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Je m’émerveille !

C’est l’émerveillement ! La terre débouche tout à coup sur l’eau à perte de vue. Un matin, sans crier gare, la rue est recouverte de neige tombée durant la nuit et tout semble paisible et immuable. Assise sur un banc dans un jardin public, j’entends les oiseaux chanter, occuper l’espace du ciel et des arbres et cela semble être la première fois que leur présence est si réelle. 

Quelque chose de similaire vous est déjà arrivé ?

C’est quoi l’émerveillement

Il y a comme un étonnement dans l’émerveillement, une rupture d’évidence qui, parfois, nous éblouit. D’abord, l’émerveillement c’est peut-être, un regard… presque naïf, immédiat… posé sur le monde, la nature, l’humanité, mes proches, moi-même et ma propre vie, non pas la vie comptée en jours mais celle que je sens battre au-dedans.

« L’émerveillement est un sentiment d’admiration mêlée de surprise »

nous dit le dictionnaire. L’émerveillement est spontané, inattendu. Pour commencer, il me saisit dans l’instant présent, il me fait sortir de moi-même, me ramène au réel. Ensuite, Mon esprit « s’immensifie » et mon coeur se dilate. Par exemple, je suis concentrée sur mes soucis domestiques et me voici tout d’un coup plongée dans la vie elle-même. Comme par magie. Une fois estompé, l’émerveillement laisse derrière lui une sensation de satisfaction sans mélange dont le souvenir m’imprègne avec clarté et me rassérène. 

L’émerveillement est « un sentiment d’humilité devant le merveilleux et une appétence pour l’aventure de la vie ».

Une bien jolie phrase du  psychologue allemand Kirk J. Schneider. En réalité, l’émerveillement, c’est le regard de l’enfant qui voit quelque chose pour la première fois et ne cesse de le regarder chaque fois comme pour la première fois. En vrai, qui n’a jamais raccompagné un enfant de l’école l’après-midi, s’agaçant de ses arrêts multiples devant chaque feuille d’arbre ? Brindille ? Caillou ? Poussière ? Lignes dessinées au sol par les pavés du trottoir ? Tout compte fait, le monde l’absorbe tout entier et ses sourires peuvent m’agacer ou m’absorber tout entier à leur tour. 

S’émerveiller, c’est capter un moment furtif

Depuis toujours hommes et femmes qui s’émerveillent tentent de capter ce sentiment évanescent qui ne cesse de se présenter à eux et de leur échapper. En fait, dans les traditions spirituelles et religieuses, l’émerveillement, en me déconnectant de mon « moi »égoïste, me permet de me connecter à l’universel et à l’infini, au divin.

Enfin, d’un point de vue philosophique, « l’étonnement, cet état qui consiste à s’émerveiller, c’est le sentiment tout à fait caractéristique du philosophe » écrit Platon, c’est le point de départ nécessaire à tout questionnement sur le monde, à toute rêverie.

Les  conditions favorables à l’émerveillement. 

Comment faire pour entretenir ce regard d’admiration et de surprise, de gratitude et d’innocence sur le monde qui m’entoure ? Comment m’ouvrir à cette « puissance d’émerveillement » en moi ? 

Je suis responsable de mon émerveillement

Tout d’abord, en français, le verbe s’émerveiller est un verbe pronominal et cette forme est essentielle. Ce n’est pas le monde, ce ne sont pas les gens qui sont responsables de mon émerveillement, c’est moi-même. Si, je décide de me laisser la possibilité de m’émerveiller. Alors, il ne s’agit pas de comptabiliser les qualités admirables d’un proche, d’un paysage ou d’une situation mais de libérer en moi cette capacité d’accueil de la rareté et de la valeur de ce que je regarde et vis.

L’émerveillement est un état d’esprit

« Être vivant c’est apprécier la valeur inestimable de la vie humaine et en faire quelque chose car sinon c’est comme arriver dans l’ile des joyaux et en repartir les poches vides » nous disent Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien dans leur ouvrage « A nous la liberté ».

L’émerveillement commence par une disposition d’esprit. Ainsi, dès le réveil, je peux mettre en place un rituel qui me permet de bien commencer ma journée. Je me focalise sur ce que j’aime. Pour certains, cela rimera avec câlins, pour d’autres avec un petit déjeuner qui ouvre les papilles, certains mettent la musique fort et engrangent de l’énergie, certains encore prendront une douche brûlante.

Et vous, quel est votre feel good matinal, ce petit « truc » en plus qui vous met des papillons dans les yeux et vous permet de vous émerveiller ? 

S’émerveiller, c’est admirer les personnes

En réalité, voir en l’autre quelque chose que je n’ai pas, reconnaître, un peu, ma propre insuffisance et la grandeur de l’autre.

S’émerveiller de son conjoint, de ses enfants, de ses collègues, de ses voisins. S’émerveiller les uns les autres. Puis, valoriser la confiance et l’amitié. Et voir le meilleur de chacun remonter à la surface. Un exercice parfois périlleux quand l’énervement est là ! Il est si facile de se focaliser sur les manques des personnes avec lesquelles je vis que j en oublie de continuer à admirer de leur talent.

S’émerveiller, c’est admirer la nature

La nature peut alors nous ouvrir un chemin vers l’admiration. Ne dit-on pas admirer un paysage ? En effet, les chercheurs ont constaté que les passants qui marchent devant une longue façade en béton ou en verre fumée ressentent moins d’émotions. En fait, ils sont d’humeur plus maussade que lorsqu’ils parcourent des espaces verts, une avenue bordée d’arbres ou un parc par exemple, a fortiori un espace naturel. Là, leurs émotions et leurs humeurs deviennent positives. Cette affinité innée avec la nature s’appelle la « biophilie », elle a été énoncée par le biologiste Edward O. Wilson. Pourquoi ne pas s’en inspirer et écouter d autres épisodes de Bulles de Bonheur lors d’une promenade en forêt ?

S’émerveiller, c’est un apprentissage

Un apprentissage qui prend du temps !

Point important, s’émerveiller a beau être accessible à tous en toute circonstance. Il s’agit aussi d’un apprentissage qui requiert du temps. Quand, j’ai pris l’habitude de réagir à certaines situations données de la même façon – ou presque – chaque fois. Cela s’appelle un automatisme mental et ce mécanisme ne laisse pas beaucoup de place à la surprise et à l’étonnement… c’est comme si je m’étais enfermée toute seule dans une toute petite boîte.

Par exemple, face à mon conjoint qui chaque matin dépose ses chaussettes dans le coin de la salle de bain alors que le panier de linge sale se trouve sur le palier, j’ai pris l’habitude de m’agacer. Et même si ce matin je me sens d’excellente humeur, aimante de cet homme à mes côtés et bien là, non… c’est trop… mon cerveau est branché sur pilote automatique et pif, paf, pouf… Alors, chaussettes égale agacement, je maugrée, le soleil dehors a disparu et les enfants crient et comme d’habitude, c’est « toujours la même chose »…  Vous connaissez ? Rions Mesdames Messieurs ! Notre cerveau est plastique. Il se formate et se re-formate en fonction de nos agirs.

Sortir du pilotage automatique

Devant une situation donnée, plutôt que de réagir immédiatement et automatiquement, reprenons notre liberté intérieure, et apprenons à choisir une réponse appropriée. Pourquoi ne pas cultiver la gratitude (cf podcast #20) commencer un cahier de gratitude. Par exemple,  dire merci tous les jours pour mille et une petites choses qui se sont bien passées. Ou encore,  laisser ce regard positif prendre le pas sur le négatif et changer peu à peu de regard. Cf podcats #35 je pratique la pensée positive. Je peux aussi prendre le habitude de dire 3 mercis par jours. Podcast #11. Plutôt que de se concentrer sur les chaussettes échouées dans le coin de la salle de bain, je peux me concentrer sur le café que m’a prépéré mon chéri. Il s’agit de créer une nouvelle habitude. 

« l’émerveillement est facilité par la disponibilité mentale. »

Nous dit Christophe André, psychiatre français.En fait, il s’agit ici cette fois de créer de l’espace pour accueillir l’inattendu. Autrement dit quitter ce petit vélo dans la tête qui ne cesse de pédaler, vous savez, celui qui vous rappelle qu’il faut…  payer la facture d’électricité, répondre aux e-mails, inscrire les enfants à leur activité, organiser la soirée d’anniversaire, préparer les sacs pour le week-end, remplir la déclaration d’impôts, refaire son CV, prendre des nouvelles de sa grand-mère, plier le linge, faire les courses, etc. En réalité, le flux d’informations qui nous assaille est tel qu’il est aisé de s’y engouffrer et de s’y perdre. Nous n’avons plus de disponibilité pour ressentir. Sentir. Imaginer. Constater. S’étonner.

La méditation pour recréer de la disponibilité mentale 

En fait, de nombreuses techniques somatiques existent, parmi elles, la méditation. Basée sur la respiration et les sensations, la méditation permet par un retour en soi, de revenir à ici, maintenant. En fin de compte, je ne fuis pas dans la nostalgie du passé ou dans un futur fantasmé. Mais, mes pensées ne vagabondent pas d’un impératif ou d’un sentiment à l’autre. Je sens le soleil briller, je vois les arbres pris au vent, je sens mes pieds au sol et mon coeur bat, j’entends la voix d’un enfant au loin.

Etes-vous tentés ? On essaye ? C’est parti. 

Exercice de médiation

Installez-vous dans votre fauteuil, votre canapé ou au sol dans une position confortable Fermez les yeux. Inspirez calmement, sentez votre ventre se gonfler et se dégonfler lorsque vous expirez, tel un ballon de baudruche qui se gonflerait et se dégonflerait depuis l’intérieur de votre corps. Votre esprit se focalise sur ces mouvements d’inspiration et d’expiration, votre respiration devient consciente d’elle-même. Si une pensée traverse votre esprit, laissez-la venir et laissez-la repartir. Restez concentrés sur ce va et vient du souffle, sentez vos mains sur vos genoux, votre tête flottant au-dessus de votre cage thoracique grande ouverte. Si des émotions émergent, laissez-les venir, et repartir. Votre bassin est ancré dans le sol. Votre respiration trouve son propre rythme. Lorsque vous ouvrez à nouveau les yeux, le monde vous apparaît différent, nouveau. Beau.

Comment vous sentez-vous ?

Les vertus de l’émerveillement

Prêt à vous émerveiller ? Les vertus de l’émerveillement sont multiples et agissent au quotidien. Ne nous en privons pas !

Les sentiments positifs

Tout d’abord, les sentiments dits positifs -la gratitude, l’empathie, la bienveillance – n’ont plus rien à prouver quant à leurs effets bénéfiques sur la personne qui les expérimente. Tout d’abord, les neurosciences nous enseignent leur importance dans le développement du cerveau d’un enfant et la plasticité de celui d’un adulte. Puis, les hormones secrétées dont l’endorphine, dite hormone du bonheur, nous rappellent que nos joies quotidiennes dépendent tout autant de notre regard posé sur les événements que des événements eux-mêmes. Pour finir, l’émerveillement rejoint ces sentiments positifs désormais répertoriés par les sciences du « well being ».  En somme, si nous voulons être heureux, soyons bons nous disent-elles.

La banalité du bien c’est aussi l’émerveillement

Pour commencer, face au désenchantement du monde qui diffuse souvent mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle. L’émerveillement nous rappelle « la banalité du bien ». Par contre, dans l’immense majorité des cas, les hommes sont bons. En fait, là où le désenchantement limite et enferme, l’émerveillement ouvre à l’immensité et aux possibles. Mais aussi, là où le désenchantement craint et instaure la méfiance entre les êtres, l’émerveillement jubile, espère et engendre la confiance. Enfin, là où le désenchantement me fait me sentir seul et désemparé, l’émerveillement – de la nature en particulier – fait grandir en moi un sentiment d’adéquation avec le monde. Ca fait du bien non ?

« Il y a une beauté symbolique aussi bien que réelle dans la migration des oiseaux, le flux et le reflux des marées, le bouton de fleur prêt au printemps. Il y a quelque chose qui guérit incommensurablement dans les refrains de la nature : c’est l’assurance que l’aube vient après la nuit et le printemps après l’hiver », nous dit Rachel Carson, biologiste et écologiste américaine.

L’émerveillement améliorent notre santé physique

En fait, les sentiments positifs améliorent également notre santé physique : des études sur la gratitude ont montré que les personnes qui expérimentaient la gratitude vivaient plus longtemps que les autres.

L’émerveillement joue un rôle au niveau social

Par ailleurs, une série d’études réalisées par des psychologues américains en 2015 a mis en évidence quelques vertus insoupçonnées de l’émerveillement au niveau social. Par conséquence, l’émerveillement magnifie l’altruisme, les comportements pro-sociaux et la générosité. En dernier lieu, il permet de se situer dans un contexte physique et social plus vaste et renforce ainsi le sentiment d’appartenance, le désir d’engagement collectif et la coopération. L’émerveillement,  ouvre l’esprit permettant d’accepter ce qui dépasse l’entendement habituel. 

« Habités par l’émerveillement » nous dit Matthieu Ricard dans son livre titré « L’émerveillement », « nous perdons le sentiment d’être au centre du monde. Nous avons le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand que nous et devenons davantage concernés par les questions mondiales qui transcendent l’individu. L’émerveillement, nous disent les chercheurs, réduit l’individualisme et l’apitoiement sur soi ». Incroyable non ? 

Pour finir

D’ailleurs, non seulement l’émerveillement a un effet bénéfique sur ma santé propre, émotionnelle, affective et physique, mais il est également un moyen de remédier aux misères du monde. 

« L’émerveillement est spacieux », nous dit encore Mathieu Ricard. « Il ne fragmente pas, ne classe pas, ne discrimine pas, n’ajoute pas de jugements biaisés à la réalité ni aucune autre fabrication mentale. Il laisse le monde apparaître tel qu’il se présente dans sa simplicité naturelle, l’infiniment grand comme l’infiniment petit, l’immensité du ciel étoilé comme le cheminement d’une fourmi sur un rocher. » 

Enfin, l’émerveillement unifie, l’émerveillement m’unifie. Moi et mon environnement, moi et les autres, émerveillés ensemble devant un objet commun : la vie elle-même. 

En bref !

  • l’émerveillement est un sentiment d’admiration mêlé de surprise, 
  • L’émerveillement est accessible à tous en toutes circonstances avec un peu d’entraînement  ;
  • l’émerveillement est un formidable antidote au désenchantement.

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J’apprends à écouter

Ecouter ça s’apprend !

Froncement de sourcils, moue désapprobatrice, geste impatient de la main, interruptions orales (“hein ? ça va pas !”, “encore ??” “mais pourquoi as-tu fait ça ?”)…
Combien de fois, nos gestes, nos attitudes, nos paroles traduisent notre difficulté à être tout à l’écoute de notre interlocuteur, sans jugement ni interprétation ? Savons-nous écouter ?

Savez-vous que les individus écoutent en moyenne 17 secondes avant d’interrompre celui qui parle pour exposer ses propres idées ? Et pourtant, nous avons 2 oreilles et 1 seule bouche. Peut être faudrait il écouter 2x plus que parler !

L’écoute est le premier élément d’une communication constructive. Elle implique un exode hors de soi en mettant de côté son système de valeur, ses représentations, ses désirs, ses choix et ses expériences pour se centrer sur l’autre et devenir hospitalité.
Je cherche à comprendre son système de valeurs ses sentiments, ses besoins et ses choix.

Cependant, il est clair que écouter n’est pas synonyme d’approuver. Pour être efficace, l’écoute nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique. Parce que pour comprendre ce que veut me dire mon interlocuteur, j’ai besoin de l’écouter !

Les bases pour bien écouter

Les occasions quotidiennes de pratiquer notre écoute sont nombreuses : collègue, ami, voisin ou inconnu, parent, enfant, conjoint… Sans parler aussi de la capacité à savoir s’écouter soi-même… Cela fait beaucoup de monde à écouter !

Pour développer une bonne écoute, ces 4 postulats de base sont importants et fondateurs d’une relation de qualité. Christel Petitcollin les décrit très bien dans son livre “Savoir écouter ça s’apprend !”

1- Accepter le “Moi je”

Nous sommes tous égo-centrés : la personne la plus importante pour nous, c’est nous ! Ainsi, si vous lisez un horoscope, devinez par lequel vous allez commencer ? Ou si vous regardez une photo, qui cherchez-vous en 1er ?
Aucune honte à avoir, nous avons naturellement besoin d’attention et de reconnaissance. C’est important car si nous allons bien, notre entourage ira bien et nous serons plus efficace pour en prendre soin. Par exemple dans l’avion, lors des procédures d’urgence, vous devez d’abord mettre vos masques à oxygène avant de vous occuper de votre voisin. En fait, c’est pareil dans la vie !

2 – Notre vision est subjective

Et oui ! Vous êtes, je suis, nous sommes des êtres limités !
Nos représentations sont influencées par nos expériences, nos valeurs, notre éducation, nos priorités. Donc notre vision est singulière et originale. Nous portons chacun une paire de lunettes qui nous fait voir le monde sous un prisme particulier.

En fait, accepter l’autre différent et en tenir compte, nous amène à le regarder comme une œuvre unique, alors osons le contempler tel quel !
Quelle richesse aussi de se dire que chaque paire de lunettes qui existe peut nous apporter une vision différente d’une situation, d’une personne, de nous-même !

3 – Chaque comportement a une intention positive

Ce présupposé, tiré de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), permet de porter un regard différent sur la personne, et de distinguer l’individu de son comportement.
Par exemple, si enfant, j’ai constaté que lorsque je piquais une colère dans un magasin, j’obtenais ce que je voulais, il y a de grandes chances qu’adulte, j’ai tendance à passer en force pour obtenir ce que je veux. J’ai en effet encodé que “colère” était synonyme de “obtenir ce que je désire”, et dans ma “carte du monde”, je n’ai pas d’autres choix à ma disposition.

Distinguer l’intention du comportement permet de comprendre que nous pouvons avoir une bonne intention et en même temps avoir un comportement inadapté. Il s’agit donc de voir la personne au delà de son seul comportement, et de l’aider ensuite à développer “sa carte du monde” pour qu’elle puisse avoir davantage de stratégies en main pour satisfaire ses intentions.

4 – “Dans tout crapaud sommeille un prince” !

Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle dit : « Dans tout crapaud sommeille un prince, il est inutile de tuer le crapaud, il suffit de réveiller le prince ! »
L’idée est d’orienter notre esprit vers le positif de la personne au lieu de s’acharner sur ses défauts.

6 attitudes qui favorisent le fait de une bien écouter

1- Pour bien écouter, il faut être disposé :

Prendre le temps nécessaire pour écouter. Si ce n’est pas possible, préférez décaler l’entrevue est mieux en signifiant bien que vous avez entendu la demande de parler (avec votre adolescent par exemple : “Je vois que tu veux me parler et moi j’ai besoin de pouvoir t’écouter pleinement. Serais-tu d’accord pour faire ça juste après le dîner ?”). Trouver un lieu suffisamment sécurisé pour assurer la confidentialité.

2- La synchronisation :

Vous montrez à la personne que vous l’écoutez grâce à l’attention que vous lui portez. Puis, vous vous synchronisez sur ses gestes, son souffle, sa voix. Enfin, vous la regardez et cessez bien sûr toute autre activité. Faire preuve d’une attitude d’ouverture, d’un regard bienveillant, de mouvements de la tête qui montrent que vous êtes disponible, que votre interlocuteur a toute votre attention.

3- Les accusés de réception :

Ce sont des petits mots qui montrent combien vous êtes présent à ce que votre interlocuteur vous partage : “Oui”, “Mmm…”, “Ah bon ?”, “Vraiment”, “Je vois”, “Je comprends”. Ils sont autant de confirmations et de signes positifs qui disent : “je suis présent à ce que tu dis, je t’accueille comme tu es”.

4- Les invitations à parler :

Elles laissent la liberté à notre interlocuteur de ne pas parler. “Si ça te dit, j’ai le temps de t’écouter”, “Aimerais-tu parler de cela ?”, “Ca m’intéresse de savoir ce que tu penses”, “Tu n’as pas l’air en forme ?”. Ces phrases mettent en confiance, sans forcer pour autant la parole.

5- Ecouter, c’est reformuler :

C’est essayer de dire de manière synthétique ce qu’une personne vient d’exprimer – “Si je comprends bien…”, “Tu veux dire par là que…”, “en d’autres termes…”, “tu as l’air inquiet”.

Toutes ces reformulations peuvent sembler parfois “perroquet” mais il est démontré qu’elles sont très puissantes car en se faisant le reflet de ce que votre interlocuteur vous dit, celui-ci se sent entendu, existé et respecté.

Utiliser la reformulation des faits énoncés, des sentiments, du problème permet à votre interlocuteur d’entendre ce qu’il vient de dire. Vous lui ouvrez ainsi le champ du sens qu’il donne aux événements, vous l’aidez à se construire, à y voir plus clair : “se faire reprendre comme ça devant tout le monde, c’est vraiment humiliant”, “je vois que cette situation est très éprouvante pour toi”… Et on s’arrête là !!!

On résiste à la grande tentation de rajouter tout de suite derrière un conseil (“tu devrais…”), une question avec un pourquoi (“mais pourquoi tu ne lui as pas répondu que… ?), une phrase moralisatrice (“tu en verras d’autres tu sais”, “c’est ça la vie”…) ou encore une phrase qui nie ou minimise les faits (“ne te mets pas dans cet état !”, “ce n’est pas grave”…).

6- Ecouter : l’écoute active ou écoute empathique :

L’empathie est la capacité de capter ce que voit et ressent notre interlocuteur. Elle lui permet de se sentir accepté comme il est (et non comme nous voudrions qu’il soit), elle préserve son autonomie et lui montre que nous avons confiance dans sa propre capacité à trouver lui-même ses solutions.

L’empathie n’est donc ni la sympathie (adhésion à autrui), ni la pitié. Elle est antinomique d’évaluation, de jugement, de morale ou encore de conseils.

Accueillir sans porter de jugement. C’est certainement un des exercices les plus difficiles de l’écoute, notre petite voix intérieure étant tellement active !

Ecouter c’est également accepter de se laisser envahir par la sphère de l’autre, et donc de prendre le risque d’être bousculé dans nos valeurs, d’être surpris, d’être en désaccord, voire d’être bouleversé. Faire preuve de compréhension en se mettant non pas à la place de votre interlocuteur (on ne peut jamais être à la place de quelqu’un) mais en se plaçant à côté de lui pour mieux appréhender sa vision des choses : “Que voit-il?”, “Quels sentiments l’animent ?”, “Quels besoins sont insatisfaits ?”.

L’écoute empathique

L’écoute empathique est l’attitude idéale pour favoriser l’expression d’autrui..
Selon Carls Rogers, trois conditions sont nécessaires pour y parvenir :

– être en congruence : « être vrai», c’est à dire être aligné avec ses valeurs. Cela suppose de se connaître pour savoir ce qui nous habite, nous motive, nous émeut et savoir comment nous allons réagir face à l’autre. S’accepter tel qu’on est pour accepter l’autre tel qu’il est.

– Faire preuve d’une considération positive inconditionnelle, c’est à dire considérer l’autre comme ayant nécessairement des éléments positifs en lui.

– Avoir une présence empathique qui part du cœur car elle est intuitive. C’est être un miroir chaud, fidèle, sans exagération, ni minoration. C’est accepter l’autre sans vouloir mettre la main sur lui.

Les bienfaits d’écouter

L’écoute est le préalable de la communication.

L’écoute empathique ne signifie pas :

– Faire parler, approuver ou excuser la personne
– Guérir ou rendre tout de suite plus heureux
– Juger, conseiller

L’écoute empathique permet de :

– Rentrer en relation et maintenir le lien (très utile avec les adolescents).
– Donner les premiers soins émotionnels (accueillir des émotions).
– Marquer la confiance (“je t’accepte comme tu es”)

Une bonne écoute peut donc répondre à notre besoin d’exister et d’être respecté. En libérant les émotions, elle favorise le retour à la sérénité et à la raison. Enfin, elle renforce la qualité des relations en créant un sentiment de confiance et de sécurité.

En Bref

  • 1- Ecouter, c’est savoir se taire !
  • 2- Mais aussi écouter, c’est savoir être disponible : disponible physiquement (être présent par le corps) et psychiquement (mettre de côté ses jugements et son envie de parler, de soi notamment !).
  • 3 – Enfin, écouter, c’est créer du lien pour vivre un moment de qualité.

Allez hop je me lance !

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