Archives des Bouger - 2 minutes de bonheur

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Je découvre les vertus de l’effort

L’effort une contrainte ou une source de bien-être ?

Parfois, j’ai l’impression que mon quotidien se résume à liste de “to do”. Je dois tout le temps faire des efforts pour prendre sur moi, pour continuer à avancer, pour faire tourner le quotidien. Pourquoi est-ce que je m’impose tous ces efforts ? L’efforts est-il seulement contraintes et obligations ou peut-il être source de bien-être ?

L’effort est partout

Toutes les sphères de notre vie sont envahies par les efforts

Dans la petite enfance, nous avons appris à faire des efforts pour finir notre assiette ou terminer nos brocolis, pour mettre nos chaussures seuls ou encore pour apprendre nos tables de multiplication et rapporter de bons bulletins. Puis, l’effort a investi peu à peu le champ des relations humaines. Comme essayer d’être gentil avec nos frères et sœurs, écrire une lettre à sa marraine, dire bonjour/merci. Une fois adulte, nous faisons des compromis en couple. Nous faisons l’effort de composer avec les défauts de notre partenaire. Et puis, le monde du travail qui exige aussi son lot de dépassement de soi-même. Quand on est sportif, les efforts fait pour se maintenir émir au niveau.  Comme vous le constatez, le tableau de nos efforts est bien rempli ! 

Nous accordons plus de valeur à ce que nous faisons nous même

Au-delà de toutes ces situations qui nous forcent à nous dépasser, vous est-il déjà arrivé de constater que vous accordiez systématiquement plus de valeur à quelque chose sur lequel vous avez beaucoup travaillé ? Etes-vous familier de l’adage « No pain, no gain » ? Etes-vous plus touchée par un cadeau fait maison que par un cadeau acheté ? Avez-vous ce réflexe de penser que quelqu’un qui travaille beaucoup est plus intelligent, important ou intéressant que quelqu’un qui travaille moins ? Si oui, sachez que vous n’êtes pas le seul. Ce biais cognitif a été démocratisé sous le nom de l’effet IKEA. Ce concept voit le jour en 2011 sous l’impulsion des médecins Michael I. Norton de la Harvard Business School et Daniel Mochon de l’Université de Yale. Ils ont démontré que nous accordons plus de valeur à ce que nous faisons nous-mêmes, une sorte de lien d’affection se créé. C’est ce phénomène qu’exploitent beaucoup d’entreprises qui nous vendent pour un certain prix des produits que nous construisons nous-mêmes, des gâteaux prêts à cuisiner ou encore des kits de couture pour confectionner notre propre garde-robe. 

Profiter du fruit de ces efforts

La justification de l’effort

Revenons un peu aux sources de ce biais cognitif. Pour cela, remontons à 1957. Léon Festinger est un psychosociologue américain décédé en 1989 qui a enseigné notamment à Stanfort et à la New School for Social Research à New York. Il est le père du concept de dissonance cognitive. Alors, la dissonance cognitive se manifeste dans la tension que ressent un individu dont l’attitude ou les comportements ne sont pas cohérents avec ses idées ou ses croyances. D’une certaine façon, c’est le fait de manquer d’alignement entre ce que nous pensons et ce que nous faisons. La dissonance peut notamment trouver sa source dans l’engagement de l’individu dans une activité désagréable pour atteindre son objectif. Cette activité déplaisante génère un inconfort psychologique, une sorte de malaise que chacun cherchera intuitivement à réduire. Or, selon Festinger, les individus ajusteraient a posteriori leurs croyances ou leurs idées pour justifier leur comportement. L’homme rationalise après coup. En d’autres termes, pour obtenir ce que vous voulez, vous vous êtes infligé une certaine dose de souffrance. Pour vous justifier a posteriori, vous réévaluez à la hausse la valeur du résultat obtenu. C’est ce que l’on appelle la justification de l’effort

L’expérience de Aronson et Mills

Une expérience très intéressante d’Aronson et Mills en 1958 l’a démontré.  Ils ont confronté deux échantillons de personnes souhaitant rejoindre un même club. Le premier échantillon dut faire peu d’effort pour rejoindre le club tandis que le deuxième dut passer par un parcours plus difficile avant d’accéder eux aussi au club. La première activité proposée par le club fut résolument dénuée d’intérêt et ennuyeuse. Et pourtant, lorsque les chercheurs interrogèrent les deux groupes, le groupe qui avait produit le plus d’effort pour accéder au club présenta un niveau de satisfaction très élevé et beaucoup plus élevé que l’autre groupe. Inconsciemment, ils justifiaient la peine qu’ils avaient eue pour l’intégrer. C’est ce même mécanisme qui s’exprime notamment dans le bizutage. La fraternité qui propose le bizutage le plus corsé est souvent la plus populaire aux yeux des étudiants. 

Le sacrifice et l’effort

Ce biais cognitif de justification de l’effort dont nous sommes imprégnés nous pousse parfois à creuser nos efforts encore et toujours plus. La frontière avec le sacrifice n’est plus très loin. C’est ce sportif qui continue de courir malgré sa blessure, ce couple qui essaie de sauver vaille que vaille son mariage, ce salarié qui accepte toujours plus de dossiers et se laisse glisser sur le chemin du burn-out. Ici, l’effort est une forme de justification de la souffrance. C’est ok d’avoir mal si c’est pour la bonne cause. Mais dans toutes ces situations, quelle est la valeur produite par l’effort ? Faut-il continuer ? Dans « no pain, no gain », il y a t-il toujours l’espoir d’un gain supérieur ?  

Accepter la vie qui nous est donnée

Pour profiter du fruit de notre labeur et de nos efforts nous pouvons trouver un équilibre entre acceptation de la vie et l’effort pour l’améliorer. C’est notre principal rempart contre l’acharnement et le sacrifice. En d’autres mots, nous pouvons goûter les bienfaits de ce que nous réalisons à force de volonté tout en acceptant nos limites. 

Le soleil des Scorta

Je pense alors à toute une littérature un peu fataliste qui s’attache à démontrer que malgré tous leurs efforts, les héros sont rattrapés par leur destin. Cette trame se développe notamment dans le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Sublime roman qui nous transporte sur les traces de la famille Scorta, une famille d’italiens besogneux qui portent le poids de leur lignée et essaient de s’élever au-dessus de leur très modeste condition. Leur but est de transmettre un maigre héritage pour les générations suivantes. Leur vie de labeur pourrait les résoudre à la fatigue et à la douleur mais ils sont comme l’Italie : solaires et joyeux. Au fil des pages, le lecteur comprend que leur joie leur vient de leur abandon à la vie, au destin, à ce qui leur est donné. Ils ont accepté qu’ils ne pourraient pas tout changer. Ils ont su profiter de ce qu’ils avaient déjà et se contenter du confort minimum qu’ils ont pu aller chercher au prix de leurs efforts. C’est ce qui leur apporte apaisement, félicité et une paix intérieure. 

Chaque page est un bijou, je pourrais citer le roman en entier mais j’aime particulièrement cette citation « Il avait couru après l’argent. Il avait travaillé jusqu’à ce que ses nuits ne soient pas plus longues que ses siestes. Mais oui, il avait été heureux. Son oncle Faelucc lui avait dit un jour : « Profite de la sueur ». C’est ce qui lui était arrivé ». Je lis deux enseignements : l’effort est une source de joie mais le lâcher-prise, l’abandon ne nuit pas. 

La genèse de l’effort

Comment je gère l’effort dans un monde hédoniste ?

Nous vivons dans une ère hédoniste qui a anéanti de nombreuses sources de frustration, l’ère du « tout, tout de suite », dans laquelle l’effort et le temps long sont les parents pauvres. L’autre jour, une amie me racontait comme elle avait été dépourvue devant son ado qui refusait de lire une des œuvres complètes au programme de son bac de français au motif que le résumé est sur internet et qu’il lui avait permis de très bien saisir les grandes lignes du roman. Le jeune homme opposait de bonne foi à sa mère « Mais pourquoi est-ce que je me donnerais du mal alors que ça peut être facile ? » 

Et pourtant, l’effort est une tension, un élan vers un progrès. C’est le mouvement qui nous permet de nous élever au-delà du donné. Un effort implique donc une résistance, un combat contre un obstacle. C’est par exemple ces 42 kilomètres de course qui vont mettre mes muscles à rude épreuve et qui laisse le marathonien rincé et épuisé, voire claudiquant. C’est aussi ce problème de mathématiques que je ne sais pas résoudre et qui va me demander beaucoup de créativité. 

Qu’en dit la psychologie positive ?

Martin Seligman, notre professeur de psychologie américain fait la différence entre plaisir et effort. Le plaisir est une source d’émotions positive furtive et temporaire. Le plaisir une expérience positive sur le moment mais qui ne contribue pas au bien-être durable. La gratification, en revanche, est un vecteur fort de bonheur. Martin Seligman a lui-même développé des expériences qui démontrent que c’est un puissant bouclier contre la dépression. En effet, une tâche relativement difficile nécessite que nous mettions nos forces et nos compétences an action. Faites un petit détour par notre bulle de bonheur #24 Je reconnais mes talents pour identifier vos compétences. 

Mihali Csikszentmihalyi le psychologue hongrois, le père du flux podcast #91 a étudié les effets de la gratification que nous recevons de nos efforts sur deux populations de 250 adolescents. Les uns avaient un fort niveau de flux donc une plus forte propension à se dépasser et les autres uns plus faibles. Ses conclusions sont édifiantes. Les adolescents au faible niveau de flux ont plus de chance de développer des comportements apathiques ou de faire des dépressions que les autres. Plus tard, les ados qui ont le plus haut niveau de flux sont ceux qui poursuivent leurs études, entretiennent des relations matures et solides. Ce sont ceux qui s’approchent le plus du bien-être durable. Instinctivement, nous recherchons le plaisir, nous évitons les activités qui peuvent nous causer une légère souffrance ou un quelconque inconfort. Alors que ce sont précisément ces activités qui nous rendent heureux. 

Les bienfaits que nous apportent nos efforts

L’effort nous pousse au dépassement 

L’effort nous pousse à vaincre une résistance ou à dépasser un obstacle.  Nous allons déployer nos forces, nos talents pour venir à bout de ce qui nous empêche d’atteindre notre objectif. L’effort représente une révélation de nous-même. Par exemple, certains alpinistes vont trouver des ressources inespérées en eux pour atteindre un sommet. Plusieurs fois, ils souhaiteront abandonner et pourtant, ils finiront par l’atteindre. D’autres vont aussi faire preuve de créativité pour trouver un nouveau moyen de réaliser leurs objectifs. Je pense aussi à ces couples que je vois en consultation qui semblent dans une impasse. Ils ne trouvent plus au quotidien de sources de joie à deux, sont parfois fatigués de l’état de leur relation. Je sens parfois que leurs efforts pour mieux communiquer et retrouver le chemin de l’apaisement sont infructueux. Je leur conseille alors de faire preuve de fantaisie, de chercher à rompre la routine pour recréer de la magie dans de bons moments ensemble. Croyez-moi quand je vous dis que ça leur demande aussi beaucoup d’efforts. C est aussi celui qui s acharne a retrouver une force physique après un accident ou un cancer. 

L’effort ré-introduit la frustration, l’attente.  

Cette attente nous semble parfois interminable car nous sommes bien entraînés aux plaisirs rapides et immédiats. En fait, les succès qui s’exposent sur les réseaux sociaux ou à la télévision nous laissent penser que tout est à portée de main et que tout est du. L’effort nous fait éprouver la distance ou la durée qui se tient entre nous et notre objectif. Et parfois, c’est ce qui nous permet de réinterroger notre objectif. L’effort peut nous inviter à remettre en question les raisons qui nous ont poussées à nous lancer et ainsi nous reconnecter à nous-mêmes. Encore une nouvelle étape de révélation à soi-même.

En exemple, ça donne quoi ?

Par exemple, je me lance dans un régime. Au fur et à mesure, ma volonté diminue, mes efforts créent plus de souffrance que de bénéfices. Alors, je peux réinterroger mes objectifs, les confirmer alors je peux utiliser la méthode WOOP Cf podcast 81. Ou alors, je peux réaliser que je ne me trouve pas si grosse que ça. Ce qui me dérange c’est plutôt de ne pas être aussi fine que mon amie ou bien de subir les regards de ma famille sur la plage. Mais moi je m’aime bien comme ça, cet effort ne correspond pas à une réelle aspiration intérieure. 

Autre exemple, je peux penser à tous les efforts que je fais pour entretenir la relation avec mes parents. Je mets parfois un mouchoir sur des petits réflexions pour lesquelles je me vexais il n’y a pas si longtemps, je compose avec leurs contraintes ou leur indisponibilité, je me bats avec mes croyances sur ce qu’ils pensent de moi. Je remarque que notre relation se nourrit alors du positif et qu’elle s’apaise. Que nous arrivons de partager d’excellents moments ensemble tout en nous disant les choses vraiment importantes avec plus de douceur. Je constate combien cette relation adoucie me rend plus heureuse et m‘allège d’un poids, combien mes efforts valent la peine. 

L’effort est une source d’estime de soi 

D’autre part, Apprendre à se dépasser soi-même, en déployant nos talents, en venant à bout de nos obstacles, nous prenons conscience de nos capacités. Nous sommes fiers de nous-mêmes et nous sommes capables de continuer à progresser car nous nous faisons confiance. Une bonne piste de dépassement de soi consiste à identifier sa zone de confort pour chercher à en sortir progressivement. Notre Bulle de bonheur #57 vous aidera à comprendre pourquoi et comment. La confiance podcats #7 est un cercle vertueux : plus j’en ai, plus je me pousse, plus j’en acquiers et ainsi de suite. Plus j’ai de confiance en moi, plus je suis résilient et mieux je sais accueillir l’échec en y lisant une source d’apprentissages podcast #34 je dépasse mes échecs. Par exemple, lorsque nous accompagnons nos enfants sur le chemin de l’autonomie (notamment les petits), nous ne cherchons pas seulement à déléguer nos petites tâches de mamans, nous les accompagnons aussi pour qu’ils prennent conscience de leurs capacités, qu ils essaient et qu ils réussissent. Nous leur donnons aussi l’impulsion pour continuer à en développer de nouvelles. 

L’effort apporte du sens à nos actions

Il est important de se motiver et pour ce faire, de visualiser le résultat à atteindre. Grâce à cette visualisation, rappelez-vous, nous vous en avons parlé dans notre Bulle de bonheur #81 Je reste motivé grâce au WOOP, nous anticipons la joie de l’accomplissement. La joie podcat 9 est un carburant essentiel pour tout ce que nous souhaitons développer. Elle va conditionner notre cerveau pour être plus optimiste et créatif. C’est aussi ce qui va nous permettre d’oser, nous l’avons abordé dans notre Bulle de bonheur #87. Pour activer notre volonté et faire preuve de détermination devant l’effort, nous allons préciser, affiner et confirmer notre aspiration. Il se créé une connexion entre ce que je souhaite profondément, mes valeurs et mes actes, ce qui est porteur de sens. Pour vous poser la question de vos valeurs, vous pouvez aller faire un petit tour par notre Bulle de bonheur #75 J’identifie mes valeurs

Tout acte nécessite l’effort ? 

Pour conclure, nous sommes tentés de penser que puisque l’effort est un exercice porteur de sens qui nous révèle à nous-mêmes c’est qu’il est forcément bon. 

Isabelle Queval, ancienne tenniswoman de haut niveau reconvertie dans l’enseignement et la philosophie, s’est dédiée à la recherche dans le domaine de l’effort sportif. Dans son essai Philosophie de l’effort, elle propose, je cite « une conception de l’effort comme ajustement aux choses, plutôt que comme outil de domination, comme connaissance de soi plutôt que comme dépassement. Il s’agit aussi d’initier un autre rapport au temps, à autrui, à l’environnement ».  Le bon effort serait celui qui nous permet de nous trouver, de nous accomplir en tant que personne. Il est ajusté à nous-même et non à des pressions extérieures et s’intègre dans l’écosystème sans chercher à le dominer à tout prix. Ce serait une connexion à son moi profond qui s’affranchit d’une échelle de performance standard. Le bon effort n’est pas un effort pour repousser toujours plus nos limites intellectuelles ou physiques, dominer les autres ou atteindre le haut du classement. Il est le plein déploiement de notre potentiel pour nous-mêmes, il est un accomplissement de soi pour soi. Un effort moins doloriste, moins brutal et moins compétitif source de joies et de bonheur

Je bouge !

Je bouge et j’aime ça ! . Le mouvement fait partie intégrante de la vie, il est inscrit en nous, nous en avons besoin par nature. Comme le rappelle Christine Michaud dans son livre “Mon projet bonheur”

Je bouge, c’est important pour moi

Il est d’autant plus important de bouger que l’esprit et le corps sont interdépendants. Et si certains adages sont trompeurs, celui qui dit “un esprit sain dans un corps sain” a tout son sens.

Bouger c’est bénéfique

Les études le prouvent, et les médias s’en font volontiers l’écho. L’activité physique est non seulement bénéfique mais aussi nécessaire ! Impact sur le stress, le sommeil, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, le poids…  Une étude américaine a même prouvé que l’aérobique pouvait être aussi efficace qu’un anti-dépresseur.

Il est intéressant aussi de noter que des recherches se sont également intéressées au lien entre exercice physique et performance mentale.

Force a été de constater que rester trop longtemps sans bouger est contre-productif, pour les adultes et particulièrement pour les enfants.

Florence Millot, dans son livre “apprendre à se concentrer” rapporte ainsi qu’en restant sur une chaise à l’école, le périmètre de découverte de l’enfant est diminué de 90%. “La position assise contraint le développement naturel de l’enfant”.

Notre école a donc du pain sur la planche car il semblerait bien que ce ne soit pas nécessairement à l’enfant de réprimer son besoin naturel de mouvement mais au cadre d’apprentissage d’être mieux adapté.

D’ailleurs, certaines écoles ont commencé à initier des projets en ce sens (pause gym, travailler debout, réciter en marchant, s’asseoir sur un ballon de yoga…)

On comprend mieux pourquoi la fameuse “privation de récréation” privait autant les élèves que leur professeur !

Pas de doute donc, les bienfaits de l’activité physique sont innombrables et clairement favorables au bonheur. Il faut dire que l’activité physique est aussi responsable de la sécrétion de dopamine, l’hormone du plaisir et du bien-être.

Ce qui fait d’ailleurs dire au psychiatre John Ratey que “faire un peu d’exercices, c’est comme prendre un peu de Prozac et de Ritaline, juste quand il faut” !

Quant à notre professeur du bonheur, Tahar Ben-Shahar, il parle d”une “drogue miracle!”.

Quand je bouge, je crée un vrai rituel de bien-être ?

Que faire ?

L’activité physique a le gros avantage d’avoir des terrains de pratique très variés. Seul ou à plusieurs, gratuit ou payant, à l’extérieur ou à l’intérieur. Nous pouvons choisir de privilégier le cardio, l’endurance, la musculation, le gainage, la souplesse… Et même combiner plusieurs de ces éléments !

L’important est de pratiquer, dans la mesure bien sûr (comme pour tout, l’excès est mauvais), une activité qui vous plaît. Vous aimez la musique ou le calme ?

Etes-vous adepte de nature ou d’intérieur ?

Préférez-vous être au calme chez vous ou en compagnie dans un autre lieu ? Quelles que soient vos préférences, vous pouvez pratiquer une foule d’activités. Marche, jardinage, natation, danse, yoga, sports collectifs…

Ces activités ne nécessitent pas forcément beaucoup de temps ni d’argent, mais elles peuvent demander une certaine volonté !

Rien de plus facile en effet que de les remettre au lendemain, en attendant : le jour où il fera beau, le jour où je serai moins fatiguée, le jour où les enfants auront grandi, le jour où j’aurai moins de travail… Les excuses, elles, nous ne les remettons pas au lendemain !!!

Se rajoute à notre tendance à la procrastination (Bulle de Bonheur #53), le fait que notre quotidien a tendance à nous inciter à moins d’efforts physiques. Commandes sur internet, livraisons à domicile, écrans, prolifération de transports motorisés… C’est bien pratique mais peu favorable au maintien de l’activité physique.

Il serait tentant aussi d’invoquer cette fameuse course au temps (Bulle de Bonheur #2) ! Or, comme le relève Florence Servan-Schreiber dans son livre “3 Kifs par jour”, c’est quand on a le moins de temps qu’on gagne le plus à bouger !

Pour elle, c’est dans les périodes de surcharge que les bénéfices se font le plus ressentir.

Alors je m’y mets, je bouge !

Mettez vous au défi !

Et oui, car le plus dur, c’est de s’y mettre ! “Le tout est de survivre aux cinq premières minutes, ensuite c’est parti; Et puis, un jour, cela devient un kif !” précise Florence Servan-Schreiber.

Pensez d’abord à la politique des petits pas. Nous l’avons vu (Bulle de Bonheur #3), le changement a souvent besoin d’être initié par de petits gestes.

Ainsi, si vous avez décidé de vous mettre au jogging, commencez doucement, par des temps et des distances courts que vous augmenterez petit à petit, à votre rythme.

Si vous souhaitez vous inscrire à un cours de sport, choisissez par exemple un endroit proche de chez vous ou de votre travail. Essayez de motiver quelqu’un pour y aller avec vous et fixez-vous des objectifs mesurés au départ.

Il est possible aussi de modifier certaines habitudes en gardant en tête l’importance de privilégier le mouvement dès que possible :
– Descendre un arrêt de bus ou de métro plus tôt pour marcher,
– Laisser sa voiture même si la paresse et l’excuse de “gagner du temps” nous appellent. Si vraiment il est trop dur ou impossible de faire sans voiture, pensez à la stationner un peu plus loin.
– Prendre les escaliers au lieu de l’escalator ou de l’ascenseur…

Je bouge en me motivant

A l’instar de Christine Michaud, faites-vous une prescription vitalité. Devenez votre propre docteur Bonheur, rédigez une ordonnance d’activités et suivez-là comme vous le feriez avec l’ordonnance de votre médecin !

Pensez aux mouvements que vous pourriez faire dans votre quotidien et respectez la dose prescrite. Un moment dans la semaine où je privilégie la marche au transport. Ou bien me laver les dents tous les soirs en faisant des squats, passer l’aspirateur en contractant les fessiers. Mais aussi prendre les escaliers dès que possible, suivre une routine tonique du matin (quelques minutes de respiration et d’étirements , les 5 tibétains Ce sont des exercices de yoga qui augmentent l’énergie vitale… Internet fourmille d’exemples et de tutoriels). Danser à fond sur ma musique préférée… Allez, cherchez, il y a nécessairement un mouvement qui vous correspond !

Vos recommandations pourront évoluer au fil du temps et en fonction de vos besoins, mais commencez dès aujourd’hui. Vous allez rapidement savourer les bienfaits de votre nouveau rituel (Bulle de Bonheur #4)

Allez hop, je me lance !

En bref, si je bouge, quels sont les bienfaits

  • L’activité physique est une “drogue miracle” qui fait autant du bien au corps qu’au psychisme.
  • Bouger a l’avantage de pouvoir être gratuit, légal, sans effets secondaires si on n’abuse pas des doses et disponible sans ordonnance !
  • Il y a de multiples façons de bouger, chacun peut donc trouver le style, le lieu et le rythme qui lui conviennent. Pas d’excuses !
  • Le mouvement est essentiel à la vie et contribue à rendre plus heureux.

A vous de jouer !

2mn pour penser à 3 gestes simples qui vont mettre plus de mouvement dans votre vie au quotidien. Et hop, vous planifiez, vous mettez en pratique sans attendre parce que vous méritez de prendre soin de vous !

Et pour terminer en bougeant notre petite mousse de la semaine est de George Sheehan : «Nous sommes tous des athlètes d’exception. La seule différence c’est que certains s’entraînent, et d’autres non» !

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