Je créé du lien social - 2 minutes de bonheur

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Je créé du lien social

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Robert Waldinger, psychiatre à Harvard, est le quatrième directeur de l’étude la plus longue qui existe sur le développement humain. A partir de 1983, les scientifiques ont observé la vie de deux populations distinctes : un groupe de 268 étudiants de Harvard – promo 39 à 44 et un groupe de 456 hommes qui ont grandi dans les quartiers défavorisés de Boston. Pour la petite anecdote, le président John F. Kennedy faisait partie des cobayes. Au début de l’étude, 80% des sondés affirmaient que l’argent était ce qui les rendrait heureux. Et 50% pensaient que le fait d’être connu serait le déterminant majeur de leur bien-être futur. Depuis plus de 70 ans, ces hommes sont interrogés tous les deux ans pour évaluer leur santé et leur bien-être psychologique. Les scientifiques étudient leur condition physique, leur carrière, leurs succès et leurs échecs, leurs situations conjugales et familiales, leurs amitiés, leurs projets,… La conclusion de cette étude est révolutionnaire.  Elle a produit une révélation inattendue : ni l’argent ni le succès ne font le bonheur, ce sont les relations de qualité qui nous rendent heureux. Plus spécifiquement : le niveau de joie que nous apporte nos relations influence directement notre santé physique et psychologique.

Par exemple, vous avez pu noter comme vous vous sentez mieux lorsque vous ouvrez votre cœur à un proche qui vous prête une oreille bienveillante. Vous constatez peut-être que vos grands-parents semblent rajeunir lorsque vous leur rendez visite. Ou bien avez-vous déjà entouré un malade de longue durée ou un patient qui se lance dans une longue convalescence, que lui recommande-t-on avant même de lui indiquer son traitement ? De bien s’entourer. Et pour finir, pensez aux études qui ont démontré que les nourrissons qui reçoivent de l’amour et de la tendresse grandissent normalement tandis que les bébés isolés courent le risque de dépérir.

Depuis Aristote qui désignait l’homme comme un « animal humain » jusqu’aux psychologues modernes, tout le monde s’accorde sur l’importance des relations interpersonnelles. Maslow dont nous vous avons parlé dans notre Bulle de Bonheur #12 « J’identifie mes besoins » l’a inclut dans sa hiérarchie des besoins. Bowlby dont nous vous parlerons prochainement souligne combien les relations qu’un enfant entretient avec ses parents dans sa petite enfance influencent ses relations aux autres à l’avenir. Enfin, Martin Seligman, père fondateur de la psychologie positive en a fait un des 5 éléments de son modèle de bien-être durable. Nous vous en avions parlé dans notre Bulle de Bonheur #70 « Je suis la priorité N°1 ».

Mais de quelles relations parlons-nous ? Faut-il multiplier les amis Facebook ? Construire à tous prix une famille nombreuse ? Développer un réseau vaste dans notre entreprise ? Copiner avec les voisins ? Est-ce une question de volume ou de qualité ? Un peu du premier et beaucoup du deuxième. Plus particulièrement, les nombreuses études sur le sujet nous permettent de considérer plusieurs variables à l’origine du bonheur : le nombre d’amis, les activités de loisirs en groupe, le bénévolat et les missions de service, l’ouverture et l’attention aux autres, le soutien social et émotionnel et les comportements altruistes.  Nous cherchons des relations saines et étroites. Le mot le plus souvent utilisé pour les désigner est significatif, significatif comme « qui fait ou qui apporte du sens ». Je pense notamment à ma belle-sœur qui est tout à fait différente de moi et est avant tout la petite sœur de mon mari. Dès le début, elle m’a toujours écouté avec beaucoup d’attention et de douceur, moi qui suis sanguine et monte rapidement dans les tours. Je sens que je ne vais pas être jugée et qu’elle va toujours enrichir ma vision des choses. Elle est devenue un point d’ancrage très fort dans ma vie et m’aide à grandir (elle qui a 5 ans de moins que moi). Je pense aussi à cette grand-mère de 85 ans, seule, qui reçoit la visite d’un bénévole chaque semaine, ils jouent à 2 minutes ensemble ! Ces moments partagés sont une source de bonheur qui la tiennent jusqu’à la visite suivante.

Comment construire du lien social  ?

Construire du lien social est un comportement naturel et pourtant assez mystique. Il se nourrit d’émotions multiples. Aujourd’hui, nous voudrions nous arrêter sur 3 en particulier:

  •       La première : L’amour : l’amour n’est pas qu’une affaire de couple ou de rapport filial. Barbara Lee Fredrickson, chercheuse Américaine spécialisée en psychologie positive, le résume ainsi en 2013 «L’amour consiste en l’arrivée momentanée de trois événements entrecroisés : le premier, le partage d’une ou plusieurs émotions positives entre vous et quelqu’un d’autre; le second, une synchronisation de la biochimie et des comportements entre vous et l’autre personne; le troisième, la motivation en chacun pour investir dans le bien-être de l’autre qui fait naître une bienveillance mutuelle ». C’est donc une «résonance positive » entre deux personnes. Elle passe par des émotions, une synchronisation comportementale et un souci profond de soutenir le bonheur de l’autre. Pensez aux magnifiques mots de Montaigne : « Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer, qu’en répondant : « Parce que c’était lui ; parce que c’était moi. » » Aimer est un acte naturel qui relève de notre instinct. C’est ce qui en fait un acte à la fois banal et mystérieux.
  •       La deuxième dont j’aimerais vous parler c’est l’empathie. L’empathie est une réaction émotive tournée vers l’autre. C’est lorsque nous percevons l’état d’autrui et que nous développons la capacité à nous mettre à sa place et à nous projeter dans ce qu’il vit. Cela suppose de déplacer son référentiel ou son univers pour s’inviter dans celui de l’autre. Cela inclut de la gentillesse, de la bienveillance et de la tendresse, parmi d’autres. L’empathie est un ingrédient fort pour entretenir de belles relations. Rogers, psychologue humaniste américain, le résume ainsi « Percevoir de manière empathique, c’est percevoir le monde subjectif d’autrui « comme si » on était cette personne – sans jamais oublier le « comme si » ». Par exemple, l’empathie est utile pour sécuriser et renforcer nos liens avec un adolescent. Dans tous les bouleversements qu’ils vivent, les comportements des adolescents peuvent être difficiles à saisir et à accueillir. C’est vivre une bulle de bonheur avec un malade, une personne en fin de vie C’est grâce à l’empathie que nous sommes capables de nous déplacer dans leur univers pour essayer de les comprendre et maintenir le lien. L’empathie nous permet d’éviter de les juger à l’aune de nos propres réflexes et de générer des conflits.
  •       Enfin, la compassion. Compatir pour quelqu’un d’autre c’est avant tout prendre conscience de sa souffrance. Cela passe par le fait de sentir que la source de souffrance est sérieuse et de s’identifier à la personne qui souffre. La compassion est au cœur de notre nature humaine. C’est un garde-fou, un garant de notre sens moral car c’est notamment grâce à notre instinct de compassion que nous ne souhaitons pas faire souffrir les autres.  C’est la compassion par exemple qui nous permet d’être présents auprès de nos parents qui souffrent de l’isolement et de la solitude alors que nous aurions tant d’autres choses à faire.

Soigner la qualité de ses relations 

Soigner la qualité de nos relations aux autres a de multiples conséquences sur notre bien-être.

  •       D’abord, sur le plan biologique, la proximité sociale a les mêmes effets sur le corps que la proximité physique d’un câlin par exemple. Elle nous fait sécréter de l’ocytocine, aussi appelée hormone du bonheur. Le simple fait de sourire, par exemple, génère des signaux positifs très forts pour notre organisme. Ces signes sont captés par le nerf le plus long et le plus complet du corps humain : le nerf vague. Le nerf vague lie le cerveau avec plusieurs organes clefs de notre corps comme le cœur, l’intestin, l’estomac et les poumons. Lorsque nous libérons de l’ocytocine, le nerf vague enregistre que tout va bien et diffuse ce message aux organes auxquels il est connecté. Autrement dit, entretenir de bonnes relations libère des hormones qui stimulent le nerf en charge du fonctionnement apaisé de notre corps. Il y a donc un cycle positif entre la qualité de nos liens sociaux et notre bien-être physique. D’ailleurs, à l’inverse, il arrive que lorsque nous sommes en conflit ou peinés par quelqu’un qui compte pour nous, nous le ressentons physiquement. Nous avons des maux de ventre, nous sentons une perte d’énergie ou même parfois le souffle plus court.
  •       Sur un plan psychologique, parmi les bienfaits qu’apporte le lien social, je voudrais d’abord vous parler de la capitalisation. Il existe un joli proverbe anglais qui dit que « Une joie partagée est une double joie, une peine partagée est une demi peine ». En effet, le fait de raconter un événement positif à quelqu’un d’autre permet d’en retirer un bénéfice supplémentaire. Si l’autre a une réaction appropriée, empathique, alors nous allons nous sentir valorisés et reconnus. Cela décuple notre  joie qui est si importante pour notre bien-être. Rappelez-vous, nous vous en avons parlé dans notre Bulle de Bonheur #12 «Je cultive la joie ». En plus de mon bénéfice personnel, nous allons ensemble partager de la joie ce qui va nourrir notre relation. Pensez au réflexe qu’ont souvent les enfants qui racontent ce qui leur arrive de chouette à leurs maitresses en arrivant à l’école et à leurs parents en rentrant à la maison.
  •       Le deuxième bienfait c’est le sentiment de compter pour l’autre. Nous nous sentons important et signifiant pour quelqu’un d’autre. Cela nourrit notre sentiment d’être quelqu’un d’unique et différent des autres, ce qui améliore notre estime de nous-même. Par exemple, lorsque nos amis traversent la moitié de la France pour venir passer un week-end avec nous. A travers leur effort, nous sentons combien ils sont heureux de nous voir et combien nous comptons pour eux.
  •       Entretenir de solides relations apporte également un soutien émotionnel. Échanger sur une situation qui nous dérange en réduit l’incertitude et améliore notre perception de contrôle. Nous pouvons soutenir quelqu’un par une écoute sincère et active, en montrant que nous cherchons vraiment à comprendre, en véhiculant des émotions bienveillantes pour l’autre ou encore en apportant une aide concrète. Je ne sais jamais trop comment soulager ma grand-mère qui souffre de la maladie de Parkinson. Cependant, je sais que lorsque je lui fais ses courses (en ajoutant toujours un bouquet de fleurs ou un livre) et que je fais une partie de scrabble avec elle, elle se sent soutenue. Elle apparaît souvent plus sereine quand je repars.
  •       La qualité des liens sociaux que nous créons nous rend aussi plus résilients. La résilience est notre capacité à surmonter les obstacles, nos difficultés et mêmes nos échecs pour en faire une source de croissance personnelle. Nous sentir entourés par des personnes qui nous veulent du bien nous aide à voir les choses de façon plus constructive et plus positive. Cela alimente notre motivation pour dépasser les difficultés.
  •       Par ailleurs, pour beaucoup d’entre nous, le lien social est un véritable engagement. Que ce soit au sein de notre famille, d’un groupe d’amis, d’une promotion d’école, d’une équipe de sport ou au travail, d’une association bénévole, nous prenons soin les uns des autres comme si c’était un projet. Cette implication, vécue comme un engagement, est un des déterminants du bien-être durable selon Martin Seligman, père de la psychologie positive. L’engagement altruiste est une source de bien-être durable très importante. Il améliore notre relation à notre environnement et notre sens de la connexion.

Ce qu’il y a de formidable c’est que la qualité de notre lien social aux autres et notre bonheur forment un cercle vertueux. C’est Sonja Lyubomirsky, professeur américaine au sein du département de psychologie de l’université de Riverside en Californie et auteur du bestseller The How of Happiness, qui l’a démontré. Les personnes qui se sentent bien sont plus sociales. Elles sont prêtes à entretenir des relations significatives avec d’autres personnes, à leur apporter du soutien, à se poser en couple avec un partenaire et à faire preuve d’altruisme. Plus nous sommes heureux, plus nous entretenons de bonnes relations, plus nous augmentons notre empathie et notre coopération. Et grâce à tous les bienfaits que nous en retirons, nous sommes plus heureux. Le bonheur facilite les relations sociales qui elles-mêmes favorisent le bonheur !

Concrètement, comment prendre soin de nos relations.

  1.   Pratiquez une écoute active et bienveillante : savoir accueillir les émotions, les bonnes et les mauvaises nouvelles des autres est tout un art. Cependant, il est tellement riche pour la qualité de la relation et pour établir un lien de confiance. Essayez de vous projeter dans les baskets de votre interlocuteur en rejetant toutes vos représentations personnelles et sans jugement. Accompagnez le mouvement de l’autre par votre joie ou votre compassion, avec une juste distance. Réécouter notre Bulle de Bonheur #28 « J’apprends à écouter ». Attention, ce que l’autre vous confie peut aussi éveiller certaines émotions chez vous, comme de l’envie ou de la jalousie. Faites-lui confiance et plutôt que d’avoir la mauvaise réaction, exprimez vos sentiments. Vous pouvez aussi vous reporter à notre Bulle de Bonheur #67 « Je me positionne par rapport aux autres » pour garder la juste distance.  
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  3.   Soyez authentiques avec les autres. Faites tomber les masques et montrez-vous tel que vous êtes même si vous n’êtes pas parfaits. Vos amis, votre famille vous seront toujours plus reconnaissants de vous montrer vulnérable. C’est une belle marque de confiance. Faites un petit détour par notre Bulle de bonheur #49 « Je montre ma vulnérabilité » pour en savoir plus.  Apprenez aussi à demander. Rappelez-vous, nous vous en avions parlé dans notre Bulle de bonheur #69 « Je pratique l’art de la demande »
  4.   Jouez ! Comme nous l’avons vu dans notre Bulle de bonheur #72 « Je joue pour être heureux », le jeu est un acte social, une source de partage d’émotions positives, de rires. Lorsque nous jouons ensemble, nous nous sentons entourés. Nous appartenons à un même groupe. Pensez à nos jeux 2 minutes qui sont de grands vecteurs de lien intergénérationnel, familial ou conjugal.
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  6.   Engagez-vous dans du bénévolat : rendre service, donner de son temps aux autres, apporter son soutien à une personne ou à une cause développe notre empathie, notre sentiment d’appartenance et d’utilité. Les relations construites autour de causes qui nous sont sincèrement chères sont profondes et authentiques.  
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  8.   Pratiquez une activité : rejoignez une équipe de sport, un atelier créatif, un groupe culturel ou un cercle de réflexion sur des sujets qui vous tiennent à cœur. Même en ces temps confinés, il existe beaucoup de ressources. C’est un excellent moyen de créer des relations autour d’une passion commune et de partager ce qui vous plait.
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  10.   Entretenez vos relations : laissez du temps et de l’espace dans votre vie pour vos relations. Lorsque vous êtes avec quelqu’un, faites-en un moment de qualité en éloignant votre téléphone par exemple. Concentrez-vous sur le moment que vous passez avec l’autre. Si la relation est en sommeil ou abîmée, il peut vous sembler difficile de rétablir un canal de communication. Pourquoi ne pas commencer par passer un bon moment ensemble sans pression autour d’un film, d’une promenade, d’une exposition, d’un jeu pour profiter des émotions positives ressenties ensemble ? Vous aurez tout le temps après pour reprendre les longues conversations là où vous les aviez laissées.
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  12.   Cultiver la gratitude et la reconnaissance : nous vous en avons parlé dans notre Bulle de bonheur #20 « J’adopte la gratitude ». Déprogrammez votre cerveau pour reporter votre attention sur vos sources de satisfaction et de joie dans vos relations, les petits détails qui font la différence. Exprimez à vos proches votre reconnaissance et votre plaisir d’être avec eux. Cela diffusera des émotions positives qui vous rapprocheront.

En bref

  • Le lien social est un carburant de notre bonheur
  • La compassion, l’amour et  l’empathie nourrissent nos relations
  • Les relations significatives sont sources de bien-être physique et psychologique
  • Une relation s’enrichit autour d’activités communes, dans un partage authentique et une bienveillance mutuelle

A vous de jouer 

2 minutes pour penser à quelqu’un qui vous est cher et que vous avez un peu délaissé et choisissez une action pour vous reconnecter ensemble !




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