J'accepte la tristesse - 2 minutes de bonheur

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J’accepte la tristesse

2 minutes de bonheur accepter la tristesse

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La tristesse fait partie des émotions de base, appelées aussi émotions primaires. Comme nous l’avions évoqué dans nos précédents podcasts sur la joie (Bulle de Bonheur #9), la peur (Bulle de Bonheur #18) et la colère (Bulle de Bonheur #27), l’adjectif primaire renvoie au fait que ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions. 

La tristesse sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la déception, le désespoir, la nostalgie, le chagrin, et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres, comme l’envie, l’humiliation, la honte.

Dans le processus de deuil, c’est une émotion qui surgit après la colère, et qui est indispensable pour accepter la perte. 

Si la tristesse est une émotion simple à comprendre, elle est en revanche souvent plus compliquée à admettre et à gérer. En effet, par pudeur ou par peur du jugement, nous avons tendance à la cacher ou à la nier. La tristesse nous confronte par ailleurs à notre finitude et à nos faiblesses, ce qui peut la rendre encore plus insupportable. Comme pour les autres émotions désagréables que nous ne voulons pas vivre, nous pouvons mettre en œuvre tout un tas de stratagèmes d’évitement (alcool, alimentation, drogues, ou bien encore s’investir exagérément dans le travail, les sorties etc…), afin de nous “anesthésier” et ne plus ressentir ces sensations désagréables. Or, nous l’avons dit dans nos podcast précédents, toute émotion joue un rôle, envoie un message à prendre en compte … si celui-ci n’est pas entendu et donc si l’émotion est refoulée, notre corps trouvera un moyen de nous faire passer le message autrement un jour ou l’autre, notamment par diverses manifestations psycho-somatiques qui pourront être bien plus désagréables.

Comment fonctionne la tristesse ?

La tristesse suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis. 

1 – Elément déclencheur 

L’élément déclencheur de la tristesse est la perte : le décès d’un proche, un projet non abouti, une rupture de liens, la perte d’un livre aimé … . Nous sommes confrontés au deuil dès notre naissance, 1er moment de séparation où nous quittons l’utérus qui nous a logé, nourri et chauffé. 

2- Manifestations physiques 

Dans notre podcast Bulle de Bonheur #6 je nomme mes émotions, nous rappelions que le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.

Les manifestations physiques de la tristesse touchent tout le corps : l’esprit (“broyer du noir”, “avoir la mort dans l’âme”), le visage (regard éteint, bouche affaissée, “avoir une tête d’enterrement”, “faire grise mine”), la voix (atone, plus rauque, ton amer, débit plus lent), la gorge (“avoir une boule dans la gorge”), les épaules (voûtées, “porter le chagrin du monde sur ses épaules”). Elle entraîne une baisse d’énergie, de vitalité, un repli sur soi. Elle peut provoquer une perte d’appétit et des troubles du sommeil.

Au niveau du cerveau : la tristesse est un moment de pause, d’analyse d’un moment difficile. Le cerveau est donc plus actif quand il est triste, car il travaille pour se souvenir, penser et réfléchir à des solutions ou des nouvelles alternatives. La sérotonine diminue et les tensions augmentent, c’est pourquoi pleurer est nécessaire pour expulser cette anxiété, se détendre et libérer tout ce que nous ressentons. Après avoir pleuré, nous commençons à sécréter des endorphines qui nous détendent.

3- Manifestations comportementales 

A l’instar des autres émotions, la tristesse a plusieurs niveaux d’intensité : mélancolie, chagrin, abattement, déprime … et plusieurs modes d’expression : elle peut être silencieuse (pleurer intérieurement) ou bruyante (crises de larmes, mélopées des femmes endeuillées dans certaines cultures). 

4 – Message 

La tristesse nous renseigne sur un manque affectif.

Comme toute émotion, la tristesse ne dure pas dans le temps. De même, les pleurs, servent juste le temps de soulager, de libérer les tensions . Si cela se prolonge, c’est que l’émotion s’est transformée en un sentiment “malsain” (en mélancolie, en déprime…), qui devient disproportionné par rapport à la situation et destructeur pour soi et souvent pour l’entourage.

La tristesse a toutefois besoin d’un temps particulier : en nous privant d’énergie, elle nous invite en effet à nous retirer un moment de l’action, pour prendre le temps de faire le deuil, de comprendre ce qui se passe.

Elle invite aussi à l’empathie et à la sympathie, en attirant l’attention des autres.

Enfin, elle est souvent un rempart contre l’agressivité des autres.

Changement de regard 

Et si je faisais de la tristesse un agent de transformation ?

La tristesse une précieuse alliée, c’est à dire un partenaire avec lequel nous sommes en lien et qui peut nous apporter soutien et aide. A l’opposé, elle peut devenir un adversaire, un ennemi. La tristesse ennemie ? C’est celle qui est trop intense, celle qui dure et qui nous fait tomber dans la déprime, celle qui vient abîmer nos relations (professionnelles, sociales, familiales) car elle finit par nous couper du monde, celle que nous combattons par crainte de souffrir ou par peur qu’elle empêche tout bonheur.

Faire de la tristesse une amie nécessite comme pour toute relation amicale de prendre le temps de la connaître. Prenons donc le temps de découvrir notre tristesse, de l’écouter et de la traiter avec égard !

Observation et expression 

Dans Bulle de Bonheur #5, nous vous parlions des 2 phases de la gestion des émotions. Ces 2 phases s’appliquent bien sûr à la tristesse, qui doit être acceptée et exprimée pour éviter tout risque pathologique : 

 

  • j’observe : que se passe-t-il  dans mon corps ? Quels signes m’envoie-t-il ?
  •  j’exprime : par les mots (“je me sens totalement vide” – “amputée”, “je n’ai envie de rien”), la visualisation, l’expression artistique (dessin, musique, écriture …). 

Et souvenez-vous, avec les enfants, observation et expression pourront être initiées par l’adulte qui aidera à mettre des mots et à décrire l’émotion (par sa forme, par sa place dans le corps, par sa couleur, par l’association à une image (un tunnel, une chape de plomb, un gros nuage noir …). 

Gestion 

  • Accueillez le changement de votre état : perte de tonus, baisse d’énergie, fatigue, voire troubles alimentaires et du sommeil. Ces signes peuvent aussi être intellectuels (difficulté de concentration, idées noires, trous de mémoire), émotionnels (impuissance, anxiété, perte du désir …) et peuvent concerner votre estime de soi, voire votre volonté de vivre. Il est important d’accepter cet état de relâchement, et de ne pas le combattre car cet état est celui qui va permettre de trouver les solutions pour surmonter la tristesse. 
  • Faites preuve de compassion envers vous-même, comme vous le feriez avec un ami qui vit la même expérience : parlez-vous avec bienveillance, (voir Bulle de Bonheur #39 je pratique l’auto-compassion), laissez libre cours à des larmes libératrices et réparatrices … comme nous l’avons évoqué, ces larmes vont déclencher l’empathie et la bienveillance, et l’attention de votre entourage va permettre de commencer ainsi à combler le manque affectif que votre tristesse signale.
  • Parlez-en : il ne s’agit pas évidemment de tomber en pleurs dans les bras de tout le monde à tout moment, mais de s’autoriser à partager sa tristesse avec les personnes avec lesquelles nous avons envie de le faire (des proches pour certains, des inconnus pour d’autres ou encore un professionnel).
  • Pensez positif : nous l’avions évoqué dans notre Bulle de Bonheur #35 sur la pensée positive, la couleur de nos pensées est liée à la couleurs de nos émotions. Vivre des émotions désagréables comme la tristesse, nous entraîne à vivre des pensées négatives. D’un autre côté, nous avions également mentionné que nous avions la capacité de sélectionner nos pensées et donc d’agir, non pas pour cacher nos pensées négatives, mais pour éviter de les alimenter (méditer, bouger (l’activité physique va permettre de débrancher le mental), respirer, regarder des films légers et détendants, …) et pour remettre du positif dans nos vies en se focalisant sur ce qui va bien aussi.
  • Comblez le besoin qui se cache derrière la tristesse : il est certain que tout manque ne peut être comblé. Il n’est pas question donc de remplacer ce ou celui que vous ne pouvez plus avoir ou voir. Il est en revanche  possible de combler une partie du besoin affectif qui en résulte : en profitant de l’attention et de l’affection des personnes qui vous sont chères, en reprenant doucement mais sûrement des activités ou des projets significatifs dans lesquels vous vous sentez importants, utiles etc…. bref, en allant vous nourrir affectivement à d’autres sources.
  • Mettez-vous en action : plus que la seule reprise d’activité, la tristesse peut être une opportunité de créer du nouveau et devenir un tremplin vers un changement et une expression de votre potentiel. Le changement demandant une certaine énergie et disponibilité d’esprit (voir Bulle de Bonheur #3), se mettre en action sera difficile juste après la perte vécue, mais pourra plus aisément se faire en fin de processus : réaliser un projet, débuter une nouvelle formation, chercher de nouvelles sources d’intérêt (loisirs, musiques, sorties, …), (re)commencer à faire du sport, écrire ou encore se refaire une garde-robe ?
  • Effectuez un travail de deuil : selon l’ampleur de la perte perçue mais également la façon dont cette perte est vécue, un véritable travail de deuil pourra être utile. Cela appartient à chacun car il n’y a pas d’échelle objective de la souffrance, le degré de tristesse (comme pour toute autre émotion) est totalement subjectif. Mais si la fréquence, la durée et l’intensité de la tristesse sont excessives, elles pourraient être le signe d’un état dépressif et/ou nécessiter un accompagnement par un professionnel.

En bref

  • La tristesse est une réaction à un manque, c’est le temps de la “cicatrisation psychologique”. 
  • La tristesse nous fait passer par la souffrance, malheureusement nécessaire à la cicatrisation et à l’acceptation de la perte.
  • Il est important de s’autoriser la tristesse en l’accueillant et en la nommant puis  en trouvant le moyen de la gérer, pour en faire une opportunité de croissance personnelle.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, chers auditeurs, 2mn pour identifier chez vous une situation qui a provoqué de la tristesse : quel est le déclencheur ? Que se passe-t-il dans votre corps ? Comment en parlez-vous ? Que faites-vous pour la gérer ? 

 

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