on alors ? Nous prenons le risque de transmettre à l’enfant le message suivant : “quand tu n’arrives pas à obtenir ce que tu veux, utilise le chantage, la pression ou encore la force !” . Quoi de plus logique alors que l’enfant crie pour être entendu, tape pour avoir ce qu’il veut, menace pour obtenir quelque chose ? (“si tu ne me donnes pas 2 gâteaux, je vais crier très fort”).

Et si je regardais comment je pose des règles ?

Nous voudrions ici vous partager un outil découvert dans le livre de Brigitte Racine La discipline, un jeu d’enfant.
Cet outil, les 5C, est une sorte de grille d’évaluation, qui nous permet d’analyser les raisons qui pourraient expliquer que notre règle n’est pas respectée (avant d’accuser trop vite celui qui ne respecte pas la règle !) :

Est-ce que la règle est claire ? 

La règle claire est une règle précise, concise et affirmative. C’est donc un règle qui décrit en quelques mots ce qui peut être fait (et non ce qui ne peut pas être fait comme nous le faisons généralement). Il s’agit d’éviter la forme négative et les mots qui peuvent porter à interprétation : au lieu de dire, “ne fais pas d’écrans trop longtemps” (soyez certains que votre enfant et vous n’avez pas du tout la même notion du temps !!), dites plutôt “tu peux faire une heure d’écran” ; même schéma pour les adverbes “pas trop tard”, “un peu” ou encore toutes ces formules “sois sage”, sois raisonnable”, “tiens toi bien” qui sont souvent vagues ou abstraites pour l’enfant. Enoncez plutôt le comportement attendu : “à table, on reste assis jusqu’à la fin du repas”, “à l’école, je m’attends à ce que tu écoutes les consignes et que tu t’amuses uniquement pendant la récréation” ….

Est-ce que la règle est connue ? 

Il est utile de s’assurer que la règle est connue d’avance. Si certaines nous paraissent évidentes ou implicites, elles ne le sont pas pour l’enfant (par exemple, l’enfant qui peut dessiner sur les murs de sa classe car il y a un endroit prévu à cet effet, peut-il comprendre tout seul que c’est interdit chez lui ?) Toutes les règles ne sont pas bien entendu à énoncer, mais les règles nouvelles, celles qui sont différentes du lieu de vie habituel ou encore celles pour lesquelles nous savons qu’il y a risque de non respect, sont à rappeler. : “tu te souviens, quand tu viens faire les courses avec moi, tu marches à côté de moi en tenant le caddy et tu me demandes quand tu veux porter ou toucher quelque chose.”
Il est possible aussi de parler de la conséquence (“en cas de non respect de la règle, je t’asseois dans le caddy”). Certains parents n’aiment pas en parler à l’avance car ils ont l’impression qu’ils transmettent à leur enfant le message qu’il ne sera pas capable de respecter la règle. A vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Est-ce que la règle est cohérente ? 

La cohérence s’applique d’abord par rapport à l’objectif poursuivi. Par exemple si vous avez posé la règle que l’enfant peut jouer à la tablette le mercredi et les fins de semaines entre 10h et midi, la tablette et le créneau horaire doivent être disponibles à ce moment là et aucune autre règle ne doit venir interférer (par exemple faire ses devoirs !).
La règle doit aussi être cohérente par rapport aux comportements des autres membres de la famille, et notamment des parents qui sont ceux qui donnent l’exemple ! Ce principe de cohérence s’applique évidemment uniquement pour les règles générales de la vie en famille (vous n’allez pas vous coucher à la même heure que votre enfant !) : ainsi, les règles de rangement (ranger sa chambre par exemple), de comportements (pas de gros mots), d’utilisation des écrans (aucun portable à table) sont valables pour tout le monde.

Est-ce que la règle est constante ? 

La cohérence et la constance sont souvent rapportées comme les 2C les plus difficiles à tenir. La constance renvoie au maintien de la règle dans le temps. Mais nous le savons, une règle nécessite du temps pour se mettre en place, et pourra entraîner de la part de notre enfant une période de test et de résistance. Il faut donc tenir bon et s’armer de patience et de bienveillance !
Attention cependant, la constance n’est pas synonyme de rigidité : une règle peut évoluer dans le temps (est-elle toujours adaptée à l’âge, à la situation ?) et autoriser l’exception (qui doit être exceptionnelle, mais aussi fixée clairement et précisément ! “parce que tu es malade, tu peux exceptionnellement faire une heure de tablette en semaine. Dès que tu es guéri, la règle normale s’applique”).

Est-ce que la règle a une conséquence ? 

Les conséquences éducatives permettent de remplacer la privation, la menace, le pouvoir et la violence par la responsabilisation et l’acceptation des conséquences. En éducation bienveillante, elles prennent le pas sur la punition.
Elles sont naturelles et logiques ou alors prévues (pour les plus grands).
Rappelons qu’avant 4 ans, aucun lien n’est fait entre la cause et la conséquence et qu’avant 8 ans, la conséquence ne va pas de soi et n’est pas légitime automatiquement, d’où l’importance ne pas être dans l’implicite et d’accompagner la mise en place de la conséquence !

 

Quoiqu’il en soit, rappelez-vous ces 3 règles :

  • la conséquence doit être adaptée à l’âge de l’enfant. Pour le tout petit, la conséquence doit s’appliquer au moment où l’interdit est transgressé car le petit n’a pas la capacité de se repérer dans le temps et ne pourra pas faire le lien entre la transgressions et la conséquence si celle-ci arrive dans le futur. A l’inverse, pour l’adolescent, la conséquence pourra être co-construite avec lui et appliquée a posteriori.
  • la conséquence doit être proportionnée (“la prochaine fois, j’irai faire les courses toute seule” et non, “tu ne viendras plus jamais faire les courses avec moi”).
  • la conséquence doit avoir un lien avec la règle ou la situation (si l’enfant dépasse le temps d’écran, il aura autant de temps en moins la prochaine fois ; si l’enfant fait mal, il accomplira un geste qui fera du bien ; si l’enfant casse, il réparera …). La conséquence qui n’a aucun rapport avec la règle (“tu n’as pas rangé ta chambre donc tu n’iras pas jouer chez ton ami toute à l’heure”) génère incompréhension, incohérence, injustice … sentiments à l’origine de la colère, de stratégies de dissimulation ou autres comportements désagréables).

Pensez aussi à des paroles valorisantes en cas de respect de la règle : il est important d’arroser les bonnes graines plutôt que les mauvaises herbes !

En bref

  • Notre rôle d’éducateur est de préparer nos enfants à la “vraie” vie qui est faite de plaisirs et de peines, de gains et de pertes, de morts et de naissances ….
  • Notre rôle est donc de les aider à être autonomes (se passer de nous), de les protéger (sans les surprotéger) et de les encadrer (sans les dominer).
  • Les règles vont nous permettre de construire le cadre propice au bon développement de l’enfant.
  • Une règle doit répondre aux 5C : elle doit être claire, connue d’avance, cohérente, constante et avec une conséquence. Un 6e C pourra être rajouté pour les plus grands, celui de la co-construction.

A vous de jouer !

A vous de jouer ! 2 minutes pour trouver une règle qui est souvent malmenée chez vous. Passez là au tamis des 5C et vérifiez qu’elle est bien adaptée. Vous gagnerez du temps, de l’énergie et éviterez peut-être d’accuser à tort votre enfant et de vous décourager !

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Je bouge !

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Comme le rappelle Christine Michaud dans son livre “Mon projet bonheur”, le mouvement fait partie intégrante de la vie, il est inscrit en nous, nous en avons besoin par nature.
Il est d’autant plus important de bouger que l’esprit et le corps sont interdépendants, et si certains adages sont trompeurs, celui qui dit “un esprit sain dans un corps sain” a tout son sens.

Les études le prouvent, et les médias s’en font volontiers l’écho, l’activité physique est non seulement bénéfique mais aussi nécessaire ! Impact sur le stress, le sommeil, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, le poids … . Une étude américaine a même prouvé que l’aérobique pouvait être aussi efficace qu’un anti-dépresseur.
Il est intéressant aussi de noter que des recherches se sont également intéressées au lien entre exercice physique et performance mentale. Force a été de constater que rester trop longtemps sans bouger est contre-productif, pour les adultes et particulièrement pour les enfants. Florence Millot, dans son livre “apprendre à se concentrer” rapporte ainsi qu’en restant sur une chaise à l’école, le périmètre de découverte de l’enfant est diminué de 90% ; “la position assise contraint le développement naturel de l’enfant” – notre école a donc du pain sur la planche car il semblerait bien que ce ne soit pas nécessairement à l’enfant de réprimer son besoin naturel de mouvement mais au cadre d’apprentissage d’être mieux adapté ; d’ailleurs, certaines écoles ont commencé à initier des projets en ce sens (pause gym, travailler debout, réciter en marchant, s’asseoir sur un ballon de yoga …). On comprend mieux pourquoi la fameuse “privation de récréation” privait autant les élèves que leur professeur !

Pas de doute donc, les bienfaits de l’activité physique sont innombrables et clairement favorables au bonheur. Il faut dire que l’activité physique est aussi responsable de la sécrétion de dopamine, l’hormone du plaisir et du bien-être. Ce qui fait d’ailleurs dire au psychiatre John Ratey que “faire un peu d’exercices, c’est comme prendre un peu de Prozac et de Ritaline, juste quand il faut” ! Quant à notre professeur du bonheur, Tahar Ben-Shahar, il parle d”une “drogue miracle!”.

Et si je faisais de l’activité physique un vrai rituel de bien-être ?

Que faire ?

L’activité physique a le gros avantage d’avoir des terrains de pratique très variés : seul ou à plusieurs, gratuit ou payant, à l’extérieur ou à l’intérieur, nous pouvons choisir de privilégier le cardio, l’endurance, la musculation, le gainage, la souplesse … et même combiner plusieurs de ces éléments !

L’important est de pratiquer, dans la mesure bien sûr (comme pour tout, l’excès est mauvais), une activité qui vous plaît : vous aimez la musique ou le calme ? Vous êtes adepte de nature ou d’intérieur ? Vous préférez être au calme chez vous ou en compagnie dans un autre lieu ? Quelles que soient vos préférences, vous pouvez pratiquer une foule d’activités : marche, jardinage, natation, danse, yoga, sports collectifs … Ces activités ne nécessitent pas forcément beaucoup de temps ni d’argent, mais elles peuvent demander une certaine volonté !
Rien de plus facile en effet que de les remettre au lendemain, en attendant : le jour où il fera beau, le jour où je serai moins fatiguée, le jour où les enfants auront grandi, le jour où j’aurai moins de travail … les excuses, elles, nous ne les remettons pas au lendemain !!!
Se rajoute à notre tendance à la procrastination (Bulle de Bonheur #53), le fait que notre quotidien a tendance à nous inciter à moins d’efforts physiques : commandes sur internet, livraisons à domicile, écrans, prolifération de transports motorisés … c’est bien pratique mais peu favorable au maintien de l’activité physique.
Il serait tentant aussi d’invoquer cette fameuse course au temps (Bulle de Bonheur #2) ! Or, comme le relève Florence Servan-Schreiber dans son livre “3 Kifs par jour”, c’est quand on a le moins de temps qu’on gagne le plus à bouger ! Pour elle, c’est dans les périodes de surcharge que les bénéfices se font le plus ressentir.

Comment s’y mettre ?

Mettez vous au défi !
Et oui, car le plus dur, c’est de s’y mettre ! “Le tout est de survivre aux cinq premières minutes, ensuite c’est parti; Et puis, un jour, cela devient un kif !” précise Florence Servan-Schreiber.

Pensez d’abord à la politique des petits pas. Nous l’avons vu (Bulle de Bonheur #3), le changement a souvent besoin d’être initié par de petits gestes. Ainsi, si vous avez décidé de vous mettre au jogging, commencez doucement, par des temps et des distances courts que vous augmenterez petit à petit, à votre rythme. Si vous souhaitez vous inscrire à un cours de sport, choisissez par exemple un endroit proche de chez vous ou de votre travail, essayez de motiver quelqu’un pour y aller avec vous et fixez-vous des objectifs mesurés au départ.

Il est possible aussi de modifier certaines habitudes en gardant en tête l’importance de privilégier le mouvement dès que possible :
   – Descendre un arrêt de bus ou de métro plus tôt pour marcher,
   – Laisser sa voiture même si la paresse et l’excuse de “gagner du temps” nous appellent si vraiment il est trop dur ou impossible de faire sans voiture, pensez à la stationner un peu plus loin.
    – Prendre les escaliers au lieu de l’escalator ou de l’ascenseur … .

A l’instar de Christine Michaud, faites-vous une prescription vitalité : devenez votre propre docteur Bonheur, rédigez une ordonnance d’activités et suivez-là comme vous le feriez avec l’ordonnance de votre médecin !
Pensez aux mouvements que vous pourriez faire dans votre quotidien et respectez la dose prescrite : un moment dans la semaine où je privilégie la marche au transport, me laver les dents tous les soirs en faisant des squats, passer l’aspirateur en contractant les fessiers, prendre les escaliers dès que possible, suivre une routine tonique du matin (qq mn de respiration et d étirements , les 5 tibétains Ce sont des exercices de yoga qui augmentent l énergies vitales … internet fourmille d’exemples et de tutoriels), danser à fond sur ma musique préférée … allez, cherchez, il y a nécessairement un mouvement qui vous correspond !
Vos recommandations pourront évoluer au fil du temps et en fonction de vos besoins, mais commencez dès aujourd’hui, vous allez rapidement savourer les bienfaits de votre nouveau rituel (Bulle de Bonheur #4)

Allez hop, je me lance !

En bref

  • L’activité physique est une “drogue miracle” qui fait autant du bien au corps qu’au psychisme.
  • Bouger a l’avantage de pouvoir être gratuit, légal, sans effets secondaires si on n’abuse pas des doses et disponible sans ordonnance !
  • Il y a de multiples façons de bouger, chacun peut donc trouver le style, le lieu et le rythme qui lui conviennent. Pas d’excuses !
  • Le mouvement est essentiel à la vie et contribue à rendre plus heureux.

A vous de jouer !

2mn pour penser à 3 gestes simples qui vont mettre plus de mouvement dans votre vie au quotidien. Et hop, vous planifiez, vous mettez en pratique sans attendre parce que vous méritez de prendre soin de vous !

Et pour terminer en bougeant notre petite mousse de la semaine est de George Sheehan : «Nous sommes tous des athlètes d’exception. La seule différence c’est que certains s’entraînent, et d’autres non.» !

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Je maîtrise l’art de décider

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Une fois encore, j’ai plongé dans le dictionnaire, comme je le fais souvent pour aller clarifier un mot couramment employé mais que j’ai pourtant du mal à définir clairement ! J’ai ainsi relevé que le verbe décider renvoie à plusieurs actions :

  • celle de prendre le parti de faire quelque chose, d’entreprendre, de prendre une résolution : “j’ai décidé d’aller courir 2 fois par semaine à compter de demain”
  • celle de choisir entre des possibilités, des personnes, trancher un débat, une difficulté : “‘j’ai décidé que les enfants iraient jouer dehors plutôt que de faire de l’écran”
  • celle de prendre des décisions, de faire autorité, d’avoir le dernier mot : “c’est moi qui décide ici !”.
  • celle de porter un jugement définitif sur une personne, sur un évènement : “de toutes façons, elle a décidé que j’étais incapable de ranger correctement la maison”.
  • celle d’inciter, d’amener une personne à faire : “je l’ai enfin décidé à accepter d’aller se faire aider”.

Décider a donc des significations variables, mais quel que soit son sens, nous pouvons observer qu’une décision a toujours des conséquences puisqu’elle est une action qui produit un effet sur une personne ou sur un évènement.
Besoin de contrôle, de pouvoir ? Estime de soi ? Peur des conséquences ? La capacité à décider renvoie sans doute un peu à tout cela. C’est pourquoi nous pouvons osciller quelquefois entre l’envie de décider seul ou au contraire l’envie de ne surtout pas décider ! De même, nous pouvons rencontrer des positions extrêmes, comme les personnes qui veulent toujours décider ou d’autres au contraire qui sont incapables ou qui n’osent jamais prendre de décisions.
Nous pouvons ne pas aimer prendre des décisions, ne pas apprécier la manière dont une décision est élaborée ou encore ne pas être d’accord avec une décision, mais il reste que décider est essentiel pour fonctionner, que ce soit en organisation ou dans sa vie tout simplement ! Aussi “décider comment décider” devient une question majeure pour chacun d’entre nous, que nous soyons manager, collaborateur, travailleur indépendant mais aussi parent, conjoint, ami, citoyen … bref, savoir comment décider est fondamental.


Dans ce podcast, Bulle de Bonheur a donc fait le choix (c’est à dire pris la décision !) de s’intéresser à la façon de prendre une bonne décision. Notre focus se fera par conséquent sur les différentes manières de décider et non sur les raisons qui expliqueraient la boulimie ou à l’inverse la carence de décisions.
Inspirées par un article écrit par Luc Bretones dans la Harvard Business Review, intitulé “décider comment décider”, nous allons ainsi aborder la décision sous son angle pratique plutôt que sous son angle psychologique.

Sans décision, rien n’est possible

Dans le domaine professionnel, mais également dans des domaines plus personnels, circule couramment l’idée selon laquelle une organisation efficace passe par la prise de décision d’une personne déterminée (le manager pour l’entreprise, un adulte dans la famille, l’individu pour sa propre vie …) et par l’application de cette décision par ses destinataires.


Ce mode de gouvernance est toutefois assez réducteur de la réalité, et il masque le fait que les modes de prises de décision sont non seulement variés mais complexes. Il peut-être surprenant ainsi d’entendre Reed Hasting, PDG de Netflix, dire être ” fier de prendre le moins de décisions possibles au cours d’un trimestre” et de pouvoir même parfois passer un trimestre entier sans prendre une seule décision ! De quoi dérouter certaines idées reçues, surtout quand les salariés de Netflix montrent un niveau de liberté et de bien-être bien supérieurs à ceux de nombreuses autres entreprises !
Selon Luc Bretones, “il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de prendre une décision, seulement une façon de trancher adaptée ou non à une situation donnée à un instant T.”

Et si j’apprenais à décider comment décider ?

Les différents modes de décision

 

1. Décider seul : agir sans demander l’avis de personne, faire preuve d’autoritarisme.
L’avantage ? Rapidité, efficacité et affirmation de soi.
L’inconvénient ? Risque de passer à côté d’une information, de ne pas répondre à la demande ou aux besoins réels, et à terme, risque de devenir tyrannique, de démotiver son entourage, d’en menacer l’implication et le bien-être, et de se retrouver très isolé.
Nous l’avons évoqué aussi quand nous avons parlé d’autorité bienveillante (Bulle de Bonheur #52), l’autoritarisme a des conséquences sur l’estime de soi de notre entourage et il transmet le message que c’est par le pouvoir et la force que nous pouvons obtenir ce que nous voulons.

2. Déléguer : confier la prise de décision à une autre personne. Cela permet de gagner du temps et de se concentrer sur les décisions réellement essentielles, comme nous l’avions vu dans Bulle de Bonheur #10 je gère mes priorités. Déléguer se réfère en effet au 3e quadrant de la matrice d’Eisenhower, c’est à dire à ce qui est urgent et pas important. Mais nous avions aussi mentionné le fait que ce 3e quadrant est souvent le plus rempli dans notre vie, ce qui montre bien que nous ne savons pas toujours déléguer, ou du moins déléguer les bonnes décisions ! Il faut rappeler que la délégation renvoie à notre besoin de contrôle et donc à notre capacité à lâcher prise (Bulle de Bonheur #21), ce qui peut expliquer en partie notre difficulté à y recourir.

La délégation a par ailleurs l’avantage de renforcer la motivation, l’estime de soi (on fait confiance au délégataire) et l’autonomie (celle d’un enfant par exemple). Mais attention ! Si nous refusons que la décision du délégataire soit différente de celle que nous aurions prise, si nous la critiquons ou la contrecarrons par la suite, alors la délégation perdra tous ses bénéfices !

3. Consulter : “sans lâcher la main sur la décision finale, celui ou celle qui décide choisit de demander à un certain nombre de personnes de participer à l’élaboration de ladite décision”. L’avantage ici est de s’enrichir de différents points de vue et d‘avoir une vision plus complète de la situation et des implications de la décision ; cela permet également de montrer de la considération à ceux que nous impliquons. C’est souvent ce que nous faisons quand nous demandons un conseil à notre conjoint, à un ami ou encore à un collègue pour nous éclairer dans un choix que nous avons à faire.
L’inconvénient en revanche est que ceux qui ne sont pas consultés se sentent exclus, et que le processus de décision soit plus long.
La consultation demande donc d’établir certaines règles : respect, écoute, transparence (notamment vis à vis de ceux qui ne sont pas consultés), délai (temps imparti pour prendre la décision).

4. Voter : c’est la majorité qui l’emporte ! C’est un mode que nous connaissons bien évidemment en politique mais aussi dans le milieu professionnel. Il peut être utile aussi en famille quand aucune solution arrive à satisfaire tout le monde et qu’une décision doit pourtant être prise (lieu de vacances, choix du film, sortie familiale de la fin de semaine …). Le vote est d’ailleurs souvent à favoriser au tirage au sort dont l’aléa a plus de chance de mécontenter que le résultat négatif du vote. Toutefois, il sera nécessaire de prendre soin de la minorité, de ceux qui n’ont pas été satisfaits. Ainsi, si nous reprenons l’exemple de la famille, il sera important de nommer le fait que certains ne seront pas satisfaits et de décrire (voire accueillir) les sentiments désagréables associés : “selon les résultats du vote, nous irons donc nous balader en forêt dimanche – je sais que certains vont être bien déçus”.

5. Trouver un consensus : c’est ce que certains appellent le win-win, c’est à dire la décision qui va prendre en compte au mieux les besoins et les intérêts de chacun et qui va permettre donc de satisfaire l’ensemble des personnes. Il s’agit donc d’un mode de prise de décision long et souvent laborieux mais très respectueux de la singularité et de l’altérité. A l’inverse de l’autoritarisme qui est très vertical, ce mode privilégie l’horizontalité. C’est un mode que nous retrouvons dans la médiation par exemple mais que l’on peut aussi retrouver dans le couple et dans la famille. C’est un mode de décision qui prend soin de chacun et qui exige de ce fait écoute, attention, expression des besoins (voir Bulle de Bonheur #21) et respect de l’altérité. Il est certain que plus le nombre de personnes est important, plus le consensus peut être compliqué à mettre en place.


Il existe bien entendu d’autres modes de décisions que les 5 que nous venons de vous présenter. Cette liste pourrait même être sans fin car chacun est libre d’innover. “Quel que soit le mode de prise de décision retenu, l’essentiel est de rester souple et de conserver un goût pour l’expérimentation” précise Luc Bretones.


Nous l’avons dit, il n’y a pas un mode de décision mais différents modes qui seront à appliquer en fonction des situations. Ainsi, comme nous avons pu le constater pendant cette période de pandémie, certaines décisions ont été prises de manière unilatérale car l’urgence sanitaire l’exigeait, d’autres ont nécessité des consultations, d’autres encore ont été l’objet de consensus (comme la reprise de l’école sur une base volontaire par exemple). Autre constat aussi de cette période : une décision est souvent sujette à controverse !
Mais nous ne sommes heureusement pas toujours à un niveau de décision collective aussi difficile et inédite que les décisions liées à la gestion d’une pandémie. Nous retiendrons pour notre part l’importance de :

  • connaître les conséquences de chaque type de décision pour pouvoir décider au mieux.
  • assumer nos décisions, c’est à dire en assumer les conséquences
  • accepter nos erreurs
  • savoir, pour des décisions collective, qu’il est difficile de satisfaire tout le monde
  • reconnaître le mérite de ceux qui nous ont aidé à décider.

En bref

  • Décider est essentiel pour fonctionner dans nos vies.
  • Il existe différents modes de décisions. Décider seul, déléguer, décider après consultation, par vote, par consensus ? Chaque mode a ses inconvénients et ses avantages, et sera adapté à un type de situation.
  • Décider, c’est choisir. Choisir, c’est certes renoncer mais c’est aussi expérimenter. Alors, osons expérimenter et assumons nos choix !

A vous de jouer !

2 mn pour réfléchir à un choix que vous devez faire. Selon votre situation, identifiez la manière de décider qui vous semble la plus juste pour vous et la mieux adaptée à votre contexte. Puis passez à l’action en osant expérimenter.

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Je sors de ma zone de confort

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Sortir de sa zone de confort …. voilà un credo cher au développement personnel et une injonction que nous entendons régulièrement. Alors, vous vous dites peut-être que vous en avez déjà assez entendu sur le sujet et que c’est bien beau tous ces discours sur la sortie de zone. Pourquoi sortiriez-vous de votre zone alors que vous y êtes si bien installé ?!!

Car c’est bien cela la zone de confort, c’est justement une zone dans laquelle on se sent naturellement bien… en sécurité. Un espace balisé par nos habitudes de vie, nos manières de fonctionner, nos automatismes … un espace qui nous rassure, qui nous permet d’être à l’aise dans nos actions et d’agir sans stress dans notre quotidien.

Notre zone de confort renvoie donc à tout ce qui est routinier, habituel, à toutes les choses que nous maîtrisons, qui nous sont familières. 

  • Dans notre vie privée, c’est, par exemple : notre routine matinale, la façon dont nous organisons notre journée, le trajet que nous empruntons pour aller travailler, nos horaires, nos relations familiales, amicales, … .
  • Dans notre vie professionnelle, ce peut être les compétences que nous utilisons pour réaliser notre travail, le déroulé hebdomadaire des réunions et des tâches à accomplir, les relations avec nos collègues, notre hiérarchie ….

Ce sont toutes ces activités que nous faisons régulièrement mais aussi les opinions et les idées auxquelles nous croyons profondément.

La zone de confort n’est donc pas en soi quelque chose de négatif. Elle génère des automatismes qui nous permettent d’économiser temps et énergie. Elle constitue des repères dont nous avons tous besoin pour nous sentir à l’aise dans la vie de tous les jours, pour nous apporter une certaine sécurité. 

Le problème survient quand notre zone réduit notre champ de vision, nous empêche d’être pleinement nous-même, nous restreint à un espace où le renouveau, les expériences, les apprentissages ou encore la curiosité n’ont plus leur place.

Nous avions relevé dans Bulle de Bonheur #16, combien s’installer dans la routine pouvait nous endormir et nous rétrécir. Nous avions évoqué le cas de nos journées quelquefois tellement bordées que nous ne laissions plus de place à la surprise, à la spontanéité, à l’aléa … et non seulement nous ne leur laissons plus de place, mais nous ne savons plus y faire face … avec le risque de rendre tout changement subit déstabilisant mais également stressant, voire angoissant. 

Or, nous venons de le vivre avec la COVID 19, le changement peut arriver brutalement et en force, nous obligeant à sortir de notre zone de confort sans préambule ni concertation.

Nous n’allons pas parler aujourd’hui de ces sorties de zone imposées mais nous pensons que savoir volontairement sortir de sa zone peut nous aider à mieux vivre des sorties involontaires, comme les changements difficiles que nous sommes actuellement en train de subir.

Attention cependant ! Sortir de sa zone ne signifie pas renier ce que nous sommes, ce que nous aimons ou encore ce que nous pensons. Cela n’implique pas non plus de faire un changement radical dans  notre vie. Il s’agit plutôt d’élargir notre vision du monde, pour mieux se développer.

Car oui, travailler sur sa zone de confort, c’est s’offrir de nouvelles opportunités, découvrir de nouvelles capacités, embellir et enrichir sa vie.

Cela suppose par conséquent de rompre avec certaines habitudes, de perdre un peu de contrôle, d’affronter l’inconnu. Ce n’est pas donc pas une démarche qui s’improvise !  

Et là, ça peut coincer car nous allons nous retrouver face à ce que nous évoquions à propos du changement (Bulle de Bonheur #3) : nécessité de savoir lâcher prise, accepter de quitter ce que l’on connaît, absence de garantie du résultat … .

Alors, comment faire pour sortir de sa zone de confort ?

Sortir de sa zone de confort est un processus, c’est à dire une démarche qui s’inscrit dans le temps et qui est constituée d’étapes. 

Comment sortir de sa zone de confort petit à petit sans se mettre en danger ?

Voici quelques clés à mettre en pratique pour y parvenir : 

1 – Identifiez votre zone de confort

Avant de sortir de sa zone, il est important de savoir la délimiter.

Pourquoi ? D’abord parce que chacun a sa propre zone de confort, mais aussi parce que cela nous invite à s’interroger sur la pertinence de nos habitudes, à identifier les zones d’inconfort qui seraient masquées par notre confort apparent. Cela nous aide enfin à définir ce qui nous appartient vraiment, ce dont nous avons besoin pour nous sentir heureux et satisfait.

Comment ? En répondant par exemple à ces 4 questions (exercice souvent proposé en coaching) :

  • – Est-ce que mes comportements et mes habitudes sont bien en accord avec mon mode de vie et avec ce que je souhaite accomplir dans ma vie ?
  • – Quels sont mes atouts et mes qualités aujourd’hui ? voir Bulle de Bonheur #24
  • – Sont-ils suffisants pour répondre aux défis auxquels je dois faire face ?
  • – Quelles sont les habitudes de vie qui me sont dictées par des influences extérieures (mon éducation, ma famille, mon environnement professionnel, la société, etc.) ?

Répondre à ces questions permet d’identifier sa base de développement, c’est à dire l’ensemble des talents et des acquis sur lesquels vous allez pouvoir vous appuyer pour avancer au-delà de votre zone.

2 – Pratiquez la politique des petits pas 

Vous le savez, c’est une de nos maximes préférées ! Vous l’avez donc entendu de nombreuses fois dans nos podcasts : commencez par de petites actions.

Pour déterminer votre cap, comme sur un bateau, vous devez manier la barre doucement ; poussée trop vite vous prenez le risque de chavirer, si la barre reste où elle est, vous stagnez. Pour la manier avec douceur, vous pouvez donc commencer par des petites sorties de zone, qui vont vous indiquer si vous prenez une direction satisfaisante ou non. 

Voici quelques idées :

  • improvisez : une sortie en semaine, un dîner inédit à deux, un pique-nique surprise avec des amis, … 
  • rompez la routine matinale : à l’occasion, changez de chemin pour aller au bureau, prenez votre petit déjeuner dans un café, écoutez au réveil une musique qui vous met en joie au lieu de consulter les messages de votre téléphone …
  • ouvrez votre champ de musiques, de lectures, ou d’autres domaines d’intérêt en découvrant des genres, des styles différents et en allant même vers ceux que vous ne pensez pas du tout aimer ! (Dans un de nos podcast, nous évoquions ainsi l’idée de découvrir le rap grâce à votre adolescent … parmi de nombreux morceaux que vous allez peut-être détestés, vous allez peut-être aussi découvrir une perle !)

Toutes ces petites incursions en dehors de votre zone vont vous amener à voir des activités simples sous un angle nouveau et mieux appréhender le changement de routine. Changement qui a le gros avantage en plus d’habituer votre cerveau à faire face petit à petit à l’inattendu et à l’imprévu.

3 – Lancez-vous des défis 

Les domaines sont multiples : prendre la parole en public, poser une question en réunion, organiser un dîner, effectuer seul une tâche que vous faites habituellement avec l’aide d’une personne, faire preuve de calme quand vous rentrez le soir à la maison…. Peu importe ce que vous mettez en place, le plus important est que vous puissiez dépasser une de vos peurs, une de vos limites …

Et rappelez-vous de mettre la barre au bon niveau : la fréquence (une fois par semaine ? une fois par mois ?),  le champ d’action (un seul domaine à la fois) ou encore la difficulté du défi doivent être adaptés, proportionnés … et soyez bienveillants envers vous même !

4 – Acceptez de traverser plusieurs phases

Vous avez peut-être déjà vu le schéma qui illustre les étapes que nécessite la sortie de zone – il se compose de  4 cercles imbriqués : 

  • un petit cercle représente la zone de confort
  • un cercle moyen représente la zone de peur : manque de confiance en soi, crainte des opinions extérieures, excuses (voir Bulle de Bonheur # 18).
  • un grand cercle pour la zone d’apprentissage : des défis à affronter, problèmes à régler, nouvelles compétences à acquérir, zone de confort à agrandir.
  • un très grand cercle pour la zone de croissance : vivre ses rêves, trouver sa valeur, atteindre des buts et définir de nouveaux objectifs.

5 – Ecoutez ou ré-écoutez nos podcasts !

Sortir de sa zone de confort est un processus qui touche de nombreux thèmes que nous avons abordés : le changement (Bulle de Bonheur #3), les talents (Bulle de Bonheur #24), la curiosité (Bulle de Bonheur #17), la fantaisie (Bulle de Bonheur #16), les croyances (Bulle de Bonheur #29), les peurs (Bulle de Bonheur #18), les projets (Bulle de Bonheur #19), les rêves (Bulle de Bonheur #24) ou encore être acteur de sa vie (Bulle de Bonheur #24).

En bref 

  • Notre zone de confort nous permet de garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Mais cette sécurité peut également nous scléroser et nous empêcher de nous développer pleinement.
  • Sortir de sa zone nous expose au risque, au stress et à l’effort pour dépasser nos peurs. Mais cela apporte à court et moyen terme satisfaction et perception positive de soi. 
  • A long terme, nous devenons moins anxieux face au changement et à l’imprévu.

Allez hop je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs! 2 mn pour identifier votre zone de confort : les aspects qui vous rassurent le plus, ceux qui vous rendent heureux et ceux que vous aimeriez acquérir. Que pouvez-vous faire pour aller chercher les aspects qui vous manquent ? 

Avec Bulle de bonheur, prenez le temps d’être heureux!

 

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Je prends le temps d’être heureux avec Olivia Commune

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Olivia Commune est coach en entrepreneuriat et leadership. Elle rend les humains plus entrepreneurs et les entreprises plus humaines.

Sa vision est celle d’un monde des affaires où les intentions sont à la fois généreuses et ambitieuses grâce aux valeurs collectives fortes des entrepreneurs et des entreprises. C’est ce qu’elle enseigne comme chargée de cours en entrepreneuriat à HEC Montréal. Léguer aux générations futures des modèles d’affaires porteurs de sens est sa priorité.

Elle est aussi deux fois maman. Cette responsabilité personnelle l’a poussée à transformer sa vie professionnelle. Après plusieurs années à côtoyer des marques renommées, et des équipes à bout de souffle, elle a voulu montrer à ses enfants qu’on peut atteindre son plein potentiel sans s’épuiser et leur confier des entreprises profitables et engagées.

 

Elle a complété ses certifications de coach en programmation neurolinguistique du Centre Québécois de PNL et de facilitatrice de changement de la firme Imfusio en France. Elle est également inspirée par le travail de Brené Brown, Simon Sinek, Otto Scharmer et Seth Godin. Sa compréhension des facteurs organisationnels nécessaires à une culture entrepreneuriale vient de sa carrière chez Infopresse, notamment comme créatrice et directrice du Campus proposant des formations pour les professionnels des communications.

Comme coach en individuel ou comme collaboratrice du Parcours C3 du Pôle entrepreneuriat culturel et créatif (PECC), elle accompagne les entrepreneurs à développer leurs compétences de gestionnaire pour faire face à leurs enjeux de croissance. Fondaction, Baltic Club, chaussures Maguire, LNDMRK et Framestore figurent parmi ses clients.

Bonne écoute ! 

Copyrights photo : Olivia Commune. 

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Je suis acteur de ma vie

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“Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”. 

Si cette phrase de Gandhi est devenue célèbre, nous sommes-nous déjà vraiment demandé ce qu’elle impliquait en pratique ?

Il me semble que nous oscillons régulièrement entre différentes façons de vivre notre vie : nous avons quelquefois l’impression de la subir ou d’en être juste un spectateur, alors qu’à d’autres moments, nous nous sentons doté d’un fort pouvoir d’influence, d’une réelle capacité à agir sur elle. 

Pendant cette période de confinement où tous ceux qui n’exercent pas de métiers essentiels ont été ou sont encore contraints à rester chez eux, où les enfants et les aînés sont empêchés de sortir, la question de subir une situation se pose tout particulièrement. 

Subir la vie revient souvent à attribuer aux autres la responsabilité de ce qui nous arrive : être gouverné par des incapables et des malhonnêtes, être entouré de gens qui ne savent pas conduire, avoir un patron incompréhensif, vivre dans une société de surconsommation mais aussi avoir un coup de chance, réussir un examen car il était facile … bref, penser que notre vie est déterminée par des causes extérieures, incontrôlables et générales. 

Or, faire des attributions, c’est à dire déterminer des liens de causalité entre un événement et une explication, détermine non seulement notre compréhension du monde, mais également la façon dont nous allons y mettre un sens et dont nous allons agir. 

Nos attributions peuvent en effet être internes (cela dépend de moi) ou externes (ce sont les autres), contrôlables (j’ai un pouvoir d’agir dessus) ou pas, spécifiques (les évènements concernent une situation précise) ou générales. Selon leur teinte, notre façon de gérer notre vie pourra prendre 2 axes très différents :

  • être dans l’attente, se laisser porter, se plaindre de l’imprévu, être stressé à l’idée de devoir faire des choix, se contenter de la routine et rester bien au chaud dans sa zone dite de confort.
  • ou avoir un pouvoir décisionnel sur les évènements, influencer sa vie, agir, se tromper, progresser, régresser, explorer des zones inconnues, créer, innover … bref se battre pour ce en quoi nous croyons, se voir comme le leader de sa vie.

Nous vous proposons aujourd’hui de nous concentrer sur cette 2e perspective, et voir ensemble comment il est possible d’être un acteur accompli et heureux, et ce, même dans les situations imposées comme celle du confinement ! Il nous reste en effet toujours une part de choix, de décision libre. 

Et si vous décidiez avec conviction que vous avez un pouvoir véritable sur le cours de votre vie ?

Pour cela, vous allez devoir préalablement identifier vos forces de caractères, car ceux sont elles qui vont être le carburant de votre moteur.

Identifier ses forces de caractère

Nous vous en parlions dans Bulle de Bonheur #24, comme un des moyens de reconnaître nos talents. Martin Seligman et Christopher Peterson ont établi une liste de 24 forces de caractères humaines et universelles, qui peut faciliter la découverte et le développement de nos talents, et nous aider à nous sentir pleinement acteur de notre vie. Faîtes le test !

Pour mémo, ces forces sont associées à 6 grandes vertus :

  • la sagesse et la connaissance (esprit critique, créativité, …) 
  • le courage (assiduité, persévérance, …) 
  • l’humanisme (aptitude à se soucier des autres et à les aider : bienveillance) 
  • la justice (travail d’équipe, leardership, intégrité, …)
  • la tempérance (pardon, modestie, humilité, …)
  • la transcendance (aptitude à donner un sens à sa vie, à créer des liens avec le monde et l’univers : gratitude, espoir, humour, …). 

Selon la psychologie positive, identifier nos forces permet de développer une meilleure conscience de soi. Plus cette conscience est développée, plus nous serons à même de décider de notre bien-être et de notre bonheur. Il est donc extrêmement important de développer ses forces et de les pratiquer au quotidien pour notre propre bénéfice mais également pour celui d’autrui.

Décider en connaissance de cause

C’est le contraire de se mettre en pilote automatique, c’est à dire réagir aux événements sans réfléchir, en étant fidèle à nos habitudes ! Si ce mode automatique peut nous faire gagner du temps, il peut aussi nous desservir.

Il peut en effet finir pas nous donner l’impression que dans certaines situations, nous n’avons pas de choix, nous n’avons qu’une seule réaction possible : baisser les bras en cas d’obstacles, se mettre en colère quand on est en profond désaccord avec quelqu’un, éviter les situations qu’on ne maîtrise pas …. En agissant de la sorte, nous nous enfermons dans un seul mode de pensée, et passons à côté d’opportunités de faire de nouvelles expériences, de s’ouvrir à d’autres possibles.

Cela revient aussi souvent à s’enfermer dans le devoir, l’obligation. C’est à dire agir sous l’emprise des « il faut » au lieu de poser des « je choisis » (dans le respect de son entourage évidemment !).

Il est donc important que nos comportements ne soient pas dictés par nos réactions passées et que nous sachions prendre du recul, réfléchir à d’autres moyens d’agir pour reprendre le contrôle de nos décisions, c’est à dire être à nouveau le chef d’orchestre de notre vie (Bulle de Bonheur #41).

Prenons le cas d’un de vos proches qui a le don de vous faire sortir de vos gonds (nous en avons tous un !). Et si vous refusiez de rejouer toujours la même scène la prochaine fois que vous allez le voir ? Vous pourriez ainsi décider de modifier une de vos façons de faire : au lieu de réagir immédiatement à ce qu’il vous dit, dites-lui que vous avez besoin de temps pour réfléchir à son propos ; au lieu de rétorquer, ignorez la provocation ou utilisez l’humour pour lui dire que vous avez changé de goûts récemment et que vous vous êtes découvert une passion pour les relations sans conflit ! 

L’essentiel est de modifier un tout petit peu votre réaction habituelle, non seulement pour cesser de subir et alimenter la situation, mais également pour reprendre le volant et vous diriger vers une route beaucoup plus agréable.

Être artisan de son propre avenir.

C’est d’abord savoir se libérer de son passé parce que, vous l’avez sans doute entendu maintes fois, on ne peut refaire le passé. Mais aussi parce que nous ne sommes pas responsables de notre passé.

En revanche, nous sommes responsables de ce que nous en faisons. 

Il ne s’agit donc pas de nier notre passé (notre passé peut d’ailleurs nous être utile pour apprendre de nos erreurs et nos expériences Bulle de Bonheur #34). 

Notre passé colore une partie de notre présent, mais il n’en est pas le seul déterminant. 

Tal Ben-Shahar dit ainsi que “les répercussions du passé relèvent moins du déterminisme que de la probabilité”. Ce qui signifie qu’en apprenant à se connaître (avec ses qualités, ses défauts, ses manques, ses forces), nous pouvons mettre en oeuvre les moyens pour mener l’existence que l’on souhaite mener. Pas de magie cependant ! Volonté, efforts et confiance seront des compagnons indispensables pour cela. 

Et souvenez-vous que nous sommes des êtres “libres, imparfaits et heureux” comme le rappelle le titre d’un des livres de Christophe André  (Bulle de Bonheur #39 et #49).

Pour être artisan de son avenir, Tal Ben-Shahar parle de la question des choix que nous évoquions dans notre introduction : subir ou agir. Il illustre son propos en racontant un cas pratique présent dans de nombreux ouvrages de psychologie : celui de jumeaux ayant eu une enfance extrêmement difficile, entre drogue, violence et négligence parentale. A l’âge adulte, l’un se drogue, bat ses enfants et est dépendant de l’aide sociale. L’autre est heureux dans son travail, mari épanoui, père aimant, comblant les besoins de ses enfants. A la question du psychologue “comment en êtes-vous arrivé là ?”, les deux frères répondent par la même phrase : “comment aurais-je pu faire autrement avec ce que j’ai vécu ?”. Chacun a le même passé mais en a fait un usage différent : l’un en est devenu l’esclave, l’autre a décidé de se créer un avenir meilleur. 

Et vous, que décidez-vous ?

Se dire oui à soi-même

Nous avons déjà parlé de l’importance de savoir dire “non” pour se dire “oui à soi même”. (#38 j’apprends à dire non)Des oui qui servent notre vision personnelle et qui nous permettent d’être en congruence, d’agir avec intégrité et respect, et de développer une meilleure connaissance de soi et des autres.

Nous avons ce pouvoir ! Il nécessite de faire des choix (donc de renoncer à certaines choses !) et d’établir des priorités, mais n’est-ce pas rassurant et motivant de savoir que nous avons la possibilité d’agir pour construire en partie notre chemin de vie ? 

Pour cela, nous vous rappelons en passant 2 précieux outils présentés dans notre podcast Bulle de Bonheur #10 je gère mes priorités :

  • savoir jouer plus régulièrement avec ces 3 questions : est ce que je dois le faire ? Est ce que je peux le faire ? Est-ce que j’ai envie de le faire ? Ces interrogations sont une excellente façon de reprendre le pouvoir sur notre vie, de l’agir au lieu de la subir, et de décider ce qui est important pour nous.
  • utiliser la Matrice d’Eisenhower, pour vous aider à différencier ce qui est important et urgent, ce qui important et pas urgent, ce qui est urgent et pas important et enfin ce ce qui n’est ni urgent ni important.

En fait, en préparant ce podcast, nous avons réalisé que chacun de nos podcast pouvait être l’illustration de notre capacité à être le maestro de notre vie ! 

Vous vous en souvenez peut-être mais nous avions abordé ce thème dès notre premier podcast Bulle de Bonheur #1 je fais de la place au bonheur. Nous rappelions en effet que si le bonheur est une affaire de gènes, il dépend aussi à 40% de nos comportements.

La conclusion de notre podcast était donc de dire que nous pouvions être acteur de notre bonheur, donc de notre vie !

Les bulles de bonheur qui ont suivi sont autant de moyens d’actions. Ne suis-je pas acteur de ma vie quand je pardonne, quand je me déconnecte, quand je gère mes colères, quand je recherche l’équilibre, quand je pratique la pensée positive  …. ? 

En bref 

  • Etre acteur de sa vie relève d’une vision de l’existence, d’un choix et d’une façon d’agir.
  • Etre acteur de sa vie consiste à accepter d’avoir du pouvoir donc une part de responsabilité dans ce que je vis.
  • C’est faire le choix de mettre en avant ses forces de caractère, décider en connaissance de cause et savoir dire non !  C’est aussi apprendre à remplacer le “il faut” par “je choisis”.

 

Allez hop ! Je me lance 

A vous de jouer ! 2 mn pour regarder les noms des 52 Bulles de Bonheur que nous vous avons partagées, et décider de passer à l’action et d’influencer votre vie en y ajoutant une ou plusieurs bulles !

 

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Je rêve

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Il y a de quoi être un peu perdu quand nous parlons des rêves.
Les injonctions concernant le rêve peuvent paraître en effet bien contradictoires : “ne te fais pas d’illusions”, “garde les pieds sur terre”, “arrête de rêver” mais aussi “ose rêver !”, “au lieu de rêver ta vie, vis ton rêve !” ou encore “qu’il est bon de se laisser aller à la rêverie”.

Alors, rêver ou ne pas rêver ?

Mais de quoi parlons-nous au juste ?
Nous parlons ici des rêves diurnes. Nous excluons donc le rêve nocturne, cette activité psychique qui survient durant notre sommeil ainsi que le rêve éveillé, pratique psychothérapeutique.

Qu’entend-on alors par rêves diurnes ?
Des projets, des désirs, des illusions, des utopies ? Et bien oui, c’est un peu tout ça à la fois ! Nous comprenons donc pourquoi les injonctions énoncées plus haut peuvent s’opposer : du projet à l’utopie, le champ d’étude est large et diversifié.
Selon le psychothérapeute américain Carl Rogers, le rêve est le propre de l’homme. Par son désir incessant de vouloir toujours mieux, toujours plus, les hommes continueront toujours à rêver. Mais à l’image du bonheur qui n’est pas un but à atteindre mais un chemin à emprunter, le rêve n’est pas nécessairement une destination finale, il peut être un guide à suivre ou tout simplement une déconnexion agréable.

C’est sous cet angle que nous avons aujourd’hui décidé de vous partager 2 bienfaits du rêve :

  • le premier est d’être une petite bulle de bien-être à utiliser pour apporter respiration et légèreté dans notre quotidien.
  • le deuxième est d’être le révélateur d’un désir à concrétiser pour mieux avancer sur nos chemins de vie.

Dans ce podcast, nous allons donc parler du rêve comme un élan de notre imagination qui nous transporte ailleurs et comme la représentation, plus ou moins idéale ou chimérique, d’un désir profond.

Le rêve, bulle de bonheur

Nous pouvons tout simplement nous laisser porter par la magie du rêve. Profiter du rêve comme une opportunité de s’offrir une respiration dans notre quotidien stressant, de nous détendre, de nous apaiser et même de recharger nos batteries !
Se laisser aller à la rêverie, lâcher prise et laisser nos pensées s’envoler vers notre imaginaire, pour goûter quelques instants aux couleurs, aux odeurs, à la douceur, au bien-être de cette échappée.
Cette rêverie peut prendre la forme d’une pause canapé, d’une petite prolongation au lit entre le réveil qui a sonné et le lever, ou encore d’un vagabondage de notre esprit dans le bus pour aller travailler. Elle peut être provoquée par nos sens : rêver de la mer sous la douche chaude du matin, rêver de voyage en regardant une photo d’un endroit qui nous dépayse ou se laisser transporter par une odeur associée à de bons souvenirs.

Le rêve, révélateur de projets

Nous parlerons ici de ces projets plus ou moins fous, quelquefois cachés, que nous avons eus un jour ou que nous avons encore : faire un tour du monde, ouvrir une chambre d’hôte dans sa région favorite, se construire une maison autonome, gagner au loto, devenir célèbre, réaliser une invention révolutionnaire, partir faire de l’humanitaire, arrêter de travailler ! Quelques fois ces rêves seront moins radicaux, ils ne concerneront qu’une partie de notre vie : rêver d’être mince, rêver de changer de travail, rêver d’habiter à la campagne, de faire telle activité …
Si l’on se réfère au développement personnel ou au coaching, ces rêves sont vus comme un moyen pertinent de sonder les profondeurs de notre coeur, c’est à dire nos désirs profonds. Ces désirs peuvent concerner des domaines physiques (gagner un marathon, changer de look …), intellectuels (apprendre un nouveau métier, écrire un livre, parler le russe …), spirituels (méditer, soutenir une cause …-), relationnels (avoir un chien, fonder une famille …) ou encore émotionnels (développer sa confiance, faire preuve d’audace …).
Porteurs de sens et de motivation, ces rêves seront ensuite “analysés” à l’aune de la réalité de notre vie, afin de voir comment ils peuvent se transformer en projet à concrétiser.
Rêver stimule donc notre élan de vie, nous permet de sortir de la routine et nous invite à aller de l’avant.

Rêver tout le temps et de tout ?

Vous ne serez bien sûr pas étonnés d’apprendre que comme pour tout, l’excès est nuisible ! Il existe donc des limites à la pratique du rêve.
Trop rêver nous ferait perdre contact avec la réalité de notre vie, avec le moment présent. Cela pourrait aussi nous conduire dans une sorte de refuge confortable où le plaisir du rêve prendrait le pas sur le besoin et la richesse que nous aurions à réaliser certains de nos plans.
Avoir des rêves récurrents trop éloignés de ce que nous sommes et ce que que nous pouvons réaliser pourrait conduire à générer de la frustration, de l’anxiété, voire de la dépression. Il est important en effet selon les psychologues d’éviter un trop grand décalage entre le soi réel et le soi idéal. Le soi idéal, inné pour chaque individu, est constitué par l’image de ce que l’on voudrait être, qui est atteignable ou inatteignable.

En schématisant quelque peu, nous pouvons illustrer ce décalage ainsi : si nous sommes par exemple malheureux dans notre travail, que nous le subissons tout en rêvant sans cesse d’un emploi où tout serait idéal, il y a de fortes chances que le fossé qui existe entre ce que je souhaite et ce qui est réalisable soit source de frustration et de souffrance. Ce serait la même chose dans notre couple, si nous rêvions sans cesse à une vie de couple sans conflits, où toutes nos attentes seraient comblées et nos besoins devinés et satisfaits ! En revanche, continuer de rêver à notre cabane sur une plage déserte tout en acceptant que nous n’y vivrons jamais, permet de faire cohabiter notre moi réel et notre moi idéal sans douleur. Ici notre capacité à accepter la réalité au lieu de la subir nous permet de pouvoir continuer à rêver de plage et profiter de tous les bienfaits que cette image nous procure, sans nous faire de mal.

Comment fait-on en pratique ? Faut-il garder ses rêves ou les réaliser ?

Selon le Dr Ben Tiggelaar, chercheur et écrivain, tout l’art consiste à savoir différencier nos rêves.

Les rêves réalisables

Ce sont ceux qui peuvent s’intégrer dans un objectif concret et qui vont pouvoir faire l’objet d’un projet. Comme nous l’expliquions dans notre podcast Bulle de Bonheur #19, le projet est une réalisation pragmatique et concrète qui suppose une intention de réaliser. Cette intention répond à un but, qui se traduit lui même par des objectifs, c’est à dire des actions.
Le rêve réalisable va donc être une envie qui nous fait particulièrement vibrer et que nous allons décider de réaliser. Ce rêve là nécessite par conséquent un travail de réflexion préalable et un passage à l’action. C’est ce que nous avons fait pour réaliser notre podcast :
Pourquoi est-ce que je voudrais faire, être, acquérir, développer cela … ? Quels avantages, bénéfices, pour moi, pour mon entourage ? À quels besoins ou à quelles valeurs ce rêve répond-il ? A quoi suis-je prêt à renoncer ? Aurai-je des regrets si je ne le réalise pas ?
Comment je peux le réaliser ? Bulle de Bonheur #19 vous explique comment élaborer votre plan d’action : étapes, échéancier, ressources nécessaires, obstacles … .
Mais la difficulté propre à de nombreux projets est souvent de passer à l’action. Et c’est là un terrain idéal pour que la procrastination s’épanouisse (Bulle de Bonheur #53  ! C’est aussi comme cela que le rêve, comme nous le mentionnions plus haut, peut devenir un refuge confortable : il peut être en effet tentant de continuer à juste rêver de notre projet, et de se contenter de cette attitude, moins engageante et exigeante. Pourquoi pas ? L’essentiel alors est que ce maintien du rêve ne soit pas source d’insatisfaction ou d’immobilisme sclérosant.

Les rêves utopistes

Ce sont des rêves dont l’ampleur nous dépasse : éradiquer la guerre, l’injustice, la violence. Ces rêves sont utiles car ils nous rappellent nos valeurs, nos croyances profondes et peuvent nous aider à faire des choix dans nos vie, nous guider dans nos actions et nos attitudes.
Ici, nous avons conscience que nous ne réaliserons jamais ce rêve mais nous pouvons déjà nous satisfaire de vivre en congruence, c’est à dire de faire correspondre certains de nos comportements avec les valeurs que véhiculent notre rêve. Par exemple, si je rêve d’une planète sans pollution, je peux avoir conscience qu’il faudrait une révolution mondiale de notre système économique et politique et que seule je ne révolutionnerai rien, mais je peux cependant décider de rouler en voiture uniquement si je n’ai pas d’autres choix et de consommer le plus de produits locaux possibles.

Les rêves divertissants

Ce sont tous les rêves que nous faisons par pur divertissement, par jeu, par plaisir. Ils peuvent être déclenchés par un film, un livre, une rencontre ou par le seul fait de se poser et de laisser aller son imagination. C’est l’exemple de la cabane sur l’île déserte dont nous avons parlé. Ce pourrait être aussi de rêver à la première chose que nous ferons après le déconfinement.
Ces rêves nous procurent du plaisir ; ils n’appellent aucune action concrète de notre part, et tant que nous en sommes conscients, nous pouvons continuer à rêver !

En bref

Osons rêver !
Pour mieux identifier nos désirs profonds, pour puiser la motivation à aller de l’avant et à être en congruence.
Ou simplement pour s’évader et goûter au bien-être que procure une douce échappée dans notre monde imaginaire.
Les pieds sur terre et la tête dans les nuages ? Des racines et des ailes ? Nous avons besoin des 2 pour être heureux !

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour vous laisser aller à la rêverie. A vous ensuite d’identifier si votre rêve est une respiration bienfaitrice du moment ou s’il révèle un désir de mettre en place un nouveau projet.

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je procrastrine donc je suis !

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Se lancer dans des rangements au lieu de faire ses impôts, surfer sur Internet plutôt que répondre à ses mails, traîner dans les magasins au lieu d’enfourcher son vélo… Ne vous-êtes vous jamais retrouvé dans une situation similaire ? Privilégiant une activité plutôt qu’une autre, et envahi après coup par la colère contre vous-même, la culpabilité ou alors par un certain découragement ?

Si ? Et bien, comme moi, vous avez été victime de procrastination !
Vous avez donc montré une certaine aptitude à pouvoir remettre au lendemain ! Un lendemain qui peut se traduire par tout à l’heure, un autre jour, voire jamais !

Procrastiner est un terme utilisé depuis longtemps, pour parler de la tendance à remettre à plus tard, de manière volontaire, les tâches que l’on doit faire dans la journée. Les psychologues se sont beaucoup intéressés à ce phénomène qui touche même les plus productifs. Il semblerait d’ailleurs que cette attitude concerne de plus en plus les jeunes générations.

Lors de leurs recherches, les psychologues ont distingué deux formes de procrastination : la procrastination de situation et la procrastination chronique. Nous allons ici nous intéresser à la procrastination de situation, c’est à dire au comportement passager que la majorité de nous (80%) adopte face à une tâche jugée rédhibitoire.

Qu’est ce qui provoque ce comportement ?

Si nous savons ce que nous devons faire, pourquoi le différer ?
Cette attitude est souvent associée à la réalisation de tâches ingrates. Ce serait donc le côté désagréable, exigeant, ennuyeux ou encore sans intérêt de ces tâches qui nous pousserait à les différer, avec, avouons-le pour certains, le secret espoir qu’elles pourraient même disparaître dans ce laps de temps qu’on leur accorde !

Pour cela, nous allons être capables de déployer de grandes habiletés ! trouver toutes sortes de prétextes (“je n’ai pas le temps”, “je dois d’abord m’occuper des enfants”) faire de fausses promesses (“je le ferai demain”, “promis, je m’en occupe ce week-end”), être capable d’amnésie (“surtout ne pas y penser !”)

Si la procrastination concerne souvent des choses qui nous déplaisent, nous avions également vu qu’elle pouvait être liée à la réalisation de projets (Bulle de Bonheur #19 ), un autre domaine où nous savons aussi montrer de vraies habiletés à remettre au lendemain !! Prétextant qu’il nous faut attendre d’avoir le temps, attendre d’avoir plus d’argent, d’être plus âgé, d’être libéré de l’éducation de nos enfants… nous nous construisons de bons moyens d’avoir des regrets et de passer à côté de ce qui peut nous aider à être plus heureux.
Des recherches plus exhaustives sur les facteurs à l’origine de la procrastination nous révèlent que la procrastination peut également être liée à :

  • la fatigue : dans les études récentes réalisées auprès des étudiants, la fatigue est le premier facteur qui explique ce comportement, notamment par le manque d’énergie qui entraîne des difficultés à se concentrer.
  • le manque d’intérêt, donc de motivation, pour la tâche à réaliser. Ce manque de motivation peut venir aussi du fait qu’on s’est collé une obligation qui ne devrait pas en être une ! Par exemple, “j’ai dit que j’allais repeindre ma cuisine mais chaque fin de semaine, je remets à la suivante ! En fait, non seulement ma cuisine n’en a pas vraiment besoin mais en plus je n’ai pas du tout envie de la repeindre !”.
  • la peur de l’inconnu : où va me mener ce nouveau projet ? Est-ce que je vais obtenir le résultat escompté ?
  • la peur d’être jugé : nous repoussons au dernier moment et réalisons la tâche dans la précipitation. Le manque de temps pourra toujours venir excuser notre piètre résultat !
  • la peur de se tromper : elle est généralement liée à notre niveau d’exigence, notre besoin de perfection. “Mieux vaut laisser tomber une allocution orale si je ne la maitrise pas parfaitement”, “A quoi ça sert que je range puisque je manque de places de rangement ?”. Remettre au lendemain évite ici de se mesurer à ses exigences.
  • une mauvaise gestion de nos priorités : tout se passe comme si le procrastinateur répondait à ses besoins les plus immédiats au lieu de répondre à ses besoins les plus importants. Vous rappelez-vous la métaphore des cailloux ? (Bulle de Bonheur #10). Cette métaphore évoque notre difficulté à savoir ce qui est vraiment important pour nous. Elle nous invite à différencier dans notre vie les gros cailloux (ce qui est important), du gravier, du sable et de l’eau, pour éviter de remettre à plus tard les activités qui sont en fait importantes pour nous.

Changement de regard

Et si je me demandais pourquoi je procrastine ? Y aurait-il de bonnes raisons de procrastiner ?

Certains chercheurs se sont intéressées aux avantages potentiels qu’il y aurait à adopter une telle attitude :

  • le report d’une tâche peut permettre de faciliter l’atteinte d’un objectif. C’est le cas par exemple quand le report d’une activité permet d’en réaliser une autre plus importante ou facilitant la première. C’est le cas aussi quand le report octroie un délai supplémentaire de réflexion.
  • procrastiner pourrait aussi faciliter la créativité. Cet avantage, qui ne fait pas l’unanimité, est en lien avec le processus créatif dont une des phases (la phase d’incubation) nécessite justement un temps de pause, une remise à plus tard de la phase de réalisation. Différer l’exécution d’une tâche peut être utile aussi en cas de “page blanche”, c’est à dire en cas d’absence de productivité. Il semblerait que les personnes pratiquant un métier ou une activité créative partagent que c’est quand elles ont remis un travail à plus tard que leurs meilleures idées sont arrivées. Si différer une tâche s’avère stratégique et productif, alors la procrastination peut être une amie !
  • certains voient dans la procrastination “un acte de résistance” à un monde qui nous met sans cesse des échéances, que ce soit professionnelles ou familiales. Procrastiner permet alors de s’accorder un temps où justement on ne fait RIEN, où on est improductif dans le sens capitaliste du terme. Résister au toujours plus et se reconnecter à l’instant présent !
  • enfin, vous avez sans doute dans votre entourage des personnes, ou vous en faites vous-même partie, qui disent être particulièrement efficaces sous pression. Elles repoussent donc ce qu’elles ont à faire à la dernière minute et affirment qu’être aux pieds du mur les rend plus performants. Cette situation génère nécessairement du stress, mais si l’entourage n’en fait pas les frais et que la tâche à réaliser l’est dans les temps, est-elle si gênante ?

Ces aspects de la procrastination montrent l’importance de savoir identifier la cause de notre procrastination. Se poser la question : « pourquoi je remets à plus tard ? », et y répondre objectivement est donc la première étape nécessaire dans la gestion de notre procrastination. 

Nous l’avons vu, les raisons diffèrent d’une personne à une autre.
Quand ces raisons sont mauvaises, c’est à dire quand procrastiner nous empêche d’avancer et de nous réaliser, alors il est indispensable de bâtir un système anti procrastination !

Quand procrastiner nous empêche d’avancer

Etablir une liste des choses à réaliser puis prendre quelques minutes pour définir mes priorités. Je classe selon les axes important / urgent de la matrice d’Eisenhower (Bulle de Bonheur #10). Une fois que le tri est fait, je pense aussi aux moments où je suis le plus efficace – si je suis plutôt du matin par exemple et que j’ai une activité importante et difficile, je la programme à ce moment là. 

Je peux aussi préparer certaines choses la veille pour démarrer plus facilement le lendemain l’activité qui me rebute (préparation des livres et des documents pour une recherche à faire par exemple).

Se fixer des objectifs clairs et atteignables :

Clairs c’est à dire précis : au lieu de “je vais faire du sport”, je me dis “je fais 10 séries d’abdominaux” atteignables, c’est à dire réalistes et réalisables ! Au lieu de dire “je fais 10 séries d’abdominaux matin et soir”, commencez par 1 jour sur 2 pendant 1 mois (puis vous ferez le point pour valider si cela vous convient, ou au contraire si vous devez diminuer, travailler une autre zone du corps ou augmenter la cadence). Et puis, nous revenons à nouveau à la politique des petits pas dont nous vous avons si souvent parlée !

Tenir bon pendant les 5 premières minutes : 

Vous connaissez sans doute la soudaine perte de motivation avant de sortir dîner chez des amis quand vous êtes fatigué, ou avant de passer l’aspirateur alors que votre canapé vous fait de l’oeil ! Dans beaucoup de situations, c’est en fait le 1er pas qui est le plus difficile. Tahar Ben-Shahar affirme à ce propos que c’est une illusion de penser qu’il faut être en forme ou avec l’humeur adéquate pour réaliser quelque chose qui nous coûte. Pour lui, si on maintient notre effort pendant 5 minutes, l’obstacle est franchi.

Se récompenser : 

Cette récompense peut venir du seul fait de contempler le résultat accompli (ma maison propre, une soirée amicale joyeuse et décompressante) ou d’un petit cadeau qu’on s’offre pour se féliciter de l’effort réalisé (une pause canapé avec son livre préféré, un temps de papote avec sa meilleure amie)

S’engager devant témoins :

Le fait de déclarer ses intentions à voix haute et devant des personnes donne une force d’engagement à nos intentions. Bien sûr, il est toujours possible de ne pas suivre ses engagements, mais il est prouvé que la déclaration publique donne plus de chance de réussir à exécuter ce qu’on s’est engagé à faire. Nous pouvons en effet compter sur notre conscience pour venir nous titiller et sur nos témoins pour nous demander des nouvelles (“Alors, tu en es où… ?”, “Au fait, ça avance… ?”).

Prendre soin de soi : 

Une baisse d’énergie ou un stress généré par la fatigue favorisent notre tendance à procrastiner. Faire des activités physiques, avoir un sommeil de qualité et avoir une bonne hygiène alimentaire font donc partie des remèdes anti-procrastination.

En bref

  • Procrastiner, c’est remettre à plus tard ce qu’on est censé faire maintenant.
  • Procrastiner génère un véritable conflit entre ce que l’individu ressent devoir faire et ce que l’individu fait réellement, et provoque le plus souvent des sentiments désagréables comme la colère, la culpabilité ou le découragement.
  • Si la procrastination ne produit aucun résultat positif, il est important de savoir y remédier : to do listes , objectifs, volonté, récompense, forme physique sont quelques moyens qui pourront vous y aider.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour trouver une tâche que vous avez tendance à remettre sans cesse au lendemain. Si vous trouvez plus d’inconvénients que d’avantages à la différer, alors cessez de procrastiner et passez à l’action en puisant dans un des outils qui vous ont été proposés pour y parvenir.

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Mettons plus de rire dans notre vie !

Et si nous décidions en ce début d’année de mettre plus de rire dans notre vie ? 

 

Pourquoi ? Pour profiter de la chance incroyable que nous avons d’avoir un outil puissant à portée de main qui nous fait vivre une expérience tant physique, chimique que relationnelle. 

 

1. Rire, c’est bon pour le corps 

Le rire sollicite de nombreuses parties de notre corps. Sans les nommer, toutes de peur de vous perdre en cours de lecture, en voici juste quelques unes : les muscles (400 quand même !), le coeur, les poumons, l’abdomen et bien entendu notre cerveau, avec notamment la libération d’endorphines.

Les endorphines ? Elles combattent la production d’adrénaline et de cortisol responsables de notre stress et procurent une sensation de détente qui peut durer jusqu’à 45 minutes. A solliciter sans modération !

Rire, c’est aussi un moyen de diminuer la douleur et le seuil de souffrance d’une personne ; de stimuler le système immunitaire ; de lutter contre les maladies cardiaques… difficile là encore de tout énumérer.

2. Rire, c’est bon pour le moral 

Rire aide à maintenir une attitude positive et optimiste. C’est un précieux allié pour notre santé émotionnelle car il élimine les émotions désagréables. Il n’est pas possible de se sentir anxieux, en colère ou triste lorsqu’on rit. 

De même, physiologiquement, il est impossible de rire et de penser en même temps. Un bon fou-rire, et nos pensées négatives sont court-circuitées !

Il a par ailleurs été prouvé que le rire nous met dans un état d’esprit qui nous amène à voir les situations avec une perspective plus réaliste et moins menaçante.

Attitude qui peut faciliter la prise de décision, l’apprentissage et le développement de notre créativité.

Quoi de meilleur pour le moral ?!

3. Rire, c’est bon pour les relations

C’est bon pour la relation à soi

Sans être cynique ou se cacher derrière un paravent, savoir rire de soi peut nous aider à mieux nous connaître et, surtout, à mieux  nous apprécier. Quand on sait rire de soi, on accepte mieux ses points faibles et ses défauts.

Savoir rire peut nous aider également à dédramatiser. L’humour nous permet de relativiser, d’avoir un regard plus juste et donc adopter un comportement plus adéquat à la situation.

Rire, c’est aussi bon pour les relations aux autres

Notons juste au passage que nous avons beaucoup plus de chance de rire en société puisque, comme le Dr Robert Provine le révèle, nous rions en moyenne trente fois plus dans un contexte social que seul.

Et cela tombe bien, car rire en société a de nombreux bénéfices. 

Entre autres : rentrer dans un groupe plus facilement, nouer des relations, renforcer les liens affectifs entre les personnes.

Le rire est un langage simple et universel qui communique la joie et la paix.  

Il est très contagieux ! 

Alors riez, et contaminez autant que vous voulez !

*****

La boite à outils du rire 

 

Si certaines personnes ont plus de facilité à rire que d’autres, il est toujours possible d’intégrer le rire dans notre quotidien.

Voici quelques outils :

– Commencer la journée par un sourire, premier pas très efficace vers le rire

– Se rapprocher de n’importe quelle source de bonne humeur ou de rire, pour se laisser contaminer. 

– Se constituer sa boite à rire et y puiser à volonté, notamment quand le moral baisse : regarder 1 vidéo ou 1 extrait d’un film comique, écouter un humoriste, des enregistrements de rires d’enfants ou encore repenser à notre dernier fou-rire.

– S’inscrire à un atelier du rire ou à une séance de yoga du rire.

Reconnu comme un facteur de bonne santé, les spécialistes recommandent environ 10 min minimum de rire par jour pour un adulte. La moyenne se situe à 1 min. Alors, prêts à augmenter votre score ?

 

Manureva Répit

Manureva Répit est la 1ère agence de voyages dédiée au répit des aidants.

Leur concept : une solution simple pour favoriser l’accès au répit :

  • Des séjours en France avec des prestations de qualité pour prolonger la santé des Aidants
  • (Hébergement, pension, tourisme, etc)
  • Une Conciergerie de proximité : santé, bien-être, services, tourisme pour des services adaptés et
  • « sur-mesure ».
  • Une Aide administrative et la Coordination des soins pour votre proche fragilisé pendant le séjour.
  • Une solution pour : DES VACANCES POUR TOUS

En octobre 2017, ils écrivaient déjà  : « Les aidants nous unissent tous un jour ou l’autre à notre prochain… »

Aujourd’hui cette phrase résonne plus que jamais. Les aidants, qu’ils soient familiaux ou professionnels contribuent chaque jour davantage à prendre soin de notre prochain.
Demain viendra notre tour de prendre soin d’eux !

A compter du 30 avril, durant 4 semaines, Manureva Répit vous fait gagner 1 jeu 2 Minutes Ensemble ! 

Pour participer : 

  1. – RDV sur le site de Manureva Répit, rubrique contact.
  2. – Laissez vos coordonnées et croisez les doigts pour le tirage au sort ! 
Règlement consultable ici.

Je pratique l’autorité bienveillante

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Définition

Quand on cherche dans le dictionnaire, les définitions associées au mot autorité sont nombreuses. Cela en fait une notion complexe qui inclut différents aspects : écoute, respect, interdits, liberté mais aussi obéissance, pouvoir, soumission, abus, arbitraire. Exercer une autorité peut donc être la plus belle et la pire des choses.

Nous parlons aujourd’hui de l’autorité dans le cadre de la relation parents-enfants, même si certains principes sont à notre sens applicables à d’autres types d’autorités, comme celle exercée dans le monde professionnel. Nous allons donc l’envisager comme le fait “de faire grandir”, “d’autoriser à”.

A quoi sert l’autorité en éducation ? Elle permet d’apprendre à l’enfant à vivre en société, à accepter certaines règles nécessaires à la vie en communauté, à apprendre la patience, le partage, l’altérité et également le respect et le lien cause-conséquence.
C’est aussi un moyen pour lui de se confronter aux efforts et aux contraintes et de comprendre qu’il n’est pas le roi du monde !

L’autorité offre donc un cadre sécurisant à l’enfant pour vivre certaines de ses pulsions, satisfaire son besoin de plaisir et de décider, mais sans se faire mal. 

J’aime beaucoup l’image que le pédiatre Aldo Naouri utilise pour parler de l’autorité : il la compare aux parapets le long d’un grand pont suspendu ; l’enfant doit traverser ce pont pour arriver à l’âge adulte. Il peut avancer tout droit, en zig-zag, faire des demi-tours. Il va se heurter aux parapets, ce qui pourra le mettre en colère, voire lui faire mal. Mais sans ces parapets, l’enfant peut tomber, se blesser gravement et même mourir.
L’autorité est un devoir de protection que les parents ont envers leurs enfants.
Elle passe par conséquent par l’apprentissage des interdits, apprentissage qui nécessite la pose d’un cadre, comme nous allons le voir.

Autorité et culture

Avant de voir comment poser l’autorité, il nous semble important de préciser que l’autorité exercée dépend non seulement de notre éducation mais aussi de notre culture. Aussi est-il primordial de ne pas juger des modes d’autorités différents des nôtres. Re-situer ce mode d’autorité dans son contexte et dans les valeurs culturelles afférentes, permettra de comprendre le pourquoi de ces différences. 

Je me souviens ainsi avoir découvert avec surprise la vision de l’autorité par les peuples des premières nations du Canada. Sans prendre en compte leurs valeurs et leur culture, je n’aurais pas pu en comprendre le sens. La primauté du collectivisme fait que l’éducation repose sur le partage de l’éducation par la communauté tout entière et le principe fondamental de la non-interférence. Ainsi, une grande autonomie est laissée aux enfants, qui apprennent principalement par l’écoute, l’observation et l’imitation. Aucune règle coercitive existe, l’enfant tire les conséquences de ses actes. Notre regard occidental posé trop rapidement nous laisserait croire que les parents sont laxistes et les enfants rois, or il n’en est rien.

S’il est entendu que la violence (physique et psychologique) et les châtiments corporels sont à proscrire, il serait donc présomptueux de prétendre qu’un tel système est meilleur qu’un autre. Nous choisissons aujourd’hui de vous partager un modèle d’autorité très occidental, et nous tenons à préciser que ce modèle n’est ni universel, ni unique. Il correspond à notre société actuelle, qui a vécu de profonds bouleversements. L’autorité d’aujourd’hui est donc différente de celle d’hier et le sera peut-être de celle de demain.

Les différents types d’autorité

Un des changements de notre société s’est manifesté par les bienfaits reconnus à l’autorité partagée. La loi a même introduit le concept d’autorité parentale conjointe. Terminée la vision du père-gendarme et de la mère consolatrice ? Pas si sûr car il est difficile de se débarrasser de siècles d’histoire où la fonction d’autorité a été surtout exercée par les hommes, et de façon souvent très verticale ! La tendance actuelle est cependant de dire que “l’autorité n’a pas de sexe” et qu’elle est plus horizontale. D’ailleurs les enfants l’ont bien compris ! Ils demandent du sens, négocient, expriment leurs désaccords avec une facilité qui peut nous déconcerter.

Le partage de l’autorité implique une plus juste répartition des rôles ; comme le dit Jacques Salomé, l’homme est père et papa, la femme, mère et maman.
Ce partage nécessite également qu’il y ait une certaine cohérence entre ceux qui posent l’autorité ; il ne s’agit pas d’être d’accord sur tout mais d’éviter de montrer ses désaccords devant l’enfant, ou de faire le contraire de ce que l’autre a dit.
La répartition des rôles relève aujourd’hui du domaine de la co-construction et de la négociation. Les questions “qui fait quoi?”, “qui décide de quoi?” font partie du quotidien des familles et doivent être régulièrement reposées. L’absence de repères et de normes extérieures rend la tâche plus difficile et nécessite écoute et dialogue. C’est la contrepartie d’une égalité plus présente entre hommes et femmes.
La question du partage d’autorité se pose également avec les grands-parents ou les beaux-parents. Pas simple d’aborder tous les sujets dans un seul podcast ! Mentionnons au moins que la cohérence reste de mise là encore et qu’être au clair avec les rôles de chacun peut éviter bien des déceptions et des conflits.

Si le principe de l’autorité partagée est posé, il n’en reste pas moins que le type d’autorité exercée par les éducateurs peut prendre plusieurs formes :

  • l’autoritarisme : le parent est dans un rapport vertical avec son enfant qui doit avant tout se soumettre à l’autorité et aux décisions parentales. Le parent ne cherche pas la coopération et il n’offre pas de choix à son enfant. Si l’enfant n’obtempère pas, le parent aura généralement recours à la punition pour rétablir son pouvoir.
  • la permissivité : le parent est soucieux du développement de son enfant, il pose des règles mais il s’attend à ce que l’enfant soit raisonnable, c’est à dire qu’il connaisse les limites et respecte les règles. Souvent, le parent permissif a des difficultés à gérer les oppositions et les frustrations de son enfant. Si ce dernier n’obtempère pas, le parent préfère céder plutôt que de vivre un conflit.
  • la démission : le parent abandonne son rôle de parent, par manque de disponibilité, par incapacité ou parce qu’il considère que son enfant (surtout à l’adolescence) est assez grand pour se débrouiller. L’enfant n’a plus de règles ni de protection, il se sent généralement perdu et abandonné.

Quand on interroge les parents pour savoir dans quel type d’autorité ils se reconnaissent, il est courant de les entendre dire qu’ils se reconnaissent un peu dans chacun d’elles ! Ils se retrouvent en effet souvent dans une sorte de cercle infernal, qui les fait passer d’un style à un autre : trop permissifs, ils regrettent et deviennent autoritaristes ; trop autoritaristes, ils culpabilisent et deviennent permissifs ou démissionnent et ainsi de suite… Personne ne s’y retrouve, c’est épuisant pour les parents et insécurisant pour les enfants qui ne savent jamais à quoi s’attendre !

Et si je posais un cadre bienveillant ?

Poser un cadre

Il y a différentes manières de poser des limites à un enfant, et le cadre sera souvent le reflet d’un type d’autorité :

  • on pose un cadre très restreint où contrôle et punitions disciplinent l’enfant 
  • on instaure un cadre plus souple où l’autonomie, l’apprentissage par l’erreur et l’imitation sont privilégiés 
  • on co-construit un cadre bienveillant, c’est à dire un cadre où l’enfant peut exercer une certaine liberté tout en étant protégé par des règles définies

Le cadre bienveillant est donc un repère fixe pour l’enfant, qui le sécurise sans l’étouffer, qui l’aider à grandir sans le contraindre. Rappelons nous que nous devons plutôt être des parents jardiniers (préparer le meilleur terreau et arroser la graine sans savoir quelle belle fleur elle donnera), plutôt qu’un parent potier (donner la forme qu’on veut qu’il ait).

En pratique

L’idéal est que les parents puissent construire à l’avance ce cadre. Quoiqu’il en soit, ce cadre évoluera en fonction de l’âge, des évènement mais aussi du comportement de l’enfant. Chaque cadre, en dehors des interdits légaux, sera propre à chaque famille.
Nous vous partageons aujourd’hui 2 outils proposés par APcomm dans le cadre de ses ateliers de soutien à la parentalité.

  • Le carré

Pour les parents d’adolescents, les auteures de la formation APcomm proposent de former le cadre par 4 côtés relativement égaux :

  1. ce qui est interdit : la loi (cigarette, alcool, ceinture de sécurité, violence…)
  2. ce qui est non négociable (souvent lié aux valeurs familiales : dire des gros mots, sortir seul…)
  3. ce qui est négociable (inviter un ami, sortie, temps des devoirs…)
  4. ce qui est libre (musique, livre, vêtements, sport…)
  • Le feu tricolore

Pour les enfants de moins de 6 ans, APcomm propose un outil plus adapté aux petits :

  1. feu vert : ce qui est autorisé, encouragé, valorisé (vider le bain, choisir une histoire, manger tout seul…)
  2. feu orange : ce qui est toléré pour des raisons temporaires ou exceptionnelles car l’enfant est “débutant” (il peut donc se tromper), car la situation familiale est difficile ou a changé (divorce, deuil…) ou encore parce que le parent a accordé une exception (qui doit rester exceptionnelle !! enfant malade par exemple).
  3. feu rouge : ce qui est interdit et inacceptable en raison du danger, de la loi et des valeurs familiales (fermeté totale).

Attention, le cadre doit être le plus équilibré possible !
Pas question non plus de le transformer en une longue liste de prescriptions ! Il est plutôt à envisager comme un repère, ou comme outil pour gérer des conflits ou des insatisfactions récurrentes, de la part des parents et/ou des enfants.

Qui dit cadre, dit règles et conséquences. Comment poser une règle ? C’est un sujet important que nous voudrions traiter en profondeur. Nous vous proposons donc d’en faire l’objet d’un autre podcast. Promis, il arrivera bientôt !

En bref

L’autorité est le tuteur qui va permettre à l’enfant de grandir.

  • Elle varie en fonction de l’éducation et de la culture.
  • L’autorité bienveillante, c’est la liberté dans un cadre.
  • Elle offre la sécurité et un espace suffisant pour se développer, tout en étant respectueuse de tous.
  • L’autorité s’incarne par le cadre, à la fois continu et évolutif, repère indispensable pour que l’enfant sache ce qu’il peut et ne peut pas faire.

Allez hop, je me lance !

Je visualise mon cadre ou mon feu tricolore et je remplis chaque côté ou chaque feu par 2 éléments qui me semblent importants pour le développement de mon enfant et que je voudrais mettre en place à la maison.

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Je prends le temps d’être heureux avec Marie Oliveau

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Marie Oliveau, avec Talent sur Mesures, conseille les entreprises, pilote les missions de recrutement, apporte son expertise du travail flexible et accompagne les femmes et les hommes vers leurs projets de rêve. La flexibilité est un sujet que nous avons abordé avec Marie. En ces temps bousculé, il a tout son sens !  

Elle est Diplômée de l’ESCP, issue des métiers de la communication (financière, institutionnelle, ONG..) et fait depuis longtemps l’expérience de la flexibilité du travail dans ton quotidien.

Aujourd’hui, elle a choisi de travailler en home office. Elle se déplace volontiers pour voir ses clients. Ses journées laissent aussi de la place à ses enfants en fin de journée. C’est important pour elle. Elle savoure l’autonomie et se régale de voir grandir ce cabinet au service de la flexibilité choisie dans le travail. Talent sur Mesure se développe et des antennes se montent à Lyon notamment.

Marie nous inspire, d’abord pour son côté un peu militant. Elle défend la possibilité à chacun.e de pouvoir avoir une flexibilité dans son travail pour trouver le meilleur équilibre de vie possible. Elle nous inspire aussi avec son coté pétillant et entreprenant ! Bref, ses idées sont géniales et elle propose des solutions modernes et adaptées à notre temps pour vivre des bulles de bonheur au quotidien ! Et ça on aime !!!

 

Notre mousse de la semaine à partager et bien en lien avec notre échange ! « La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature » Sénèque

 

Avec Bulle de Bonheur prenez le temps d’être heureux !

 

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Je sors de la culpabilité

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Aujourd’hui, nous aimerions vous partager un petit livre de Denis Sonet, qui aborde le thème de la culpabilité de façon concise et claire. Ce qui nous a particulièrement séduits, c’est l’approche très concrète qu’en fait son auteur. Denis Sonet part en effet d’exemples de la vie quotidienne pour nous éclairer sur ce sentiment qui peut nous envahir tellement souvent. Il nous aide aussi à différencier la culpabilité “poison” de la saine culpabilité qui nous aide à mettre du sens dans notre vie.

La culpabilité peut s’infiltrer dans de multiples domaines : la famille, les amis, le travail, le quotidien, l’environnement, la politique… Elle peut faire suite à différentes actions : des paroles, des gestes, des actes, volontaires ou non, mais elle peut également venir de notre silence, notre ignorance, notre indifférence. La chance et même la réussite peuvent générer la culpabilité.

Un sentiment lourd à porter

Quel que soit ce qui la déclenche, ce sentiment reste associé à quelque chose de négatif, de lourd : poison, rongeur, morsure ou encore chape de plomb, les images pour en parler l’illustrent bien. Comme le dit Denis Sonet, “c’est écrasant un sentiment de culpabilité, c’est un menhir à transporter”. Et ce menhir est d’autant plus lourd que la culpabilité entraîne généralement dans son sillage un cortège d’autres sentiments désagréables : la honte, la mésestime, le dégoût de soi, la peur du mépris des autres, la crainte d’être découvert ou d’être exclu, la déception. Mais surtout, plus insidieusement, “l’angoisse de ne pas être aimé, de ne rien valoir et d’être jugé”.

Un sentiment qui colle à la peau

Pour reprendre une autre image utilisée par Denis Sonet, la culpabilité est comme “une tique”. Elle s’incruste en nous, avec d’autant plus de force qu’elle est dissimulée ou niée. Elle pourra aussi être amplifiée par le jugement d’autrui, mais il semblerait bien que le jugement le plus puissant soit celui de notre conscience, tribunal intérieur qui peut être impitoyable, mais contre lequel nous allons essayons de lutter par des subterfuges.

Un sentiment à évacuer

Dans la majorité des situations, nous allons trouver des stratégies pour faire taire notre culpabilité :

  • en se disculpant, c’est à dire en niant toute part de responsabilité (“ce n’est pas moi”), voire même en trouvant un bouc émissaire responsable (mes parents, mon éducation, la société…)
  • en cachant ses défauts, aux autres mais aussi à soi-même. On revêt le masque de l’ignorance : “il n’y a aucun problème du moment que cela ne se sait pas”.
  • en pratiquant des actes pour “exorciser” notre faute : grigri, prières, confessions, voire auto-punitions. On se transforme en fait en victime pour oublier que nous avons été agresseur.

Coupable ou pas coupable ? Et si j’apprenais à bien faire la différence ?

Distinguons d’abord la culpabilité, qui est le fait d’être coupable, du sentiment de culpabilité, qui est le fait de se sentir coupable, qu’on le soit réellement ou pas.

La fausse culpabilité

C’est celle qui nous fait nous sentir coupable alors qu’objectivement nous ne le sommes pas : se sentir coupable des erreurs de nos enfants, coupable de ne pas avoir dit non, de ne pas avoir réussi ce qu’on nous avait demandé de faire, de prendre un peu de repos alors que nous avons encore des choses à faire, coupable de ne pas avoir dit “je t’aime” à son parent qui meurt, coupable d’être heureux alors que tant de personnes sont malheureuses…

Le problème de ces fausses culpabilités est d’être souvent bien immergées dans notre inconscient et de renvoyer à des culpabilités de l’enfance.
Pour s’en sortir, essayons déjà de faire appel à notre conscience :
“Avais-je conscience de mal faire ?” “Etais-je libre de ne pas le faire ?”
Si nous sommes capables de répondre avec loyauté à ces questions, nous devrions arriver à nous débarrasser de certaines fausses culpabilités.

Denis Sonet indique aussi quelques pistes intéressantes à travailler pour sortir de la fausse culpabilité :

  • différencier erreur et faute : “j’ai mal fermé le robinet d’eau et cela a provoqué une grosse inondation chez le voisin”. Défaillance ou acte volontaire ?
  • distinguer compromis et faute : dans la gestion de nos priorités, il est souvent difficile de satisfaire tous nos besoins ou toutes nos valeurs en même temps. “Je décide de placer mon père âgé dans une maison de retraite au lieu de le prendre chez moi, pour préserver mon équilibre familial”. Compromis ou faute ?
  • séparer sentiment et faute : “je m’en veux de ressentir de la colère dès que ma belle-mère appelle”. Vous vous souvenez sans doute qu’une émotion est un messager, qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise (Bulle de Bonheur #5). C’est ce que nous allons en faire qui va le déterminer : si j’entretiens ce sentiment, si je rumine sans cesse, si je le transforme en gestes hostiles alors mon émotion se transforme en un sentiment négatif et nocif. Mais si j’en prends conscience, si j’en parle et peut-être même si j’arrive à en sourire, alors pas de culpabilité à avoir !

Faites surtout l’inventaire en vous du positif et du merveilleux !
Si vous avez réussi à reconnaître la “fausseté” de votre culpabilité, seul, en parlant avec des personnes qui vous estiment ou encore avec un professionnel, rappelez-vous également que si vous pouvez commettre une erreur ou une faute, vous n’êtes pas cette erreur ni cette faute.
Pensez aussi à votre liste de qualités (Bulle de Bonheur #24), à votre coffre à confiance (Bulle de Bonheur #6), à vos kifs (Bulle de Bonheur #39), à la pensée positive (Bulle de Bonheur #35)… précieux moyens d’alléger votre menhir !
Si cela persiste, sollicitez l’aide d’un professionnel pour qu’il vous accompagne dans ce chemin de libération.

La saine culpabilité

Puisque nous avons parlé de fausse culpabilité, vous ne serez sans doute pas surpris qu’on vous parle de saine culpabilité !
Et oui, à l’instar d’une émotion, la culpabilité, si elle est réelle et authentique, peut aussi être une lumière utile pour nous guider sur notre chemin de vie. Elle permet de nous indiquer une transgression, un tort fait à autrui ; elle nous rappelle notre responsabilité, le sens du bien.
Certes, ce n’est pas très tendance de culpabiliser !
Nous entendons plus souvent : “je ne l’ai pas fait exprès”, “ce n’est pas de ma faute”, “c’était plus fort que moi”, “ça va, je n’ai tué personne”… .
On se retrouve donc la situation inverse de la fausse culpabilité : au lieu d’être obsédé par la faute, on l’oublie ! Or, comme nous l’avons dit en début de podcast, nier ou réfuter sa culpabilité, c’est enfouir le cortèges des émotions désagréables qui y sont associées, c’est donc intérioriser un sentiment et lui donner toute la chance de se répandre dangereusement : morosité, agressivité, angoisse, aigreur s’installent petit à petit et nous empêchent de pleinement nous épanouir.
Les fautes réelles existent évidemment, et la responsabilité peut être individuelle (“j’ai frappé mon enfant”) et/ou collective (la pauvreté, l’environnement…). Ayons l’honnêteté de le reconnaître : acceptons nos fautes, nos limites (et celles des autres) et notre responsabilité. Et transformons les en force : grâce à l’aveu (à soi, à la victime, à un tiers…) mais aussi grâce au pouvoir du pardon et de la réparation (Bulle de Bonheur #15).

La “culpabilité floue”

Mentionnons juste pour terminer, que nous pouvons quelquefois nous sentir dans une “culpabilité floue”, c’est à dire dans une situation où nos responsabilités sont difficiles à cerner : nous constatons des dégâts mais ne savons pas très bien ce qui peut nous être imputé. Ce peut-être le cas par exemple de celui qui prend la décision du divorce ou encore de ce vendeur qui a mis l’accent sur les qualités du produit et minoré ses défauts. Dans ces situations, pour se sortir de cette culpabilité, il est important d’abord de s’accepter comme des êtres imparfaits donc limités ! Rappelons-nous également du pouvoir de la mise en mots donc parlons de de notre inconfort, revenons au raisonnement objectif et pensons une fois encore à la force du pardon (à nous-même notamment).

En bref

  • Le sentiment de culpabilité est lié à notre condition d’homme.
  • La culpabilité nous conduit souvent à deux écueils : la culpabilisation morbide et le déni de culpabilité.
  • Privilégions la saine culpabilité, celle qui nous fait reconnaître nos fautes réelles et nous invite à avancer plus léger, serein et en vérité sur nos chemins de vie.

Allez hop, je me lance !

2 minutes pour penser à une situation où j’éprouve un sentiment de culpabilité : dans ma famille, au boulot, avec un ami, un voisin ou même un inconnu. Fausse ou saine culpabilité ? Dans les deux cas, je décide de m’en sortir !

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Je montre ma vulnérabilité

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Nous voulions vous partager aujourd’hui les recherches effectuées par Brene Brown, travailleuse sociale et chercheuse américaine. Vous en avez d’ailleurs peut-être déjà entendu parler car son livre et sonTED Talk sur “le pouvoir de la vulnérabilité” sont devenus très populaires. Ce que nous avons aimé dans l’approche de cette femme, c’est son humilité, son honnêteté et son humour. Elle parle ainsi librement du combat qu’elle a longtemps mené pendant son étude sur les relations humaines, prise en tension entre son besoin de contrôler et de prévoir et la nécessité de savoir lâcher prise et de se laisser surprendre. Dans son TED Talk, elle raconte avec beaucoup d’humour comment il lui a fallu faire face à l’incertitude, l’inconfort et la remise en question pour accepter que tout ne pouvait pas s’expliquer par des théories, des règles immuables, des prédictions. Ainsi, d’un travail qu’elle pensait mener en quelques mois, elle a mis 12 ans pour arriver à des conclusions satisfaisantes pour elle !

La vulnérabilité est une force

Le mythe culturel selon lequel la vulnérabilité serait une preuve de faiblesse, est une grande erreur. Comment Brene Brown est-elle arrivée à cette conclusion ?

Partant du principe que les relations humaines sont la raison de notre présence sur Terre, elle a d’abord étudié ce qui constituait notre capacité d’être en relation. Elle s’est pour cela attachée à notre besoin fondamental d’amour et d’appartenance, et a analysé des milliers d’études, d’entretiens, de récits.
Sa première surprise a été de réaliser que chaque fois qu’elle interrogeait les personnes sur l’amour, celles-ci lui parlaient de souffrance ; quand elle leur demandait de parler d’appartenance, elles lui parlaient d’exclusion et quand elle abordait le sujet de la connexion, les réponses concernaient l’isolement ! En tant que chercheuse, il lui fallait comprendre pourquoi les personnes réagissaient ainsi à ses questions.

Grâce à plusieurs études, elle a mis en évidence que ces réactions provenaient du fait que toute personne a en elle un sentiment de honte, sentiment qu’elle définit comme la peur de l’isolement (dans le sens de ne pas être en relation). Chacun de nous est ainsi plus ou moins tiraillé par la question suivante : “est-ce qu’il y a quelque chose que les gens vont voir ou savoir à propos de moi, et qui ferait que je ne mériterais pas d’être en relation avec eux ?”. D’où la peur de “ne pas être assez” : pas assez bonne, pas assez mince, pas assez intelligente, pas assez reconnue… 

Pour Brene Brown, tout être humain ressent cette crainte, en revanche, beaucoup ne veulent pas en parler, comme si moins on en parlait, moins on allait la ressentir !
Or nous l’avons vu à propos des émotions (Bulle de Bonheur #5), il est impossible de faire le tri de nos émotions et de décider que nous allons en ressentir certaines et pas d’autres ! L’inconvénient en plus de ce mode de fonctionnement est de se couper d’autres émotions. Brene Brown parle ainsi de notre tendance à anesthésier nos émotions désagréables et des conséquences néfastes que cela provoque. Nous avons tous besoin, dit-elle, d’un profond sentiment d’amour et d’appartenance. Nous sommes biologiquement, cognitivement, physiquement et spirituellement câblés pour aimer, être aimés et appartenir à une communauté. Quand ces besoins ne sont pas satisfaits, nous ne fonctionnons pas comme prévu. Nous nous brisons. Nous nous engourdissons. Nous avons mal. Nous blessons les autres. Nous tombons malade.”

Dans sa volonté de comprendre pourquoi nous nous comportons ainsi, Brene Brown découvre que la cause réside dans notre refus de faire face à notre vulnérabilité. Nous évitons de nous montrer tel que nous sommes vraiment.

Comment se manifeste notre vulnérabilité ?

Quand Brene Brown interroge les personnes pour savoir quand elles se sentent vulnérables, les réponses sont très variées : en demandant de l’aide, en initiant la relation sexuelle, en invitant une personne à sortir, en attendant un résultat d’analyses médicales, en craignant d’être licencié, d’être rejeté… 
La vulnérabilité est donc en lien avec le monde émotionnel, elle est d’ailleurs souvent associée à des émotions désagréables comme la tristesse, la peur, la déception.

Si on regarde la définition de la vulnérabilité, on peut lire “susceptible d’être touché, blessé, d’un point de vue moral ou physique ».
Confondue couramment avec la fragilité et la précarité, la vulnérabilité s’en différencie par le fait qu’elle appartient au caractère essentiel de la condition humaine. Il est donc nécessaire d’être conscient de notre vulnérabilité pour pouvoir en faire une force au lieu de chercher à la nier ou la cacher.

Qu’est-ce qui nous permet de faire face à notre vulnérabilité ?

Lors de ses années d’études, la chercheuse américaine parvient à identifier 2 groupes de personnes : “les personnes sans réserves” et les autres. Les premières sont des personnes qui reconnaissent leur valeur, c’est à dire qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance et croient qu’elles méritent d’être aimées et d’appartenir à une communauté. Les secondes sont les personnes qui se demandent en permanence si elles le méritent.
Poussant plus loin ses recherches, elle met en évidence 2 éléments qui différencient ces 2 groupes :

  • le premier élément est le courage. Le courage, dans le sens de sa définition originelle, c’est à dire la capacité de “raconter qui nous sommes de tout notre coeur”. Il s’agit donc du courage de reconnaître notre imperfection. Cette authenticité est pour Brene Brown “le noyau dur” de la qualité des relations aux autres.
  • le deuxième élément est la capacité d’adopter notre vulnérabilité, c’est à dire d’intégrer que “ce qui me rend vulnérable me rend également beau”. Cela peut être source d’inconfort, mais le gage de relations authentiques et épanouissantes passe par la volonté d’accepter de faire quelque chose sans garantie du résultat, que ce soit dans le domaine professionnel (entreprendre un projet par exemple) ou personnel (s’engager dans une relation).

La conclusion de ses recherches est claire : “j’ai appris que les hommes et les femmes qui vivent une vie sans réserve s’autorisent vraiment à s’adoucir par la joie et le bonheur. Ils se laissent expérimenter.”

Comment cela se passe en pratique ?

Se montrer tel que nous sommes, c’est accepter de se montrer, profondément, vulnérable, c’est donc :

  • aimer de tout notre coeur même sans garantie
  • pratiquer la joie et la gratitude (Bulle de Bonheur #9 et 20)
  • être convaincu que nous sommes bien comme nous sommes
  • identifier ses points de vulnérabilité, et oser les montrer (oser le courage)
  • arrêter de vouloir rendre certain ce qui est incertain (accepter l’incertitude, le risque).
  • stopper notre course à la perfection. Attitude dont nous devons être particulièrement vigilants avec nos enfants : notre rôle de parents est en effet de les révéler à leur vulnérabilité tout en leur assurant qu’ils méritent d’être aimés et d’être parmi nous.

Nous le voyons, la vulnérabilité renvoie également à notre capacité à accepter nos erreurs (Bulle de Bonheur #34), à notre capacité à lâcher prise (Bulle de Bonheur #21), à adapter notre niveau d’exigence mais aussi notre faculté à faire preuve de bienveillance à l’égard de nous-mêmes, puis à l’égard des autres (Bulle de Bonheur #39).

Cela peut vous paraître surprenant, contradictoire, exigeant et pourtant, comme l’affirme Brene Brown, la vulnérabilité est au coeur de la relation, elle est “le terreau de l’amour, de l’intimité, de la joie, du courage, de l’empathie et de la créativité.

En bref

  • La vulnérabilité est une caractéristique de l’être humain.
  • Elle n’est pas faiblesse mais au contraire courage et force de vie.
  • Elle permet d’être plus authentique, renforce notre besoin d’amour et d’appartenance et libère la joie.
  • Nous montrer tel que nous sommes, c’est être vivant.

Allez hop, je me lance !

2mn pour penser à une situation où vous vous sentez vulnérable.

Demandez-vous ce qui se passe pour vous dans cette situation et ce que vous ressentez. Et écoutez votre peur, votre honte, elles sont là pour vous indiquer une limite ou un besoin à satisfaire et donc vous aider à mieux vous connecter à vous-même.

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Je cultive la patience

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“Bonjour, merci d’avoir contacté nos services. Si vous voulez connaître nos adresses, faites le 1, nos tarifs, faites le 2, nos heures d’ouverture, faites le 3 …. “. De multiples propositions défilent, mais aucune ne correspond à votre demande. Vous vous demandez si vous avez manqué une information et si vous devez revenir au sommaire pour écouter tout à nouveau. Non, pas le temps ! Vous choisissez donc la 7e option, parler à un conseiller ! Et là, on vous annonce que vous êtes 6e sur la liste d’attente …. 

Dans ce genre d’expérience, comment vous sentez-vous ? Etes-vous en colère et pestez contre ce temps qu’on vous vole alors même que vous ne l’avez pas ? Demandez-vous si on n’est pas en train de vous jouer un mauvais tour ? Ou bien, vous mettez le haut parleur et faites autre chose en attendant que le fameux conseiller daigne enfin vous répondre ? 

 Et oui, face à une situation de frustration ou d’urgence, il y a plusieurs moyens de réagir !

Et c’est notre patience qui est alors mise à l’épreuve.

La patience ? C’est cette aptitude à rester calme face à des difficultés, mais aussi notre capacité à savoir attendre et à persévérer dans ce qu’on fait. Et on peut dire qu’elle est particulièrement sollicitée dans cette période de pandémie, qui bouleverse nos rythmes, nos habitudes, nos relations et nos projets.

 

Selon la chercheuse en psychologie Sarah Schnitker, il y a plusieurs types de patiences :

  • la patience interpersonnelle ou dirigée vers autrui. Celle-ci est très variable d’une personne à une autre. Les personnes de notre entourage peuvent nous conduire à une patience surprenante (les pourquoi de notre enfant, les demandes de conseils incessants d’une amie) ou au contraire à une tolérance très réduite (les retards répétés d’un collègue en réunion, le tube de dentifrice non rebouché, …). Selon les recherches, la situation d’une personne qui parle trop longtemps sans en venir au fait, la lenteur et les plaintes seraient dans la top liste de ce qui nous fait perdre patience dans nos relations.
  • la patience face aux événements difficiles de la vie : la recherche d’un emploi, la maladie, les problèmes financiers … Cette patience est souvent reliée au courage et à l’espoir.
  • la patience face aux tracas quotidiens : le bug informatique, la file d’attente à la caisse, les embouteillages … bref, tous les petites frustrations que la vie quotidienne peut nous faire vivre !

Pas facile cependant de cultiver notre patience dans cette société si pressée, où l’on veut toujours tout, tout de suite. Rajoutons à cela la surcharge de nos emplois du temps et la rapidité de notre monde high-tech, et nous voilà propulsés dans un environnement où notre rapport au temps a totalement changé.

Notre impatience devient palpable si Internet fait des siennes, si l’autobus est en retard, si un texto ou un mail restent sans réponse … Une étude portant sur notre comportement face au téléchargement, montre ainsi que les utilisateurs d’une plate-forme en streaming sont disposés à attendre en moyenne 2 secondes le téléchargement de leur film, un quart renoncera au bout de 5 secondes et la moitié quittera carrément la plate-forme au bout de 10 secondes !

Tellement habitués à avoir des réponses instantanées, nous oublions que certaines choses prennent du temps, certaines choses pourtant essentielles à notre vie comme les relations et les apprentissages. 

 

Et si nous cultivions davantage la patience ?

 

La patience, contrairement à ce qu’on entend quelquefois, est bien différente de la passivité ou de l’inaction ! Elle est une aptitude donc une capacité à faire, dont les bienfaits sont reconnus depuis longtemps par la philosophie et les religions, mais aussi aujourd’hui par la science. Il est intéressant d’ailleurs de voir comment la vision de la patience a évolué en fonction des contextes socio-historiques : d’abord vu comme une nécessité (le chasseur pré-historique), puis une vertu (force de l’âme), elle est aujourd’hui considérée comme une qualité qui s’apprend et se développe (oubliez donc l’excuse “c’est mon caractère, je suis comme ça”). Et ça, c’est une bonne nouvelle, car cultiver la patience a de nombreux avantages.

Selon Sarah A. Schnitker, il existe en effet un lien entre la patience et le bien-être. Les gens plus patients gèrent mieux leurs émotions face au stress, ils vivent moins de frustrations, connaissent des interactions interpersonnelles plus positives et seraient moins touchés par la dépression. 

D’autres études ont pu montrer aussi que les personnes patientes s’en sortent mieux dans la vie, et sont plus heureuses. 

En pratique

 1. Respirer

Respirer peut vous sembler un conseil inutile car évident ! Vous seriez peut-être surpris cependant du nombre de personnes qui ne prennent pas le temps de respirer ou qui ne savent tout simplement pas respirer, alors même que respirer est à la base de la vie. Elle fait aussi partie des petits trucs utiles pour apprendre à savourer l’instant présent (Bulle de Bonheur #25).

Prenons donc l’habitude de prendre soin de notre respiration, par de tous petits gestes quotidiens qui vont nous reconnecter à la vie mais également nous (re)mettre sur le chemin de la patience et du rythme naturel des choses :

  • commencer sa journée par 3 grandes respirations. 

  • ralentir sa respiration dans n’importe quelle situation d’attente, en pratiquant notamment la cohérence cardiaque, reconnue comme méthode de gestion du stress et des émotions – l’exercice recommandé est de pratiquer 6 respirations par minute (soit, inspirer sur 5 secondes et expirer sur 5 secondes 6 fois), pendant 5 minutes, 3 fois par jour.

  • se centrer sur sa respiration, pour s’accorder une pause mentale, pour favoriser la concentration, c’est à dire s’écouter respirer, tout simplement. Avez-vous déjà pris conscience de ce qui se passe dans votre corps quand vous vous nourrissez d’air ? Vos côtes qui s’ouvrent et se referment, votre ventre qui se gonfle et se dégonfle, votre diaphragme qui bouge ? Rien que cette observation va vous faire du bien !

 2. Méditer 

Certains vont arguer qu’ils n’ont pas le temps, ou que c’est trop difficile. Mais, la méditation n’implique pas de se transformer en moine bouddhiste !

Non, la méditation peut déjà se pratiquer en pleine conscience, c’est à dire réaliser certaines de nos activités en étant pleinement connecté à tous nos sens. Dans nos Bulles de Bonheur sur le temps et l’instant présent (Bulle de Bonheur #2 et #25), nous vous avions donné des exemple pour être dans la pleine conscience de ce que nous vivons, c’est à dire concentrer toute notre attention sur que nous faisons, ouvrir notre champ perceptif à ce qui survient : quand nous mangeons, quand nous prenons notre douche, dans des moments de qualité avec des proches … bref, notre quotidien nous offre de multiples occasions de pratiquer. Et la science le prouve, méditer régulièrement rend plus patient.

 3. Pratiquer la gratitude

Et oui, voilà encore un autre bienfait de la gratitude (Bulle de Bonheur #20) ! Selon le psychologue David DeSteno, être simplement reconnaissant aide à être plus patient. La gratitude nous amène en effet à être moins centré sur nous même et sur l’immédiateté, donc à être moins avides de reconnaissance immédiate. Or ce besoin de reconnaissance immédiate serait une des principales sources de notre impatience. 

Alors, si vous ne pratiquez pas encore la gratitude, pensez à écouter notre podcast pour découvrir tous les moyens que vous avez de développer cette attitude.

 

 4. Changer de perspective 

Il ne s’agit pas de refouler ses émotions négatives ou de nier les difficultés, au contraire, verbaliser ses émotions est un outil précieux pour gérer son impatience. Il s’agit de s’entraîner à voir sous un autre angle la personne ou la situation qui génèrent chez vous de l’impatience. C’est une façon de prendre du recul par rapport à ce que vous vivez, en regardant par exemple la situation à travers les yeux de la personne qui vous agace (qu’est ce qui l’amène à réagir comme ça ? Est-ce que je partage des traits de caractère avec elle ?) ou en regardant ce que la situation vous offre d’autre (le retard de mon ami me permet d’avancer mon livre, la file du bus me donne le temps de répondre à mes textos …).

Ce changement de regard a des effets puissants : il permet d’économiser de l’énergie, évite des sentiments destructeurs (ruminations, reproches …), bref, c’est une autre façon de pratiquer la pensée positive  (Bulle de Bonheur #35) et d’être plus heureux.

 

 5. Travailler sa maîtrise de soi 

C’est une façon un peu plus radicale d’entraîner sa patience, car il s’agit de corriger notre comportement, donc de faire appel à notre volonté. Mais vous le savez sans doute, la volonté peut s’entraîner comme un muscle donc la mission est tout à fait réalisable ! 

L’idée ici est donc de vivre des expériences qui vont à l’encontre de nos habitudes, de façon à renforcer notre self-control : par exemple, si vous êtes droitier, faites vos gestes du quotidien avec la main gauche (ouvrir la porte, prendre quelque chose dans un placard, allumer la lumière …). Pratiquez pendant 2 semaines et vous aurez une bien meilleure maîtrise de vos impulsions. 

Vous pouvez également vous lancer des petits défis en décidant d’affronter des situations où vous perdez habituellement rapidement patience : si vous marchez très vite et donc doublez systématiquement les personnes que vous trouvez lentes sur le trottoir, pourquoi ne pas tenter quelques minutes de caler votre pas sur le rythme de la personne devant vous, regarder si vous êtes capable de la faire sans râler et réaliser que finalement la suite de votre journée n’est pas compromise pour autant ?!!

En bref

  • Nous vivons dans un monde pressé, où la possibilité d’obtenir “tout, tout de suite” nous fait oublier la nécessité et les avantages de la patience.

  • La patience est en effet une qualité qui contribue à notre bonheur : elle favorise notre bien-être, nos relations et nous permet de mieux réussir dans notre vie.

  • Nous avons de nombreux moyens pour la cultiver : respirer, méditer, nommer ses émotions, pratiquer la gratitude, élargir ses angles de vue, développer la maîtrise de soi. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs ! 2 mn pour identifier un domaine ou une personne qui vous rend particulièrement impatient, et choisir un ou plusieurs outils pour développer votre patience.

 

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Je prends le temps d’être heureux avec Clotilde Noël

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Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter des bulles de bonheur ! 

Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret !

Clotilde et Nicolas Noël, déjà parents de 6 enfants décident, en accord avec leurs enfants, d’adopter une enfant porteuse d’une particularité. Marie intègre la famille accompagnée de son petit chromosome en plus.

Clotilde décide d’écrire leur histoire, leur parcours du combattant de parents adoptants. « Tombée du nid » sort en 2015. Le livre rencontre un immense succès et se crée sur les réseaux sociaux une grande chaîne de familles interpellées et admiratives par ce choix particulier. Que de bulles de bonheur dans cette famille ! 

Clotilde ne s’arrête pas, elle reprend sa plume et écrit « Petit à petit » en 2016 qui raconte les réactions de ses autres enfants face à l’arrivée de Marie puis « Risquer l’infini » en 2019. Et comme le bonheur s’accroît en donnant, la famille décide de s’agrandir encore avec l’arrivée de Marie-Garance, porteuse elle aussi d’un handicap, puis de Fredo, lui aussi enrichi d’un je ne sais quoi qui donne la pêche ! 

La communauté « Tombée du nid » se crée spontanément, les témoignages affluent comme un grand raz de marée. Chacun de ces témoignages montre d’immenses bonheurs. Toutes ces briques se soutiennent et forment une immense tour du haut de laquelle le paysage est magnifique !

Le mot d’ordre ? Clotilde n’angoisse pas sur ce que pourrait être sa vie, elle la vit au jour le jour et elle avance en prenant chaque chose avec tout le bonheur que la vie peut lui apporter ! 

A Bulle de Bonheur, Clotilde nous inspire, elle est la porte parole de l’intégration sociale des personnes handicapées. Nous partageons cette valeur, à notre mesure, nous  multiplions les actions avec notre jeu 2 minutes ensemble !, afin de lutter contre l’isolement et permettre à tous de créer des liens de qualité pour vivre des bulles de bonheur ! 

Merci Clotilde de dilater nos cœurs !

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Je laisse parler mes sens

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Nous percevons le monde qui nous entoure à travers nos organes sensoriels : les yeux, les oreilles, la langue, le nez, la peau. Ces organes sont sensibles aux stimulations de l’environnement, et jouent chacun un rôle fondamental dans notre corps en transmettant à notre cerveau des informations précises.

A chaque organe sensoriel correspond un sens : la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher. Nous utilisons chaque jour la totalité de nos sens pour interagir avec notre environnement ; nos sens sont ainsi nos principaux outils de communication verbale et non verbale et ils nous donnent la vision de notre entourage.

Des organes très élaborés

Nos organes sensoriels sont très élaborés et nous les exploitons souvent bien en deçà de leur potentiel. Prenons l’exemple de la langue : considérée comme le muscle le plus sophistiqué de notre corps, elle est couverte d’environ 8000 papilles gustatives (le nombre varie avec l’âge) qui se régénèrent tous les 8 à 10 jours ! Ces papilles nous permettent d’identifier les 4 grandes saveurs primaires (sucré, salé, amer et acide). L’amer est celle que la langue reconnaît le plus facilement. Elle est associée généralement à un sensation de dégoût, de rejet. Pas étonnant quand on sait que la plupart des poisons sont amers !
Les scientifiques s’accordent à dire que la langue peut identifier de nombreuses autres saveurs, mais n’ayant pas de mots pour les nommer, nous avons des difficultés à les répertorier. C’est ainsi par exemple qu’une 5e saveur, l’umani, est aujourd’hui recensée. Venue tout droit du japon, elle se traduit littéralement par “goût délicieux”. Mais un goût difficilement descriptible ! On le trouve par exemple dans les tomates mûres, fromages affinés (parmesan, stilton, roquefort, cheddar…), champignons séchés (shiitake, morilles…), sauce soja, anchois, asperges, bonite séchée, charcuterie, oignon, truffe, algues wakamé, nuoc-mâm …
Bref, si vous vous êtes toujours demandé pourquoi vous n’arriviez pas à vous retenir de finir la coupelle de saucisson à l’apéro, ne cherchez plus, c’est à cause de l’umami !

Nos sens, nous les utilisons souvent sans en avoir conscience. C’est d’ailleurs quand nous en sommes privés que nous comprenons mieux leur utilité ! Vous avez ainsi sans doute remarqué qu’en cas de rhume ou de nez bouché, votre nourriture perd de sa saveur. De même, il y a de grandes chances que vous ayez du mal à vouloir boire ou à reconnaître du lait auquel a été rajouté un colorant jaune ; votre vue suggère en effet fortement le goût de l’aliment que vous mangez et le fait de ne pouvoir associer la couleur au goût que vous connaissez peut vous rendre méfiant ou vous induire en erreur (être certain que le lait a un goût citronné par exemple). A l’inverse, manger les yeux fermés ou dans le noir comme le proposent certains restaurants, décuple le sens du goût.

Des organes reliés

Si nos 5 sens sont intimement liés les uns aux autres, ils sont également reliés à d’autres parties de notre corps. Ainsi quand le cerveau interprète une odeur, il va aussi faire intervenir les zones affectées aux émotions et à la mémoire. C’est ce qui explique qu’une simple odeur peut déclencher des réactions affectives très fortes ou provoquer l’apparition d’un souvenir (l’odeur de la tarte aux pommes qui nous rappelle notre grand mère, l’herbe coupée qui évoque un souvenir d’enfance ou encore la vue d’un chien qui déclenche une émotion désagréable liée à une ancienne morsure).
C’est également ce qui explique l’importance de nous connecter plus souvent à nos sens et de savoir les développer.

Et si j’utilisais mes sens pour mieux me connecter, à moi même, aux autres et à mon environnement ?

Développer ses sens

Développer ses sens permet de profiter plus intensément du quotidien et de nos expériences de vie.
Nous avons quelquefois la sensation que nous avons un sens défaillant (l’odorat, le goût…). En réalité, sauf pathologie, cette défaillance provient du fait que nous exerçons peu ce sens et que notre acuité sensorielle diminue. Mais comme un muscle qui a besoin d’entraînement pour rester actif, nous pouvons faire des exercices pour affiner nos sens et mieux profiter de leur potentiel : pratiquer l’aromathérapie (respirer rapidement et quotidiennement quelques odeurs appréciées), manger moins sucré et moins salé, sentir avant de déguster, écouter de la musique avec un volume plus faible, s’éloigner des bruits forts … vous trouverez quantité de propositions dans les ouvrages spécialisés ou sur les sites internet appropriés.

Pratiquer des exercices de la méthode Vittoz

La méthode Vittoz est une thérapie psychosensorielle, qui propose un grand nombre d’exercices simples visant à réapprendre à s’écouter, à ressentir, à penser, afin de se libérer de conditionnements néfastes.
Cette méthode met donc les sens à l’honneur et apprend à mieux les exploiter. Elle invite notamment à se reconnecter à nos sensations en (ré)apprenant à faire plus attention à ce que ressent notre corps, sans poser de jugement ni raisonner.
Etre connecté à l’instant présent, uniquement en accueillant nos ressentis : regarder les couleurs, les formes qui nous entourent – écouter un son, l’écho en nous (sans chercher à savoir ce que c’est) – palper, toucher des objets les yeux fermés (sans chercher à les identifier) – poser et sentir ses deux pieds bien à plat dans le sol et ses mains en contact avec notre bureau avant de commencer à travailler ; boire un verre d’eau en sentant le verre sur notre bouche, puis l’eau passer sur nos lèvres, notre langue, dans notre gorge …
Se laisser juste imprégner par les sensations perçues est un exercice puissant notamment pour mettre au repos notre mental, ressentir une réelle détente, se sentir ancré dans le présent et dans le vivant.

Communiquer avec tous ses sens

Les messages que l’on donne ou que l’on reçoit et qui passent par nos sens vont avoir une incidence dans nos relations :

  • l’ouïe capte les mots prononcés, le ton de la voix, la mélodie …
  • la vue enregistre les expressions du visage (joie, dégoût, colère …), les images (tableau, paysages …)
  • le toucher sent la poignée de main, la tape sur l’épaule, le contact avec la peau ou certaines matières.
  • enfin le goût et l’odorat seront particulièrement sollicités pour la nourriture et les boissons, les parfums, les senteurs de la nature.

Un sourire, un regard attentif, une main posée sur un bras, une voix douce, un environnement calme et chaleureux … sont donc autant de signes qui vont connoter nos messages – ces signes, s’ils sont positifs, vont rassurer notre interlocuteur et favoriser une communication de qualité.

Faire des câlins : le toucher est le 1er sens qui se développe in utero et le dernier sens que l’on perd. Nous en avons parlé dans notre podcast sur la tendresse (Bulle de Bonheur #43). Faisons juste aujourd’hui un focus sur le fameux “hug”.

Les vertus du câlin sont telles qu’il existe même la journée internationale des câlins (le 21 janvier) ! Inventée par le révérend Kevin Zaborney aux États-Unis en 1986, cette journée s’est propagée dans le monde entier, avec de nombreuses adaptations, comme l’apparition des pancartes free hugs (câlins gratuits) qu’on trouve en Australie mais aussi ici en Amérique du Nord. En France, nous sommes encore un peu frileux !
Cet engouement autour du câlin est un peu critiqué aujourd’hui car certains ont présenté le câlin comme une sorte de remède miracle, allant même jusqu’à prescrire le nombre de câlins quotidiens à faire (“4 câlins par jour pour survivre ; 8 câlins par jour pour l’entretien ; 12 câlins par jour pour croître.”) et le temps précis à y consacrer. En fait, il serait plus juste de dire que le câlin peut contribuer à notre bonheur, mais qu’il n’est pas suffisant ni adapté à toutes les circonstances.
Quoiqu’il en soit, le calin a beaucoup de vertus propres au toucher avec cette particularité d’être plus intime. Anti-stress, anti-déprime, augmentation de notre résistance aux virus de saison, libération de l’ocytocine, qui favorise l’attachement et les interactions sociales, le câlin est donc fortement préconisé pour favoriser un bien-être tant personnel que relationnel. En famille, dans le couple, entre amis mais également avec un animal de compagnie, saisissez les occasions !

Bienfaits

Nous l’avons vu, nos sens nous aident à nous connecter à nous-même et à notre entourage. Ils nous donnent des informations utiles sur ce qui nous entoure. Ils sont des outils précieux pour se connecter au moment présent (voir Bulle de Bonheur #25).
Nos sens sont également utiles pour améliorer l’état de notre santé, nos capacités de communication.

Les utiliser à bon escient peut nous permettre d’acquérir de nouvelles compétences (savoir être) telles que :
une meilleure qualité de présence à soi (par la gestion de nos sensations, de nos perceptions, prise en compte des éléments environnants …)
une meilleure qualité de communication avec l’autre (observation, compréhension et utilisation de la communication verbale et non verbale)
une meilleure qualité de relation dans la vie de groupe (observation et prise en compte des différentes sensations, expressions et outils de communication).

En bref

Notre qualité de vie et notre vie relationnelle sont étroitement liées à nos 5 sens.

Ouvrir ses sens nous connecte à la réalité, nous ancre dans le moment présent et donne du relief à notre vie.

Chaque sens a un rôle. Ainsi le toucher et plus précisément le câlin, joue un rôle important dans les relations amoureuses, les relations parentales mais également entre amis.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour choisir le sens que vous allez développer : la vue en levant le nez tous les matins sur ce qui vous entoure sur le chemin de l’école ou du bureau ? L’ouïe en écoutant une chanson que vous aimez les yeux fermés en individualisant la voix, le rythme, chaque instrument ? Ou encore le goût en dégustant votre dîner avec chacun de vos sens ? Allez explorer le monde sensoriel, vous serez surpris par les richesses qui s’y trouvent.

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Je saisis la chance

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“La chance appartient à tout le monde” proclament les publicités pour la Française des Jeux. Est-ce vraiment le cas ? Ce qui est certain, c’est que la chance fait couler beaucoup d’encre et que depuis longtemps, philosophes, moralistes, éducateurs, sociologues ou encore thérapeutes essaient de trouver des explications au fait que certains cumulent les réussites avec la même intensité que d’autres cumulent les échecs.

Destin, providence, baraka, hasard, aléa, coïncidence, bonne étoile … la chance a souvent de multiples noms. Elle est cet élément bénéfique inattendu qui nous “tombe” dessus, empreint d’un caractère à la fois mystérieux et incontrôlable, qui fascine autant qu’il peut irriter !

Comme le mentionne Philippe Gabilliet dans son livre “Eloge de la chance”, il existe traditionnellement une certaine méfiance à l’égard de la chance. Pour ce professeur de psychologie, cette méfiance pourrait s’expliquer par 3 attributs communément donnés à la chance : elle est incontrôlable, fragile et injuste. Elle échapperait en effet à tout contrôle et toute logique, serait instable et n’aurait rien à voir avec le travail, l’effort ou le mérite.

Nombreux proverbes illustrent d’ailleurs cette vision : “le bonheur des uns fait le malheur des autres”, “il n’est chance qui se retourne”, “heureux au jeu, malheureux en amour” ou encore  “qui rit vendredi, pleurera dimanche”.

Pour Philippe Gabilliet, cette mauvaise réputation donnée à la chance est injustifiée. Pour lui, la chance n’est pas le fait de simples probabilités ou des caprices de la bonne Fortune, mais peut révéler “une authentique compétence de vie”. Si elle est moins palpable et contrôlable que d’autres ressources à notre disposition, elle en fait néanmoins partie. 

Elle peut alors se définir comme “cette forme d’intelligence, que l’on pourrait qualifier d’intelligence du fortuit ou de l’inattendu, qui conduit à tirer le meilleur parti des circonstances les plus imprévues et les plus surprenantes”. 

Précisons qu’en parlant ici d’intelligence de l’inattendu, nous excluons les coups de chance exceptionnels qui viennent bouleverser une vie de façon totalement inattendue, pour nous centrer sur cette “chance de tous les jours” qui s’apparente davantage à une attitude de l’esprit, à une manière de penser et d’agir. Cette chance là peut se travailler et se cultiver, reste à en connaître les règles de fonctionnement : “personne n’est né sous une mauvaise étoile, mais nombreux sont ceux qui ne savent pas lire le ciel”.

Et si on apprenait à cultiver la chance ?

Pour Philippe Gabillet, avoir de la chance suppose d’être capable de transformer “le hasard en occasion favorable”. Il s’agit donc finalement de voir dans l’événement imprévisible l’opportunité de nouvelles possibilités. Nous avons donc un rôle important à jouer dans la façon dont nous allons vivre l’imprévu : comme à la croisée de chemins, nous allons devoir décider comment réagir face à cet imprévu ; la chance consistera à “l’exploiter de la façon la plus positive, harmonieuse et efficace possible”. 

A l’instar de Philippe Gabillet, le professeur Richard Wiseman parle aussi des cartes personnelles que nous avons en main pour développer un “comportement attrape-chance”. Après avoir étudié avec son équipe plus de 400 personnes pendant huit ans, le professeur britannique a mis en avant  quatre caractéristiques principales que les chanceux possèdent, souvent sans même en avoir conscience : 

  • Savoir repérer les occasions favorables. Ceux qui ont de la chance sont ouverts (aux expériences, aux autres) et entretiennent ce que Richard Wiseman appelle le «réseau de la chance», c’est à dire un tissu de relations qui permettra d’accroître les chances de trouver le bon emploi, l’appartement idoine ou encore l’âme sœur. Pour changer sa vie, une seule bonne rencontre suffit. Activez donc votre réseau ! Vous pouvez décider chaque jour par exemple de reprendre contact avec une personne que vous n’avez pas vue depuis un certain temps. 
  • Osez aussi demander un service, une information, un soutien, à vos proches ou à des personnes que vous ne connaissez pas.
  • Faire confiance à son intuition. Nous avons vu les bienfaits de l’intuition, notamment pour décider plus rapidement, choisir ce qui nous convient profondément ou encore favoriser une meilleure connaissance de soi et une meilleure connexion au monde (Bulle de bonheur #30).
  • S’attendre à avoir de la chance. Selon le professeur, “croire que l’on est malchanceux est l’une des certitudes les plus redoutables dont on peut être affligé. Elle affecte tous les aspects de la vie. Les gens deviennent déprimés et défaitistes, donc malchanceux. A l’inverse, quand ils réalisent qu’ils ont davantage de contrôle sur leur vie, qu’ils regardent l’existence avec plus d’optimisme, une multitude de bonnes choses leur arrivent. Quand les gens pensent avoir de la veine, les occasions se présentent. C’est un cercle vertueux.”
  • Voir du positif même dans le négatif. Là encore, nous vous renvoyons à nos podcasts, principalement celui sur la pensée positive (Bulle de Bonheur #31). Ecoutez ou ré-écoutez le pour voir comment les pensées négatives nous enferment et limitent nos choix, alors que pratiquer la pensée positive nous place dans un cercle vertueux puisque nos pensées influencent notre perception donc nos choix et par conséquent nos comportements. Par exemple, vous êtes en voiture dans une zone où le parking est difficile et vous devez vous garer, si vous vous dites, “je ne trouverai jamais de place”, votre vision va se rétrécir littéralement, vous perdez votre vision périphérique ! Alors que si vous vous dites “je vais trouver une place, j’en suis sûre”, vous serez plus attentif à votre environnement, vous aurez donc plus de chance de trouver une place !

Ces observations de Richard Wiseman font écho aux “cinq secrets de fabrication” de la chance dont parle Philippe Gabillet dans son livre :

  • la disponibilité intérieure : être prêt à saisir la chance donc être ouvert, vigilant et attentif aux événements de notre vie.
  • la connexion : être relié au monde, savoir tisser des liens avec les autres et avec le monde qui nous entoure. La chance est comme la toile d’araignée dit Max Gunther : “elle  tisse d’innombrables fils (…) et se nourrit d’autant mieux que sa toile est grande”. 
  • le recyclage : savoir positiver et donner un sens à nos échecs, nos erreurs et à nos malchances (Bulle de Bonheur #31 et #34).
  • l’intention : but, objectif, rêve, projet, ambition … votre intention peut avoir différentes formes. Elle découle d’un état d’esprit intérieur qui va orienter vos pensées et vos comportements vers la réalisation de votre intention. Il ne s’agit pas de pensée magique mais de messages envoyés à notre cerveau pour le préparer en quelque sorte à vivre un événement favorable, pour le mettre en “mode chance”. 
  • l’audace : “la fortune sourit aux audacieux” disait déjà Virgile. “Qui ose gagne” peut-on aussi souvent entendre dire. La chance de tous les jours dont nous avons parlée dans ce podcast nécessite en effet de passer à l’action, et donc d’oser sortir de zones de confort et d’accepter avec détermination d’aller au delà de nos incertitudes.

Comment favoriser la chance ?

Pour parvenir à être chanceux, Richard Wiseman conseille différentes techniques :

  • utiliser la méditation pour améliorer l’intuition et la relaxation
  • visualiser la bonne fortune
  • parler à au moins une nouvelle personne chaque semaine

Toutes ces idées ont un thème en commun celui d’être plus ouvert à votre environnement, physiquement et émotionnellement. Et les opportunités de le faire peuvent se présenter plus souvent qu’on ne le pense : 

  • dans les rencontres que nous faisons, de manière fortuite (“dans le bus, j’ai rencontré une personne qui m’a parlé de …”) ou par le biais de mises en relation (“Xavier m’a présenté un de ses amis qui…”).
  • dans la réception d’une information-clé, c’est à dire de l’information qui correspond à une de nos préoccupations ou interrogations du moment. Cet élément, vous pouvez le capter lors d’une conversation entre des collègues, dans un article de journal, grâce à l’indiscrétion d’un ami…. 
  • dans l’ouverture à de nouveaux territoires : un nouveau pays, une nouvelle aventure, voire même pour certains, des nouvelles expériences qui peuvent être négatives comme la maladie ou un accident mais qui vont révéler des dynamiques nouvelles et enrichissantes.
  • dans des demandes inattendues : une demande d’aide, de conseil, de collaboration.

Ces éléments nous montrent bien à quel point la chance fait appel à un certain état d’esprit, celui de l’ouverture et de l’attention. Elle va nécessiter aussi de lâcher prise sur notre besoin de comprendre, sur notre capacité à expliquer les évènements qui arrivent. Pas simple, car nous sommes souvent pris par cette irrésistible pulsion de rechercher les causes, les explications de ce qui se produit dans notre vie !

La chance invite également à sortir de la routine. Elle est comme le dit Philippe Gabillet cet “incident providentiel” qui nous offre une bifurcation sur la chemin balisé de nos vies, et qui révèlera des opportunités et des possibilités inenvisageables avant que l’incident se produise.

En bref

  • Les causes de la chances peuvent être attribuées au seul hasard mais elles peuvent aussi être le fait d’une action de notre part.
  • De même, la chance peut être exceptionnelle et unique comme elle peut être plus récurrente.
  • La chance a donc plusieurs visages : du coup de chance à la chance provoquée, elle peut aussi être un mode de vie, c’est à dire une façon de savoir saisir les imprévus, positifs ou négatifs, comme autant d’occasions de rebondir, de créer des opportunités de changement et de cultiver le positif. 

A vous de jouer !

2mn pour décider comment vous allez commencer à provoquer la chance : activer votre réseau, faire des demandes, positiver, repérer les occasions favorables, se placer en “mode chance”, la chance est à votre portée, alors bon travail !

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Je fais des compliments

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Certaines personnes craignent encore que le compliment rende prétentieux ou qu’il coupe l’envie de faire des efforts, de faire plus. Pourtant, sous l’impulsion notamment de la communication bienveillante, il est aujourd’hui largement reconnu que le compliment est un élément indispensable à notre bien-être.

Comme le souligne Tal Ben-Shahar dans son livre “Choisir sa vie”, le compliment “donne force et pouvoir” à la personne destinataire mais également à ce qui lie ce destinataire et l’émetteur du compliment. Pour le célèbre “professeur de bonheur”, le bénéfice du compliment en “vraie monnaie du bonheur” est inestimable.

Le compliment permet en effet de remplir ce que certains auteurs appellent notre “banque émotionnelle”, c’est à dire la source à laquelle nous pourrons puiser en cas de doute et de découragement. Les compliments seront autant de points de repères intérieurs qui nous aideront à constituer notre coffre à confiance (Bulle de bonheur #6). Ils sont donc directement liés à l’estime de soi.
Dans leur livre “As-tu rempli un seau aujourd’hui ? Le bonheur quotidien expliqué aux enfants”, Carol McCloud et David Messing utilisent la métaphore du seau. Pour eux, chacun transporte avec soi un seau pour recueillir des pensées et des émotions positives. Chacun se sent bien quand son seau est rempli, malheureux quand il est vide. Comment remplir ce seau ? Avec des mots gentils, des attentions, des sourires et bien sûr des compliments !

Le compliment va aussi contribuer au fameux ratio de Losada dont nous vous avions parlé juste avant Noël (Bulle de bonheur #35 je pratique la pensée positive)  Le compliment est en effet une parole positive, or souvenez-vous : si vous maintenez (ou dépassez !) un rapport de 3 paroles positives pour une parole négative, vous favorisez votre épanouissement, votre performance et votre bien-être.

Si vous êtes convaincus de l’importance de faire des compliments, vous vous êtes cependant peut-être aperçus que certains compliments ne produisaient pas les effets escomptés : vous avez vous-même reçu un compliment que vous avez trouvé déplacé, ou fait un compliment qui a été mal accepté, voire même refusé par son destinataire. 

Et oui ! C’est que si les compliments peuvent être bénéfiques, tous ne le sont pas. Certains vont même produire l’effet tout à fait inverse, comme le montrent très bien Adèle Faber et Elain Mazlish dans leurs ateliers de soutien à la parentalité (“Parler aux enfants pour qu’ils écoutent, les écouter pour qu’ils parlent”). 

Grâce à un jeu de rôles, les auteures permettent en effet de prendre conscience des conséquences que peuvent générer certains compliments : que ressentez-vous par exemple quand un de vos amis vous dit “quelle cuisinière extra !”, alors que vous avez préparé le dîner en 5 minutes à partir d’une boite de conserve ? Quand un collègue vous fait remarquer que “vous êtes toujours tellement bien habillée” ou encore quand votre partenaire de match de tennis s’écrie “wahoo, mais tu es une sacrée serveuse”, alors que vous venez de réussir le premier smash de votre vie ?! Si les réponses varient en fonction de chacun, l’intérêt de cet exercice de prise de conscience est de montrer que certains compliments ont des effets désagréables comme la gêne, la suspicion, la négation ou encore la pression et le stress. Bref, le compliment n’apporte pas le résultat positif qu’on espérait. Pourquoi ? Parce que le compliment qui évalue (beau, bon, fantastique…), qui est général (“toujours”, “jamais”) ou excessif, manque de réalisme et rend son destinataire inconfortable.

Alors, comment faire un compliment ?

Comme le dit Tal Ben-Shahar, “le compliment n’est pas une formule impersonnelle” prononcée pour faire plaisir. Si “faire plaisir” peut être un effet du compliment, il n’en est certainement pas le motif principal.

Selon Faber et Mazlish, les compliments les plus efficaces comportent toujours deux parties : la première consiste à décrire ce que nous voyons ou ce que nous ressentons, la deuxième (qui découle de la première) consiste pour le destinataire à s’apprécier lui-même. Cette auto-évaluation est particulièrement importante pour les enfants, pour qu’ils apprennent à construire un centre d’évaluation interne, et non un centre d’évaluation qui dépend de l’extérieur. Par exemple, quand un enfant vous donne un dessin, votre premier réflexe sera sans doute de lui dire : “que c’est beau !”. Le problème de cette formulation est que “beau” est un adjectif évaluatif, subjectif et en plus trop abstrait pour que l’enfant sache exactement ce que cela signifie. D’ailleurs, l’enfant peut vous le faire comprendre en vous répondant : “non, tu ne l’aimes pas !”.

Alors que si vous décrivez ce que vous voyez (“je vois du vert, du rouge, du jaune, des lignes qui se croisent, des tortillons et plein de points multicolores”) ou ce que vous ressentez (j’aime beaucoup toutes ces couleurs vives), l’enfant (ou toute personne qui reçoit le compliment) sent que vous regardez attentivement ce qu’il a fait et il peut alors se complimenter lui-même en se disant qu’il est capable d’être créatif.
Un autre moyen de pratiquer un compliment est de résumer en un mot un comportement digne de louange : “tu es rentré à l’heure, merci pour ta ponctualité” ; “tu as pris la défense de ton ami devant tout le monde, c’est ce que j’appelle avoir du courage”.

Nous avons déjà évoqué l’importance de la description en parlant notamment de la communication non violente (Bulle de Bonheur #12). La description permet de s’ancrer dans le présent, elle évite d’évaluer la personne et privilégie la sincérité.

En revanche, pratiquer le compliment descriptif peut être difficile et vous paraitre peu naturel, voire même froid. Certains avancent ainsi qu’ils se sentent distants quand ils décrivent, et que cela leur coûte par exemple de ne pas dire à l’enfant que son dessin est beau (alors qu’ils reconnaissent qu’ils ne l’apprécient pas !) ou de ne pas dire à un hôte qu’il est vraiment super. Mais là encore, nous sommes victimes d’un système où l’évaluation tient une grande place, comme si toute chose devait nécessairement être classée de façon binaire : beau/laid, bon/méchant, bien/mal. Or, nous le répétons, un compliment ne sert pas à faire plaisir ni à travestir la réalité, mais à renforcer l’estime de soi et permettre d’identifier ses qualités. Ainsi, quand le compliment descriptif frappe juste, il procure un son de vérité qui résonne au dedans de nous, un peu comme si une personne plaçait un miroir devant vous pour que vous puissiez voir vos propres forces.

Si cela peut vous paraître peu naturel, comme une nouvelle langue que vous devriez apprendre, cela peut aussi vous sembler plus exigeant. En effet, complimenter de cette façon exige de vraiment écouter, de vraiment regarder, de vraiment remarquer. Mais quelle force pour l’estime de soi, et quelle preuve d’attention vous donnez à celui que vous complimentez !

Un compliment efficace sera donc sincère, descriptif, sans évaluation ni commentaire. Il sera précis et en lien avec la situation du moment : au lieu de “tu as été super sage”, on dira “j’ai apprécié ton aide aujourd’hui pour les courses, c’était pratique pour moi que tu tiennes le caddy et que tu pèses les légumes” (l’enfant peut ainsi se voir comme une personne capable d’aider et d’être utile) ; au lieu de dire “bon boulot, merci”, décrivez ce que vous avez apprécié : “avoir ce dossier complet et dans le délai m’a permis de gagner du temps dans ma négociation”.

Pas de stress cependant si vos habitudes prennent le dessus et que vous commencez votre compliment par : “c’est super”, “c’est trop beau”, “tu es formidable”… pensez juste à ne pas vous arrêter là, demandez-vous pourquoi vous trouvez ça beau ou génial et poursuivez votre évaluation (car c’en est une !) en expliquant ce que vous aimez ou vous voyez. Parler en “je” permettra également de personnaliser et individualiser le compliment, et d’éviter par conséquent la généralisation excessive (“rentrer dans une chambre rangée me met vraiment de bonne humeur”).

Attention cependant, comme le dit Haim Ginott, un compliment doit être utilisé à dose homéopathique. Trop de compliments tue le compliment ! Pensez à en faire chaque fois qu’il y a un progrès, un effort ou un changement positif accompli, et faites-vous confiance pour le pratiquer dans d’autres situations, en famille, au travail, avec des amis et y compris à l’égard de vous même (rappelez-vous l’importance de l’auto-compassion Bulle de bonheur #39) !

En bref

  • Le compliment est un élément indispensable à notre bien-être, il renforce l’estime de soi et permet d’identifier ses talents.
  • Comment faire un compliment ? En sortant du système évaluatif, et en décrivant ce que vous voyez ou ce que vous ressentez, ou en nommant la qualité révélée par le comportement.
  • Pour être efficace, un compliment doit être sincère, descriptif et utilisé à bon escient.

Allez hop, je me lance !

2 mn pour trouver une situation où vous pourriez faire un compliment, pratiquez la description, sans évaluation, sans commentaires et avec sincérité, et laissez au destinataire de votre compliment le soin de s’auto-apprécier lui-même !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Le rire développeur de relations !

Le rire fait tomber les barrières. Il vous permet de rentrer dans un groupe plus facilement et de nouer des relations. Vous pouvez ainsi mettre de côté vos inhibitions, et hop ! vous favorisez sociabilisation et communication.

Le rire peut, aussi, permettre de voir la vie de manière plus optimiste et de dévoiler simplement votre personnalité. Il crée un sentiment de cohésion et permet l’ouverture aux autres. Il met les gens à l’aise.

Selon les psychologues il est même important de savoir se moquer de soi-même, de ses erreurs car cela nous permet d’être plus à l’aise.

Rire ensemble favorise les liens affectifs entre personnes. Il améliore la coopération, la communication et la romance. 

Une étude effectuée par Gray, Parkinson et Dunbar en 2015 a découvert que le rire augmentait de manière inconsciente la volonté des gens à divulguer des renseignements à d’autres.

Le rire est un langage simple et universel qui communique la joie et la paix, ce qui favorise les relations d’amitié. Et surtout, le sourire est contagieux ! Si vous souriez alors vos proches souriront !  A tester non ?

Reconnu comme un facteur de bonne santé, les spécialistes recommandent environ 10 min minimum de rire par jour. La moyenne se situe à 1 min. Et vous ? Vous riez souvent ?

Je distribue de la tendresse

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“Vivre sans tendresse / On ne le pourrait pas / Non, non, non, non / On ne le pourrait pas”” chantait Bourvil. 

Et il avait bien raison car nous savons aujourd’hui que la tendresse est même un élément de survie. La tendresse est un élément nécessaire au développement cérébral de l’enfant mais aussi un geste fondamental dans le comportement affectif de l’être humain. Selon les experts en psychologie émotionnelle, elle nous permet de créer des liens significatifs et durables avec nos proches

Pour Jacques Salomé, la tendresse est la sève de la relation, ce qui fait que deux êtres vivants s’approchent, se rencontrent, se découvrent ; “la tendresse est porteuse d’élans de bienveillance, elle vibre d’une intensité de l’attention et d’une écoute qui touchent au plus profond celui ou celle qui va la recevoir. Dans un couple, c’est un des ciments les plus précieux pour maintenir deux êtres ensemble dans la durée”.


Et pourtant, la tendresse peut être un chemin difficile, connu ou inconnu, qu’on peut peut suivre ou ignorer. Influencée par notre culture, elle peut être aussi reliée à des peurs et à des préjugés. Comme le mentionne Jacques Salomé, “nous sommes dans une culture, dans une civilisation où la tendresse paraît redoutable car elle est associée à une possible érotisation des relations et à une crainte plus ou moins développée de la dépendance”.
La tendresse peut donc être absente de nos vies, ou quelquefois elle peut en disparaître : manque de temps, routine, fatigue, distance (physique et psychique…) sont quelques raisons qui peuvent expliquer cette disparition.

Mais comment se manifeste la tendresse ?

La tendresse se compose de nombreux langages, autres que le langage verbal : “langages du regard, du toucher, de l’odeur, de la proximité physique et aussi langages de l’intention, c’est à dire vouloir du bien-être, du mieux, du doux à soi-même et à l’autre” explique Jacques Salomé.
La tendresse se loge donc dans tous ces petits gestes qui vont accompagner, donner, transmettre, soutenir… Elle peut se manifester par le toucher (une main sur une épaule, une caresse, un câlin, une étreinte) mais aussi par d’autres langages corporels : un regard attentif, une respiration qui s’accorde à la personne qui nous est proche, un ton de voix…

La tendresse, source d’ocytocine : 

L’ocytocine, souvent appelée hormone de l’amour, est sécrétée par l’hypophyse lors de stimulations sensorielles douces (tétée, contacts tendres, caresses, baisers, orgasme, simple contact de l’eau chaude …) mais également sans contact physique comme un simple échange de regards, l’évocation des êtres que nous aimons ou encore une interaction harmonieuse.

Cette hormone possède notamment comme « pouvoir » de réduire le stress, de nous apaiser, de réguler les émotions fortes, de renforcer la confiance. Si elle est reliée à l’attachement des parents pour leurs enfants, elle favorise de façon plus large les relations sociales.

Alors, si je décidais de mettre plus de tendresse dans ma vie ?

Le câlin est porteur de beaucoup de vertus propres au toucher avec cette particularité d’être plus intime. Il y a les effets positifs du fameux “hug” et nous vous préconisons sa pratique pour favoriser un bien-être tant personnel que relationnel. Voyons maintenant plus en détails les bienfaits du toucher.

Le contact physique avec les enfants :  1er sens que l’on acquiert (et que l’on perd), le toucher est le transmetteur de tendresse le plus connu et le plus utilisé. Puissant moyen d’expression, il devrait être obligatoire pour tous les bébés et les enfants. Ceux-ci ont en effet besoin d’être calinés, cajolés, embrassés.

Dès leur naissance, les bébés comprennent d’ailleurs la signification du toucher, parce que la peau est parmi les organes des sens celui qui se développe le plus vite, qui occupe le plus de place et qui a le plus besoin d’être satisfait. La confiance et la tendresse de nos premières années sont encore présentes dans notre système nerveux d’adulte. Les câlins que nous avons reçus des personnes signifiantes pour nous restent imprimés au niveau cellulaire et nous permettra à notre tour de distribuer plus facilement de la tendresse.

La croissance du cerveau est par ailleurs directement en lien avec les contacts physiques que reçoit un enfant. Vous avez sans doute entendu parler des terribles conséquences de l’absence totale de contacts physiques chez le bébé (marasme et mort), tout comme vous connaissez ou imaginez les effets de contacts physiques empreints de violence. Peut-être êtes-vous moins au fait des répercussions de la tendresse sur l’enfant ? La neuroscience a pu démontrer le rôle fondamental de la tendresse sur le développement cérébral de l’enfant. En effet, les différents circuits biochimiques du cerveau supérieur commencent à se développer pendant nos trois premières années de vie. Ces circuits se développent en fonction de nos expériences, notamment des soins et de l’affection que nous avons reçu de la part des adultes qui comptaient dans notre vie. Il est donc essentiel de maintenir un contact visuel avec un bébé, de lui sourire, de jouer avec lui, de le tenir dans vos bras, de le caresser, de lui procurer un sentiment de plaisir et de sécurité. Ce contact ne doit pas se faire 24 heures sur 24 bien entendu, mais quand vous le faites, faites le pleinement (donc sans regarder votre écran de téléphone par exemple !).

Le contact physique avec les adultes : vital pour les enfants, ce contact est également très important pour les adultes. Et contrairement à ce que certains pensent, il ne se limite pas aux relations sexuelles !

Sourire, se prendre la main, se regarder dans les yeux, s’enlacer, se caresser…. tous ces gestes peuvent être quelquefois bien plus puissants que des mots.
Ainsi, la manifestation de notre affection à notre partenaire est un des piliers fondateurs du couple, tout comme le toucher est un moyen de communication très puissant avec certaines personnes âgées, certaines personnes porteuses de handicap et les malades.

L’expression d’amour à travers les contacts physiques est d’ailleurs tellement importante que les contacts physiques ont été identifiés par Gary Chapman comme un de nos langages d’amour. Après 20 ans d’expérience en tant que conseiller conjugal, Gary Chapman a en effet mis en relief 5 langues sentimentales que parlent et comprennent les êtres humains pour communiquer leur amour : les services rendus, les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux et le toucher.
Sans rentrer dans les détails des langages d’amour, il est important toutefois de préciser que le contact physique qui nous procure du plaisir n’aura en général pas le même effet chez l’autre. Certaines zones du corps délivrent plus de plaisir que d’autres selon les personnes. Vous pouvez ainsi apprécier qu’on vous prenne la main alors que votre enfant, un ami ou votre partenaire ne le supportera pas ! A vous donc de découvrir quel est le dialecte que parlent vos proches.

En pratique

L’importance de la tendresse pour notre bien-être et le bien-être de ceux qui nous entourent vous donnera nous l’espérons, l’envie d’emprunter ce chemin : que ce chemin soit une nouvelle voie pour vous ou qu’il soit un chemin à approfondir ou à renouveler, il est essentiel à votre bonheur.
De l’orgasme au regard, de l’étreinte prolongée à un petit geste quotidien, du massage à une attention particulière, la gamme est large et vous trouverez certainement ce qui vous convient et ce que convient à la personne avec laquelle vous souhaitez nourrir cette tendresse. Pensez également à des évènements plus ponctuels comme des anniversaires, des fêtes, la Saint-Valentin…

Grâce à la tendresse, nous pouvons établir des relations chaleureuses avec les personnes qui nous sont chères et qui font partie de notre entourage. Cela permet de générer une énergie positive qui peut nous apporter de multiples bienfaits psychologiques.

En bref 

  • “La tendresse est le ciment des relations”.
  • De la naissance à la mort, la tendresse joue un rôle essentiel pour le développement, le bien-être et les relations.
  • Je peux la manifester de multiples manières : contacts physiques allant d’une légère caresse à l’étreinte endiablée, ou autres contacts corporels comme les yeux ou la voix.

Allez Hop, je me lance !

3 gestes de tendresse que j’aime : à partager avec ceux qui vous sont proches. Naturels et sans effets secondaires, vous pouvez les consommer sans modération !

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Je prends le temps d’être heureux avec Fouad et Laetitia Hassoun

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Et hop ! nous continuons notre quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui nous sommes en région Parisienne à Saint Germain en Laye en compagnie d’un couple, Fouad et Laetitia Hassoun.

Fouad Hassoun est libanais et vivait à Beyrouth. Quand en 1986, il perd la vue lors d’une explosion à la voiture piégée. La haine l’envahit accompagnée d’un fort désir de vengeance. Cet homme destiné à devenir un médecin brillant doit réinventer sa vie.

Venu en France avec sa famille il fait l’expérience d’un chemin de conversion qui va petit à petit l’entraîner à pardonner à son agresseur. Chemin long et semé de doutes qui lui apportera une grande force et une très grande sérénité. L’amour a dilaté son cœur.

Il épouse Laetitia, une jeune française et ont quatre enfants.

Fouad, est chef d’entreprise président et fondateur de Medialog accessilities group. Il sillonne aussi la France pour annoncer partout la force que le pardon diffuse.

A deux, ils savent apprécier chaque instant, les tourner en force et en énergie positive.
Les obstacles dus au handicap sont nombreux ; ils les dépassent avec une joie de vivre communicative.

Ça pétille chez les Hassoun !

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J’orchestre vie privée et vie professionnelle

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Nous vous partageons aujourd’hui les propos que nous avons retenus d’une conférence donnée par Yarledis Coneo à Montréal. Le thème de cette conférence portait sur la conciliation des rôles de vie, titre que nous avons particulièrement aimé car il permet d’avoir une vision plus large que l’angle plus couramment abordé de la conciliation vie professionnelle / vie privée. En effet, ce sujet de la conciliation concerne tant le parent, le célibataire, le travailleur, le bénévole que le retraité, le grand-parent ou encore l’accompagnant d’un proche malade. Cela renvoie à ce que nous vous avions partagé dans notre podcast sur l’équilibre (Bulle de Bonheur #13) et notamment les 4 P de Yvon Dallaire, c’est à dire le savant dosage de notre investissement entre Privé, Professionnel, Partenaire et Parent.

“Qu’y a-t-il de plus important lors d’une démarche de conciliation ? Vous, en premier”, affirme la conférencière, conseillère en ressources humaines. Notre propre personne est le centre de toute réflexion et de toute démarche de conciliation, nous sommes autant l’acteur principal que l’expert de notre vie. “Cela explique pourquoi ce n’est jamais du copier-coller d’un cas à l’autre, car chaque personne et chaque situation sont différentes”, explique Yarledis Coneo.

Soyons le maestro de notre vie.

Cette analogie avec le monde musical nous renvoie à l’orchestre et sa diversité d’instruments, de tonalités, de rythmes, de cadences et de styles. Etre maestro, c’est être le chef d’orchestre de tous ces éléments qui composent notre vie, c’est savoir harmoniser et créer une oeuvre unique, personnelle et qui sonne juste.
De quoi va être composé notre orchestre ? Travail, famille, amis, tâches domestiques, déplacements, études, sport et loisirs, mais aussi soins personnels, sorties, vacances, engagements associatifs, sans oublier les aspects administratifs, juridiques et financiers… “Autant de notes qu’il nous faudra agencer, moduler, en attribuant à chacune d’elles le rythme et le tempo désiré, réservant des pauses, prévoyant aussi des crescendos et des decrescendos à certains moments”.

L’idée est de savoir adapter nos styles musicaux à nos besoins, de pouvoir passer d’un slow pour prendre soin de soi à un rock pour se stimuler, du jazz qui swingue à la symphonie qui dynamise, de la musique douce qui relaxe à celle qui met en éveil nos sens. L’essentiel est de ne pas se laisser enfermer dans un rythme trop dense qui épuise ou au contraire un rythme trop lent qui endort. Un vrai défi dans notre société qui vit à cent à l’heure ! Et les chiffres sont révélateurs de cette difficulté. En ce qui concerne les parents par exemple, les études révèlent que près de la moitié d’entre eux réalisent des tâches professionnelles en dehors de l’horaire habituel de travail ; plus de 40% des parents trouvent la conciliation travail-famille difficile et pour plus de 60%, cette conciliation est une source importante de stress ; si importante, d’ailleurs, que 37% d’entre eux accepteraient une réduction de salaire en échange de meilleures mesures de conciliation travail-famille et 55% changeraient d’emploi pour l’obtenir (Sondage Léger, 2018 – Québec).

On comprend pourquoi la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle est désormais un enjeu social important, objet de conférences, de livres, d’enquêtes, de recherches et d’ateliers, et également un domaine investi par l’univers de la formation, du coaching et de la thérapie.

Nous avions mentionné dans différents podcasts les effets négatifs d’une vie en déséquilibre (Bulle de Bonheur #13), révélatrice d’une gestion inadéquate de nos priorités (Bulle de Bonheur #10) où nous perdions contact avec le pouvoir du moment présent (Bulle de Bonheur #25) sans savoir lâcher prise ( Bulle de Bonheur #21) ni dire non (Bulle de Bonheur #38).
Nous avions évoqué les conséquences sur la santé physique et psychologique, sur nos attitudes et nos comportements et donc sur les systèmes dans lesquels nous évoluons, notamment notre système familial où notre conjoint et nos enfants vont nécessairement subir les répercussions de notre état. Répercussions qui toucheront également nos amis, nos collègues et de manière plus diffuse la société en général.

En pratique

Alors comment éviter ces ondes de choc, qui nous touchent autant qu’elles touchent ceux qui nous entourent ? Comment repenser le système, adopter de meilleures mesures de conciliation, être plus souple et dynamique ?

Prise de conscience

Et oui, comme dans tout processus de changement, nous retrouvons cette étape nécessaire de la prise de conscience. Objectivité, identification, acceptation sont indispensables pour relever les notes dissonantes, les rythmes contradictoires, les tempos inconciliables. Cela nous permet de donner du sens à notre changement et savoir sur quoi agir. Chaque partition étant singulière, à vous de lire la vôtre et de regarder les portées que vous souhaitez réécrire.

Identifier les ressources.

Par qui et par où commencer, pour réduire le conflit entre tous les rôles que nous devons assumer chaque jour, pour harmoniser les “notes de notre opus personnel” ?
“Premièrement, il faut savoir que la responsabilité, dans ce domaine, est partagée”. Si nous sommes l’initiateur et le compositeur de notre partition, nous avons besoin de ressources intérieures mais également de ressources extérieures.
Nos ressources intérieures sont constituées de nos talents, nos dons, capacités, forces (Bulle de Bonheur #24) et également de notre capacité à nous faire confiance (Bulle de Bonheur #6).
Nos ressources extérieures sont quant à elles composées de toutes les personnes et les lieux ressources que nous avons autour de nous et auxquels nous devons aussi savoir faire appel : notre réseau proche (conjoint, famille, amis), notre réseau professionnel (collègues, syndicat, ressources humaines) et notre réseau communautaire (service de garde, voisinage, association de soutien aux familles, à l’emploi…). Il ne s’agit pas bien sûr de se disperser et de sonner à toutes les portes en même temps ! Mais identifier nos ressources nous permettra d’élaborer un plan d’action concret et réaliste.

Passer à l’action

Dans l’étape prise de conscience, vous avez dû mettre en avant les aspects que vous aimeriez changer pour atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé (plus de temps pour vous, pour votre famille, apprendre à dire non, mieux organiser votre temps, avoir une meilleure hygiène de vie…). Suivant la politique des petits pas dont nous vous parlons chaque fois que nous évoquons un projet de changement, vous allez déterminer les étapes que vous allez franchir, en prévoyant un délai pour le changement, en y attribuant les ressources adaptées et en essayant d’anticiper les difficultés que vous pourrez rencontrer.
Ecoutez à nouveau notre podcast ou relisez notre billet de blog sur la réalisation de projets pour vous remémorer les éléments à définir pour passer à l’action (Bulle de Bonheur #19). Et souvenez-vous : amorcez un seul changement à la fois ; pensez à votre objectif et aux moyens d’évaluer votre progression grâce à des indicateurs qui font sens pour vous (si, par exemple, vous voulez améliorer votre hygiène de vie, les indicateurs comme le gain en énergie, la qualité de sommeil, voire des tests médicaux pourront être des balises pertinentes). Enfin, faites le bilan à la fin du délai que vous vous êtes accordé, sans oublier de faire preuve de bienveillance envers vous-même ! (Bulle de Bonheur #39)

Initier des petits changements dans notre quotidien.

Un plan d’action est comme un projet, il donne un but, il structure et apporte un cadre qui balise et sécurise. A coté de ce projet, vous pouvez aussi agir sur des petites choses de votre quotidien comme le propose Yardelis Coneo : prendre la douche la veille pour libérer la salle de bain le lendemain matin ; simplifier les menus-déjeuners de la semaine et garder les repas spéciaux pour la fin de semaine ; faire du co-voiturage ; oser demander de l’aide : une femme de ménage ponctuellement, se faire livrer ses courses, solliciter un organisme d’aides aux devoirs pour les enfants, une maison des familles ou de la parentalité… A vous de trouver les trucs qui vous ressemblent ! Et si jamais la situation dure, que vous perdez courage, confiance et foi dans votre capacité à sortir de ces tensions permanentes entre les rôles que vous devez assumer, pensez à demander l’aide d’un professionnel, votre personne mérite que vous preniez soin d’elle.

En bref

  • Je suis le maestro de ma vie. Je suis donc l’acteur principal de l’orchestration de mes différents rôles.
  • Pour concilier les rôles de ma vie, je m’appuie sur mes ressources intérieures (mes forces) et les ressources extérieures (mon réseau).
  • En cas de déséquilibre, de tensions ou d’incompatibilités dans mes rôles, j’identifie les fausses notes et initie des changements dans mon quotidien et ou à plus long terme grâce à la mise en place d’un plan d’actions.

Allez hop ! Je me lance !

2 mn pour vous rappeler un moment vécu en harmonie cette semaine. Demandez-vous quels sont les rôles que vous avez endossés et comment tous ces instruments ont pu être en harmonie. Quand ça marche une fois, ça peut marcher une deuxième puis une troisième ! Continuez donc à jouer votre partition !

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Copyright photo : adobe

En avant pour l’exotisme !

Les voyages nous emmènent ailleurs et nous changent, c’est certain. Faut-il nécessairement partir loin pour s’évader et se ressourcer ?

Le plus important est-ce l’éloignement géographique ou l’éloignement psychologique ? Et si éloignement devenait synonyme de sortir de l’ordinaire.

Si je me déplace aux 4 coins de la terre avec mon ordinateur et que je continue à y travailler de la même façon dans ces chambres d’hôtel toute identique. Serais-je dépaysé ? Cependant, si je parcours l’univers mon ordi à la main et que je décide de travailler en extérieur tout en observant mon environnement. Alors, je vis un éloignement car je sors de mon ordinaire, je rencontre une autre culture, des codes différents, une nourriture inattendue et je m’enrichirai.

Bien sûr, voyager loin pour se ressourcer n’est pas à portée de toutes les bourses ; en revanche, nous pouvons choisir dans notre quotidien de sortir de l’ordinaire pour vivre une aventure d’éloignement.

Cet éloignement va rendre notre quotidien plus exotique !

Je choisis aujourd’hui, l’exotisme que je vais mettre dans ma semaine

Je repère les signes du burn-out

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Le burn out fait aujourd’hui partie du langage courant. Même s’il reste empreint d’une mauvaise réputation, nous pouvons constater qu’on en parle et qu’on le reconnaît de plus en plus. Il faut dire que selon une étude menée en 2018 par Malakoff Médéric, 37 % des salariés français sont en situation de fragilité professionnelle, donc potentiellement sujets au burn-out.

Les causes ? Conditions de travail éprouvantes (physiquement ou psychiquement), stress récurrent, déshumanisation du travail, perte de sens ou encore difficulté à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

De quoi parle-t-on précisément ?

Le burn out est un terme anglais traduit en France par syndrome d’épuisement professionnel. L’OMS le définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».
Le fait de parler de “sentiment” montre que chaque individu va réagir différemment, et que l’évaluation du burn-out ne sera pas toujours facile. Le burn out doit aussi être différencié de la dépression et du stress chronique.
S’il est généralement associé à la vie professionnelle, on parle aujourd’hui de burn out dans le domaine privé et familial.

Quels sont les symptôme propres au burn out ?

Si les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre, il a été relevé des caractéristiques communes. Le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) prend ainsi en compte trois dimensions fondamentales du burn-out : l’épuisement personnel, l’épuisement professionnel et l’épuisement relationnel. Ces 3 dimensions vont être des axes d’observation des changements manifestés physiquement, psychologiquement et le socialement.

Ainsi, le burn out s’exprime généralement par une fatigue constante, des problèmes d’insomnie et de digestion, mais aussi des douleurs (maux de dos, migraines) et un système immunitaire fragilisé.

D’un point de vue psychologique, on observe un changement du comportement qui aura des répercussions sur les relations humaines et la qualité du travail effectué ou la place dans la famille. Dans le travail, ce sera par exemple la montée d’une démotivation générale par rapport au poste occupé (frustration, manque de concentration, incapacité à prendre des décisions). En famille, on pourra noter des attitudes de retrait face au milieu familial, un désintérêt, un désinvestissement des loisirs et des activités familiales habituelles.

On imagine bien que les changements physiques et psychologiques vont avoir des répercussions socialement : tendance à s’isoler, à montrer de l’irritabilité, voire des accès de colère spontanée. D’un point de vue plus intime, les personnes vont également se sentir incompétentes et avoir un perpétuel sentiment d’échec.

Pourquoi ?

Le stress répété et la charge de travail élevée sont les deux composantes systématiques du burn out. Mais d’autres facteurs peuvent y mener : manque de reconnaissance du travail effectué, manque de soutien des supérieurs hiérarchiques et des collègues, manque de communication au sein de l’entreprise et manque d’autonomie. De plus, on sait que les personnes trop impliquées, perfectionnistes ou ayant une faible estime d’eux-mêmes sont davantage concernées.

Le burn out peut entraîner des troubles de l’alimentation mais aussi dépression, pensées suicidaires et conduites à risques (aller chercher du réconfort dans l’alcool, la drogue…). Il est donc essentiel de repérer les premiers signes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Attention toutefois de ne pas confondre dépression et burn out. Si nous prenons des images, nous pouvons associer le burn out à un toit très enneigé et la dépression à des termites installées dans la maison.
Dans le cas du burn out, la pression de la neige sur le toit va faire effondrer la charpente. Ce sont donc des pressions extérieures excessives qui vont venir fragiliser la structure intérieure de l’individu. La dépression ressemble plus à l’effet des termites : la charpente s’effondre également, mais à cause d’un problème intérieur.

Partons du constat que nous avons tous un réservoir d’énergie. Les activités de notre quotidien nous prennent de l’énergie ou nous en donnent, et ce rapport est unique à chacun. Par exemple, si certains puisent leur énergie dans le contact avec les autres, d’autres la trouveront dans la solitude.

En fonction de notre éducation, de nos expériences, de notre capacité à prendre du recul, à mettre du sens mais aussi en fonction de nos sources d’énergie hors travail (famille, sport, autres engagements…), nous nous adapterons facilement, nous nous opposerons ou nous subirons. Le burn out surviendra quand il y aura rupture d’équilibre entre les dépenses et les apports d’énergie.

Les premiers signes à repérer

Il existe actuellement des tests en ligne qui permettent d’aider à identifier les signes avant coureurs du burn out. En voici quelques uns, mais n’hésitez pas à compléter la liste en allant surfer sur internet (questionnaire de Copenhague, test d’Oldenberg…) :
vous vous sentez « vide » intérieurement lorsque vous effectuez votre travail. Vous n’avez plus de plaisir, vous agissez mécaniquement comme une sortie de robot, à distance, sans attente.
Vous vous réveillez découragé(e) ou déprimé(e) à l’idée même d’aller travailler. Vous n’osez pas en parler, vous vous sentez en décalage avec les autres et commencez à vous isoler.
Vous rentrez épuisé(e) le soir et n’arrivez pas à vous connecter à votre vie personnelle et/ou familiale. Vous n’avez aucune énergie pour participer à de loisirs ou des activités. Vous vous sentez désinvesti(e). Vous pouvez avoir envie de fuir.

Réagir rapidement

La première chose à faire est de prendre conscience de notre état et de l’accepter. Dans trop de situations, nous nions les premiers signes, par pudeur, honte ou crainte de la réaction de l’entourage, mais souvent aussi par fierté ou conviction que cela va passer, que nous allons tenir.
Mais rappelez-vous, notre corps est une machine très intelligente, et les signes qu’il nous envoie ont une raison d’être très précise. Si nous ne les écoutons pas, le corps va nous envoyer des signes plus forts (et souvent plus graves) qui risquent de nous faire encore plus mal.

La deuxième chose à faire est donc de parler. Parler a un pouvoir de guérison bien trop souvent sous-estimé. Exprimer ses sentiments (voir Bulle de Bonheur #5), c’est libérer nos émotions pour éviter qu’elles agissent comme un boomerang à notre encontre. Choisissez la personne qui vous vient à l’esprit en premier. Ce ne sera peut-être pas un proche mais peu importe, l’important est de réussir ce premier pas. Si personne ne vous semble convenir, adressez-vous à un professionnel. Il est parfois plus facile de parler à un étranger.

Ensuite, gérez vos priorités. Ce qui est important et urgent (Matrice d’Eisenhower – Bulle de Bonheur #10), c’est VOUS. Prenez donc du temps pour vous. Pour cela, fixez-vous un nombre d’heures de travail maximum par jour (et tenez bon !) et forcez-vous à avoir une activité sans rapport avec votre vie professionnelle. Privilégiez si possible une activité physique (marche, vélo…), encore plus efficace si elle se fait en plein air.
Vous pouvez également faire des activités artistiques : l’art (musique, peinture, terre…) est un excellent médium pour exprimer ses émotions, libérer ses tensions. Les activités manuelles sont également un bon choix : elles ont tendance à nous mettre dans un état méditatif relaxant sur le coup mais aussi sur le long terme.
Enfin, vous pouvez également décider de vous investir dans une action caritative. Prendre soin des autres a de nombreuses vertus, sur notre santé et sur notre capital bonheur notamment (Bulle de Bonheur #8).

Une fois que vous avez recommencé à prendre soin de vous, vous serez plus à même d’analyser votre situation et de décortiquer un à un les éléments qui vous ont amené vers le burn out : qu’est ce qui vous procure du stress ? Qu’est ce qui vous aiderait, vous motiverait ? N’hésitez pas à en parler avec votre entourage, ce regard extérieur peut être précieux et vous apporter des informations aidantes.

Si vous ne voyez pas d’amélioration après tout ce travail, alors n’hésitez pas, consultez votre médecin pour un arrêt de travail. Vous éloigner de votre quotidien professionnel pendant quelques temps vous permettra de prendre soin de vous, de faire redescendre la tension accumulée mais aussi de trouver des solutions durables à votre situation. Si la situation est plus personnelle, partir quelques jours de chez soi pour faire une coupure sera également une solution.

En bref

  • Le burn out c’est se sentir écrasé par les contraintes de l’extérieur
  • C’est un déséquilibre entre les apports et les dépenses d’énergie
  • Repérer les premiers signes est indispensable pour éviter d’exploser en vol
  • Apprendre à remplir son réservoir d’énergie est un acte préventif précieux.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer : gérer vos priorités, prendre du temps pour vous, chercher une activité énergisante, partager vos interrogations. 2mn pour choisir une idée et remplir votre réservoir d’énergie. Programmez le toute cette semaine ! Regain de vitalité assuré !

Article réalisé en partie d’après l’étude du cabinet 5a Conseil sur le burn out.

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Je pratique l’auto-compassion

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Faire preuve d’auto-compassion, c’est développer notre capacité à être indulgent avec nous-même. Le docteur David Dewulf en parle comme le fait de “s’aimer, même quand on ne va pas bien”. Florence Servan-Schreiber l’associe quant à elle au fait de “se comporter face à ses échecs et difficultés comme nous serions tentés de le faire avec des amis : en leur témoignant attention, chaleur, compréhension et soutien”.

L’auto-compassion est un outil précieux pour nous aider à sortir de la course à la performance, de cette quête épuisante et sans fin du “toujours mieux”, “toujours “plus”.
Se regarder avec bienveillance nous invite en effet à nous accepter tel que nous sommes : des êtres “imparfaits, libres et heureux”, pour reprendre le titre d’un livre de Christophe André.

L’auto-compassion est donc en lien avec des sujets que nous avons déjà évoqués : l’estime de soi (Bulle de Bonheur #6), notre capacité à surmonter nos échecs (Bulle de Bonheur #34), notre course vers le “toujours plus” (Bulle de Bonheur #2).

L’auto-compassion, c’est par conséquent faire le choix d’aimer la vie avec ses hauts et ses bas et de s’aimer, avec ses difficultés, ses déceptions et ses souffrances.
C’est accepter nos émotions désagréables, nos pensées douloureuses et nos blessures.
C’est savoir se pardonner : ses erreurs, ses maladresses, les blessures que nous avons causées.

Certains psychologues pensent d’ailleurs que s’il est important de travailler l’estime de soi (voir ce que j’ai fait de bien), il est encore plus important de travailler l’auto-compassion, car elle contribue davantage à notre bien-être.

Nous savons en général faire preuve de bienveillance. Sauf cas extrême, nous savons en effet montrer de l’indulgence aux gens que nous aimons. Certains le feront plus facilement et plus souvent que d’autres mais nous savons tous le faire. Près de 80% des personnes estiment d’ailleurs qu’il est plus facile d’être compréhensifs et aimables avec les autres qu’avec soi-même ! Niveau d’exigence trop élevé, éducation, crainte d’égocentrisme… ? Les raisons de la réticence à pratiquer l’auto-compassion peuvent être nombreuses mais il est possible de les surmonter.

Alors, en pratique, comment fait-on ?

Apprenez à apprécier ce que vous avez déjà

C’est donc pratiquer encore et encore la gratitude (Bulle de Bonheur #20).
Alimentez régulièrement votre liste de gratitudes, pour vous ancrer dans le présent, rompre la course infernale après le temps et vous rappeler que la majorité des sources de votre bonheur se trouve dans le moment présent.

Pardonnez
Pour David Dewulf, médecin et coach belge, “pardonner est l’action d’auto-compassion suprême”.
L’incapacité à pardonner est le plus sûr moyen de rester en guerre contre soi-même. Impossible alors d’être profondément en paix. Ressasser, avoir de la rancoeur, de la colère, accuser l’autre sont autant de situations qui nous font souffrir et qui nous empoisonnent. Mais pardonner, nous l’avons dit, n’est pas oublier, être faible ou se retrouver comme avant l’offense. Ce n’est pas non plus excuser l’autre ou se réconcilier nécessairement.
Le pardon est un cheminement intérieur, libre, sincère et volontaire, qui contribue à augmenter notre bien-être (Bulle de Bonheur #15).

Gérez votre colère

Si notre colère est une émotion qui nous est utile et qui nous aide à nous défendre, elle est en revanche néfaste quand elle se transforme en rancune ou en tristesse (Bulle de Bonheur #27). Pratiquer l’auto-compassion, c’est donc accueillir notre émotion, la reconnaître, la nommer et choisir ainsi de prendre le pouvoir sur cette souffrance.

Acceptez vous tel que vous êtes

Les êtres parfaits existent seulement dans les contes, alors arrêtons de nier ou maudire nos erreurs, nos pensées douloureuses et nos imperfections, elles font partie de nous et sont des sources beaucoup plus positives que la société, nos familles ou nous-même nous le faisons croire. Nous l’avons déjà partagé avec vous : les erreurs sont sources d’apprentissages, quant à nos imperfections, elles sont souvent l’envers de qualités.
Alors stop à la dévalorisation ! Et rappelez-vous quelques conseils pratiques glanés par vos chercheuses de bulles de bonheur : pensez à rechercher l’intention positive qui se cache derrière vos comportements et faites la différence entre ce que vous faites et ce que vous êtes, cela vous aidera à mieux vous accepter et pratiquer l’amour de soi, un des piliers de l’estime de soi (Bulle de Bonheur #6). L’amour commence nécessairement par soi-même. Il n’y a que nous pour nous aimer suffisamment, pour ne pas nous reprocher ou reprocher aux autres nos défauts. Soyez votre meilleur ami !

Attention, cela ne signifie pas que vous n’allez pas rectifier un comportement inapproprié ou inefficace, mais vous allez le faire en vous livrant à une critique constructive de ce que vous avez fait.

Entraînez-vous

Je m’écris : rappelez-vous une situation où vous avez été très critique envers vous-même et rédigez une lettre à vous-même comme si vous vous adressiez à un-une ami-e que vous appréciez particulièrement. Sans nier la réalité, décrivez votre situation avec le regard indulgent que vous auriez pour votre ami-e. Cachetez votre lettre et postez la. Quand vous la recevrez, assurez-vous de pouvoir la lire à un moment où vous avez le temps de vous poser tranquillement pour le faire.

“Je suis une belle personne” : entraînez-vous à vous le dire à vous-même (par exemple le matin devant un miroir, vous vous regardez droit dans les yeux et vous prononcez à voix haute cette phrase)

Je me traite bien

  • au niveau physique : un massage, un bain relaxant, un bon petit plat…
  • au niveau émotionnel et psychologique : accueillir mes émotions, écouter mes besoins, rire, me faire des compliments, lâcher prise…
  • au niveau spirituel : méditer, prier, me connecter à la nature, à l’art…

Bulle de Bonheur vous propose de nombreux outils et vous en utilisez certainement d’autres avec vos amis, donc faites-le pour vous-même !

Pas convaincus ? Nous vous renvoyons alors aux études qui montrent que les personnes pratiquant l’auto-compassion ont une santé mentale et une résilience émotionnelle améliorées, se sentent plus connectées aux autres et souffrent moins de dépression, d’anxiété et d’autocritique.

Et rassurez-vous, l’auto-compassion n’est ni apitoiement sur soi même, égoïsme ou déresponsabilisation ! C’est l’amour de soi, c’est à dire une manière d’être en relation avec soi, avec sa fragilité et sa vulnérabilité.

En bref

Pour reprendre les mots du Docteur Kristin Neff, l’auto-compassion se compose de :

  • la bienveillance avec soi-même
  • la reconnaissance de son humanité
  • la capacité d’observer ses expériences intérieures sans les juger

Allez Hop, je me lance !

A vous de jouer, soyez votre meilleur ami : 2mn pour choisir un acte de bienveillance à avoir envers vous même. Offrez-vous un cadeau en vous disant que vous le méritez et faites-le aujourd’hui même !

Comment se répartir les tâches du quotidien ?

Enrichie par les témoignages des couples, Raphaëlle de Foucauld répond aux questions les plus souvent posées ! les prénoms et les situations ont été changées afin d’éviter que chacun se reconnaisse !

Cette semaine : Comment se répartir les tâches du quotidien ?

 

« J’en ai marre, j’ai l’impression de tout faire à la maison, et pourtant nous travaillons tous les 2… » se plaint Monique. Florent, son conjoint, répond « Que faire ? Tout ce que j’entreprends, ça ne te plait pas… »

 

C’est vrai, les dernières statistiques indiquent que les femmes consacrent 30% plus de temps que les hommes aux tâches domestiques et aux soins des enfants.

Si vous vous plaignez d’un déséquilibre dans votre couple, voici 4 conseils pour vous aider à mieux répartir :

1-   Dresser la liste de « qui fait quoi » : on y inscrit toutes les tâches de la maison (de la poubelle à la voiture), tous les dossiers à gérer (des vacances au budget de la maison), tout ce qui concerne les enfants (des RDV de médecins aux activités). Prendre le temps ensuite de répartir en fonction des horaires, des préférences, des disponibilités de chacun. Assurez-vous d’être ok avec la répartition.

2-   Chacun assume ses tâches et l’autre accepte la manière dont elles sont exécutées ! Pas si facile de mettre son regard critique de côté, de s’empêcher de dicter le conseil qui va bien pour être plus efficace ! L’important est de se focaliser sur le résultat final. « Je ne regarde pas comment il fait pour étendre le linge mais je me réjouis plutôt sur le linge lavé et propre !»

3-   Donnez-vous le loisir aussi de rester souple dans les attributions « Pourrais-tu t’occuper de réserver les vacances de cet été, je suis débordé ? » ou de proposer votre aide en cas de disponibilité « Si tu veux, je peux prendre le relais aujourd’hui pour le rendez-vous chez le médecin de notre dernier »

4-   Soyez plein de gratitude pour les tâches effectuées. Votre conjoint en a besoin autant que vous ! « Merci d’avoir sorti les poubelles, merci pour l’accompagnement au cours de danse… »

Dernier point : Pour ceux ou celles qui ont tendance au contrôle et l’habitude de tout gérer, commencer par ce qui vous coûte le moins et les sujets sur lesquels vous êtes le moins pointilleux(se)

Une idée : l’année prochaine, changez et redistribuez les tâches autrement !

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Le paradoxe de la passion: le chemin de chaque couple


Tous les couples passent par les mêmes étapes, les mêmes conflits et traversent tous des moments critiques. Les couples sont aux prises avec une même dynamique appelée « paradoxe de la passion » développé par Delis et Philipps.

Le côté fusionnel du paradoxe

Au début de leur relation, le couple a envie de construire une belle relation et vit aussi avec l’incertitude d’y arriver. Les deux  augmentent ainsi leurs comportements séducteurs afin de s’assurer d’être aimé de l’autre et ont besoin aussi de se rassurer de ne pas être rejeté. C’est le côté fusionnel du paradoxe. Dans la fusion, chacun est attentionné, prévenant, recherche l’échange, la compréhension, la communication tout est destiné pour l’autre, le temps passé ensemble est une priorité. Toi et moi nous faisons un. L’autre est mon tout, comble tous mes vides.

Au bout de 16-18 mois….


En général, 16 et 18 mois après cette période d’idylle, le besoin de fusion s’estompe pour faire la place à une relation plus tranquille. L’un des deux est rassuré sur le fait que son partenaire lui est acquis et va rechercher de l’autonomie. Cela va se traduire par “je t’aime quand je suis avec toi et je peux t’aimer aussi quand je suis loin de toi, quand je te retrouve, je te désire tout autant”.

Ce passage naturel de la fusion à l’autonomie se passerait sans heurt si les 2 vivaient ces changements  simultanément. Chacun oscillerait alors entre autonomie et passion.

Le plus autonome des deux, celui dont le besoin de fusion est satisfait le plus rapidement, aura envie d’investir à l’extérieur du couple : nouvelles activités, voir des amis…Le plus fusionnel des deux, celui qui est encore dans l’insécurité amoureuse aura le sentiment d’être abandonné, il augmentera ainsi ses comportements de séduction et recherchera à tout prix l’assurance d’être aimé. Il sera en attente de témoignages d’affection, d’attentions, de reconnaissance…

Vers un déséquilibre

En résumé, plus l’un cherche de l’autonomie et plus l’autre cherche à se rapprocher. Plus l’autre devient dépendant, sur la défensive et plus l’un à l’impression d’étouffer, d’être piégé ce qui nourrit son envie de s’éloigner, il devient contre-dépendant. La relation du couple se déséquilibre, la lutte pour le pouvoir est enclenchée.

Si le couple laisse le déséquilibre s’installer, le risque est que chacun cherchera des compensations à l’extérieur du couple, l’un pour se sentir libre et l’autre pour trouver de l’attention et de la reconnaissance. Ce déséquilibre peut engendrer des comportements qui peuvent aller jusqu’à l’infidélité. Infidélité au couple qui peut être sexuelle ou amoureuse mais aussi affective comme par exemple un investissement démesuré dans le travail ou dans une activité ou des relations quasi fusionnelle avec les enfants.

Un couple  = toi + moi + nous

Même si cette infidélité est un symptôme de ce déséquilibre ou chaque membre du couple est co-responsable, chacun est cependant 100% responsable des actes qu’il pose.

Tous les couples ont besoin d’apprendre à gérer ce paradoxe de la passion. Chacun ayant un chemin à faire pour accepter qu’un couple c’est 1+1 =3 c’est à dire  un couple  = toi + moi + nous.  Le couple partage des moments d’intimité mais aussi des moments où chacun est autonome. En d’autres mots apprendre à allier et le besoin de fusion et celui d’autonomie.

Raphaëlle de Foucauld
Conseillère conjugale et familiale – raphaelle@2minutesdebonheur.com

J’apprends à dire non

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Non, ce petit mot de 3 lettres, simple à prononcer et à comprendre, est pourtant souvent difficile à dire ! 

Pourquoi ? Parce ce que nous avons tendance à associer à ce petit mot de nombreux effets négatifs : 

  • des peurs : peur de la réaction de l’autre, peur d’être rejeté, de ne plus être aimé, peur de blesser, de décevoir…  
  • un sentiment de culpabilité
  • l’impression d’être égoïste
  • l’idée que cela ne se fait pas de dire non à une personne (“quand on est poli, on dit oui”).
  • la difficulté de renoncer au pouvoir de combler l’autre (“quand je dis non, je renonce à ce pouvoir”).
  • une stratégie pour avoir la paix (dire oui à un enfant pour qu’il nous laisse tranquille par exemple) mais qu’on regrette plus tard.

La plupart de ces effets sont uniquement des projections de notre part ou des prédictions de comportement qui viennent limiter notre capacité d’agir et nous empêchent d’être à l’écoute de soi. Ils sont souvent en lien avec la crainte du jugement de l’autre et nous poussent donc à agir pour que ce jugement nous soit favorable (“elle est vraiment sympa”, “serviable”, “toujours disponible”…), sans prendre en compte nos propres besoins. Or nous le savons, ne pas s’écouter a de nombreuses conséquences négatives : mauvaise communication, rancune envers son entourage, stress, épuisement, … . 

Pour Thomas d’Ansembourg, thérapeute belge, ne pas savoir dit non fait partie des pièges dans lesquels nous sommes enfermés et qui nous empêchent de vivre des relations authentiques, profondes et fécondes. Nous allons nous appuyer sur son livre “Cessez d’être gentil, soyez vrai” pour voir comment nous pouvons oser dire non. 

Et si je mettais en pratique la fameuse maxime : “Dire non, c’est se dire oui à soi-même”

Avez-vous déjà regretté un “oui” trop rapide ? Il y a de grande chances que votre réponse soit positive et que vous réalisiez que cette situation est même très fréquente : oui à une invitation à dîner alors que vous êtes épuisé ; oui à un dossier supplémentaire alors que vous êtes déjà débordé ; oui pour la tablette un soir à votre enfant alors que la règle familiale prévoit l’utilisation de la tablette en fin de semaine uniquement… 

Tous ces “oui” sont autant de bombes à retardement : colère, agressivité, rancoeur, rejet de la responsabilité sur l’autre… Les effets se font en général rapidement ressentir !

S’agit-il alors de dire non à tout va ? Certainement pas ! Il s’agit de savoir dire non “à temps, dans la bonne mesure et à la bonne personne” comme le propose Thomas d’Ansembourg. Comment ? “En exprimant simplement et sans chichi ses sentiments et ses besoins”.  

Exprimer ses émotions et identifier ses besoins ont été abordés en partie dans nos podcasts #6 et #12. Nous vous renvoyons également à notre podscat #18 sur les peurs, car identifier ses peurs est un outil précieux pour comprendre certaines situations où nous nous empêchons de dire non.

Aujourd’hui, nous vous proposons quelques bulles supplémentaires qui devraient compléter votre boîte à outils.

Se ménager un temps de réflexion 

Il n’est pas toujours possible de répondre sur le champ à une demande, surtout quand nous sommes pris dans des enjeux contradictoires : avoir besoin de repos et sortir les enfants pour qu’ils s’aèrent – faire plaisir à un ami et privilégier du temps en famille… 

Différer sa réponse, c’est prendre soin de la partie de soi qui hésite, c’est, comme le dit Thomas d’Ansembourg, “clarifier ce à quoi je dis oui quand je dis non”.

Ainsi, si je reçois une invitation à dîner alors que j’avais prévu un temps calme en famille, je peux répondre à mon ami que dois vérifier l’agenda familial avant. Je prends le temps de la réflexion pour savoir si je dis oui à l’amitié ou oui à mon besoin d’intimité familiale. Dans le cas où j’ai décidé de consacrer mon temps à ma famille, je rappelle mon ami en exprimant le plaisir que nous avons de passer du temps avec eux et en même temps mon besoin de repos et de profiter de ma famille après une grosse semaine de travail – et je lui dis que cette fois-ci, j’ai décidé de rester à la maison et qu’on remet notre dîner à une prochaine fois.

Culpabilité ? Envie de vous justifier ? Oui, ces pièges risquent de vous tendre la main ! Mais vous verrez que si vous êtes en accord vous même et que vos amis vous apprécient pour ce que vous êtes (et non pour ce que vous faîtes), alors vous serez heureux et fier d’avoir su dire non, en cohérence et sans mensonge.

Utiliser les mots adéquats 

Thomas d’Ansembourg insiste sur l’importance de la locution “en même temps” (“j’aime passer du temps avec vous et en même temps je suis très fatigué cette semaine”) pour décrire nos sentiments et nos besoins. Elle est très différente de la conjonction “mais” qui évacue la première partie de la phrase et qui place les éléments en opposition. Le fait d’exprimer qu’il se passe différentes choses en même temps dans notre corps, dans notre esprit, nous apprend à accepter que nous sommes “des êtres complexes faits de différentes parties en interaction”.

De même, il précise la nécessité de limiter notre “non” à un moment précis, de le cantonner dans un espace temps défini : “cette fois-ci”, “pour le moment”. Ces précisions temporelles ferment la porte aux “jamais” et aux “toujours” qui peuvent rompre le flux des relations, et qui empêchent d’envisager la possibilité d’autres occasions, d’autres choix. 

Assumer son choix 

C’est sûrement une des difficultés à surmonter quand nous sommes dans le processus d’apprentissage du non ! Assumer son choix est toutefois le meilleur moyen d’éviter le poison de la culpabilité et de la rancoeur.

Assumer son choix renvoie à la connaissance et à l’estime de soi : si je connais mes besoins et que je me fais confiance dans la prise de mes décisions, j’assumerai facilement ma décision d’avoir dit non à l’autre. 

Assumer son choix, c’est également accepter que nous ne sommes pas responsables de la frustration que pourrait ressentir la personne à qui nous avons dit non (d’ailleurs, quand on pose une question à une personne, nous devrions toujours accepter que la réponse puisse être un oui OU un non, sinon notre question n’est plus une demande mais une exigence !).

Savoir dire non, c’est accepter de s’entendre dire non. 

Expérimenter l’apprentissage du non devrait nous inviter à regarder le non des autres avec un autre regard : quand l’autre me dit non, au lieu de me sentir vexé, rejeté, mal aimé, si je me demandais plutôt à quoi l’autre dit oui ? 

Savoir écouter l’autre au delà du désaccord est un moyen très efficace d’éviter des tensions et de favoriser des relations empathiques et plus humaines.

Ce regard est particulièrement utile dans les relations avec les adolescents, où le non est une réponse très fréquente (les psychologues y voient d’ailleurs un parallèle à la période du non des 2 ans, marque d’opposition et de volonté d’individuation). S’interroger sur ce que cache ce non, nous aidera à mieux décoder notre enfant, à mettre des mots sur ce à quoi il veut dire “oui” et à maintenir le lien avec lui.

En bref 

La difficulté de dire “non” a plusieurs causes : des peurs (être rejeté, mal aimé, décevoir, être jugé…), la culpabilité, l’éducation, la satisfaction de combler l’autre ou encore un moyen d’avoir la paix.

Pourtant, savoir dire “non” pour se dire “oui à soi même” a de nombreux avantages : congruence, intégrité, respect, meilleure connaissance de soi et des autres, meilleure qualité des relations.

Pour apprendre à dire “non”, j’écoute et j’exprime mes sentiments et mes besoins, j’identifie à quoi je souhaite dire oui et à quoi je souhaite dire non, je fais mon choix et je l’assume. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour vous penser à une situation où vous aimeriez dire non sans oser le faire. Identifiez à quel oui vous répondriez en disant non et osez vous dire oui, vous allez vous sentir libéré, fier et plus aligné !

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Je prends le temps d’être heureux avec Anne-Dauphine Julliand

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Anne-Dauphine Julliand est une battante, qui lutte pour l’essentiel, l’amour ! et elle se définit même comme « maman chercheuse de bonheur » et ça nous plait !

Anne-Dauphine Julliand est journaliste de formation. Si nous faisons un come back, la vie se présentait à merveille, super mariage ! puis la naissance d’un petit garçon et ensuite, joie ! une petite-fille. Le choix du roi ! A deux ans, le couperet tombe venant faire exploser en mille morceaux ce tableau de famille idéale. Thaïs est atteinte d’une maladie génétique, la leucodystrophie métachromatique. La maladie l’emporte un an après. Entre temps sont nés deux autres enfants, un garçon et une fille Azylis atteinte elle aussi de cette maladie.
Azylis reçoit une greffe de moelle, c’est l’espoir de faire reculer la maladie. Celle-ci s’avère inefficace, ne faisant que repousser l’inéluctable.

Anne-Dauphine publie l’histoire de ses filles dans un livre particulièrement émouvant, intitulé « 2 petits pas sur le sable mouillé » paru en 2011 qui va s’avérer être un succès. En se livrant ainsi, avec sa plume très fine et intuitive, elle permet à toutes les familles endeuillées par la perte d’un enfant de se sentir comprises. Elle sait avec une grande intelligence de cœur transmettre la valeur essentielle de tout lien familial : l’amour. Elle montre avec force que, même diminué, un être humain continue à s’épanouir quand il est aimé. C’est le meilleur remède !

Elle apprend donc à profiter de chaque instant, elle essaye de transformer chaque moment en joie et légèreté même aux pires instants. Elle apprend à souffler sur ses enfants des bulles de bonheur, même si son cœur reste en miettes.

Elle publie en 2013 un deuxième livre « Une journée particulière » dans lequel elle raconte ce qu’est pour elle la journée où sa fille Thaïs aurait eu 8 ans.

En 2016, elle réalise un long métrage dans lequel sa finesse de perception excelle encore. Elle décrit le quotidien d’enfants malades avec beaucoup de finesse et même d’humour !

Enfin, saluons son premier roman « Jules-César » récemment publié aux éditions les Arènes. Nous vous invitons à le découvrir !

Sur son compte Instagram, Rosanbelle, elle poste chaque jour sa tenue du jour, toujours très féminine, colorée, remplie de pétillant ! Une vraie bulle de champagne ! Une vraie bulle de bonheur en fait !

Anne Dauphine Julliand partage avec tout son pétillant, des Bulles de Bonheur sur nos ondes !

Je décolle les étiquettes

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“C’est une timide – un vrai hyperactif – Bonjour princesse ! Tiens voilà notre ours ! C’est tout son père” … Des étiquettes, nous pouvons en citer des centaines, négatives (le râleur de service, toujours en retard) ou positives (le clown de la famille, c’est un gentil).
Et vous, quelle est votre étiquette ? Celle que l’on vous colle depuis des années dans votre famille, parmi vos amis ou encore au boulot ? Tête en l’air ? Grande gueule ? Dévoué ? Intello ? Maladroit ?

En avez-vous eu déjà assez d’avoir cette étiquette ?

Et si vous étiez différents de cette étiquette, ça serait comment ?
En effet, quand les adjectifs qualificatifs deviennent des noms ou les noms des surnoms, ils se transforment souvent en étiquettes bien collantes, tellement collantes qu’elles finissent par se confondre avec notre propre personne et nous enfermer dans des rôles limitants.

Comment se construit une étiquette ?

La construction de l’étiquette peut se faire de façon assez subtile. Elle peut partir d’une simple réflexion comme le raconte une des co-auteures des fameux ateliers de parentalité Faber & Mazlish : quand sa fille est née, elle a mis un peu de temps à pousser son premier cri et l’infirmière a dit “et bien, on a affaire à une petite entêtée !” Sur le moment, la jeune maman met de côté cette remarque mais elle se rend compte par la suite qu’à chaque fois que sa fille oppose une résistance, elle fait le lien avec ce mot “entêtée” et finit par se dire que l’infirmière avait raison et que sa fille est bien une entêtée.

Pourquoi met-on des étiquettes ? Parce que c’est un moyen courant et rapide de se faire une idée de la nature de ce qui est devant nous. Les étiquettes constituent des raccourcis de pensée, nous allons vite et nous évitons ainsi la case observation et analyse.

Le problème est que dans la plupart des cas, les étiquettes catégorisent simplement quelqu’un ou quelque chose sans trop de précision. A force d’être répété, le nom ou l’adjectif qui décrivait ce qui était sans doute un fait ponctuel (casser un verre, faire une blague, râler…), se transforme en généralité, il finit par s’imposer à la personne et devient un moyen d’identification (par la personne elle-même et par par son entourage).
L’étiquette nous enferme dans un rôle.

L’étiquette renvoie souvent aux normes et de ce fait aux stéréotypes.
Parce qu’il faut aller vite, celui qui prend son temps va être taxé de “lent”, de “rêveur”. Parce qu’il faut réussir à l’école, le “mauvais élève” va être stigmatisé. Parce qu’une mère est censée penser d’abord à ses enfants, celle qui travaille beaucoup sera dite “carriériste” ou “non maternelle”.

Les étiquettes se construisent donc d’abord au travers d’un regard extérieur : celui de la société, celui de l’école, celui de la famille… Des lieux qui ont leurs codes, leurs règles, leurs cases… “Sortir de la case” est source de nombreuses étiquettes.

L’étiquette vient aussi du regard intérieur, c’est à dire du regard que l’on porte sur soi et de la façon dont nous allons nous-même contribuer à ce que notre étiquette nous aille bien (“Je ne préfère pas t’aider, je suis tellement maladroite que je risquerais de casser quelque chose”).

Beaucoup de ces étiquettes sont apposées à un très jeune âge. Or, les enfants ont souvent une grande confiance dans le regard que porte sur eux l’adulte (parents, professeurs des écoles, nourrice) ; ils vont donc croire très facilement ce que l’on leur dit mais également ce que nous pensons. Les enfants se saisissent en effet très rapidement de l’opinion que leurs adultes référents ont sur eux, opinion qui influence non seulement l’opinion qu’ils ont sur eux-mêmes mais aussi leur comportement.

A l’adolescence, période de changements et d’interrogation, les étiquettes peuvent peser lourdement sur le développement personnel. Puisque les étiquettes enferment, et portent souvent un message d’irréversibilité (“il est comme ça depuis qu’il est né”, “elle a toujours eu un côté princesse”), enfants, adolescents et adultes perdent confiance dans leur capacité à changer mais également à être perçus différemment.

Les étiquettes peuvent conduire à assumer des rôles et à les intérioriser comme s’ils étaient réellement les nôtres, alors même qu’ils ne nous ressemblent que très peu, voire pas du tout.

Quand l’étiquette devient injonction

Outre nous enfermer dans un rôle qui n’est peut-être pas le nôtre, l’étiquette peut devenir une injonction comme un ordre intérieur, surtout pour des personnes qui sont dans le besoin de plaire, d’être aimé. Les enfants sont les proies faciles de ces injonctions : s’ils ont été affublés d’étiquettes comme : “sage comme une image”, “petite fille parfaite”, “fils dévoué”, ils vont inconsciemment se sentir liés à cette image et croire que ne plus l’être serait une forme de trahison (de leurs parents, enseignants, entraîneur sportif… ). “Imperceptiblement, on bascule dans l’obligation de l’être et le rester, on trouve sa place dans le monde selon cette étiquette.

Il est étonnant d’ailleurs d’observer que l’enfant maladroit va renverser son verre à chaque repas, l’enfant raisonnable aura fait ce qu’on lui a demandé quoiqu’il arrive, l’adolescent tête en l’air oubliera toujours quelque chose quelque part. Quand les personnes ont intériorisé leur étiquette, elles se comportent conformément à ce que l’étiquette définit. La force de cette identification est telle qu’elle pourra même se produire en dehors du contexte dans lequel ces étiquettes ont été attribuées. Les personnes vont ainsi développer des attitudes qui n’ont rien à voir avec ce qu’elles sont profondément (le maladroit va tomber de la poutre en gymnastique, se prendre les pieds dans le tapis chez un ami, refuser toute opération manuelle délicate….).

Les étiquettes nous façonnent donc réellement en tant que personnes. Elles peuvent affecter considérablement la connaissance de soi, l’estime de soi et la motivation. Et dans la mesure où elles créent des attentes (de notre entourage et même de nous même), elles peuvent être source de stress (que se passe-t-il si je ne correspond pas à l’idée qu’on a de moi ?) mais aussi de privation, voire de dissimulation : le clown a-t-il le droit d’être triste ? La raisonnable peut-elle faire des bêtises ? La râleuse peut-elle avoir des vraies raisons d’être en colère ?

Nous retrouvons à travers ce phénomène un travers que nous avons dénoncé souvent dans nos podcasts : associer le faire à l’être, c’est à dire confondre le comportement et la personne. Les étiquettes sont attachées à « l’être ». Elles définissent les personnes et non les actes qu’elles font, or on le sait, il est possible d’avoir un moment de faiblesse et de faire des erreurs, comme il est possible aussi de vivre une vraie réussite, sans pour autant que cette faiblesse, cette erreur ou cette réussite nous définisse.
Précisons également un autre côté vicieux de l’étiquette : si nous avons tendance à donner des étiquettes, nous pouvons logiquement penser que les autres en font de même avec nous. Ce système peut donc alimenter notre peur du regard de l’autre, peur d’être étiqueté à notre tour et donc d’être jugé.

Et si je me dégageais de mon étiquette ?

Nous vous proposons de partager avec vous plusieurs habiletés ; certaines d’entre elles sont empruntées aux ateliers de parentalité “écouter les enfants pour qu’ils parlent, leur parler pour qu’ils écoutent”, développés Adèle Faber et Elaine Mazlish.
Ces habiletés sont proposés aux parents ou tout autre éducateur pour améliorer la communication avec les enfants, mais elles sont transposables sans difficulté à nos propres situations.

  1. 1 – je recherche les occasions de me présenter une nouvelle image de moi-même (si je n’y arrive pas, je peux solliciter mes proches) : par exemple, si je veux me dégager du rôle de “celle qui est toujours prête à aider”, je pense aux situations où je n’ai pas répondu à l’amie qui me demande souvent des services. Si je souhaite me débarrasser de l’étiquette de maladroite, je me rappelle la fois où j’ai rattrapé d’un main le bol de ma fille avant qu’il ne tombe alors que je tenais le plat de l’autre main.
  2.  
  3. 2 – je me place dans des situations qui me permettraient de me voir d’un oeil différent : si je prends l’étiquette du St Bernard ou de la maladroite, je peux par exemple appeler l’amie qui me demande des services pour lui demander à mon tour de l’aide ; entreprendre une petite construction de Kapla avec mon fils (sans me lancer dans la tour Eiffel !).
  4.  
  5. 3 – je fais en sorte d’entendre des choses positives à mon sujet : j’interroge par exemple ma famille sur les situations où ils m’ont vu penser à moi avant les autres, où ils m’ont vu réaliser des choses avec habileté.
  6.  
  7. 4 – je me fais le coffre aux trésors de mes “bons coups” : à l’image de mon coffre à confiance (Bulle de Bonheur #6), je me remémore les fois où je n’étais pas comme mon étiquette veut me le faire croire.
  8.  
  9. 5 – je change de vocabulaire : dès que le nom ou l’adjectif de mon étiquette me vient en tête, je le remplace par une description dans le présent de mon comportement (en ce moment, aujourd’hui…) – je remplace le verbe être (“je suis timide”) par un verbe d’action (“j’ai des difficultés à prendre la parole en public”).
  10.  
  11. 6 – je fais preuve de bienveillance et je m’affirme : quand une étiquette est collée depuis longtemps, il n’est pas simple de s’en défaire, les mauvaises habitudes peuvent vite reprendre le dessus. Prenons l’exemple de l’étiquette de “la petite dernière”, et de la réunion de famille où j’accepte à nouveau (alors que je suis adulte et que je ne supporte pas mon étiquette) que mon avis ne soit pas pris en compte. Je peux alors exprimer mes sentiments et mes attentes : “ça me met en colère de me laisser faire comme “une petite dernière”. J’ai besoin d’être considérée comme une adulte autonome et responsable et j’aimerais que mon avis soit pris en compte” (nous avons aussi notre part à jouer pour que les autres nous voient différemment).

Comme nous l’avons mentionné, ce travail de “décollage” peut prendre du temps, surtout pour les adultes qui traînent ces étiquettes depuis des années. Les éducateurs ont donc un rôle vraiment important à jouer dans ce domaine : prendre conscience des étiquettes qu’ils donnent aux enfants, en famille et à l’école principalement (le bougeon, la chipie, la princesse, la casse-cou…) est primordial pour ensuite veiller à donner aux enfants une autre image d’eux-mêmes.
Se dégager d’une étiquette rend en effet plus libre, permet de se reconnecter à sa vraie nature et nous place dans une perspective d’évolution et de croissance pleine de richesse et d’ouverture.

En bref

Coller des étiquettes nous rassure, nous donne des repères et permet d’aller plus vite dans notre appréhension du monde.
L’étiquette donne une vision partielle de la personne et l’assimile à son comportement.
L’étiquette n’est pas indélébile, elle se décolle.
Sortir de ses étiquettes permet de rester curieux de l’autre comme de soi-même

Allez hop, je me lance ! 

A vous de jouer chers auditeurs, 2 mn pour penser à une étiquette qui vous colle à la peau! Choisissez une ou deux habiletés et commencez votre travail de décollage !

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5 outils pour mener à bien une résolution

Une résolution démarre avec son flot d’enthousiasme et de détermination ! L’idée d’y arriver est même euphorisante. Maintenant, le dynamisme du départ, bien souvent, s’émousse au fil du temps. Une étude de Richard Wiseman, professeur de psychologie à l’université de Hertfordshire (U.K.), réalisée en 2007 auprès de 3.000 personnes, vient confirmer que 78% des bonnes résolutions du Nouvel An échouent !

Voici 5 clés pour mener à bien une résolution : 

Clé 1 – Soyez réaliste ! une bonne résolution est toujours un projet, comme tout projet il est à assortir d’une échéance ! Quel va être votre plan d’action ? Comment vous rappeler l’objectif ? Quels sont les outils qui peuvent vous aider ? Votre entourage peut-il vous soutenir ?

Clé 2 – En ai-je vraiment envie ? Est-ce bien ma décision, mon envie de faire plaisir, un devoir, une contrainte, un challenge pour me dépasser, un coup de tête, me prouver que je suis capable ? Seules les résolutions que l’on prend en conscience deviendront bonnes pour nous et se réaliseront !

Clé 3 – Créer un contexte favorable ! Notre volonté et nos automatismes vont être soumis à l’épreuve ! Ce n’est pas si facile de changer ! Aidez-vous d’un contexte favorable c’est à dire, modifiez quelques éléments de votre environnement qui favoriseront la réalisation de votre projet.

Clé 4 – Passer à l’action. Faire, créer, imaginer des outils, poser des petits actes qui vont dans le sens de votre résolution

Clé 5 – Se féliciter ! A chaque avancée, petit changement, petit objectif réussi, prévoyez-vous des petits cadeaux pour vous féliciter !

Alors perdre quelques kilos, arrêter de fumer, prévoir des sorties en famille, organiser le voyage dont vous rêvez, prendre du temps pour les autres sont des résolutions qui peuvent devenir réalité, et éviter cette année de rejoindre le cimetière des désirs non réalisés !

Alors on y va ! Et racontez-nous !

Je pratique la pensée positive

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Vous l’avez certainement déjà expérimenté : quelquefois, des pensées négatives se forment dans notre esprit et tournent en boucle. Ces pensées nous enlèvent une grande partie de notre énergie et nous empêchent de nous concentrer. Pensées sombres, pensées noires, pensées limitantes… Quelles que soient leur couleur, leur forme, elles impactent notre perception, notre comportement (isolement, mauvaise humeur, agressivité, tristesse) et de ce fait les relations avec notre entourage.

La couleur de nos pensées est liée à la couleurs de nos émotions. Vivre des émotions désagréables nous entraîne à vivre des pensées négatives. La remarque d’un proche qui nous blesse, une erreur commise au travail qu’on ressasse, une mauvaise nouvelle, une rupture amoureuse… Tous ces événements qui peuvent jalonner notre vie ont un vrai pouvoir de nuisance sur notre bien-être. Ils nous entraînent souvent dans un processus d’auto-accusation, de jugement et de généralisation ; rien de tel pour alimenter nos fausses croyances et nous conforter dans des scénarios limitants (voir Bulle de Bonheur #29 je dépasse mes croyances).

Les développements récents de la psychologie ont mis en évidence l’importance de la manière de penser et ont permis d’identifier des “types” de pensées négatives. En voici quelques exemples :

Le filtre mental : c’est celui qui nous amène à focaliser sur le négatif et à ignorer, voire dévaloriser le positif. Par exemple, après un dîner où j’ai fait trop cuire la viande, où un invité n’a pas pris de dessert et où il y a eu une averse, je vais répondre à celui qui me demande comment cela s’est passé : “c’était totalement raté : il faisait un temps de cochon, mon plat était trop cuit et certains n’ont pas aimé mon dessert”.
L’utilisation des verbes devoir et falloir (devrait, ne devrait pas, doit, il faut…) : ces verbes amènent à penser que nous sommes privés de choix, que nous sommes contrôlés par l’extérieur.
Les étiquettes : au lieu de se dire “je me suis trompée”, on dit “je suis nul”,“je ne suis pas une manuelle”…
Le blâme : s’accuser à tort ou accuser les autres… “c’est de ma faute, j’aurais dû y penser” ou “mes parents ne m’ont pas appris à demander”
La victimisation : “pourquoi moi ?” – “c’est à cause de…” – “ce n’est pas ma faute” – “oui,,, mais…”. La victime rejette la responsabilité sur l’extérieur.

On imagine bien que ces façons de penser vont aller contre la construction d’une bonne image de soi, car notre manière de penser est en lien direct avec l’estime de soi.
Mais la bonne nouvelle, c’est que notre manière de penser peut changer !

Et si je créais mon incubateur d’idées positives ?

Mettre fin à ses idées négatives

Les pensées négatives pompent notre énergie et nous ôtent nos forces. Stopper totalement ces pensées est certainement illusoire dans un premier temps, mais les limiter est possible. Et c’est nécessaire de s’y atteler pour éviter d’alimenter ces pensées et leur donner de la force, à l’image de la petite boule de neige qui dévale la pente et grossit de plus en plus en plus pour finir par devenir un obstacle bien réel.

Mettre fin à ses idées négatives peut d’abord se faire en coupant la source d’alimentation de ces pensées : soit en identifiant cette source et en veillant à s’en éloigner (nouvelles télévisées, blog, personnes déprimantes …), soit en provoquant nous même la coupure par une action qui va mettre fin à la rumination (méditer, bouger (l’activité physique va permettre de débrancher le mental)…).
Plus difficile mais plus efficace aussi, réduire ses pensées peut se faire aussi en “déprogrammant” notre cerveau.
Elisha Goldstein, doctorant et auteur du récent «Uncovering Happiness» («révéler le bonheur») propose une méthode pour venir à bout du cercle infernal dans lequel nous emportent nos idées négatives : il s’agit de déconstruire notre schème de pensée, c‘est à dire déconstruire chacune des 4 étapes du processus par lequel se produisent nos idées négatives.

Comment faire en pratique ?

  1. 1 – noter vos pensées négatives.
  2. 2 – coucher sur papier les sensations physiques qu’elles produisent.
  3. 3 – écrire les émotions associées
  4. 4 – être attentif à décrire votre comportement.

L’idée est ensuite de reproduire la même méthode à chaque fois que se présente un cycle de pensées négatives, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Comme le suggère Eckhart Tolle (Bulle de Bonheur #25 le pouvoir du moment présent), il s’agit de se faire l’observateur de nos propres pensées afin que le mental ne prenne pas le pouvoir sur nous mais que nous reprenions le pouvoir sur notre mental.

Il est possible cependant que vous ne puissiez pas identifier tout de suite vos pensées négatives, car celles-ci, nous l’avons évoqué, peuvent être tellement inconscientes qu’il nous est impossible d’associer notre état (malaise, anxiété, découragement…) à une pensée. Elisha Goldstein propose alors d’observer nos mauvaises habitudes, les comportements qui nous découragent, nous énervent – ce seront souvent des comportements qui sortent de la normale par leur excès : trop boire, trop manger, trop stresser, trop culpabiliser… En vous concentrant sur ces attitudes, vous parviendrez à remonter à la source de vos pensées. 

Etre créateur de pensées positives

En psychologie positive, les recherches se sont portées sur le pouvoir de la pensée positive, et notamment sa capacité à nous faire vivre l’expérience d’émotions positives. Elles ont pu mettre ainsi en relief le processus par lequel nous allons pouvoir réduire nos pensées négatives (voir ci-dessus), effectuer des transformations et retrouver une attitude plus rationnelle.
Etre acteur de nos pensées ne signifie pas nier ou mettre de côté nos pensées négatives, mais savoir mettre le focus sur le positif et générer ainsi un cercle de pensées plus vertueux.
Nous avons déjà évoqué plusieurs façons d’influencer positivement notre pensée :
   – pratiquer la gratitude (Bulle de Bonheur #20)
   – utiliser un langage positif (Bulle de Bonheur #31)
   – faire preuve d’optimisme  (Bulle de Bonheur #23)
   – cultiver la joie (Bulle de Bonheur #9)
   – pratiquer la visualisation et remplacer le négatif par le positif (Bulle de Bonheur #29 je dépasse mes croyances)

Le principe de Losada

Répétons le, il ne s’agit en aucun cas de se dire que nous devons éradiquer toute pensée négative… Avec le nombre de pensées que nous avons par jour et le nombre de sources négatives qui nous entourent, c’est impossible. Il s’agit seulement de les compenser en produisant davantage de pensées positives, afin de parvenir au fameux ratio de Losada.

Ce ratio a été mis en évidence par Marcial Losada, un chercheur mexicain qui a beaucoup observé les interactions humaines. Il a déterminé que les relations harmonieuses, satisfaisantes étaient celles dans lesquelles on comptait au moins 3 remarques ou commentaires positifs pour 1 remarque ou commentaire négatif. Ainsi, si j’ai 3 fois plus de pensées positives que de pensées négatives, alors mon cycle de pensées aura une influence positive sur mon comportement. 

Enfin, Bulle de bonheur vous partage la proposition de l’écrivain et conférencier Gaël Chatelain, qui nous semble bien résumer plusieurs des trucs que nous vous avons proposés jusqu’à présent pour mettre plus de bulles de bonheur dans votre quotidien. Comme une sorte de rituel au fond, l’idée est de pratiquer 4 pensées positives :

  1. 1 – aujourd’hui, je vais faire quelque chose d’utile (y penser donne un but et énergise)
  2. 2 – aujourd’hui, je vais faire quelque chose pour moi
  3. 3 – je suis quelqu’un de bien (ridicule ? Persistez, vous allez trouver ça très bénéfique !).
  4. 4  – je suis vivant (oui, c’est basique mais cela fait du bien !). 

En bref

  • Les pensées négatives nous enferment et limitent nos choix.
  • Pratiquer la pensée positive permet de se mettre dans un cercle vertueux car nos pensées influencent notre perception donc nos choix et par conséquent nos comportements.
  • Je peux pratiquer des pensées positives avec la gratitude, la visualisation créatrice, le langage positif ou encore l’optimisme … 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une situation qui a généré des pensées négatives. Inversez votre mode de pensée et trouvez 3 éléments positifs pour chaque élément négatif que vous aurez relevé. 

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Je surmonte mes échecs

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Si je voyais dans l’échec une opportunité pour mieux me connaître et évoluer ?

Nous avons parlé du regard des parents sur leur enfant qui tombe des centaines de fois (2000 fois en moyenne paraît-il !) avant de savoir marcher, mais nous pouvons aussi faire référence à des personnes célèbres comme Thomas Edison qui a déposé plus de 1.000 brevets, mais a fait face à chaque fois à une longue série de ratés. On raconte que pour créer la première ampoule électrique, il a dû s’y reprendre des milliers de fois.
Nous pouvons aussi évoquer Charles Darwin, élève médiocre, qui abandonne successivement ses études de médecine et de théologie avant de devenir un des plus grands naturaliste de l’Histoire, ou encore JK Rowling qui a subi bien des revers avant le succès de Harry Potter.
Nous oublions trop souvent de percevoir les échecs comme des expériences. Bien entendu, ces expériences pourront être désagréables, mais elles seront toujours utiles : pour repérer ce qui n’a pas fonctionné et éviter de le refaire, pour identifier un point à améliorer, une faiblesse à combler.

Alors, comment voir dans l’échec un moteur de changement et de progrès ?

1 – Situer l’échec dans son juste contexte

Situer un échec, c’est d’abord arrêter de le prendre de manière personnelle, comme s’il émanait d’une volonté extérieure qui était dirigée juste contre nous, qui nous empêchait d’avancer et d’avoir droit au bonheur (d’où les sentiments de colère mais aussi d’injustice qui peuvent surgir devant un échec).
C’est également penser l’échec comme le produit d’un ensemble de paramètres, dont certains sont dépendants de nous. C’est donc accepter que nous avons une part de responsabilité dans le fait de ne pas être parvenu au résultat que nous souhaitions (par exemple, si j’ai raté un examen, je peux reconnaître que le jury était particulièrement strict mais que sur plusieurs points j’ai manqué de connaissances et donc d’assurance).
Cette modification de notre perception nous invite à regarder l’échec dans un cadre plus large, qui nous permettra d’analyser les causes de notre échec de manière beaucoup plus objective et réaliste.

2 – Relativiser

Vous vous souvenez peut-être de ces fameuses lunettes que nous portons et qui nous font voir le monde avec une vision qui nous est propre ? Cette vision nous amène souvent à déformer la réalité donc il est toujours utile d’essayer de prendre du recul et de se demander si notre classification dans la case “échec” n’a pas été un peu rapide et exagérée.
La technique de la réfutation dont nous avons parlé à propos de nos croyances limitantes (Bulle de Bonheur #29) peut s’avérer bien utile ici aussi : est-ce vraiment un échec ? Sur quels critères je me base pour dire cela ? Mon conjoint, mes amis, mon boss voient-ils la même chose que moi ? Que restera-t-il de cet événement dans 3 ou 5 ans ?

3- Voir l’échec comme une étape vers la réussite

L’apprentissage de la marche, Edison, Darwin, les musiciens, les sportifs… Tous ces exemples témoignent de la nécessité de passer par des échecs pour mieux réussir après. Comme les Nord-Américains l’enseignent très tôt à l’école, l’échec fait partie de notre processus normal d’apprentissage. Dans cette vision, l’erreur a une signification beaucoup plus positive : elle est mieux acceptée car on la voit comme un indicateur positif. Elle nous montre ce que nous devons travailler, améliorer ou encore ce que nous devons éviter. Car oui, chaque échec est porteur d’une leçon !

4- Identifier la leçon que l’échec renferme

Une expression populaire nous dit “savoir tirer les leçons de ses échecs” ? Lorsque vous avez le sentiment de vivre un échec, demandez-vous ce qui se cache derrière l’autre facette de l’échec. Derrière le côté désagréable, frustrant de ne pas arriver à ce qu’on souhaite, il y a en effet matière à tourner la situation à votre avantage. Humilité, volonté, et réflexion vont être nécessaires : volonté pour sortir de la rancoeur, pour arrêter de ressasser – temps de réflexion pour analyser la situation, faire le point sur ce qui n’a pas fonctionné mais aussi sur ce qui a fonctionné. 

Cela permet de connaître les éléments que vous allez poursuivre, ceux que vous allez éviter ou travailler. Vous allez ainsi pouvoir vous fixer de nouveaux objectifs. Par exemple au bureau, vous travaillez d’arrache pied sur un appel d’offre et votre projet est recalé. La déception est là, cependant, pester, râler, en vouloir à la Terre entière, rendre les autres responsables vous empêche d’avancer. Alors qu’essayer de prendre du recul, analyser les raisons de cet échec, comprendre ce qui a fonctionné et moins bien fonctionné vont vous faire avancer, tant vous que vos équipes.

5- Partager

Parlez avec votre entourage : votre conjoint, vos amis ou quelqu’un de votre famille, un collègue, un professionnel peut vous aider à traverser ce que vous vivez comme une épreuve. Déposer les émotions désagréables qu’a généré la situation d’échec, prendre du recul, analyser les causes de l’échec ou envisager de nouvelles pistes… Il peut être utile de sortir de sa solitude et de partager avec des personnes de confiance.
Et rappelez-vous que vous n’êtes pas ce que vous faites ! L’échec d’un projet n’est pas l’échec de votre personne.

Bienfaits

L’échec est un élément pour notre développement et notre croissance. Il est une mise en lumière de nos manques, un instrument de connaissance de soi et un indicateur précieux sur nos chemins de vie.
L’échec nous rend plus lucide et plus combatif.
L’échec est source de créativité : il invite à se réinventer et à trouver de nouvelles solutions.

En bref

Je retiens cette semaine :

  • L’échec fait partie du processus normal de l’apprentissage.
  • Changer de regard sur l’échec permet de le voir comme une expérience, un outil de connaissance de soi, d’ouverture et de croissance.
  • L’expérience c’est une fenêtre qui s’ouvre sur de nouvelles opportunités.

Allez Hop, je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs, transformez vos échecs en expérience et prenez 2 mn pour réfléchir aux apprentissages et aux nouvelles opportunités rencontrées à la suite d’une expérience difficile.

Avec Bulles de bonheur, prenez le temps d’être heureux !

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Je sors des rapports de force

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Je me rends compte que certaines situations s’enveniment et cela crée des rapports de force insidieux que je n’arrive plus à gérer.

Par exemple, la semaine passée pour rendre service à mon chum, je lui ai pris un RDV chez le médecin sans lui demander et il était furieux. Je me sens coupable quand ma fille me dit : ‘’maman tu n’es jamais disponible pour moi’’. Je suis énervée car un partenaire dans un dernier dossier a mal fait son travail, je lui ai fait une remarque et il m’a répondu “si t’es pas contente t’as qu’a le faire toi même !” Et là, ça me chicotte ; comment de petits commentaires anodins peuvent-ils nous faire sentir mal et faire monter une situation en escalade. Quels sont les schémas qui sont cachés derrière nos comportements ? Comment faire pour désamorcer ces conflits et ne pas les répéter?

Du fait que nous soyons chacun des êtres singuliers et uniques, porteurs de besoins propres, il est inévitable que nous ayons des désaccords avec notre entourage.
Quand nous y faisons face, il est courant que chacun défende son territoire, cherche à faire respecter ses besoins et ses valeurs et à y faire adhérer les autres. Ainsi, quand un besoin d’ajustement s’annonce, la tendance est de rentrer dans des rapports de force au lieu d’aller vers la coopération. Ce n’est donc pas le désaccord qui est problématique mais la façon dont nous allons le gérer.

Ces rapports de force sont présents dans tous les domaines : dans le couple, avec les enfants (les enfants savent aussi très bien les exercer), au travail, avec des amis et même lors de rencontres ponctuelles. Certaines disputes sont tellement répétitives qu’on pourrait à l’avance prévoir les répliques de chacun et imaginer la fin avec une porte qui claque, une bonne insulte ou un torrent de larme.

Prenons l’exemple d’un ado campé sur son lit en train de chatter sur les RS, sa mère rentre dans sa chambre, et lui demande “ne me dis pas que ton travail est fini !” L’ado énervé du ton inquisiteur de sa mère réplique “ je bosse depuis des heures… Comme d’hab’ tu ne me fais pas confiance”. La mère piquée réplique, “ça n’a rien à voir, mais quand je vois tes notes je doute sur le temps que tu passe à travailler”. L’ado exaspéré répond “bla bla bla tu penses travail travail, t’as que ça à la bouche travail travail !” La mère énervée : ” puisque tu me parles comme ça, je te prive de sortie samedi !” Et là crise… Je vous laisse imaginer la suite… Le nombre de fois que j’ai entendue cette histoire dans mes accompagnements…

Quels sont les jeux de pouvoir en place dans cette histoire ?

Le parent qui prend le contrôle sur les sorties de son enfant : un fort jeu de culpabilisation. Le parent qui culpabilise son ado pour qu’il travaille, l’ado qui cherche à mettre son parent en défaut dans son rôle d’éducateur

 

Le triangle dramatique, dit “triangle de Karpman”

Cet outil d’analyse transactionnelle a été élaboré au cours des années 60 par Steve Karpman, psychologue américain et élève d’Eric Berne, pour mettre en évidence les rôles que nous jouons dans une relation négative, frustrante, décourageante. Selon ce modèle, nous avons tendance, dans ces situations, à jouer des rôles.

3 rôles ont été mis en avant : le rôle de Victime, le rôle de Persécuteur et le rôle de Sauveur. 3 rôles ne signifient pas nécessairement 3 protagonistes. En effet, 2 personnes qui interagissent l’une avec l’autre peuvent jouer ces différents rôles, les alterner et même les cumuler.
Dans notre exemple : l’ado se sent victime d’un parent persécuteur, le parent persécuteur se sent persécuté par les notes de son enfant.

On sait qu’on circule dans ce triangle dès :
– qu’on obtient un résultat contraire à celui que nous voulions
– quand on a la sensation d’avoir dépensé de l’énergie à un échange peu productif
– quand on a l’impression de s’être fait avoir
– que c’est un sujet qui revient toujours sur le tapis

Prendre conscience des rôles que nous jouons et comprendre comment nous participons, souvent malgré nous, à ce triangle relationnel (le bourreau ne peut pas exister sans victime par exemple), est un moyen extrêmement efficace pour nous aider à sortir de ces rôles qui sont épuisants et destructeurs.

  • Le persécuteur

C‘est celui qui dit “tu ne sais pas”, “ tant pis pour toi” “j’ai raison”.
Il prend le rôle de l’agresseur, de l’attaquant. Le persécuteur peut être une personne, mais aussi un élément abstrait (l’alcool, la société, un évènement …). Il est généralement perçu comme négatif, mais peut dans certaines situations, être perçu comme innovateur, initiateur, voire source d’une salutaire remise en question. Le persécuteur a appris par expérience que les autres cèdent plus facilement quand il a un comportement excessif. Il est dénué d’empathie, se sent légitime pour appliquer ses règles et fait passer ses intérêts en premier. Le rôle de bourreau permet de libérer de l’agressivité et souvent de masquer un manque d’estime de soi.

  • Le sauveur

C‘est celui qui dit “les autres ont besoin de moi”, “je vais régler ça”,”laisse moi m’en occuper”.
Il a le rôle du protecteur, du chevalier blanc. A première vue, ce rôle est perçu comme positif alors qu’il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique (il attend un persécuteur pour justifier son existence et une victime à sauver).
C’est un rôle très gratifiant d’un point de vue narcissique mais qui place la victime en incapacité. Le sauveur finit souvent par s’épuiser et quand il réalise que la victime n’a pas “envie” d’être aidée, il lui en veut d’avoir abusé de son temps et de son énergie et peut devenir alors à son tour persécuteur.

  • La victime

C’est celle qui dit “je n’ai pas de chance”, “on m’en veut”, “je ne peux pas y arriver seule”.
Il s’agit du rôle de la personne qui subit l’agression du persécuteur, et qui a compris qu’on peut facilement obtenir de l’aide et attirer l’attention sur soi. La victime a tendance également à se déresponsabiliser (c’est de la faute des autres ou de la malchance). Bien que triste et insatisfaite, la victime ne cherche pas véritablement à échapper à son bourreau car cette posture de martyre lui confère aussi une existence. Elle compte sur autrui pour lui apporter force et joie.
C’est un rôle qui attire le sauveur et le persécuteur (une attente qui sera remplie ou non par l’entourage).

Comment s’en sortir en pratique ?

Prendre conscience de la situation

La première étape pour parvenir à sortir du triangle de Karpman est de prendre conscience de cette situation et du rôle que nous y jouons. Repérer tout d’abord “l’appat qui nous fait plonger dans le triangle” : réflexion, attitude, comportement… 

Mettre des mots sur les comportements et les traits psychologiques propres à chaque rôle nous permettra d’analyser les stratagèmes que chacun (nous, l’autre) met en place et qui nous maintiennent enfermés dans cette dynamique relationnelle. Cela peut être difficile car comme nous l’avons vu, chacun tire un intérêt de son rôle (attirer l’attention, se sentir utile, libérer son agressivité…), et la peur de perdre cette place peut nous empêcher de vouloir changer.

Il va donc être nécessaire dans un premier temps de passer du rôle d’acteur à celui d’observateur, pour ensuite redevenir acteur, mais un acteur de changement, capable d’agir différemment et de satisfaire nos besoins avec d’autres moyens.

Sortir de son rôle

Si je me rends compte que je joue le rôle de la victime, il est nécessaire que je me concentre sur mes capacités. En cherchant dans mes expériences passées (je peux demander à mon entourage), je vais trouver des situations où j’ai été capable de me défendre, me faire respecter, de réussir seule. Identifier mes forces va m’aider à les mobiliser pour les utiliser et non attendre que la solution viennent des autres.

 Bien sûr, je peux avoir besoin d’aide extérieure pour un point précis, cependant, c’est à moi de l’identifier et d’en faire la demande. Je dois prendre conscience que dans une relation, chacun est responsable de son bout de la relation et que rejeter la faute sur l’extérieur est un leurre.

En tant que sauveur, je dois prendre conscience que la victime m’en demandera toujours plus et que je suis en train de me vider de mon énergie. Je dois donc faire preuve de vigilance et veiller à ce que mon aide réponde à une réelle demande. Il est important également que j’ai le souci de laisser la “victime” autonome et responsable (l’inviter par exemple à trouver les outils qui lui permettront de s’en sortir par elle-même (thérapie, aides sociales, associations, etc). Je dois accepter que je ne peux pas sauver le monde, et que mon besoin d’être aimé et d’aider peut être satisfait différemment.

Lorsque j’agis comme un persécuteur, je dois apprendre à gérer autrement mon agressivité et ma colère. Il est essentiel également que je modifie mon mode de communication pour m’adresser aux autres sur un ton moins autoritaire et moins critique. Il peut être utile aussi que je me demande de quoi je me cache en endossant ce costume de persécuteur.

Faire le miroir

Faire le miroir consiste à jouer le même rôle que votre interlocuteur. Ainsi, s’il joue la victime, vous faites la victime, s’il joue le sauveur, faites le sauveur… C’est une bonne façon de bloquer le jeu car vous évitez de jouer le rôle complémentaire. Cela lui envoie un message clair : vous n’êtes pas complémentaire et ne pouvez donc pas être son partenaire de jeu. Ainsi, si quelqu’un vient régulièrement se confier à vous en se plaignant de ses difficultés (“personne ne me comprend, c’est toujours sur moi que retombent les corvées”), parlez lui à votre tour de vos problèmes, de vos ennuis et placez vous dans la position de celui qui attend de l’aide de l’extérieur.

Clarifier les propos

Demandez de clarifier très précisément ce qui est attendu de part et d’autre dans la relation peut aussi aider l’interlocuteur à prendre du recul et se décaler par rapport à son rôle. Utiliser les techniques de communication de la description (voir Bulle de Bonheur #31), c’est à dire être factuel et informatif, tout en restant bienveillant et le plus neutre possible va permettre de s’ancrer dans le présent et la réalité, et éloigner chacun des protagonistes du jeu affectif et émotionnel souvent présent dans ce type de relations.

En bref

  • La confrontation, les désaccords entre les personnes sont inhérents à notre nature humaine.
  • Quand le conflit devient destructeur, comprendre nos rôles, victime, sauveur et persécuteur, à travers le triangle de Karpman est une clé pour sortir de ce jeu psychologique néfaste.
  • Quitter notre rôle, faire le miroir, clarifier nos propos peuvent être des idées pour sortir du triangle.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une situation où vous vous sentez bloqué, mal à l’aise, coupable ou en colère. Regardez cette situation à travers le triangle de Karpman pour identifier les rôles de chacun et choisir ce que vous allez mettre en place pour provoquer un changement.

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Eviter les tensions à Noël, possible ?

Aie ! Aie ! Dans certaines familles, Noël ravive immanquablement les vieilles rancunes…

Le temps des fêtes est synonyme de retrouvailles et de traditions. Cependant, ces retrouvailles nous transportent immanquablement au temps passé !

Même si nous sommes devenus adultes, même si nous avons envie que tout se passe bien, même si bien des choses ont changé, même si nous avons eu des différends avec notre frère ou notre belle-sœur que nous souhaitons oublier.

Rien à faire, se retrouver fait ressurgir nos vieux démons en plein cœur des préparatifs et des agacements dus à l’effervescence !

Si votre objectif premier est de vivre des moments heureux avec ceux que vous aimez, vous avez la responsabilité envers vous-même, votre conjoint et vos enfants de choisir que la rencontre se passe bien !

Dites-vous que tout le monde bénéficie d’une ambiance familiale qui dérape !

C’est souvent inévitable ! Cependant, évitez de bondir quand votre beau-frère vous sermonne sur comment élever vos enfants, quand votre mère vous explique encore comment faire cette recette que vous connaissez par cœur.

Mettez de côté votre énervement en voyant vos neveux et nièces ados, une fois de plus affalés dans le canapé pendant que vous travaillez dur aux préparatifs de la fête…

Si vous croyez le défi insurmontable, peut-être est-ce sage de renoncer à ce Noël familial tel qu’il est prévu.

C’est peut-être, alors, l’occasion de l’imaginer autrement !

Faites-vous confiance, vous êtes plein de ressources pour trouver des idées et surtout l’envie que tout se passe bien est la meilleure des forces !

Joyeux Noël !

Je prends le temps d’être heureux avec Brigitte Bédard

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Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter des bulles de bonheur !
Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret !

Aujourd’hui, Brigitte Bédard vient égayer nos ondes de sa joie de vivre et de sa profondeur, nous avons été touchés par son livre « j’étais incapable d’aimer » où elle retrace son chemin pour accéder au bonheur.

Brigitte Bédard a le désir d’être heureuse et c’est ancré au plus profond d’elle-même ! Elle a cherché des bulles de bonheur avec acharnement dans 1000 directions : la cocaïne et l’alcool, le sexe sous toutes ses formes qu’elles soient hétéro, bisexuelle, homosexuelle. Avec un difficile constat d’échec à chacune de ses tentatives. Sa volonté, son acharnement, sa curiosité lui ont finalement montré une nouvelle voie, celle de la spiritualité qui lui a ouvert un nouveau champ, un nouveau sens et les bulles de bonheur sont arrivées en masse ! Elle est mariée, à la tête d’une famille renouvelée  de 6 enfants, elle est journaliste et chroniqueuse à la télévision (La Victoire de l’Amour, TVA) ainsi qu’à la radio (On n’est pas du monde, Radio VM). Elle vient de sortir un livre passionnant, « J’étais incapable d’aimer » qui retrace son parcours vers la joie. Ce livre est édité par Novalis au Québec et en France par les editions Artège donc disponible dans toutes les librairies et sur Amazon. Nous vous le recommandons vivement et vous incitons à le lire ! Une fois commencé, c’est difficile de l’arrêter !

Cet interview a été une source de joie incroyable, nous avons aimé sa compassion, sa vision tellement positive du couple ! Un concentré de bulle de bonheur

Nous vous souhaitons une belle écoute !

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Je parle positif

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On entend tellement parler de communication qu’on oublie peut-être que communiquer ne se résume pas uniquement à transmettre un message ! Communiquer consiste à s’assurer que notre message a été transmis ET compris, mais également que ce message est adéquat à la situation… Or pour envoyer un message adéquat, encore faut-il avoir bien entendu ce qui nous a été dit… Ce qui signifie que communiquer, c’est d’abord savoir écouter !

Cela étant dit, pour qu’un message soit émis et réceptionné avec efficacité, on doit s’assurer qu’émetteur et récepteur sont en état de marche. Cette vérification permet en effet d’éviter les parasites qui viendraient perturber la transmission de notre message.

La 1ère chose à faire est de se mettre dans un contexte idéal à une bonne communication : est-ce la bonne personne ? Le bon lieu ? Le bon moment ?
Vous pouvez ainsi vous demander si parler de mes problèmes de couple à mon enfant est adapté ; si c’est adéquat de reprocher, au milieu du dîner familial, à mon enfant de ne pas avoir rangé sa chambre ou de donner une information majeure à un collaborateur entre 2 portes.
Le moment de communiquer renvoie tant à la disposition de l’autre qu’à ma propre disposition : stress, fatigue, excitation… Ce sont autant d’éléments qui peuvent venir perturber un message.

Nous excluons ici les cas où la communication est un enjeu de pouvoir, c’est à dire les situations où la menace, le chantage, l’insulte ou encore le dénigrement seraient utilisés. Nous considérons en effet que le dialogue n’est pas possible tel que nous l’envisageons, à savoir un échange respectueux de chacun.

Communiquer sera donc envisagé dans ce podcast comme la capacité à savoir écouter et savoir choisir les mots que nous utilisons pour nous exprimer, en veillant à ce que notre échange ne soit pas brouillé par des parasites.

Ecouter

En ce qui concerne l’écoute, nous vous proposons de vous renvoyer à notre podcast Bulle de bonheur #28 j’apprends à écouter, en nous souvenant notamment que nous avons 1 bouche mais 2 oreilles !! Et que nous avons souvent des mauvaises habitudes, comme celle de confondre “écouter” avec “entendre” !

L’écoute, nous l’avions dit, est le premier élément d’une communication constructive. Elle nécessite de l’attention, de la patience, une présence à la fois physique et psychique.
Elle favorise la qualité des relations et est particulièrement importante pour que les enfants puissent se développer dans un univers respectueux et bienveillant . En effet, les messages des enfants sont rarement innocents ; ils sont souvent codés et doivent être déchiffrés. L’étape de l’écoute sera donc essentielle pour que nos réponses soient mieux adaptées à leurs besoins.
Quand un enfant raconte un événement ou pose une question s’y rapportant, il est souvent préférable de réagir non pas à l’évènement (on n’en a qu’une partie !) mais à l’impact relationnel que l’événement suscite, c’est à dire aux émotions qui en découlent.

Prenons l’exemple de votre enfant qui rentre furieux de l’école parce qu’il s’est fait punir alors qu’il vous dit qu’il n’a rien fait. Au lieu d’aller chercher à connaître la vérité (“Tu es sûr que tu n’as rien fait ?” ou “c’est curieux, ce n’est jamais de ta faute”), centrez-vous sur les effets qu’a cet évènement sur lui, observez son corps, ses émotions (si besoin, vous pourrez ensuite les reformuler). Abstenez-vous de jugements, de critiques, de questions inquisitoires… Cela évitera de mettre votre enfant sur la défensive et lui permettra de parler plus facilement et librement, de faire retomber ses émotions (elles l’empêchent de raisonner) et souvent de l’amener lui même à son auto-évaluation.

Mais, allez-vous me dire, on ne peut pas uniquement écouter, on doit bien parler aussi !

 

S’exprimer

S’exprimer, c’est choisir les mots que nous devons utiliser pour répondre à notre interlocuteur, des mots qui sont le reflet de nos besoins.

Comme l’écoute, s’exprimer demande aussi une certaine disponibilité physique et psychique. A nous de repérer ce qui peut nous faire déraper puisque la communication est le fait de 2 personnes au moins, où émetteur et récepteur ont chacun leur part de responsabilité. Nous avons nos propres “parasites”, c’est à dire des déclencheurs internes (manque de sommeil, problème professionnel, système de valeurs, expériences…) et externes (mauvaise humeur d’un proche, attitude de votre patron, grève…) qui peuvent venir perturber notre écoute et notre expression. Connaître ces déclencheurs vous permettra d’éviter des débordements et d’avoir des réactions plus adaptées.

Quels mots utiliser ? Ces mots, nous les connaissons souvent, cependant nous avons plus de mal à les utiliser sous l’emprise de nos émotions et lors de notre quotidien familial. Prenons l’exemple de notre mode de communication en famille et imaginons la situation où l’une de vos amies oublie son parapluie après avoir dîné chez vous. Allez-vous lui courir après pour lui dire : “Sophie, mais ce n’est pas possible, tu as encore oublié quelque chose. C’est quoi ton problème ? A chaque fois que tu viens à la maison, tu oublies un truc. Tu vis vraiment sur une autre planète toi !”
Sans doute pas ! Et pourtant ne le faisons-nous pas souvent avec nos enfants ou avec notre conjoint ? Sans le vouloir, nos mots peuvent blesser, étiqueter, attaquer l’estime de soi. Et à y bien réfléchir, notre façon de nous exprimer est souvent peu aidante. En reprenant la situation de Sophie, est-ce que cela va lui permettre de penser la prochaine fois à prendre toutes ses affaires ????

Et si je changeais ma façon de m’exprimer ?

Voici quelques principes d’une communication positive et bienveillante, qui ont prouvé leur efficacité sur la qualité de la communication et par conséquent des relations.

 

Parler en forme affirmative :

Apprendre à exprimer l’action à faire est plus efficace, cela donne une indication plus précise de ce que nous attendons, et le cerveau capte mieux ce type de message. En effet, la neuro-linguistique nous prouve que le cerveau enregistre avec difficulté la négation (“ne… pas”, “ne…. jamais”…) et retient en revanche plus rapidement l’action affirmative (vous connaissez sans doute la célèbre injonction “ne pensez pas à un éléphant rose” qui nous amène à immédiatement penser à un éléphant rose !!!!).

Apprenons donc à nous exprimer en forme affirmative et positive et transformer nos phrases habituelles en supprimant la négation. Par exemple :
au lieu de dire “ne me coupe pas la parole”, dites “laisse moi terminer ma phrase”
au lieu de “ne frappe pas ton frère”, dites “les coups sont interdits dans cette maison”
au lieu de dire “ne cours pas”, dites “marche”
au lieu de dire “n’oublie pas…”, dites “pense à…” …

 

Etre clair et concis

Pensez aussi à émettre des règles ou des consignes claires : être clair, ça veut dire être précis, concis et affirmatif !
Evitez donc les “pas trop longtemps”, “pas trop tard” et déterminez plutôt une durée limitée ou une heure précise.
Evitez les phrases avec des mots trop généraux ou abstraits. Avec les enfants par exemple, les injonctions “sois sage”, “sois gentil”, “tiens toi bien” ne disent pas ce que l’enfant doit faire. L’enfant peut être perdu ou faire “de travers” car ces mots ont des significations différentes selon les personnes ou parce qu’ils recouvrent une réalité qui est inconnue de l’enfant.
Donner des actions à accomplir (“le dos droit et les 2 fesses sur la chaise !”) et faire attention à l’implicite (ce qui est évident pour nous, ne l’est pas forcément pour l’autre) améliorent vraiment l’efficacité de notre message.

Petits conseils divers, parmi de nombreux autres !
Conseils sémantiques : bannir les TOUJOURS, JAMAIS, ENCORE. Ces termes enferment, condamnent et amènent le récepteur du message à penser que le changement n’est pas possible ou que vous le voyez toujours de la même façon !!


Encouragez et complimentez : à dose homéopathique et de façon circonstanciée mais nécessaire pour tout effort, tout changement accompli (un prochain podcast sera consacré spécifiquement aux compliments).


Parlez moins ! Evitez les sermons, les conseils… Laissez le temps et l’espace à l’expression. C’est particulièrement important pour que votre interlocuteur puisse trouver ses propres solutions et ses propres réponses. Cela vaut évidemment pour les enfants, notamment pour favoriser leur autonomie. Au lieu de répondre trop vite à leurs questions, sollicitez plutôt leurs compétences : à ton avis ? Qu’est ce que tu en penses ? Que ferais tu ? Comment ferais tu ?

Pas d’urgence ! Certaines personnes (comme les adolescents par exemple !) ont l’art de nous mettre devant le fait accompli et de nous mettre la pression pour obtenir une réponse. Souvenez-vous qu’il y a rarement de vrais cas d’urgence. Quand on hésite, quand on a des doutes, qu’on a besoin de temps, il est important de différer notre réponse sous peine de regretter après nos paroles. Marshall Rosenberg, le père de la Communication Non Violente, utilise cette phrase : “Si tu veux une réponse maintenant, c’est NON. Si tu peux attendre (ce soir, demain…), ce sera oui ou non. Tu choisis !”
Attention aux non trop rapides ! Il vous est peut-être déjà arrivé de vous demander après coup pourquoi vous aviez dit non à une demande. S’il est bien entendu indispensable de savoir dire non, il arrive aussi que nous le prononcions un peu rapidement. Ce non, surtout quand il devient systématique, peut devenir une source de blessure, de déception voire de conflit. Intéressant de se poser la question et de savoir à quoi notre non est lié : au fait que ce n’est pas le moment ? (il peut être alors remplacé par un “oui quand tu auras fait…”) Au fait qu’il valide une règle, un interdit ? (alors il est justifié et peut être accompagné “non, tu connais la règle” et on s’arrête là !) Ou alors il me prend à défaut, j’ai en fait besoin de temps.

En bref

Une communication bienveillante est une communication respectueuse de soi et de l’autre. Elle permet de favoriser la qualité de la relation et la compréhension. Elle invite à s’ouvrir sur nos différences mutuelles, et participe à notre bien-être et à celui de notre entourage.

Communiquer, c’est savoir écouter ET savoir s’exprimer dans le respect de chacun, c’est communiquer AVEC l’autre et non sur l’autre.

Communiquer nécessite une disponibilité physique et psychique.

Les outils pour s’exprimer de manière bienveillante et positive sont nombreux : parler en JE, utiliser le mode affirmatif, privilégier la description, bannir l’évaluation et le jugement… Que ce soit une langue nouvelle ou déjà connue, la pratiquer accroît la qualité de nos relations, la compréhension de notre entourage et contribue au bonheur.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un outil qui vous est proposé pour communiquer autrement. Comme le disait Einstein, “la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent”, alors osez le changement !

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J’écoute mon intuition

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En Occident, on a longtemps privilégié la raison et le conscient au détriment de l’intuition et de l’inconscient dont on se méfiait. Si aujourd’hui, nous valorisons encore beaucoup le rationnel, nous faisons toutefois plus de place à l’intuition. Il suffit de regarder le nombre d’ouvrages en librairies, de conférences et de formations qui en parlent, pour s’en persuader !

Même la science s’est penchée sur la question. Sans parvenir à établir avec précision les origines de l’intuition, des avancées certaines ont été réalisées pour comprendre à quoi elle servait et comment elle pouvait se développer. La finalité de ces recherches étant principalement de savoir si cette fameuse intuition est fiable ou pas, s’il est bon de pouvoir se fier “à ses tripes” !

Avant de répondre à cette question, précisons ce que nous entendons par intuition.
Le mot est en effet souvent confondu avec “instinct”, et même si utiliser l’un à la place de l’autre ne vous empêchera pas d’être compris, il nous semble important de préciser ce que recouvrent ces 2 termes :

L’instinct : le dictionnaire le définit comme “la part héréditaire et innée des tendances comportementales de l’homme et des animaux”.
On parle par exemple d’instinct de survie lorsqu’on est face à un danger ; d’instinct de protection lorsqu’on a un enfant.

La caractéristique de l’instinct est qu’il est commun à toute une espèce, et qu’il pousse à l’action de façon automatique, dans un but de conservation de l’espèce.

L’intuition : le professeur de psychologie David Myers la définit comme notre “capacité d’accès à un savoir direct offrant une connaissance immédiate et sans réflexion”.
L’intuition est donc cette petit voix qui vous aide à faire un choix, à accomplir vos buts, et dont la justesse vous apparaît instantanément comme évidente, sans que vous disposiez d’une justification. On en parle quelquefois comme d’un 6e sens.
En mode intuitif, notre cerveau fonctionne comme un ordinateur qui traite extrêmement rapidement les données sans passer par la case langage, qui nous donne des réponses spontanément, indépendamment de toute démonstration ou réflexion consciente.

Nous avons tous naturellement des intuitions (sentir que quelqu’un cherche à nous berner, trouver le petit cadeau qui convient, appeler un ami au moment où il en a besoin…), et nous utilisons notre intuition tous les jours (notre cerveau serait totalement épuisé s’il devait rationaliser chacune de nos décisions !)
Pour certains, cette intuition sera plus développée (on le dit des personnes à Haut Potentiel ou précoces par exemple) mais en aucun cas l’intuition est l’apanage des individus aux facultés cognitives supérieures, ou l’apanage des femmes (désolée mesdames, il est aujourd’hui démontré que c’est un cliché et que cette croyance n’est pas fondée !)
A la différence de l’instinct qui vise à maximiser les chances de survie d’une espèce (exemple de l’instinct de reproduction), l’intuition sert des objectifs individuels (prendre des décisions, faire des choix…)

Croire à l’intuition
C’est un pré-requis : êtes-vous convaincu que votre intuition peut être un allié ? Si vous vous répétez “oh, avec moi cela ne marche jamais” ou “chaque fois que je me suis écouté, j’ai échoué”, il est inutile de vous lancer dans l’aventure avec cet état d’esprit. L’intuition n’est certes ni un 6e sens magique (il faudra accepter les erreurs !) ni un don réservé à quelques privilégiés, mais nous l’avons dit, elle est à la portée de tout le monde. Encore faut-il y croire et vouloir s’en servir !
Cela va nécessairement supposer de lâcher prise (nos fameuses résistances ! écoutez Bulle de Bonheur #21) et de savoir mettre un moment de côté notre mental (Bulle de Bonheur #25), le mental qui peut agir comme une autre voix, si puissante qu’elle peut totalement étouffer la première (votre intuition).

Développer ses qualités sensorielles
On sait aujourd’hui que notre intuition “est connectée à notre banque de données sensorielles, toujours en mouvement, et s’adapte en permanence pour percevoir le moindre changement”. Les plus intuitifs sont donc ceux qui ont le mieux développé leurs qualités sensorielles.
Le développement de nos qualités sensorielles passe par une plus grande connexion à soi (écouter ses sensations, méditer, observer) et à ce qui nous entoure (Bulle de Bonheur #29). Se connecter aux autres, c’est par exemple se placer dans cette fameuse attitude empathique dont nous avons parlé dans notre podcast sur l’écoute (Bulle de Bonheur #28). L’écoute empathique va en effet nous permettre d’effectuer un mouvement de décentrage, d’être plus réceptif à ce qui nous entoure et de sentir, voire pressentir des choses, des évènements qui seront déconnectés de nos propres projections (peurs, angoisses …). Sans pour autant devenir “le Mentaliste”, développer notre intuition nous permet de mieux ressentir les choses.
Calme, attention et temps sont donc indispensables pour le faire.

L’intelligence intuitive
Cette conception de l’intelligence a émergé récemment ; elle est le produit de la réflexion de nombreux psychologues et chercheurs qui se sont insurgés contre une définition de l’intelligence réduite à la pensée logique et à la rationalité. Intelligence sociale, intelligences multiples, intelligence émotionnelle et intelligence intuitive ont ainsi fait leur apparition, bousculant la vision traditionnelle de l’intelligence.
“Chacun a la capacité d’être intuitif” affirme la neurologue Régine Zékri-Hurstel. “Chacun peut avoir accès à des données diverses pour évaluer un contexte ou une personne, être averti d’un danger ou trouver une solution nouvelle, mais le véritable “plus” de l’intelligence intuitive, c’est de contribuer à notre bonheur (…) en nous donnant les codes d’accès personnalisés de notre bien-être sensoriel.”
“Ainsi branchés sur nos sens, réceptifs à nos émotions et à notre « petite musique intérieure », nous pouvons ressentir ce qui est vraiment bon ou mauvais pour nous”. Développer notre intelligence émotionnelle va donc passer par une meilleure conscience de soi et des autres : capacité à observer, à sentir, à capter les émotions, à connaître ses forces et ses limites… pour nous permettre d’être plus réactif et mieux adapté à un monde qui est en perpétuel mouvement.

Intuition versus raison ?
Les scientifiques débattent depuis des années à propos du rôle véritable que joue l’intuition dans nos prises de décision, et aucune théorie ne fait encore l’unanimité : pour certains, nous avons 2 systèmes de pensée distincts (rationnel / intuitif) qui agissent dans des situations précises. Pour d’autres, nous avons plusieurs intelligences interdépendantes ; d’autres enfin minimisent le rôle que pourrait jouer l’intuition dans nos choix.

Si les scientifiques montrent des désaccords, il est utile en revanche de s’intéresser à la pratique, et notamment aux observations de terrain qui ont été réalisées pour étudier concrètement comment par exemple des pompiers, des infirmières, des managers ou des pilotes d’avion, agissent dans leur quotidien pour prendre leurs décisions.
La conclusion est que les deux systèmes de pensée ne sont pas exclusifs l’un de l’autre et que la prise de décisions relève majoritairement d’une part d’arguments rationnels et d’une part d’intuition, la proportion variant en fonction des personnes et des situations.

Intuition et raison ne sont donc pas antinomiques. Au contraire, savoir utiliser les 2 nous offrirait un immense champ de connaissances : les connaissances conscientes de la raison et les connaissances souvent inconnues de l’intuition.
Les formations de manager et de leader s’appuient d’ailleurs sur cette double capacité de notre cerveau pour permettre à apprendre aux dirigeants à prendre la bonne décision dans des situations où ils ont peu ou trop d’informations, ou quand ils doivent décider rapidement.

Bienfaits

Les psychologues Galang Lufityanto, Chris Donkin et Joel Pearson confirment une analyse déjà avancée par le monde scientifique et le domaine de la psychologie : “faire usage de l’information inconsciente ne nous permet pas uniquement de prendre des décisions plus rapides ; cela nous permet de mener une vie plus en accord avec nos besoins et notre personnalité.”

L’intuition intervient comme une boussole pour prendre des décisions dans notre vie personnelle : faire confiance, acheter sans raison un objet et découvrir après qu’il répond à un besoin, ressentir une sensation désagréable dans un lieu et conclure qu’il n’est pas fait pour nous…
Dans nos vies où les possibilités sont devenues infinies, l’intuition peut donc agir comme un guide intérieur, une opportunité de développer son autonomie et son harmonie intérieure.
Selon Vanessa Mielczareck, coach spécialisée en intuition, cette faculté “nous fait gagner du temps, nous rapproche de nos véritables aspirations, nous connecte à nos vraies ressources intérieures. Encore faut-il oser lui faire confiance”.
Est-ce à dire que notre intuition est toujours juste ? C’est un vrai débat là encore ! Nous pensons à Bulle de Bonheur que la prudence est de mise si nous sommes peu familiers avec ce système de pensée. En effet, l’intuition peut venir se heurter à nos désirs, à nos projections, à nos peurs aussi. Il nous semble donc important d’accepter que nous pouvons toujours faire des erreurs et de considérer l’intuition comme une forme d’intelligence à apprivoiser. Ce qui est certain en revanche, c’est que plus on travaille notre intuition, plus on pourra lui faire confiance !

En bref

L’intuition est une petite voix intérieure qui conseille, une certitude qui s’impose ou encore une réaction corporelle plus ou moins intense.
A la différence de la raison, elle est spontanée et immédiate.
Tout le monde a de l’intuition.
Lui faire confiance permet de décider plus rapidement et de choisir ce qui nous convient profondément.
La développer favorise une meilleure connaissance de soi et une meilleure connexion au monde.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un domaine où vous allez décider de suivre votre intuition : au boulot, en famille, dans un magasin… La prochaine fois que vous devez prendre une décision, écoutez votre petite voix !

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Je dépasse mes croyances

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Il est amusant de se replonger de temps en temps dans le dictionnaire pour aller y chercher des définitions. Ainsi, on trouve 7 définitions du mot croyance ! Pour aborder notre sujet, nous avons retenue celle-ci : une croyance est une “adhésion de l’esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime”.

La croyance repose donc sur 3 éléments : 

  • l’opinion (idée ou jugement sur un événement, une personne)
  • la foi (fait de croire en l’absence de preuves)
  • le savoir (connaissances acquises) 

Ces 3 éléments auront des degrés différents selon le type de croyances (ainsi la foi sera plus importante en matière de religion, l’opinion en matière d’estime de soi…).
Nous allons nous intéresser aujourd’hui aux croyances que nous portons sur notre propre personne, et plus particulièrement à toutes ces barrières que nous nous mettons car nous pensons que nous ne sommes pas “capables de”. Ces barrières forment ce qu’on appelle les fausses croyances ou encore les croyances limitantes, dans le sens où elles brident notre épanouissement personnel, nous privent d’occasions de croissance et de bonheur. 

Ces croyances limitantes agissent dans tous les domaines de notre vie : relations, créativité, apprentissage, travail, réussite personnelle, … .
Au départ, nos croyances se mettent en place pour nous protéger. En effet, lorsque nous vivons une expérience désagréable voire douloureuse, nous nous protégeons en rejetant, consciemment ou pas, cette partie de nous qui souffre de cette situation. Nous mettons ainsi en place une croyance protectrice et limitante nous empêchant de revivre une situation désagréable similaire.

Reprenons l’exemple de la négation d’une émotion (Bulle de Bonheur #5, #6 et #27) : si je dis à un enfant qui pleure après avoir raté sa compétition sportive “écoute, ce n’est pas grave. Ce n’est pas la peine de pleurer pour ça. Tu dois être fort. Des échecs, tu en auras d’autres dans la vie, c’est comme ça qu’on apprend”, il y a de fortes chances que l’enfant se dise : “quand je montre mes émotions, mes parents ne m’écoutent pas ; ils ne comprennent pas ce que je vis et ce n’est pas important pour eux”. Cette pensée négative risque de déboucher sur la croyance suivante : “montrer ses émotions est inutile, il vaut mieux les garder pour soi”.
Si à cette expérience négative se rajoute un conseil (“tu aurais dû plus t’entraîner pour ton match”) ou un jugement (“ton équipe n’a jamais été performante”), le cercle vicieux des croyances limitantes s’amplifie et l’enfant peut être amené à se dire : “ça ne sert à rien de parler de soi”. Croyance qui peut le placer dans une posture de retrait, voire une réelle difficulté à entrer en relation avec les autres. Il se retrouve sur cette fameuse autoroute neuronale, toute tracée, bordée de murs qui l’empêchent de voir d’autres routes et d’autres paysages.

La métaphore du projecteur, proposée par Rob Holmes, illustre bien l’influence de nos croyances sur nos vie.


Vous savez comment fonctionne un projecteur de cinéma ? La lampe s’allume et projette des images animées sur l’écran. Pour fonctionner, le projecteur a besoin de 3 éléments : une ampoule, un film, un écran.
En fait, le projecteur, c’est nous ; l’ampoule est l’éclairage que nous donnons à notre vie et le film est créé et animé par nos pensées et nos croyances.
Ainsi, si je crois que “la planète est foutue, que les gens sont égoïstes et irresponsables, et qu’il est inutile que je me donne du mal car rien ne changera de toutes façons”, le film de ma vie va être le reflet de mes projections, et chaque évènement ou personnes avec laquelle je vais interagir va venir alimenter mon scénario. Mes croyances m’entrainent en effet à les justifier en m’appuyant sur n’importe quelle preuve qui va pouvoir montrer que j’ai raison de croire cela (les changements météo, mon voisin qui ne fait pas le tri sélectif…). Elles réduisent considérablement le champ de mon projecteur, donc mon champ visuel.

Si je me rends compte que je suis responsable de la projection de mes croyances, alors j’ai le choix de changer mon film !
Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire du braquage de banque avec un blessé par balle ; cette histoire est souvent utilisée pour illustrer un exemple possible de changement de film. Dans le premier film, le blessé pense « je n’ai vraiment pas de chance, je me suis fait tirer dessus. De tous les gens présents ce jour-là, je suis la seule personne blessée. Pourquoi c’est toujours sur moi que tombent les catastrophes ? J’ai raté 4 semaines de travail et en plus je n’ai pas pu conduire pendant 2 semaines. La vie est vraiment dure et injuste ! »

Dans le deuxième film, cette même personne se dit « quelle chance j’ai eu d’avoir été seulement touché à la jambe et que personne n’ait été tué ! Et finalement, c’était sympa d’avoir du temps libre en convalescence et de profiter de ma famille. C’est incroyable de voir combien de personnes sont venues me voir et ont pris de mes nouvelles. La vie est pleine de belles surprises ! »

Et vous, quel film projetez-vous ? En noir et blanc ou en couleur ? Sombre ou lumineux ? Sur petit écran ou sur grand écran ?
Et si vous changiez de film ?
Comment ? En modifiant votre attitude mentale, c’est à dire votre perception de la vie et des autres, vos croyances profondes. En effet, chaque pensée que nous avons, emprunte un chemin neuronal. Les neurologues ont ainsi démontré que plus nous répétons une pensée avec émotion et conviction, plus notre chemin neuronal se développe. Cela peut se produire avec tellement de force que le chemin devient alors une “autoroute neuronale”.
La bonne nouvelle, c’est que grâce à notre plasticité cérébrale, nous pouvons créer de nouvelles connexions pour déconstruire nos fausses croyances et changer notre manière de penser.
Ainsi, si nous changeons nos croyances négatives par une attitude plus optimiste, nous éclairons littéralement notre film, nous laissons passer plus de lumière en ouvrant notre champ visuel.
Dépasser ses croyances peut être un processus long et difficile car certaines de nos croyances sont devenues des certitudes bien ancrées (“j’ai toujours été nul en bricolage”, qu’on va venir justifier par “d’ailleurs, c’est de famille”).
Comme tout processus de changement, cela peut donc demander du temps mais voici quelques outils qui devraient vous faciliter la tâche :

Identifiez vos croyances limitantes

C’est l’illustration de la fameuse maxime “pour vaincre son ennemi, il faut d’abord le connaître.” La première chose à faire est donc de repérer vos croyances limitantes.
Les 5 croyances identifiées par Taubira Kahler dans les années 70 peuvent vous aider : “sois parfait”, “sois fort”, “fais des efforts”, “fais plaisir”, “fais vite”.
Le vocabulaire que vous employez est également un outil précieux pour les repérer. Par exemple, les phrases où vous utilisez :
– les verbes d’état (notamment le verbe “être”). Ce sont des verbes qui figent la personne (“je ne suis pas du tout manuelle”)
– les adverbes : “toujours”, “jamais” (“je suis toujours en retard au bureau”…), “trop” “ou “pas assez” (“je suis trop sensible”) ou encore la conjonction “mais” en 2e partie de phrase (“j’aimerais bien mais…”, “c’est joli mais…”).

Remplacez le négatif par le positif

Lorsque vous prenez conscience que vous raisonnez avec vos croyances limitantes, entraînez votre cerveau à raisonner différemment en se référant à des propos positifs, bien plus motivants. Vous pouvez vous dire : “J’en suis capable… Avec un peu d’effort, je peux…” , “je suis à l’heure chez le médecin et à la sortie de l’école, je peux réussir à arriver à l’heure au bureau”.

Utilisez la réfutation

Puisque ma croyance est une vision que j’ai de la réalité, je peux aller interroger cette soi-disante réalité : “Est-ce vrai que je suis toujours en retard ?”. Le cas échéant, “est-ce que je suis en retard partout où je vais ? Est-ce qu’il y a des moments, des lieux, des personnes avec lesquelles cela a été ou c’est différent ? “Est-ce que j’ai toujours raison ?”… 

Pratiquez la visualisation

Pratiquer la visualisation, c’est se projeter le résultat positif escompté sans pour autant faire abstraction des obstacles possibles. En reprenant l’exemple du retard, je m’imagine arrivant à l’heure au bureau : je me vois arriver, je vois l’horloge marquant l’heure, je prends l’ascenseur avec des collègues… (je peux y associer des émotions, des sensations, des odeurs…). Puis je pense également à un ou 2 obstacles possibles : l’institutrice de ma fille qui veut me parler ou le bus qui a du retard.

Cette visualisation du résultat positif et des obstacles est appelée “visualisation créatrice optimale” par le courant de la pensée positive, qui en a démontré l’efficacité en terme de réalisation d’objectifs.

Se projeter dans l’avenir désiré

Certains thérapeutes, comme Fletcher Peacock, utilisent également la “question miracle”, question propre à l’approche orientée vers les solutions. Dans cette approche, la personne est invitée à se concentrer sur son avenir idéal au lieu de se centrer sur son problème.
L’idée est donc de m’imaginer sans ma fausse croyance (“je suis toujours en retard”) et de me demander : “qu’est ce qui sera différent pour moi si j’arrive à l’heure ?”, “comment vais-je le savoir ?”, “qu’est ce que je vais voir, entendre, ressentir ?”, “”Comment vais-je agir ?”… “Et quoi encore ?”… Il s’agit de faire une description aussi riche que possible pour que mon cerveau commence à envisager un avenir différent en voyant, entendant et ressentant ce que je désire vivre.

En bref

  • Les croyances limitantes sont des constructions de notre mental, qui se mettent en place pour nous éviter de souffrir. Elles se construisent à partir de ce que nous avons appris, de notre éducation, de nos expériences et de notre environnement.
  • Comme un disque dur, nous pouvons dé-programmer une fausse croyance et ré-initialiser notre cerveau.
  • Dépasser ses croyances renforce l’estime de soi et la confiance dans les autres, augmente l’ouverture d’esprit et déploie notre potentiel

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une de vos croyances limitantes et choisir une action pour la modifier : réfuter, positiver, visualiser… et surtout pratiquez, car c’est par la pratique que vos nouvelles connexions neuronales (positives !) vont se créer et se renforcer.

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J’apprends à écouter

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Ecouter ça s’apprend !

Froncement de sourcils, moue désapprobatrice, geste impatient de la main, interruptions orales (“hein ? ça va pas !”, “encore ??” “mais pourquoi as-tu fait ça ?”)…
Combien de fois, nos gestes, nos attitudes, nos paroles traduisent notre difficulté à être tout à l’écoute de notre interlocuteur, sans jugement ni interprétation ?

Savez-vous que les individus écoutent en moyenne 17 secondes avant d’interrompre celui qui parle pour exposer ses propres idées ? Et pourtant, nous avons 2 oreilles et 1 seule bouche. Peut être faudrait il écouter 2x plus que parler !

L’écoute est le premier élément d’une communication constructive. L’écoute implique un exode hors de soi en mettant de côté son système de valeur, ses représentations, ses désirs, ses choix et ses expériences pour se centrer sur l’autre et devenir hospitalité.
Je cherche à comprendre son système de valeurs ses sentiments, ses besoins et ses choix. Cependant, il est clair que écouter n’est pas synonyme d’approuver. Pour être efficace, l’écoute nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique. Parce que pour comprendre ce que veut me dire mon interlocuteur, j’ai besoin de l’écouter !

Les bases d’une bonne écoute

Les occasions quotidiennes de pratiquer notre écoute sont nombreuses : collègue, ami, voisin ou inconnu, parent, enfant, conjoint… Sans parler aussi de la capacité à savoir s’écouter soi-même… Cela fait beaucoup de monde à écouter !

Pour développer une bonne écoute, ces 4 postulats de base sont importants et fondateurs d’une relation de qualité. Christel Petitcollin les décrit très bien dans son livre “Savoir écouter ça s’apprend !”

1- Accepter le “Moi je”

Nous sommes tous égo-centrés : la personne la plus importante pour nous, c’est nous ! Ainsi, si vous lisez un horoscope, devinez par lequel vous allez commencer ? Ou si vous regardez une photo, qui cherchez-vous en 1er ?
Aucune honte à avoir, nous avons naturellement besoin d’attention et de reconnaissance. C’est important car si nous allons bien, notre entourage ira bien et nous serons plus efficace pour en prendre soin. C’est pour cela par exemple que dans l’avion, lors des procédures d’urgence, vous devez d’abord mettre vos masques à oxygène avant de vous occuper de votre voisin. En fait, c’est pareil dans la vie !

2 – Notre vision est subjective

Et oui ! Vous êtes, je suis, nous sommes des êtres limités !
Nos représentations sont influencées par nos expériences, nos valeurs, notre éducation, nos priorités. Donc notre vision est singulière et originale. Nous portons chacun une paire de lunettes qui nous fait voir le monde sous un prisme particulier.

En fait, accepter l’autre différent et en tenir compte, nous amène à le regarder comme une œuvre unique, alors osons le contempler tel quel !
Quelle richesse aussi de se dire que chaque paire de lunettes qui existe peut nous apporter une vision différente d’une situation, d’une personne, de nous-même !

3 – Chaque comportement a une intention positive


Ce présupposé, tiré de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), permet de porter un regard différent sur la personne, et de distinguer l’individu de son comportement.
Par exemple, si enfant, j’ai constaté que lorsque je piquais une colère dans un magasin, j’obtenais ce que je voulais, il y a de grandes chances qu’adulte, j’ai tendance à passer en force pour obtenir ce que je veux. J’ai en effet encodé que “colère” était synonyme de “obtenir ce que je désire”, et dans ma “carte du monde”, je n’ai pas d’autres choix à ma disposition.

Distinguer l’intention du comportement permet de comprendre que nous pouvons avoir une bonne intention et en même temps avoir un comportement inadapté. Il s’agit donc de voir la personne au delà de son seul comportement, et de l’aider ensuite à développer “sa carte du monde” pour qu’elle puisse avoir davantage de stratégies en main pour satisfaire ses intentions.

4 – “Dans tout crapaud sommeille un prince” !


Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle dit : « Dans tout crapaud sommeille un prince, il est inutile de tuer le crapaud, il suffit de réveiller le prince ! »
L’idée est d’orienter notre esprit vers le positif de la personne au lieu de s’acharner sur ses défauts.

6 attitudes qui favorisent une bonne écoute

  1. 1- Etre disposé : Prendre le temps nécessaire pour écouter. Si ce n’est pas possible, préférez décaler l’entrevue est mieux en signifiant bien que vous avez entendu la demande de parler (avec votre adolescent par exemple : “Je vois que tu veux me parler et moi j’ai besoin de pouvoir t’écouter pleinement. Serais-tu d’accord pour faire ça juste après le dîner ?”). Trouver un lieu suffisamment sécurisé pour assurer la confidentialité.
  2.  
  3. 2- La synchronisation : vous montrez à la personne que vous l’écoutez grâce à l’attention que vous lui portez. Vous vous synchronisez sur ses gestes, son souffle, sa voix. Vous la regardez et cessez bien sûr toute autre activité. Faire preuve d’une attitude d’ouverture, d’un regard bienveillant, de mouvements de la tête qui montrent que vous êtes disponible, que votre interlocuteur a toute votre attention.
  4.  
  5. 3- Les accusés de réception : ce sont des petits mots qui montrent combien vous êtes présent à ce que votre interlocuteur vous partage : “Oui”, “Mmm…”, “Ah bon ?”, “Vraiment”, “Je vois”, “Je comprends”. Ce sont autant de confirmations et de signes positifs qui disent : “je suis présent à ce que tu dis, je t’accueille comme tu es”.
  6.  
  7. 4- Les invitations à parler : elles laissent la liberté à notre interlocuteur de ne pas parler. “Si ça te dit, j’ai le temps de t’écouter”, “Aimerais-tu parler de cela ?”, “Ca m’intéresse de savoir ce que tu penses”, “Tu n’as pas l’air en forme ?”. Ces phrases mettent en confiance, sans forcer pour autant la parole.
  8.  
  9. 5- Les reformulations : c’est essayer de dire de manière synthétique ce qu’une personne vient d’exprimer – “Si je comprends bien…”, “Tu veux dire par là que…”, “en d’autres termes…”, “tu as l’air inquiet”. Toutes ces reformulations peuvent sembler parfois “perroquet” mais il est démontré qu’elles sont très puissantes car en se faisant le reflet de ce que votre interlocuteur vous dit, celui-ci se sent entendu, existé et respecté. Utiliser la reformulation des faits énoncés, des sentiments, du problème permet à votre interlocuteur d’entendre ce qu’il vient de dire. Vous lui ouvrez ainsi le champ du sens qu’il donne aux événements, vous l’aidez à se construire, à y voir plus clair : “se faire reprendre comme ça devant tout le monde, c’est vraiment humiliant”, “je vois que cette situation est très éprouvante pour toi”… et on s’arrête là !!! On résiste à la grande tentation de rajouter tout de suite derrière un conseil (“tu devrais…”), une question avec un pourquoi (“mais pourquoi tu ne lui as pas répondu que… ?), une phrase moralisatrice (“tu en verras d’autres tu sais”, “c’est ça la vie”…) ou encore une phrase qui nie ou minimise les faits (“ne te mets pas dans cet état !”, “ce n’est pas grave”…).
  10.  
  11. 6- L’écoute active ou écoute empathique : l’empathie est la capacité de capter ce que voit et ressent notre interlocuteur ; elle lui permet de se sentir accepté comme il est (et non comme nous voudrions qu’il soit), elle préserve son autonomie et lui montre que nous avons confiance dans sa propre capacité à trouver lui-même ses solutions. L’empathie n’est donc ni la sympathie (adhésion à autrui), ni la pitié. Elle est antinomique d’évaluation, de jugement, de morale ou encore de conseils. Accueillir sans porter de jugement. C’est certainement un des exercices les plus difficiles de l’écoute, notre petite voix intérieure étant tellement active ! Ecouter c’est également accepter de se laisser envahir par la sphère de l’autre, et donc de prendre le risque d’être bousculé dans nos valeurs, d’être surpris, d’être en désaccord, voire d’être bouleversé. Faire preuve de compréhension en se mettant non pas à la place de votre interlocuteur (on ne peut jamais être à la place de quelqu’un) mais en se plaçant à côté de lui pour mieux appréhender sa vision des choses : “Que voit-il?”, “Quels sentiments l’animent ?”, “Quels besoins sont insatisfaits ?”.

L’écoute empathique est l’attitude idéale pour favoriser l’expression d’autrui..
Selon Carls Rogers, trois conditions sont nécessaires pour y parvenir :
– être en congruence : « être vrai», c’est à dire être aligné avec ses valeurs. Cela suppose de se connaître pour savoir ce qui nous habite, nous motive, nous émeut et savoir comment nous allons réagir face à l’autre. S’accepter tel qu’on est pour accepter l’autre tel qu’il est.
– Faire preuve d’une considération positive inconditionnelle, c’est à dire considérer l’autre comme ayant nécessairement des éléments positifs en lui.
– Avoir une présence empathique qui part du cœur car elle est intuitive. C’est être un miroir chaud, fidèle, sans exagération, ni minoration. C’est accepter l’autre sans vouloir mettre la main sur lui.

Les bienfaits de l’écoute

L’écoute est le préalable de la communication.

L’écoute empathique ne signifie pas :

– Faire parler, approuver ou excuser la personne
– Guérir ou rendre tout de suite plus heureux
– Juger, conseiller

L’écoute empathique permet de :

– Rentrer en relation et maintenir le lien (très utile avec les adolescents).
– Donner les premiers soins émotionnels (accueillir des émotions).
– Marquer la confiance (“je t’accepte comme tu es”)

Une bonne écoute peut donc répondre à notre besoin d’exister et d’être respecté. En libérant les émotions, elle favorise le retour à la sérénité et à la raison. Enfin, elle renforce la qualité des relations en créant un sentiment de confiance et de sécurité.

En Bref

  • 1- Ecouter, c’est savoir se taire !
  • 2- Ecouter, c’est savoir être disponible : disponible physiquement (être présent par le corps) et psychiquement (mettre de côté ses jugements et son envie de parler, de soi notamment !).
  • 3 – Ecouter, c’est créer du lien pour vivre un moment de qualité.

Allez hop je me lance !

2 mn pour visualiser une attitude que vous aimeriez adopter la prochaine fois lorsque vous aurez besoin d’écouter quelqu’un. Partagez-nous sur notre page Instagram Bulle de bonheur vos trouvailles.

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Si je devais mourir demain

Savez-vous qu’une étude a été réalisée dans un service de soins palliatifs auprès de mourants ?

En effet, en s’occupant pendant plusieurs années de patients en soin palliatif, une infirmière australienne, Bronnie Ware a recueilli leurs derniers mots, voeux et souhaits.

Dans son livre The top five regrets of the dying (les cinq plus grand regrets des mourants) paru à la fin de l’été 2011, Bronnie Ware s’intéresse plus particulièrement à la «clarté de vision que les gens atteignent à la fin de leur vie, et à la façon dont nous pourrions apprendre de cette sagesse».

Elle explique que les réponses de ses patients sur leurs regrets ou des choses qu’ils auraient aimé faire de manière différente se recoupaient, sur « des thèmes communs qui revenaient constamment ».

 

Les 5 plus grands regrets exprimés par ces personnes sont :

  1.     « J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et non pas la vie qu’on attendait de moi ! »

C’est le regret le plus partagé : « Quand les gens se rendent compte que leur vie est presque terminée et qu’ils la regardent avec clarté, c’est facile de voir le nombre de rêves qu’ils avaient et qu’ils n’ont pas réalisé.»

  1.     « Je regrette d’avoir travaillé si dur ! »
  2.     « J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments ! »
  3.     « Je regrette de ne pas être resté en contact avec mes ami(e)s ! »
  4.     « J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux ! »

 

Qu’est-ce qui nous reste quand on sait que la fin est proche et inévitable ? Quand on est libéré de toutes les obligations, de tous les regards, de tous les projets et les détails qui s’accumulent parfois et nous « occupent » ?

Avec ces témoignages émouvants de tous ces regrets, donner un sens à sa vie passe peut-être simplement par la réponse à ces questions !

En y répondant, vous mettrez sans doute le doigt sur ce qui a du sens pour vous !

Bonnes réflexions ! 

Je gère ma colère

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La colère fait partie des émotions de base, appelées aussi primaires. Comme nous l’avions évoqué dans notre podcast sur la joie (Bulle de Bonheur #9), l’adjectif primaire renvoie au fait que ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions.
La colère sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la haine, l’exaspération, l’agressivité, et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres : être envieux, hostile ou se sentir coupable par exemple.
La colère suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur (stimuli externe ou interne) – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis.

1 – Elément déclencheur

L’élément déclencheur de la colère est l’obstacle, l’injustice ou l’agression. Par exemple : un projet qui ne peut se réaliser, une atteinte à notre intégrité physique ou psychique, le non respect d’une liberté, un abus… 
A noter aussi que la colère peut souvent apparaître comme une “deuxième” émotion induite par exemple par la tristesse, la déception ou la peur. Ainsi, comme le note le psychologue américain Thomas Gordon, “la colère des parents contre les enfants est souvent une deuxième réaction. La colère est souvent accompagnée d’autres émotions : si un parent en colère contre son enfant qui a traversé la route sans regarder cherche à comprendre ce que cache cette colère, il se rendra compte que c’est probablement la peur pour la vie de l’enfant qui est à l’origine de la colère”.

2- Manifestations physiques

Comme nous l’avions dit lors de notre podcast Bulle de Bonheur #5 “je nomme mes émotions”, le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.
Les manifestations physiques de la colère touchent tout le corps : visage (la colère donne souvent un air méchant et intimidant), voix, peau (“être rouge de colère”), accélération du rythme cardiaque, suffocation, tremblements, ou des signes plus intérieurs comme sensations de chaleur, d’énergie.
Au niveau du cerveau : la colère déclenche la sécrétion massive d’adrénaline, molécule qui favorise notre performance et notre activation. La colère sert en effet à mobiliser notre énergie pour permettre de changer ce qui ne convient pas.

3- Manifestations comportementales

Comme toutes les émotions, la colère a plusieurs niveaux d’intensité : agacement, énervement, fureur, rage… et plusieurs modes d’expression : elle peut être bruyante, sourde ou rentrée. Elle est explosion (le volcan éclate) ou implosion (l’orage gronde intérieurement).
Si la colère est explosive, elle va se manifester par des cris, des mots durs voire injurieux, des mouvements qui repoussent ou qui “vont contre”. Mouvements qui peuvent aller jusqu’à la violence, tournée contre soi ou contre notre entourage (personnes et/ou objets).
La colère rentrée entraîne quant à elle tensions et stress. Elle ronge de l’intérieur et peut provoquer une dépression.

4 – Message 

Notre intégrité physique ou morale est menacée car nos limites ont été franchies, nos valeurs bafouées ou nos besoins (respect, justice…) non respectés. La colère nous indique qu’il nous faut poser une action pour changer la situation ou en sortir rapidement.

Comme toute émotion, la colère ne dure pas dans le temps. Si elle dure, c’est qu’elle s’est transformée (en ressentiment, en désir de vengeance…).
Il est intéressant de noter que la colère est l’émotion la moins acceptée et la plus réprouvée dans nos sociétés. Considérée comme un des 7 pêchés capitaux, elle souvent associée à une mauvaise conseillère et à un état condamnable. Ainsi, il est courant d’entendre qu’un enfant en colère est un enfant capricieux ou qui a des parents qui se laissent mener par le bout du nez ou qui ne se font pas respecter.
Les études actuelles viennent pourtant nous montrer que la colère a de nombreuses fonctions et révèle des bienfaits avérés. Comme toutes les émotions, elle a sa raison d’être et bien gérée, elle peut devenir une vraie alliée. Aristote avait donc bien raison quand il disait : “La colère est nécessaire. On ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le coeur. Elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat”.

Et si je faisais de la colère une alliée ?

Une alliée, c’est un partenaire, avec lequel nous sommes en lien et qui peut nous apporter soutien et aide. A l’opposé, nous parlons d’adversaire, d’ennemi. La colère ennemie ? C’est la colère trop fréquente, trop intense, celle qui dure ou qui pousse à la violence, ou encore celle qui vient abîmer les relations (professionnelles, sociales, familiales).
Pour reprendre le cas de l’enfant, celui-ci va se mettre en colère quand il ne peut pas obtenir ce qu’il veut. C’est une étape nécessaire et normale de deuil. La colère lui permet d’accepter la frustration (“je n’aurai pas ce que je veux”) et de réparer l’intégrité. Dans sa manifestation, la colère sera souvent amplifiée du fait de l’immaturité du cerveau de l’enfant. Si elle peut clairement être désagréable pour l’entourage, il est essentiel dans un premier temps qu’elle soit accueillie par l’adulte, comme un premier soin émo