Je plonge dans un quotidien plus écolo - 2 minutes de bonheur

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Je plonge dans un quotidien plus écolo

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C’est vrai que l’écologie est un thème à la mode ! On a un peu l’impression que tout le monde voit “vert” en ce moment : green par ci, green par là… est-ce un effet de mode ? 

Parfois, les discours sont un peu culpabilisants, donneurs de leçon. On n’a pas toujours envie de les suivre…

Les images choquantes de la nature dégradées par l’Homme sont l’occasion pour moi de me poser des questions sur mes habitudes de consommation. Je sais que la planète va mal, il n’y a plus de doute là-dessus.

Or, j’ai besoin de mettre de la cohérence entre mes convictions et ma vie quotidienne. On l’a vu dans le Podcast # 55, “je suis acteur de ma vie”, je peux prendre les choses en main pour vivre en adéquation avec mes idées. Par tous mes petits choix de vie, je veux être plus en harmonie avec mon environnement naturel. 

Sans devenir forcément “écologiste”, je voudrais essayer de plonger dans un quotidien plus écolo et d’en faire un chemin de joie !

La crise écologique : une réalité

Avant d’être un courant politique ou une façon de vivre, l’écologie est tout d’abord une science. Le mot “écologie” vient de deux mots grecs oikos et logos. Le mot oikos signifie maison ou habitat et le mot logos, science. Sur le plan étymologique, l’écologie est donc la science de l’habitat élargie à la science de l’environnement

L’écologie est une discipline scientifique toujours en mouvement. Elle étudie les êtres vivants et les relations qu’ils entretiennent entre eux. Elle étudie enfin les rapports des êtres vivants avec leur environnement. Et là, les scientifiques constatent les dégradations qu’ils regroupent sous le terme de “crise écologique”. 

Quand on veut s’intéresser au pourquoi du comment, on trouve de nombreuses informations un peu partout, sites, blog, réseaux sociaux….des informations plus ou moins scientifiques, plus ou moins idéologistes !

Deux organismes sont les fournisseurs de chiffres fiables et officiels. Ces organismes sont L’ADEME et le GIEC.

L’ADEME concerne la France, c’est L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. C’est un établissement public français sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le GIEC, pour Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, est un organisme intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Leurs rapports nous dressent régulièrement l’état de santé de notre planète, à l’échelle nationale pour le premier et mondiale pour le deuxième. Pour rappel et pour faire court, ils nous informent que nous vivons une situation de crise écologique majeure car notre planète Terre se réchauffe trop vite. Elle se réchauffe en grande partie à cause des émissions de gaz à effet de serre qui emprisonnent dans l’atmosphère l’effet de certains rayons solaires. Ce réchauffement ainsi que la pollution de l’air, des mers, des rivières comme celles des sols, entraînent une réduction très rapide de la biodiversité et un déséquilibre des écosystèmes dont nous, les hommes, faisons partie. L’urgence est donc de réduire fortement le réchauffement et la pollution. Pas seulement pour la planète mais surtout pour toute la vie qui y est présente en commençant par les hommes !

La bonne nouvelle est qu’une partie du monde prend conscience du problème et ne demande qu’une seule chose : agir pour stopper la spirale infernale !

Passer à l’action, c’est d’ailleurs le meilleur remède pour ne pas tomber dans la “solastalgie”, une autre façon de nommer l’éco-anxiété. 

Pour ne pas tomber dans le désespoir face à cette situation écologique préoccupante, il est possible de faire sa part au quotidien.

Et si chacun faisait sa part ?

“Faire sa part” !

C’est le philosophe et paysan bio Pierre Rabhi qui a repris le symbole du colibri avec ce petit conte bien connu :

“Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri, tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Ne soyons pas naïfs, on ne va pas révolutionner le monde par nos petits gestes d’un quotidien plus écolo mais ayons conscience que c’est grâce à chacun que le changement se produira. Si chacun apporte sa petite goutte à l’édifice !

Comme tout changement dans nos vies, (Podcast #3  “j’ose le changement”) n’oublions pas de privilégier la technique des petits pas. Il nous serait impossible de tout changer d’un coup et nous nous découragerions rapidement au risque de tout abandonner.

Des pistes vers une écologie joyeuse

Vivre l’écologie au quotidien, c’est quelque chose qui impacte tous les domaines de la vie : notre façon de consommer et de nous nourrir évidemment mais également notre manière d’être en relation avec le monde qui nous entoure, la nature et ses habitants. 

Dans nos vies, tout est lié et interdépendant. Comme une tomate est bien plus savoureuse lorsqu’elle est cultivée en pleine terre plutôt que hors sol, notre vie est, elle aussi, bien plus savoureuse lorsque nous vivons en lien avec notre environnement naturel et humain.

Si je prends l’exemple de l’alimentation, acheter mes légumes au producteur local que je connais par son prénom et dont je connais les méthodes de travail, a bien plus de saveur que d’acheter des légumes suremballés en provenance de pays lointain au supermarché du coin, non ?

Alors, pour changer mes habitudes, j’essaie d’avoir en tête 3 idées essentielles : je consomme moins, je consomme mieux et je consomme en lien avec mon environnement proche et humain.

Je consomme moins, cela signifie que je cherche à réduire mon impact néfaste sur notre environnement, à réduire mon empreinte carbone. Comme changer les ampoules

Je consomme mieux signifie que je réfléchis avant d’acheter quelque chose en me posant quelques questions simples : en ai-je vraiment besoin ? Est-ce bon pour mon équilibre et celui de mes proches ? Est-ce durable, de qualité, équitable, bon pour l’environnement ?

Je consomme en lien signifie que j’essaie de mettre du lien entre d’un côté mes achats, et de l’autre côté les personnes et les lieux qui sont derrière : le travail d’un producteur, le savoir-faire d’un artisan, la saveur d’un terroir…

Les 4 R pour lutter contre les déchets en surnombre



La première chose est de lutter contre les déchets en surnombre. J’emprunte à Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, auteur du best seller “Famille presque zéro déchet, ze guide” la théorie des 4 R: refuser, réduire, réutiliser ou réparer et recycler.

 

  • R comme Refuser les déchets.

Le meilleur déchet étant celui qu’on ne produit pas, je refuse tout emballage plastique jetable dont je pourrais me passer… de peur qu’il finisse dans la nature !

Des astuces ?

  • J’essaie de faire mes courses en vrac en utilisant des sacs en coton ou en papier réutilisables.

 Le nombre de magasins de vrac de proximité se multiplie à vitesse grand V (en France en tout cas). J’essaie d’en trouver un près de chez moi.

  • Je choisis des légumes non emballés de plastique, j’achète des yaourts conditionnés en pot en verre et non en plastique… Chez le boucher ou fromager, j’essaie de venir avec mes propres contenants (boîte en plastique pour la viande, bee wraps pour le fromage).
  • Je me mets au “Do it Yourself”, au fait maison… bien plus savoureux en cuisine et l’occasion de passer du temps à cuisiner ou bricoler avec les enfants !

Coté cuisine, voici quelques idées:

>>> Par exemple, on peut demander à nos enfants d’être responsables des goûters de la semaine. Ils vont préparer pendant le week-end de bons gâteaux qui remplaceront avec joie les paquets de biscuits industriels !

>>> On peut se mettre au batchcooking, le principe étant de cuisiner quelques heures de suite et ainsi, de bien avancer les préparations des petits plats maison de la semaine (épluchage, pâte à tarte, soupe…).

>>> On peut aussi faire nos yaourts maison, avec une yaourtière, c’est si facile et c’est si bon ! Il faut juste un peu d’anticipation !

Petit à petit, pour ma part, je prends des réflexes… ce qui me paraissait très compliqué il y a quelques mois ne l’est plus aujourd’hui. Et j’ai encore une belle marge de progression qui me donne plein de nouvelles idées à essayer ! Des idées, j’en trouve sur les réseaux sociaux par milliers.

Côté hygiène, pas à pas, on avance là aussi en famille. 

>>> On n’achète plus de bouteilles jetables de gel douche et autres shampoings. On est passé aux savons et shampoings solides ou en vrac,.

>>> Pour les filles de la maison, les disques démaquillants en coton jetables ont été remplacés par des disques tout doux et lavables. 

>>> Même nos brosses à dents en bambou sont maintenant compostables ! 

>>> Récemment, je me suis mise à faire ma lessive et quelques-uns des produits ménagers… encore là, finis les bidons en plastique ! J’achète moins de 10 ingrédients miracles en vrac et le tour est joué, je nettoie tout, du sol au plafond ! 

C’est sûr, ça prend un peu de temps au début mais on prend vite le coup de main nécessaire et ces produits, plus naturels, sont bien meilleurs pour ma santé et celle de la planète. Et puis, c’est tellement rigolo de jouer les apprentis sorciers en mélangeant tous ces ingrédients.

 

  • R comme Réduire 

Je réduis ma consommation en réfléchissant à deux fois avant d’acheter un objet qui finira sûrement rapidement à la poubelle ou qui viendra encombrer mes étagères : déco, vêtements, ustensiles… la joie est dans le désencombrement ! S’alléger, se détacher, ce peut-être parfois une vraie libération mentale ! Et puis, on gagne un temps fou quand vient le temps du rangement…

Concrètement, j’arrête les promos et autres attrape-nigaud, fini les lots par dix et le onzième soit disant cadeau ! 

Et pour éviter le gaspillage dû aux dates de péremption dépassées, aux petits restes qui traînent dans le frigo, je fais des menus, je dresse la liste et j’achète en vrac juste ce qu’il me faut pour la semaine… et hop, de retour à la maison, je remplis mes jolis bocaux !

Côté mode, j’ai découvert qu’avec quelques basiques bien adaptés à mon goût (et ma morphologie) et quelques extras pour les jours de fête, je peux me débarrasser de la moitié de ma garde-robe, ça ne manquera pas !

Et pour éviter d’être tentée, mon astuce c’est de faire moins de shopping et de perdre moins de temps sur les sites de mes marques préférées ! Je choisis plutôt d’aller me balader avec une copine dans un joli coin de nature et partager avec elle un moment de qualité !

Réduire, c’est aussi peut-être réduire la pollution que génère mon chauffage en baissant d’un degré le thermostat de ma chaudière. Une épaisseur de plus et le tour est joué.

C’est également me poser la question de mes déplacements, avion, voiture, “allez, là, je peux prendre mon vélo !” C’est meilleur pour la planète et si bon pour ma santé !

 

  • R comme Réutiliser ou réparer

La culture du déchet dans laquelle nous vivons vient de la fâcheuse habitude que l’on a prise de tout remplacer et souvent le vieux par du tout neuf. 

Quand un objet ne plaît plus, qu’il est un peu abîmé ou qu’il tombe en panne, on a tendance à le jeter et à le racheter.  En fait, quand on y pense, on peut changer de réflexe en apprenant à réparer, en achetant d’occasion l’objet désiré ou même en l’empruntant à un voisin bien disposé.

Entre les applis, les sites de partage et autres recycleries, notre pays déborde d’astuces pour faire circuler les biens de tous types : vide grenier, vide-dressing, ateliers pour apprendre à réparer, Emmaüs, friperies…

Par exemple, le réseau Envie qui a repris la brillante idée de l’abbé Pierre avec les compagnons d’Emmaüs. Chez Envie, il ne s’agit pas de recycler vêtements, déco ou meubles mais de faire rénover des appareils électroménagers par des personnes éloignées de l’emploi et de les revendre à bas prix. Un merveilleux moyen d’aider des personnes à retrouver de la dignité en travaillant et de faire circuler les biens. D’une pierre, deux coups !

La bonne idée, c’est aussi la mutualisation de la voiture (Blabla car et autres covoiturages organisés). 

Ou la mutualisation des objets qui ne servent que rarement : “échange appareil à raclette contre perceuse !” L’occasion de faire de belles rencontres.

 

  • R comme Recycler

La plupart des villes recyclent le plus de déchets possibles (seulement 9% du plastique mais le papier, carton, verre…), chacune un peu à sa façon, il faut donc se renseigner localement pour ne pas jeter n’importe quoi n’importe où. Dans les centres de tri, des agents essaient de corriger le tir afin de recycler le plus possible car sinon, les déchets sont incinérés ou enfouis. Et la place manque pour stocker ces énormes quantités. 

Pour le reste, les déchets organiques, l’idéal est de les rendre à la nature en les composant ! De plus en plus de quartiers ont leur compost partagé qui servira d’engrais naturel pour les massifs floraux de la commune ! 

Une autre façon de recycler est assez tendance dans l’univers du meuble et de la déco. C’est l’upcycling, la transformation des déchets en produits ayant une valeur ajoutée supérieure au matériau d’origine. Ce sont par exemple, les palettes qui deviennent un canapé branché pour l’été !

En bref

  • Plonger dans un quotidien plus écolo, ça commence par s’émerveiller devant la beauté de notre terre, 
  • Vivre de façon plus écologique, c’est vivre plus en harmonie avec l’environnement qui m’entoure, 
  • Pour changer mon quotidien, je commence avec les 4 R  : refuser les déchets, réutiliser ou réparer, réduire et recycler.

Allez hop, je me lance ! 

A vous de jouer chers auditeurs, en 2 minutes…. Une carte tirée de 2 minutes en famille : Je choisis pour ce prochain mois un geste pour l’environnement 



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