Archives des décision - 2 minutes de bonheur

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Je plonge dans un quotidien plus écolo

C’est vrai que l’écologie est un thème à la mode ! On a un peu l’impression que tout le monde voit “vert” en ce moment : green par ci, green par là… est-ce un effet de mode ? 

Parfois, les discours sont un peu culpabilisants, donneurs de leçon. On n’a pas toujours envie de les suivre…

De fait, les images choquantes de la nature dégradées par l’Homme sont l’occasion pour moi de me poser des questions sur mes habitudes de consommation. Je sais que la planète va mal, il n’y a plus de doute là-dessus.

Or, j’ai besoin de mettre de la cohérence entre mes convictions et ma vie quotidienne. On l’a vu dans le Podcast # 55, “je suis acteur de ma vie”, je peux prendre les choses en main pour vivre en adéquation avec mes idées. Par tous mes petits choix de vie, je veux être plus en harmonie avec mon environnement naturel. 

En définitive, sans devenir forcément “écologiste”, je voudrais essayer de plonger dans un quotidien plus écolo et d’en faire un chemin de joie !

La crise écologique : une réalité

La définition de l’écologie

En premier lieu, avant d’être un courant politique ou une façon de vivre, l’écologie est tout d’abord une science. Le mot “écologie” vient de deux mots grecs oikos et logos. Le mot oikos signifie maison ou habitat et le mot logos, science. Sur le plan étymologique, l’écologie est donc la science de l’habitat élargie à la science de l’environnement

De plus, l’écologie est une discipline scientifique toujours en mouvement. Elle étudie les êtres vivants et les relations qu’ils entretiennent entre eux. Elle étudie enfin les rapports des êtres vivants avec leur environnement. Et là, les scientifiques constatent les dégradations qu’ils regroupent sous le terme de “crise écologique”. 

De ce fait, quand on veut s’intéresser au pourquoi du comment, on trouve de nombreuses informations un peu partout, sites, blog, réseaux sociaux….des informations plus ou moins scientifiques, plus ou moins idéologistes !

Des organismes référents sur  l’écologie

A noter, deux organismes sont les fournisseurs de chiffres fiables et officiels. Ces organismes sont L’ADEME et le GIEC.

L’ADEME concerne la France, c’est L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. C’est un établissement public français sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le GIEC, pour Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, est un organisme intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Par conséquent, leurs rapports nous dressent régulièrement l’état de santé de notre planète, à l’échelle nationale pour le premier et mondiale pour le deuxième. Pour rappel et pour faire court, ils nous informent que nous vivons une situation de crise écologique majeure car notre planète Terre se réchauffe trop vite. Elle se réchauffe en grande partie à cause des émissions de gaz à effet de serre qui emprisonnent dans l’atmosphère l’effet de certains rayons solaires. Ce réchauffement ainsi que la pollution de l’air, des mers, des rivières comme celles des sols, entraînent une réduction très rapide de la biodiversité et un déséquilibre des écosystèmes dont nous, les hommes, faisons partie. L’urgence est donc de réduire fortement le réchauffement et la pollution. Pas seulement pour la planète mais surtout pour toute la vie qui y est présente en commençant par les hommes !

Eviter la solastalgie

La bonne nouvelle est qu’une partie du monde prend conscience du problème et ne demande qu’une seule chose : agir pour stopper la spirale infernale !

Pour toutes ces raisons, passer à l’action, c’est d’ailleurs le meilleur remède pour ne pas tomber dans la “solastalgie”, une autre façon de nommer l’éco-anxiété. 

Afin d’éviter de ne pas tomber dans le désespoir face à cette situation écologique préoccupante, il est possible de faire sa part au quotidien.

Et si chacun faisait sa part pour l’écologie?

Le conte de Pierre Rabi

“Faire sa part” !

C’est le philosophe et paysan bio Pierre Rabhi qui a repris le symbole du colibri avec ce petit conte bien connu :

“Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri, tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Ayons conscience

En réalité, ne soyons pas naïfs, on ne va pas révolutionner le monde par nos petits gestes d’un quotidien plus écolo mais ayons conscience que c’est grâce à chacun que le changement se produira. Si chacun apporte sa petite goutte à l’édifice !

Comme tout changement dans nos vies, Podcast #3  “j’ose le changement” n’oublions pas de privilégier la technique des petits pas. Du reste, il nous serait impossible de tout changer d’un coup et nous nous découragerions rapidement au risque de tout abandonner.

Des pistes vers une écologie joyeuse

Vivre l’écologie au quotidien

En effet, vivre l’écologie au quotidien, c’est quelque chose qui impacte tous les domaines de la vie. Notre façon de consommer et de nous nourrir évidemment mais également notre manière d’être en relation avec le monde qui nous entoure, la nature et ses habitants. 

En fait, dans nos vies, tout est lié et interdépendant. Comme une tomate est bien plus savoureuse lorsqu’elle est cultivée en pleine terre plutôt que hors sol, notre vie est, elle aussi, bien plus savoureuse lorsque nous vivons en lien avec notre environnement naturel et humain.

En ce qui concerne l’alimentation, acheter mes légumes au producteur local que je connais par son prénom et dont je connais les méthodes de travail, a bien plus de saveur que d’acheter des légumes suremballés en provenance de pays lointain au supermarché du coin, non ?

Alors, pour changer mes habitudes, j’essaie d’avoir en tête 3 idées essentielles : je consomme moins, je consomme mieux et je consomme en lien avec mon environnement proche et humain.

Je consomme moins

Il semblerait que cela signifie que je cherche à réduire mon impact néfaste sur notre environnement, à réduire mon empreinte carbone. Comme changer les ampoules

Je consomme mieux

En somme, consommer mieux, signifie que je réfléchis avant d’acheter quelque chose en me posant quelques questions simples.

En ai-je vraiment besoin ? Est-ce bon pour mon équilibre et celui de mes proches ? Est-ce durable, de qualité, équitable, bon pour l’environnement ?

Je consomme en lien

Pour finir, consommer en lien signifie que j’essaie de mettre du lien entre d’un côté mes achats, et de l’autre côté les personnes et les lieux qui sont derrière. Le travail d’un producteur, le savoir-faire d’un artisan, la saveur d’un terroir…

Les 4 R pour lutter contre les déchets en surnombre

La première chose est de lutter contre les déchets en surnombre. J’emprunte à Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, auteur du best seller “Famille presque zéro déchet, ze guide” la théorie des 4 R: refuser, réduire, réutiliser ou réparer et recycler.

R comme Refuser les déchets.

Le meilleur déchet étant celui qu’on ne produit pas, je refuse tout emballage plastique jetable dont je pourrais me passer… de peur qu’il finisse dans la nature !

Des astuces ?

  • J’essaie de faire mes courses en vrac en utilisant des sacs en coton ou en papier réutilisables. En effet, le nombre de magasins de vrac de proximité se multiplie à vitesse grand V (en France en tout cas). J’essaie d’en trouver un près de chez moi.
  • Je choisis des légumes non emballés de plastique, j’achète des yaourts conditionnés en pot en verre et non en plastique… Alors, chez le boucher ou fromager, j’essaie de venir avec mes propres contenants (boîte en plastique pour la viande, bee wraps pour le fromage.
  • Je me mets au “Do it Yourself”, au fait maison… bien plus savoureux en cuisine et l’occasion de passer du temps à cuisiner ou bricoler avec les enfants !

Coté cuisine, voici quelques idées:

>>> Par exemple, on peut demander à nos enfants d’être responsables des goûters de la semaine. Ils vont préparer pendant le week-end de bons gâteaux qui remplaceront avec joie les paquets de biscuits industriels !

>>> On peut se mettre au batchcooking, le principe étant de cuisiner quelques heures de suite et ainsi, de bien avancer les préparations des petits plats maison de la semaine (épluchage, pâte à tarte, soupe…).

>>> On peut aussi faire nos yaourts maison, avec une yaourtière, c’est si facile et c’est si bon ! En fait, il faut juste un peu d’anticipation !

Petit à petit, pour ma part, je prends des réflexes… ce qui me paraissait très compliqué il y a quelques mois ne l’est plus aujourd’hui. Et j’ai encore une belle marge de progression qui me donne plein de nouvelles idées à essayer ! Des idées, j’en trouve sur les réseaux sociaux par milliers.

Côté hygiène, pas à pas, on avance là aussi en famille. 

>>> On n’achète plus de bouteilles jetables de gel douche et autres shampoings. On est passé aux savons et shampoings solides ou en vrac,.

>>> Pour les filles de la maison, les disques démaquillants en coton jetables ont été remplacés par des disques tout doux et lavables. 

>>> Même nos brosses à dents en bambou sont maintenant compostables ! 

>>> Récemment, je me suis mise à faire ma lessive et quelques-uns des produits ménagers… encore là, finis les bidons en plastique ! J’achète moins de 10 ingrédients miracles en vrac et le tour est joué, je nettoie tout, du sol au plafond ! 

C’est sûr, ça prend un peu de temps au début mais on prend vite le coup de main nécessaire et ces produits, plus naturels, sont bien meilleurs pour ma santé et celle de la planète. Et puis, c’est tellement rigolo de jouer les apprentis sorciers en mélangeant tous ces ingrédients.

R comme Réduire 

Je réduis ma consommation en réfléchissant à deux fois avant d’acheter un objet qui finira sûrement rapidement à la poubelle ou qui viendra encombrer mes étagères. Comme la déco, les vêtements, les ustensiles… En définitive, la joie est dans le désencombrement ! S’alléger, se détacher, ce peut-être parfois une vraie libération mentale ! Et puis, on gagne un temps fou quand vient le temps du rangement…

Concrètement, comment je réduis 

>>>j’arrête les promos et autres attrape-nigaud, fini les lots par dix et le onzième soit disant cadeau ! 

>>>Et pour éviter le gaspillage dû aux dates de péremption dépassées, aux petits restes qui traînent dans le frigo, je fais des menus, je dresse la liste et j’achète en vrac juste ce qu’il me faut pour la semaine… et hop, de retour à la maison, je remplis mes jolis bocaux !

>>>Ensuite, côté mode, j’ai découvert qu’avec quelques basiques bien adaptés à mon goût (et ma morphologie) et quelques extras pour les jours de fête, je peux me débarrasser de la moitié de ma garde-robe, ça ne manquera pas !

>>>Et pour éviter d’être tentée, mon astuce c’est de faire moins de shopping et de perdre moins de temps sur les sites de mes marques préférées ! Je choisis plutôt d’aller me balader avec une copine dans un joli coin de nature et partager avec elle un moment de qualité !

>>>Réduire, c’est aussi peut-être réduire la pollution que génère mon chauffage en baissant d’un degré le thermostat de ma chaudière. Une épaisseur de plus et le tour est joué.

>>>C’est également me poser la question de mes déplacements, avion, voiture, “allez, là, je peux prendre mon vélo !” C’est meilleur pour la planète et si bon pour ma santé !

R comme Réutiliser ou réparer

La culture du déchet dans laquelle nous vivons vient de la fâcheuse habitude que l’on a prise de tout remplacer et souvent le vieux par du tout neuf. 

En réalité, quand un objet ne plaît plus, qu’il est un peu abîmé ou qu’il tombe en panne, on a tendance à le jeter et à le racheter.  En fait, quand on y pense, on peut changer de réflexe en apprenant à réparer, en achetant d’occasion l’objet désiré ou même en l’empruntant à un voisin bien disposé.

Des exemples 

Alors, entre les applis, les sites de partage et autres recycleries, notre pays déborde d’astuces pour faire circuler les biens de tous types : vide grenier, vide-dressing, ateliers pour apprendre à réparer, Emmaüs, friperies…

Par exemple, le réseau Envie qui a repris la brillante idée de l’abbé Pierre avec les compagnons d’Emmaüs. Chez Envie, il ne s’agit pas de recycler vêtements, déco ou meubles. Mais de faire rénover des appareils électroménagers par des personnes éloignées de l’emploi et de les revendre à bas prix. En fait, c’est un merveilleux moyen d’aider des personnes à retrouver de la dignité en travaillant et de faire circuler les biens. D’une pierre, deux coups !

Effectivement, la bonne idée, c’est aussi la mutualisation de la voiture (Blabla car et autres covoiturages organisés).

Ou la mutualisation des objets qui ne servent que rarement : “échange appareil à raclette contre perceuse !” L’occasion de faire de belles rencontres.

R comme Recycler

La plupart des villes recyclent le plus de déchets possibles (seulement 9% du plastique mais le papier, carton, verre…), chacune un peu à sa façon, il faut donc se renseigner localement pour ne pas jeter n’importe quoi n’importe où. Dans les centres de tri, des agents essaient de corriger le tir afin de recycler le plus possible car sinon, les déchets sont incinérés ou enfouis. Et la place manque pour stocker ces énormes quantités. 

Pour le reste, les déchets organiques, l’idéal est de les rendre à la nature en les composant ! De plus en plus de quartiers ont leur compost partagé qui servira d’engrais naturel pour les massifs floraux de la commune ! 

Une autre façon de recycler est assez tendance dans l’univers du meuble et de la déco. C’est l’upcycling, la transformation des déchets en produits ayant une valeur ajoutée supérieure au matériau d’origine. Ce sont par exemple, les palettes qui deviennent un canapé branché pour l’été !

En résumé, l’écologie c’est 

  • Plonger dans un quotidien plus écolo, ça commence par s’émerveiller devant la beauté de notre terre, 
  • Vivre de façon plus écologique, c’est vivre plus en harmonie avec l’environnement qui m’entoure, 
  • Pour changer mon quotidien, je commence avec les 4 R  : refuser les déchets, réutiliser ou réparer, réduire et recycler.

A vous de jouer chers auditeurs, en 2 minutes…. Une carte tirée de 2 minutes en famille : Je choisis pour ce prochain mois un geste pour l’environnement 

Je maîtrise l’art de décider

La décision

Une fois encore, j’ai plongé dans le dictionnaire, comme je le fais souvent pour aller clarifier un mot couramment employé mais que j’ai pourtant du mal à définir clairement ! J’ai ainsi relevé que le verbe décider renvoie à plusieurs actions :

  • celle de prendre le parti de faire quelque chose, d’entreprendre, de prendre une résolution. “J’ai décidé d’aller courir 2 fois par semaine à compter de demain.”
  • celle de choisir entre des possibilités, des personnes, trancher un débat, une difficulté. “‘J’ai décidé que les enfants iraient jouer dehors plutôt que de faire de l’écran.”
  • celle de prendre des décisions, de faire autorité, d’avoir le dernier mot. “C’est moi qui décide ici !”.
  • celle de porter un jugement définitif sur une personne, sur un évènement. “De toutes façons, elle a décidé que j’étais incapable de ranger correctement la maison”.
  • celle d’inciter, d’amener une personne à faire. “Je l’ai enfin décidé à accepter d’aller se faire aider”.

Décider a donc des significations variables, mais quel que soit son sens, nous pouvons observer qu’une décision a toujours des conséquences.

L’action de décider

En effet, elle est une action qui produit un effet sur une personne ou sur un évènement.
Besoin de contrôle, de pouvoir ? Estime de soi ? Peur des conséquences ?

La capacité à décider renvoie sans doute un peu à tout cela. C’est pourquoi nous pouvons osciller quelquefois entre l’envie de décider seul ou au contraire l’envie de ne surtout pas décider !

De même, nous pouvons rencontrer des positions extrêmes. Comme les personnes qui veulent toujours décider ou d’autres au contraire qui sont incapables ou qui n’osent jamais prendre de décisions.

Nous pouvons ne pas aimer prendre des décisions, ne pas apprécier la manière dont une décision est élaborée ou encore ne pas être d’accord avec une décision.

Mais il reste que décider est essentiel pour fonctionner ! Que ce soit en organisation ou dans sa vie tout simplement !

Apprendre à décider

Aussi “décider comment décider” devient une question majeure pour chacun d’entre nous, que nous soyons manager, collaborateur, travailleur indépendant. Mais aussi parent, conjoint, ami, citoyen… Bref, savoir comment décider est fondamental.

Dans ce podcast, Bulle de Bonheur a donc fait le choix (c’est à dire pris la décision !) de s’intéresser à la façon de prendre une bonne décision.

Notre focus se fera par conséquent sur les différentes manières de décider. Et non sur les raisons qui expliqueraient la boulimie ou à l’inverse la carence de décisions.

Inspirées par un article écrit par Luc Bretones dans la Harvard Business Review, intitulé “décider comment décider”, nous allons ainsi aborder la décision sous son angle pratique plutôt que sous son angle psychologique.

Sans décision, rien n’est possible

Dans le domaine professionnel, mais également dans des domaines plus personnels, circule couramment une idée. Celle selon laquelle une organisation efficace passe par la prise de décision d’une personne déterminée (le manager pour l’entreprise, un adulte dans la famille, l’individu pour sa propre vie …). Mais aussi par l’application de cette décision par ses destinataires.

Ce mode de gouvernance est toutefois assez réducteur de la réalité. Il masque le fait que les modes de prises de décision sont non seulement variés mais complexes.

Il peut-être surprenant ainsi d’entendre Reed Hasting, PDG de Netflix, dire être ” fier de prendre le moins de décisions possibles au cours d’un trimestre”.  Et aussi de pouvoir même parfois passer un trimestre entier sans prendre une seule décision !

De quoi dérouter certaines idées reçues, surtout quand les salariés de Netflix montrent un niveau de liberté et de bien-être bien supérieurs à ceux de nombreuses autres entreprises !
Selon Luc Bretones, “il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de prendre une décision, seulement une façon de trancher adaptée ou non à une situation donnée à un instant T.”

Et si j’apprenais à décider comment prendre une décision ?

Les différents modes de décision

1.Décider seul

Agir sans demander l’avis de personne, faire preuve d’autoritarisme.

L’avantage ? Rapidité, efficacité et affirmation de soi.

L’inconvénient ? Risque de passer à côté d’une information, de ne pas répondre à la demande ou aux besoins réels. Et à terme, risque de devenir tyrannique, de démotiver son entourage. Mais encore d’en menacer l’implication et le bien-être, et de se retrouver très isolé.

Nous l’avons évoqué aussi quand nous avons parlé d’autorité bienveillante (Bulle de Bonheur #52). L’autoritarisme a des conséquences sur l’estime de soi de notre entourage. Et il transmet le message que c’est par le pouvoir et la force que nous pouvons obtenir ce que nous voulons.

2.Déléguer

Confier la prise de décision à une autre personne. Cela permet de gagner du temps et de se concentrer sur les décisions réellement essentielles. Comme nous l’avions vu dans Bulle de Bonheur #10 je gère mes priorités.

Déléguer se réfère en effet au 3e quadrant de la matrice d’Eisenhower, c’est à dire à ce qui est urgent et pas important.

Mais nous avions aussi mentionné le fait que ce 3e quadrant est souvent le plus rempli dans notre vie. Ce qui montre bien que nous ne savons pas toujours déléguer, ou du moins déléguer les bonnes décisions !

Il faut rappeler que la délégation renvoie à notre besoin de contrôle et donc à notre capacité à lâcher prise (Bulle de Bonheur #21). Ce qui peut expliquer en partie notre difficulté à y recourir.

La délégation a par ailleurs l’avantage de renforcer la motivation, l’estime de soi (on fait confiance au délégataire) et l’autonomie (celle d’un enfant par exemple).

Mais attention ! Si nous refusons que la décision du délégataire soit différente de celle que nous aurions prise, si nous la critiquons ou la contrecarrons par la suite, alors la délégation perdra tous ses bénéfices !

3.Consulter

“Sans lâcher la main sur la décision finale, celui ou celle qui décide choisit de demander à un certain nombre de personnes de participer à l’élaboration de ladite décision”.

L’avantage ici est de s’enrichir de différents points de vue et d‘avoir une vision plus complète de la situation et des implications de la décision.

Cela permet également de montrer de la considération à ceux que nous impliquons. C’est souvent ce que nous faisons quand nous demandons un conseil à notre conjoint, à un ami ou encore à un collègue. Ceci en vue de nous éclairer dans un choix que nous avons à faire.

L’inconvénient en revanche est que ceux qui ne sont pas consultés se sentent exclus, et que le processus de décision soit plus long.

La consultation demande donc d’établir certaines règles : respect, écoute, transparence (notamment vis à vis de ceux qui ne sont pas consultés), délai (temps imparti pour prendre la décision).

4.Voter

C’est la majorité qui l’emporte ! C’est un mode que nous connaissons bien évidemment en politique mais aussi dans le milieu professionnel.

Il peut être utile aussi en famille quand aucune solution n’arrive à satisfaire tout le monde et qu’une décision doit pourtant être prise (lieu de vacances, choix du film, sortie familiale de la fin de semaine…). Le vote est d’ailleurs souvent à favoriser au tirage au sort dont l’aléa a plus de chance de mécontenter que le résultat négatif du vote.

Toutefois, il sera nécessaire de prendre soin de la minorité, de ceux qui n’ont pas été satisfaits.

Ainsi, si nous reprenons l’exemple de la famille, il sera important de nommer le fait que certains ne seront pas satisfaits et de décrire (voire accueillir) les sentiments désagréables associés. “Selon les résultats du vote, nous irons donc nous balader en forêt dimanche. Je sais que certains vont être bien déçus”.

5.Trouver un consensus

C’est ce que certains appellent le win-win. C’est à dire la décision qui va prendre en compte au mieux les besoins et les intérêts de chacun. Et qui va donc permettre de satisfaire l’ensemble des personnes.

Il s’agit donc d’un mode de prise de décision long et souvent laborieux mais très respectueux de la singularité et de l’altérité.

A l’inverse de l’autoritarisme qui est très vertical, ce mode privilégie l’horizontalité. C’est un mode que nous retrouvons dans la médiation par exemple mais que l’on peut aussi retrouver dans le couple et dans la famille.

C’est un mode de décision qui prend soin de chacun et qui exige de ce fait écoute, attention, expression des besoins (voir Bulle de Bonheur #21) et respect de l’altérité. Il est certain que plus le nombre de personnes est important, plus le consensus peut être compliqué à mettre en place.

Il existe bien entendu d’autres modes de décisions que les 5 que nous venons de vous présenter. Cette liste pourrait même être sans fin car chacun est libre d’innover. “Quel que soit le mode de prise de décision retenu, l’essentiel est de rester souple et de conserver un goût pour l’expérimentation” précise Luc Bretones.

La décision en temps de crise

Nous l’avons dit, il n’y a pas un mode de décision mais différents modes qui seront à appliquer en fonction des situations.

Ainsi, comme nous avons pu le constater pendant cette période de pandémie, certaines décisions ont été prises de manière unilatérale car l’urgence sanitaire l’exigeait. D’autres ont nécessité des consultations. D’autres encore ont été l’objet de consensus (comme la reprise de l’école sur une base volontaire par exemple).

Autre constat aussi de cette période : une décision est souvent sujette à controverse !

Mais nous ne sommes heureusement pas toujours à un niveau de décision collective aussi difficile et inédite que les décisions liées à la gestion d’une pandémie.

A retenir

Nous retiendrons pour notre part l’importance de :

  • connaître les conséquences de chaque type de décision pour pouvoir décider au mieux.
  • assumer nos décisions, c’est à dire en assumer les conséquences.
  • accepter nos erreurs.
  • savoir, pour des décisions collective, qu’il est difficile de satisfaire tout le monde.
  • reconnaître le mérite de ceux qui nous ont aidé à décider.

En bref

  • Décider est essentiel pour fonctionner dans nos vies.
  • Il existe différents modes de décisions. Décider seul, déléguer, décider après consultation, par vote, par consensus ? Chaque mode a ses inconvénients et ses avantages, et sera adapté à un type de situation.
  • Décider, c’est choisir. Choisir, c’est certes renoncer mais c’est aussi expérimenter. Alors, osons expérimenter et assumons nos choix !

A vous de jouer !

2 mn pour réfléchir à un choix que vous devez faire. Selon votre situation, identifiez la manière de décider qui vous semble la plus juste pour vous et la mieux adaptée à votre contexte. Puis passez à l’action en osant expérimenter.

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