J'influence ma génétique - 2 minutes de bonheur

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J’influence ma génétique

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L’épigénétique est une discipline qui découle de la génétique. La génétique s’intéresse à l’étude des gènes : nous comptons en effet dans notre organisme notre ADN comportant 23 paires de chromosomes pour un total de 46 chromosomes venant de nos parents. Ces chromosomes codent nos informations génétiques tels que la taille de nos pieds, la couleur de nos yeux et de nos cheveux. Ces informations codées sont irréversibles : nous n’avons aucun pouvoir dessus. 

Cependant l’épigénétique correspond à la manière dont les gènes vont être ou ne pas être utilisés par les cellules de notre organisme. Ainsi, selon l’INSERM, l’épigénétique correspond à l’étude des changements dans l’activité des gènes, n’impliquant pas forcément de modification de notre ADN. 

Ainsi la façon dont notre code lit l’ADN se fait selon les individus en fonction à la fois de l’hérédité mais aussi de l’environnement.

Le scientifique Joël de Rosnay estime la part de l’épigénétique dans notre fonctionnement corporel à 85% contre 15% de génétique : d’où l’importance de l’environnement dans notre vie et son impact sur notre santé. En 2011, il évoque que la discipline de l’épigénétique est « la plus grande révolution de la biologie de ces cinq dernières années ». 

L’épigénétique est donc fondamental pour la compréhension de notre organisme et de l’importance de notre environnement sur notre quotidien. 

Les études scientifiques actuelles parlent donc de notre pouvoir d’agir sur notre génétique. En effet, l’épigénétique est l’influence de notre environnement sur l’expression de nos gènes. L’environnement comprend à la fois l’environnement physique, social et psychique. 

Notre corps s’adapte continuellement à son environnement, ce qui entraîne des modifications régulières de notre fonctionnement corporel d’où des corrélations faites entre des maladies et l’environnement : les bombes atomiques au Japon ont démontré cette évidence : un grand nombre de pathologies liées aux irradiations ont et continuent encore de se développer dans le pays du soleil levant. 

Mais parlons plus en avant des conséquences de l’environnement physique sur notre santé. Tout ce qui nous entoure, l’endroit où nous vivons : la ville, la campagne, un appart, une maison  ce que nous mangeons les plats préparés à la maison, le fast food ou le prêt-à-manger , ce que nous respirons la pollution ou l’odeur de l’herbe coupée peuvent venir créer des modifications subtiles de notre fonctionnement. 

Une des études fondamentales en épigénétique est tirée de l’observation de la population hollandaise à la suite de la famine qui a sévi dans ce pays à la fin de la seconde guerre mondiale en 1944-45. En effet, il a été observé que certains enfants dont les parents avaient été exposés à cette famine présentaient une activation diminuée du gène responsable du facteur de croissance et que ces enfants présentaient un risque supérieur de développer des maladies métaboliques comme le diabète en grandissant. Ainsi l’environnement physique a induit des modifications dans leur fonctionnement, ce qui a été transmis par la suite à leur descendance. Il est intéressant de noter ici que ce n’est pas tous les enfants qui ont été impactés par la famine. 

En effet, les études montrent aussi une grande variation entre les individus dans leur sensibilité à l’environnement. Par exemple, les recherches scientifiques ont identifié des groupes d’enfants nommés « les enfants orchidées » qui sont plus sensibles aux facteurs environnementaux que leurs pairs, plus tenaces identifiés comme les « enfants pissenlits ». Les enfants orchidées sont, comme leur homonyme, des enfants qui vont avoir besoin d’un environnement positif, chaleureux, sécurisant de soutien pour développer leur plein potentiel. Ces enfants orchidées , lorsqu’ils se développement dans ce type d’environnement, vont s’épanouir d’une manière impressionnante et mieux réussir que leurs pairs moins sensibles. Cependant s’ils évoluent dans des contextes plus négatifs avec de la violence, de la solitude, ces enfants orchidées présentent des risques de développer plus de troubles du développement. A contrario les enfants pissenlits sont des enfants plus résistants et qui peuvent évoluer dans n’importe quelle situation mais par contre ils ne fleuriront jamais autant que leurs congénères « orchidées ». Ainsi accompagner l’enfant dans son épigénétique revient à lui offrir un environnement le plus sécurisant possible afin qu’il s’épanouisse quel que soit son profil. Tous les profils sont bons !

Cette sensibilité à l’environnement social s’observe dès le plus jeune âge chez les enfants et a été démontrée en premier lieu chez les ratons mais aussi chez les êtres humains. 

L’étude scientifique chez les ratons s’est réalisée auprès de deux groupes de ratons. Le premier groupe était confié à une maman rat qui léchait beaucoup ses petits tandis que le deuxième groupe était confié à une maman rat qui léchait peu ses petits. Les deux groupes de ratons ont présenté des comportements significativement différents. Le premier groupe de ratons léchés semblait plus résistant au stress et aux difficultés que le deuxième groupe de ratons peu investi de la part de leur mère rat. 

Chez l’être humain, des relations significatives ont été démontrés entre conditions environnementales pendant l’enfance et réponse au stress et développement des troubles mentaux. En effet, un enfant dont les besoins affectifs ont été rempli pendant l’enfance comme des câlins, des sourires, de la sécurité sont souvent des enfants développant des relations harmonieuses avec leurs pairs par la suite

Dans la même idée, les études sont nombreuses à faire le lien entre santé mentale et santé physique. Par ailleurs, il a été démontré que les patients avec un état d’esprit positif se rétablissent mieux de maladies que les patients présentant des dépressions ou des maladies mentales. Dans la même veine, les recherches pointent aujourd’hui du doigt que le stress prolongé pourrait être la cause de nombreuses maladies. Nous pourrions donc nous poser la question dans le contexte actuel, de l’impact épigénétique que va avoir la pandémie du COVID-19 et le confinement sur nos cellules et donc par la suite sur nos relations avec notre environnement. 

Toutes ces études, et ce n’est qu’une petite présentation des nombreuses recherches qui se tiennent actuellement dans le domaine de l’épigénétique, tendent à montrer que notre environnement quel qu’il soit a un impact sur notre développement, sur notre fonctionnement au quotidien. Cependant nous pouvons compter sur la magie de notre corps humain et sa merveilleuse adaptation. Car, il suffit parfois de changer un ingrédient pour que la recette change !

Changement de regard

En effet, ces études démontrent l’importance d’un environnement physique, social et psychique sain, serein et sécurisant pour l’individu. Notre adaptation à ses environnements différents est possible grâce à notre plasticité cérébrale

Le fait de changer d’environnement, le fait de changer nos habitudes, de sortir de sa zone de confort (podcast 57) peuvent avoir un effet bénéfique à court et à long terme sur notre organisme. Nous avons la capacité de développer notre résilience (poscast 65), nous pouvons aussi nous appuyer sur nos forces (podcast 24). Je persiste à croire qu’il n’y a pas de déterminisme. L’histoire de Tim Guénard me revient alors en tête : enfant maltraité, brutalisé, il a pu grâce aux rencontres et un environnement favorable avoir une trajectoire de vie inattendue. Pourrions nous dire que nous sommes comme un buvard, nous absorbons notre environnement !

Ainsi si nous partons du postulat qu’il n’y a pas de déterminisme et que je peux influencer ma génétique : comment le faire ? Comment mettre en place un environnement favorable à mon fonctionnement ? 

  • Écouter votre corps et ce qu’il vous dit. Par exemple, comment cela se fait que je digère mal la veille d’un examen ? J’ai des papillons dans le ventre dès que je le vois, qu’est-ce que cela veut dire de moi ? En ce moment, j’ai envie de dormir tout le temps et pourtant je n’arrive pas à me reposer, qu’est-ce qu’il m’arrive ? Les réponses qui vous viennent à l’esprit quand vous vous posez ce genre de questions sont souvent des pistes de réflexion pour comprendre votre fonctionnement. 
  • Comment développer des stratégies efficaces face au stress que je peux avoir au quotidien ? Nous avons tendance parfois à répondre à notre stress de manière automatique : soit en le combattant, soit en le fuyant, soit en étant figé (podcast 18)  ; c’est la réaction primaire de notre cerveau archaïque qui nous fait réagir de cette manière. Cependant, nous sommes des êtres doués de raisons dû au développement de notre cerveau préfrontal dans nos premières années de vie. Ce cerveau va nous permettre de trouver des solutions adaptées face aux défis que nous rencontrons.
  • C’est m’entourer aussi des personnes qui peuvent m’accompagner dans cette démarche positive. En effet, vous aurez plus de facilité à vous motiver à évoluer si vous êtes encouragé et si vous entendez que vous en êtes capable. Cela viendra augmenter votre confiance en vous et l’estime de vous-même : deux éléments qui font du bien à vos cellules. 
  • C’est aussi se poser des questions sur ma vie quotidienne : la qualité de mon sommeil, de mon alimentation peut influer sur ma santé. Nous avons effectivement parfois plus de difficultés à faire face aux défis du quotidien si nous avons peu dormi ou que cela fait trois semaines que nous mangeons du fast-food ou des surgelés. Nombre de pathologies digestives trouvent leur solution dans le changement d’alimentation ou de modes de vie. L’adage « un corps sain dans un esprit sain » prend ici tout son sens. 
  • Se trouver des occasions de se régénérer : qu’est-ce qui me ferait plaisir aujourd’hui : un carré de chocolat ? Écouter un podcast Bulle de Bonheur ? Prendre un bain ? Se prendre un temps en amoureux pour faire 1 temps pour 2 ? Ces temps pour soi permettent aussi de prendre du recul (podcast 70) sur les défis de la journée et d’y trouver des solutions avec calme et sérénité. 
  • Quels sont mes kiffes de la journée ? et pourquoi pas jouer en famille à 2 minutes ensemble ? Terminer sa journée sur une note positive permet aussi un meilleur accès au sommeil, un sommeil de meilleure qualité et donc un meilleur repos pour attaquer la journée du lendemain. Cela peut-être le principe de la boîte à kiffe que vous pouvez mettre en place dans votre vie personnelle, familiale et professionnelle. Le principe est simple : tous les jours vous mettez dans une boite ce que vous considérez comme une victoire de votre journée « j’ai réussi à me lever à temps » ou « mon enfant s’est endormi tout seul pour une fois » ou « j’ai cartonné à ma présentation » ou « j’ai fait une rencontre super intéressante ». Dès que vous sentez que vous avez une difficulté ou un moment de faiblesse, vous tirez un papier de votre boîte à kiffe : cela vous permettra de rehausser votre estime de vous-même et de faire diminuer le stress afin de trouver une solution à votre défi.

Bénéfice

Le changement de regard sur l’impact de notre environnement sur notre santé et notre fonctionnement corporel amène à se poser d’innombrables questions sur nos modes de vie actuels. Cependant, les bénéfices d’adopter un rythme de vie plus conforme à notre nature profonde permettra de se sentir plus heureux et plus épanoui. 

Allez hop je me lance

En bref, l’épigénétique fait partie de notre vie au quotidien et nous avons par ce phénomène un assez grand pouvoir sur notre vie et notre état de santé. 

Si je résume

  1. 85% de notre fonctionnement tient de l’épigénétique contre 15% de génétique 
  2. Rien n’est déterminé à l’avance et j’ai le pouvoir de changer une partie de mon fonctionnement par une écoute de mes besoins et de mon corps
  3. La science et principalement l’épigénétique remet en question nos modes de vie actuels : professionnel (moins de stress), personnel (être plus positif, alimentation, sommeil…)

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