Archives des être heureux - 2 minutes de bonheur

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Je découvre les vertus de l’effort

L’effort une contrainte ou une source de bien-être ?

Parfois, j’ai l’impression que mon quotidien se résume à liste de “to do”. Je dois tout le temps faire des efforts pour prendre sur moi, pour continuer à avancer, pour faire tourner le quotidien. Pourquoi est-ce que je m’impose tous ces efforts ? L’efforts est-il seulement contraintes et obligations ou peut-il être source de bien-être ?

L’effort est partout

Toutes les sphères de notre vie sont envahies par les efforts

Dans la petite enfance, nous avons appris à faire des efforts pour finir notre assiette ou terminer nos brocolis, pour mettre nos chaussures seuls ou encore pour apprendre nos tables de multiplication et rapporter de bons bulletins. Puis, l’effort a investi peu à peu le champ des relations humaines. Comme essayer d’être gentil avec nos frères et sœurs, écrire une lettre à sa marraine, dire bonjour/merci. Une fois adulte, nous faisons des compromis en couple. Nous faisons l’effort de composer avec les défauts de notre partenaire. Et puis, le monde du travail qui exige aussi son lot de dépassement de soi-même. Quand on est sportif, les efforts fait pour se maintenir émir au niveau.  Comme vous le constatez, le tableau de nos efforts est bien rempli ! 

Nous accordons plus de valeur à ce que nous faisons nous même

Au-delà de toutes ces situations qui nous forcent à nous dépasser, vous est-il déjà arrivé de constater que vous accordiez systématiquement plus de valeur à quelque chose sur lequel vous avez beaucoup travaillé ? Etes-vous familier de l’adage « No pain, no gain » ? Etes-vous plus touchée par un cadeau fait maison que par un cadeau acheté ? Avez-vous ce réflexe de penser que quelqu’un qui travaille beaucoup est plus intelligent, important ou intéressant que quelqu’un qui travaille moins ? Si oui, sachez que vous n’êtes pas le seul. Ce biais cognitif a été démocratisé sous le nom de l’effet IKEA. Ce concept voit le jour en 2011 sous l’impulsion des médecins Michael I. Norton de la Harvard Business School et Daniel Mochon de l’Université de Yale. Ils ont démontré que nous accordons plus de valeur à ce que nous faisons nous-mêmes, une sorte de lien d’affection se créé. C’est ce phénomène qu’exploitent beaucoup d’entreprises qui nous vendent pour un certain prix des produits que nous construisons nous-mêmes, des gâteaux prêts à cuisiner ou encore des kits de couture pour confectionner notre propre garde-robe. 

Profiter du fruit de ces efforts

La justification de l’effort

Revenons un peu aux sources de ce biais cognitif. Pour cela, remontons à 1957. Léon Festinger est un psychosociologue américain décédé en 1989 qui a enseigné notamment à Stanfort et à la New School for Social Research à New York. Il est le père du concept de dissonance cognitive. Alors, la dissonance cognitive se manifeste dans la tension que ressent un individu dont l’attitude ou les comportements ne sont pas cohérents avec ses idées ou ses croyances. D’une certaine façon, c’est le fait de manquer d’alignement entre ce que nous pensons et ce que nous faisons. La dissonance peut notamment trouver sa source dans l’engagement de l’individu dans une activité désagréable pour atteindre son objectif. Cette activité déplaisante génère un inconfort psychologique, une sorte de malaise que chacun cherchera intuitivement à réduire. Or, selon Festinger, les individus ajusteraient a posteriori leurs croyances ou leurs idées pour justifier leur comportement. L’homme rationalise après coup. En d’autres termes, pour obtenir ce que vous voulez, vous vous êtes infligé une certaine dose de souffrance. Pour vous justifier a posteriori, vous réévaluez à la hausse la valeur du résultat obtenu. C’est ce que l’on appelle la justification de l’effort

L’expérience de Aronson et Mills

Une expérience très intéressante d’Aronson et Mills en 1958 l’a démontré.  Ils ont confronté deux échantillons de personnes souhaitant rejoindre un même club. Le premier échantillon dut faire peu d’effort pour rejoindre le club tandis que le deuxième dut passer par un parcours plus difficile avant d’accéder eux aussi au club. La première activité proposée par le club fut résolument dénuée d’intérêt et ennuyeuse. Et pourtant, lorsque les chercheurs interrogèrent les deux groupes, le groupe qui avait produit le plus d’effort pour accéder au club présenta un niveau de satisfaction très élevé et beaucoup plus élevé que l’autre groupe. Inconsciemment, ils justifiaient la peine qu’ils avaient eue pour l’intégrer. C’est ce même mécanisme qui s’exprime notamment dans le bizutage. La fraternité qui propose le bizutage le plus corsé est souvent la plus populaire aux yeux des étudiants. 

Le sacrifice et l’effort

Ce biais cognitif de justification de l’effort dont nous sommes imprégnés nous pousse parfois à creuser nos efforts encore et toujours plus. La frontière avec le sacrifice n’est plus très loin. C’est ce sportif qui continue de courir malgré sa blessure, ce couple qui essaie de sauver vaille que vaille son mariage, ce salarié qui accepte toujours plus de dossiers et se laisse glisser sur le chemin du burn-out. Ici, l’effort est une forme de justification de la souffrance. C’est ok d’avoir mal si c’est pour la bonne cause. Mais dans toutes ces situations, quelle est la valeur produite par l’effort ? Faut-il continuer ? Dans « no pain, no gain », il y a t-il toujours l’espoir d’un gain supérieur ?  

Accepter la vie qui nous est donnée

Pour profiter du fruit de notre labeur et de nos efforts nous pouvons trouver un équilibre entre acceptation de la vie et l’effort pour l’améliorer. C’est notre principal rempart contre l’acharnement et le sacrifice. En d’autres mots, nous pouvons goûter les bienfaits de ce que nous réalisons à force de volonté tout en acceptant nos limites. 

Le soleil des Scorta

Je pense alors à toute une littérature un peu fataliste qui s’attache à démontrer que malgré tous leurs efforts, les héros sont rattrapés par leur destin. Cette trame se développe notamment dans le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Sublime roman qui nous transporte sur les traces de la famille Scorta, une famille d’italiens besogneux qui portent le poids de leur lignée et essaient de s’élever au-dessus de leur très modeste condition. Leur but est de transmettre un maigre héritage pour les générations suivantes. Leur vie de labeur pourrait les résoudre à la fatigue et à la douleur mais ils sont comme l’Italie : solaires et joyeux. Au fil des pages, le lecteur comprend que leur joie leur vient de leur abandon à la vie, au destin, à ce qui leur est donné. Ils ont accepté qu’ils ne pourraient pas tout changer. Ils ont su profiter de ce qu’ils avaient déjà et se contenter du confort minimum qu’ils ont pu aller chercher au prix de leurs efforts. C’est ce qui leur apporte apaisement, félicité et une paix intérieure. 

Chaque page est un bijou, je pourrais citer le roman en entier mais j’aime particulièrement cette citation « Il avait couru après l’argent. Il avait travaillé jusqu’à ce que ses nuits ne soient pas plus longues que ses siestes. Mais oui, il avait été heureux. Son oncle Faelucc lui avait dit un jour : « Profite de la sueur ». C’est ce qui lui était arrivé ». Je lis deux enseignements : l’effort est une source de joie mais le lâcher-prise, l’abandon ne nuit pas. 

La genèse de l’effort

Comment je gère l’effort dans un monde hédoniste ?

Nous vivons dans une ère hédoniste qui a anéanti de nombreuses sources de frustration, l’ère du « tout, tout de suite », dans laquelle l’effort et le temps long sont les parents pauvres. L’autre jour, une amie me racontait comme elle avait été dépourvue devant son ado qui refusait de lire une des œuvres complètes au programme de son bac de français au motif que le résumé est sur internet et qu’il lui avait permis de très bien saisir les grandes lignes du roman. Le jeune homme opposait de bonne foi à sa mère « Mais pourquoi est-ce que je me donnerais du mal alors que ça peut être facile ? » 

Et pourtant, l’effort est une tension, un élan vers un progrès. C’est le mouvement qui nous permet de nous élever au-delà du donné. Un effort implique donc une résistance, un combat contre un obstacle. C’est par exemple ces 42 kilomètres de course qui vont mettre mes muscles à rude épreuve et qui laisse le marathonien rincé et épuisé, voire claudiquant. C’est aussi ce problème de mathématiques que je ne sais pas résoudre et qui va me demander beaucoup de créativité. 

Qu’en dit la psychologie positive ?

Martin Seligman, notre professeur de psychologie américain fait la différence entre plaisir et effort. Le plaisir est une source d’émotions positive furtive et temporaire. Le plaisir une expérience positive sur le moment mais qui ne contribue pas au bien-être durable. La gratification, en revanche, est un vecteur fort de bonheur. Martin Seligman a lui-même développé des expériences qui démontrent que c’est un puissant bouclier contre la dépression. En effet, une tâche relativement difficile nécessite que nous mettions nos forces et nos compétences an action. Faites un petit détour par notre bulle de bonheur #24 Je reconnais mes talents pour identifier vos compétences. 

Mihali Csikszentmihalyi le psychologue hongrois, le père du flux podcast #91 a étudié les effets de la gratification que nous recevons de nos efforts sur deux populations de 250 adolescents. Les uns avaient un fort niveau de flux donc une plus forte propension à se dépasser et les autres uns plus faibles. Ses conclusions sont édifiantes. Les adolescents au faible niveau de flux ont plus de chance de développer des comportements apathiques ou de faire des dépressions que les autres. Plus tard, les ados qui ont le plus haut niveau de flux sont ceux qui poursuivent leurs études, entretiennent des relations matures et solides. Ce sont ceux qui s’approchent le plus du bien-être durable. Instinctivement, nous recherchons le plaisir, nous évitons les activités qui peuvent nous causer une légère souffrance ou un quelconque inconfort. Alors que ce sont précisément ces activités qui nous rendent heureux. 

Les bienfaits que nous apportent nos efforts

L’effort nous pousse au dépassement 

L’effort nous pousse à vaincre une résistance ou à dépasser un obstacle.  Nous allons déployer nos forces, nos talents pour venir à bout de ce qui nous empêche d’atteindre notre objectif. L’effort représente une révélation de nous-même. Par exemple, certains alpinistes vont trouver des ressources inespérées en eux pour atteindre un sommet. Plusieurs fois, ils souhaiteront abandonner et pourtant, ils finiront par l’atteindre. D’autres vont aussi faire preuve de créativité pour trouver un nouveau moyen de réaliser leurs objectifs. Je pense aussi à ces couples que je vois en consultation qui semblent dans une impasse. Ils ne trouvent plus au quotidien de sources de joie à deux, sont parfois fatigués de l’état de leur relation. Je sens parfois que leurs efforts pour mieux communiquer et retrouver le chemin de l’apaisement sont infructueux. Je leur conseille alors de faire preuve de fantaisie, de chercher à rompre la routine pour recréer de la magie dans de bons moments ensemble. Croyez-moi quand je vous dis que ça leur demande aussi beaucoup d’efforts. C est aussi celui qui s acharne a retrouver une force physique après un accident ou un cancer. 

L’effort ré-introduit la frustration, l’attente.  

Cette attente nous semble parfois interminable car nous sommes bien entraînés aux plaisirs rapides et immédiats. En fait, les succès qui s’exposent sur les réseaux sociaux ou à la télévision nous laissent penser que tout est à portée de main et que tout est du. L’effort nous fait éprouver la distance ou la durée qui se tient entre nous et notre objectif. Et parfois, c’est ce qui nous permet de réinterroger notre objectif. L’effort peut nous inviter à remettre en question les raisons qui nous ont poussées à nous lancer et ainsi nous reconnecter à nous-mêmes. Encore une nouvelle étape de révélation à soi-même.

En exemple, ça donne quoi ?

Par exemple, je me lance dans un régime. Au fur et à mesure, ma volonté diminue, mes efforts créent plus de souffrance que de bénéfices. Alors, je peux réinterroger mes objectifs, les confirmer alors je peux utiliser la méthode WOOP Cf podcast 81. Ou alors, je peux réaliser que je ne me trouve pas si grosse que ça. Ce qui me dérange c’est plutôt de ne pas être aussi fine que mon amie ou bien de subir les regards de ma famille sur la plage. Mais moi je m’aime bien comme ça, cet effort ne correspond pas à une réelle aspiration intérieure. 

Autre exemple, je peux penser à tous les efforts que je fais pour entretenir la relation avec mes parents. Je mets parfois un mouchoir sur des petits réflexions pour lesquelles je me vexais il n’y a pas si longtemps, je compose avec leurs contraintes ou leur indisponibilité, je me bats avec mes croyances sur ce qu’ils pensent de moi. Je remarque que notre relation se nourrit alors du positif et qu’elle s’apaise. Que nous arrivons de partager d’excellents moments ensemble tout en nous disant les choses vraiment importantes avec plus de douceur. Je constate combien cette relation adoucie me rend plus heureuse et m‘allège d’un poids, combien mes efforts valent la peine. 

L’effort est une source d’estime de soi 

D’autre part, Apprendre à se dépasser soi-même, en déployant nos talents, en venant à bout de nos obstacles, nous prenons conscience de nos capacités. Nous sommes fiers de nous-mêmes et nous sommes capables de continuer à progresser car nous nous faisons confiance. Une bonne piste de dépassement de soi consiste à identifier sa zone de confort pour chercher à en sortir progressivement. Notre Bulle de bonheur #57 vous aidera à comprendre pourquoi et comment. La confiance podcats #7 est un cercle vertueux : plus j’en ai, plus je me pousse, plus j’en acquiers et ainsi de suite. Plus j’ai de confiance en moi, plus je suis résilient et mieux je sais accueillir l’échec en y lisant une source d’apprentissages podcast #34 je dépasse mes échecs. Par exemple, lorsque nous accompagnons nos enfants sur le chemin de l’autonomie (notamment les petits), nous ne cherchons pas seulement à déléguer nos petites tâches de mamans, nous les accompagnons aussi pour qu’ils prennent conscience de leurs capacités, qu ils essaient et qu ils réussissent. Nous leur donnons aussi l’impulsion pour continuer à en développer de nouvelles. 

L’effort apporte du sens à nos actions

Il est important de se motiver et pour ce faire, de visualiser le résultat à atteindre. Grâce à cette visualisation, rappelez-vous, nous vous en avons parlé dans notre Bulle de bonheur #81 Je reste motivé grâce au WOOP, nous anticipons la joie de l’accomplissement. La joie podcat 9 est un carburant essentiel pour tout ce que nous souhaitons développer. Elle va conditionner notre cerveau pour être plus optimiste et créatif. C’est aussi ce qui va nous permettre d’oser, nous l’avons abordé dans notre Bulle de bonheur #87. Pour activer notre volonté et faire preuve de détermination devant l’effort, nous allons préciser, affiner et confirmer notre aspiration. Il se créé une connexion entre ce que je souhaite profondément, mes valeurs et mes actes, ce qui est porteur de sens. Pour vous poser la question de vos valeurs, vous pouvez aller faire un petit tour par notre Bulle de bonheur #75 J’identifie mes valeurs

Tout acte nécessite l’effort ? 

Pour conclure, nous sommes tentés de penser que puisque l’effort est un exercice porteur de sens qui nous révèle à nous-mêmes c’est qu’il est forcément bon. 

Isabelle Queval, ancienne tenniswoman de haut niveau reconvertie dans l’enseignement et la philosophie, s’est dédiée à la recherche dans le domaine de l’effort sportif. Dans son essai Philosophie de l’effort, elle propose, je cite « une conception de l’effort comme ajustement aux choses, plutôt que comme outil de domination, comme connaissance de soi plutôt que comme dépassement. Il s’agit aussi d’initier un autre rapport au temps, à autrui, à l’environnement ».  Le bon effort serait celui qui nous permet de nous trouver, de nous accomplir en tant que personne. Il est ajusté à nous-même et non à des pressions extérieures et s’intègre dans l’écosystème sans chercher à le dominer à tout prix. Ce serait une connexion à son moi profond qui s’affranchit d’une échelle de performance standard. Le bon effort n’est pas un effort pour repousser toujours plus nos limites intellectuelles ou physiques, dominer les autres ou atteindre le haut du classement. Il est le plein déploiement de notre potentiel pour nous-mêmes, il est un accomplissement de soi pour soi. Un effort moins doloriste, moins brutal et moins compétitif source de joies et de bonheur

Je suis imparfait

Je me sens si imparfait et pourtant, et pourtant j’essaye de bien faire. Accepter d’être imparfait serait d’arrêter d’avoir envie de plus, de mieux ? La perfection s’oppose-t-elle forcément au bonheur ?  Ça me chicotte ! Pourquoi cette envie de mieux faire qui devrait me donner des ailes, m’empoisonne parfois la vie et celle de ceux qui m’entourent ? Pourquoi les échecs me coupent-ils l’envie de prendre des risques ? Faire des efforts et se dépasser, c’est une qualité, et pourtant je suis facilement découragée.  Comment transformer toute cette énergie en carburant po-si-tif ?

Le sentiment d’être imparfait me suit partout

La peur d’être imparfait est-elle liée à la peur de l’échec ?

Faire bien ne me suffit pas. Je suis toujours attirée par plus, et mieux. C’est un peu le complexe de la bonne élève. A force d’avoir été toujours entraînée à réussir mieux, je n’arrive plus à me satisfaire d’une super note qui ferait rêver mes copains de classe.  Je me focalise sur les petites erreurs que j’ai faites au lieu de savourer les 80% de ma copie appréciée par le professeur.  Par exemple, j’ai perdu beaucoup de poids, et au lieu de me féliciter de tous ces efforts, je coince sur les 3 kilos dont il me reste a me débarrasser dans mon monde idéal.

La peur d’échouer

Il y a la performance que je vise, la peur d’échouer même quand je réussis. Et puis, encore la multitudes de petits échecs bien réels qui nous façonnent jour après jour. Et justement, face à un échec, le mien, celui de mes enfants ou de quelqu’un à qui je tiens, j’ai du mal à rebondir. Je me demande ce que j’ai raté, pourquoi je suis si imparfait.e, à quel moment j’aurais pu prononcer une phrase différente et pire je me culpabilise. cf podcast 50. 

En exemple

Pourtant, certaines personnes se laissent moins atteindre : ma voisine s’est fait virer de son boulot il y a 3 semaines et elle rebondit très vite. Passée la surprise, la voilà déjà en train d’organiser des rendez-vous réseau pour son prochain poste.  A l’inverse, un de mes amis a raté son CAPES et ne réussit pas à remonter la pente. Les épreuves et les petits échecs du quotidien jalonnent le quotidien. On observe cependant une variété de réactions face à ces échecs. C’est toute notre posture et notre élan de vie qui entrent en jeu face aux échecs qui peuvent m’aider à discerner si je suis dans la recherche excessive de la perfection.

Le perfectionniste aimerait tout réussir, est ce possible ?

Selon le schéma de réussite que chacun s’est lui-même fixé (ou bien qu’on a reçu depuis tout petit), être imparfait semble impossible. Or, la réalité prouve bien que l’on ne réussit jamais tout parfaitement. Être perfectionniste, c’est parfois vouloir que le chemin menant à nos objectifs soit direct et dépourvu d’obstacles. Pourtant, nous ne pouvons accomplir un sans-faute dans notre vie. Si j’ai l’impression de parcourir un sans-faute, alors il est urgent de m’arrêter pour réfléchir un peu. Car ce refus de l’échec a des conséquences pesant sur notre bien-être et celui de notre entourage :

Etre perfectionniste génère une grande angoisse.

La possibilité d’un échec n’est jamais loin peut-on penser. Vous savez, ces petits “Et si…?” qui nous envahissent. A long terme cela inhibe notre motivation à essayer de nouvelles choses. Je surmonte mes échecs #34

Nier le réel

Je peux nier le réel et peut-être même que je vis sur une sorte de planète idéale. C’est un peu comme si je vivais dans la jungle et que je niais l’existence des lianes, bestioles et autres charmes exotiques qui me forcent parfois à tracer un autre chemin.

Supporter les émotions désagréables

Les émotions qui me traversent lorsque je n’ai pas accompli ce que je désirais sont désagréables. Parfois, je peux ressentir de la déception, de la colère, de la frustration.  Et si j’ai appris à ne pas aimer ces émotions, et bien je fais tout pour ne pas les ressentir à nouveau. En d’autres mots, je fais tout pour ne plus me retrouver en situation d’échec. Pourtant, accueillir les émotions quelle que soit leur couleur me permet de traverser une épreuve beaucoup plus sereinement ! Je nomme mes émotions podcast #5

Ecraser les autres.

Quand j’ai l’impression ou le désir de ne jamais me tromper, peut être qu’inconsciemment j’ai les yeux rivés sur mes propres objectifs et les moyens d’y parvenir.  Ou bien lorsque j’établis les règles qui me conviennent et les critères qui m’arrangent moi et ma personne. Je sors des rapports de force #33

Profiter du présent

J’oublie de profiter de l’instant présent car je reste focalisé sur les résultats. J’y pense même parfois avant de commencer. Et parfois la peur de l’échec me bloque ou me rend agressif. Je savoure l’instant présent #25

Comment accepter d’être imparfait ?

Faire preuve d’humilité avec le Wabi Sabi

Dans l’acceptation d’être imparfait, l’humilité est bien différente de la résignation. Je suis tel que je suis, avec mes forces et mes faiblesses et je suis façonnée par mes réussites comme par mes échecs. Et si je choisissais aussi la simplicité ? Par exemple en adoptant la pensée du Wabi-Sabi, cet art de vivre à la japonaise. Au lieu de chercher à être le meilleur et le plus parfait, je peux au contraire m’attacher à être la version la plus fidèle à moi-même.  On pourrait traduire le courant du wabi-sabi par “l’art de la perfection imparfaite”.  Mais concrètement, que se cache-t-il derrière ce concept branché ?

Etre imparfait, c’est tester le Wabi Sabi

D’abord, les termes utilisés. Le Wabi évoque la solitude, la simplicité, la mélancolie et une pointe de tristesse. Le Sabi représente plutôt la patine des objets, l’altération par le temps de ce qui nous entoure. L’un dans l’autre, se dessinent  la joie des choses simples, la recherche du bonheur dans ce qui est à un instant T. La notion de temps peut évoquer aussi l’amour du temps qui passe et sa beauté. C’est l’acceptation de la marque du temps (mes rides par exemple, la transformation naturelle de ma relation avec mon mari, avec mes amis). Par rapport au temps c’est aussi l’acceptation de l’imprévu et de l’inhabituel avec tout ce qu’ils apportent de déception ou d’écart avec ce que j’avais prévu. On pourrait dire que le Wabi-sabi, c’est la recherche de l’authentique opposée à la course au superficiel et au superflu. C’est ralentir, profiter, aimer. Ensuite, c’est savoir se dégager de relations amicales toxiques, réunir les gens que l’on aime. Enfin, c’est rester sobre et accepter le réel. (Attention, l’acceptation est bien différente de la résignation).

La citation de Marie Donzel

Et pour conclure en citant Marie Donzel, consultante en innovation sociale : “Le wabi-sabi, c’est en quelque sorte un regard simple sur le réel, qui passe par l’acceptation que rien n’est immuable et que les transformations font partie de l’essence des choses.”

Essayer l’optimalisme

L’Optimalisme est un courant  introduit par Tal Ben-Shahar, professeur en psychologie positive à Harvard. Dans son livre L’apprentissage de l’imperfection, le professeur met à jour une version positive et bien plus joyeuse du perfectionnisme. Nous pourrions dire que le perfectionniste est à la recherche de la réussite, en lui sacrifiant notre rapport au réel, et notre équilibre émotionnel.

L’exemple de Tal Ben-Sahar

Il raconte comment, alors étudiant en Israël, il imaginait le bonheur intense qu’il vivrait le jour où il serait champion de squash. Une fois le titre de champion enfin en poche, il vécut une joie immense qui ne dura pas… Tous les effets du bonheur tant espéré s’étaient envolés. Il se sentit totalement abattu, perdu, ne sachant désormais quel sens donner à sa vie. C’est alors qu’il réalisa alors que ce n’était pas l’intensité de nos objectifs qui nous rendait durablement heureux mais la quête d’un équilibre réaliste qui vient de nous-même. Il établit une différence entre être parfait et être heureux. 

L’optimaliste, vient du mot optimal. Il est entièrement dans le réel. Et, dans la vraie vie, nous ne réussissons pas tout, tout le temps. On dirait bien que l’optimaliste intègre totalement les échecs à son schéma de pensée. Il accepte d’être imparfait comme partie prenante de son chemin de réussite. Les échecs sont même inextricablement liés à sa réussite. Pour l’optimaliste, l’échec est un synonyme d’expérience.

Etre imparfait, c’est accueillir le réel

Oser, c’est expérimenter

Les américains ont largement intégré cela dans l’éducation de leurs enfants, à l’école, et dans la vie professionnelle. Rater, c’est surtout une occasion de recommencer quelque chose de nouveau, de différent. D’ailleurs il n’est pas américain, mais vous vous souvenez de ce que dit Churchill à propos de l’échec, dans le podcast J’Ose oser #87.(petit rappel : le succès c’est d’aller d’échecs en échecs sans jamais perdre son enthousiasme). Et enfin, l’échec est souvent bien connu des entrepreneurs aujourd’hui les plus performants. A un moment ou un autre de leur itinéraire, ils ont tous rencontré un ou plusieurs échecs. On raconte même que se frotter au nouveau et a ses contraintes est une de leurs passions. On pourrait citer Steve Job qui a commencé en bidouillant dans son garage. Pour fonder sa société Apple il a même vendu sa voiture !

Savoir se faire confiance

Dans leurs travaux sur l’estime de soi, les chercheurs en psychologie Richard Bednar et Scott Peterson ont établi qu’accueillir le réel avec les risques qu’il représente + la possibilité d’un échec + les conditions qui me sont données = tout cela favorise la confiance en soi. je me fais confiance #6

En effet, être dans un mode de crainte du résultat ou de nécessité de réussite froide me renvoie un message acide. “ tu ne pourras pas encaisser un échec” ou bien “les autres ne te le pardonneront pas’. En d’autres mots, cela me renvoie le message que je ne suis pas capable d’affronter un échec.  A l’inverse, quand je me lance un défi en acceptant le risque que cela implique, je me dis à moi-même “tu es suffisamment résistant pour encaisser un éventuel échec”.

L’exemple de K. Rowling

L’auteure de la série Harry Potter, dans un discours prononcé à Harvard en 2008, lors de la remise des diplômes, évoque les vertus de l’échec. « L’échec a été pour moi une façon d’éliminer le superflu. Cela m’a libérée parce que ma crainte majeure s’en trouvait réalisée et que j’étais toujours vivante, j’étais toujours une petite fille que j’adorais, plus une vieille machine à écrire et de grandes aspirations. J’avais touché le fond, et ce fond, ce seraient les fondations sur lesquelles j’allais reconstruire ma vie. L’échec m’a donné un sentiment de sécurité que je n’avais jamais ressenti en réussissant mes examens, et m’a appris sur moi-même des choses que je n’aurais pas pu apprendre autrement. J’ai découvert, par exemple, que j’étais doté d’une volonté de fer et beaucoup plus disciplinée que je ne le pensais ; je me suis aussi aperçue que j’avais des amis précieux comme des diamants. Prendre conscience que l’échec vous a rendu plus fort et plus lucide, c’est savoir que, désormais, vous serez sûr de vous en sortir. On ne peut pas véritablement se connaître soi-même, ni éprouver la solidité de nos attaches, si l’on n’a jamais franchi l’épreuve de l’adversité. »

Etre imparfait, c’est affronter l’échec

Donc la seule manière d’affronter l’échec est de le reconnaître ! Et plus on apprend tôt à négocier ces virages et mieux on est préparé à aborder les obstacles qui jalonnent notre chemin.

Prenons l’exemple de mon enfant qui a raté une compétition. Au lieu de dire que c’est la faute de l’arbitre, je peux réfléchir avec lui sur les réussites du match et les points à ne pas recommencer. Autre exemple : quand j’ai manqué un contrat. Au lieu que ce soit la faute de mon interlocuteur ou de la conjoncture, je peux analyser les arguments que j’aurais pu amener autrement. De tous nos échecs nous pouvons grandir

La bienveillance est la clef de voûte de l’imperfection.

Bienveillance face à moi-même, bienveillance face aux autres, face à mes collègues, face à mes enfants. Si je pense Wabi-sabi, je me dis que savourer ce que j’ai déjà est primordial.  Préserver un climat de travail, familial ou amical agréable est la première manière de faire du bon travail, de transmettre nos valeurs, d’éduquer et de s’accepter imparfait

Une action pour accepter son imperfection : Piochez une carte 2 minutes ensemble ! et repenser à un défi que vous avez relevé, Réfléchissez à ce que vous en avez appris, et à comment ça a contribué à votre évolution personnelle !

Je m’émerveille !

C’est l’émerveillement ! La terre débouche tout à coup sur l’eau à perte de vue. Un matin, sans crier gare, la rue est recouverte de neige tombée durant la nuit et tout semble paisible et immuable. Assise sur un banc dans un jardin public, j’entends les oiseaux chanter, occuper l’espace du ciel et des arbres et cela semble être la première fois que leur présence est si réelle. 

Quelque chose de similaire vous est déjà arrivé ?

C’est quoi l’émerveillement

Il y a comme un étonnement dans l’émerveillement, une rupture d’évidence qui, parfois, nous éblouit. D’abord, l’émerveillement c’est peut-être, un regard… presque naïf, immédiat… posé sur le monde, la nature, l’humanité, mes proches, moi-même et ma propre vie, non pas la vie comptée en jours mais celle que je sens battre au-dedans.

« L’émerveillement est un sentiment d’admiration mêlée de surprise »

nous dit le dictionnaire. L’émerveillement est spontané, inattendu. Pour commencer, il me saisit dans l’instant présent, il me fait sortir de moi-même, me ramène au réel. Ensuite, Mon esprit « s’immensifie » et mon coeur se dilate. Par exemple, je suis concentrée sur mes soucis domestiques et me voici tout d’un coup plongée dans la vie elle-même. Comme par magie. Une fois estompé, l’émerveillement laisse derrière lui une sensation de satisfaction sans mélange dont le souvenir m’imprègne avec clarté et me rassérène. 

L’émerveillement est « un sentiment d’humilité devant le merveilleux et une appétence pour l’aventure de la vie ».

Une bien jolie phrase du  psychologue allemand Kirk J. Schneider. En réalité, l’émerveillement, c’est le regard de l’enfant qui voit quelque chose pour la première fois et ne cesse de le regarder chaque fois comme pour la première fois. En vrai, qui n’a jamais raccompagné un enfant de l’école l’après-midi, s’agaçant de ses arrêts multiples devant chaque feuille d’arbre ? Brindille ? Caillou ? Poussière ? Lignes dessinées au sol par les pavés du trottoir ? Tout compte fait, le monde l’absorbe tout entier et ses sourires peuvent m’agacer ou m’absorber tout entier à leur tour. 

S’émerveiller, c’est capter un moment furtif

Depuis toujours hommes et femmes qui s’émerveillent tentent de capter ce sentiment évanescent qui ne cesse de se présenter à eux et de leur échapper. En fait, dans les traditions spirituelles et religieuses, l’émerveillement, en me déconnectant de mon « moi »égoïste, me permet de me connecter à l’universel et à l’infini, au divin.

Enfin, d’un point de vue philosophique, « l’étonnement, cet état qui consiste à s’émerveiller, c’est le sentiment tout à fait caractéristique du philosophe » écrit Platon, c’est le point de départ nécessaire à tout questionnement sur le monde, à toute rêverie.

Les  conditions favorables à l’émerveillement. 

Comment faire pour entretenir ce regard d’admiration et de surprise, de gratitude et d’innocence sur le monde qui m’entoure ? Comment m’ouvrir à cette « puissance d’émerveillement » en moi ? 

Je suis responsable de mon émerveillement

Tout d’abord, en français, le verbe s’émerveiller est un verbe pronominal et cette forme est essentielle. Ce n’est pas le monde, ce ne sont pas les gens qui sont responsables de mon émerveillement, c’est moi-même. Si, je décide de me laisser la possibilité de m’émerveiller. Alors, il ne s’agit pas de comptabiliser les qualités admirables d’un proche, d’un paysage ou d’une situation mais de libérer en moi cette capacité d’accueil de la rareté et de la valeur de ce que je regarde et vis.

L’émerveillement est un état d’esprit

« Être vivant c’est apprécier la valeur inestimable de la vie humaine et en faire quelque chose car sinon c’est comme arriver dans l’ile des joyaux et en repartir les poches vides » nous disent Christophe André, Matthieu Ricard et Alexandre Jollien dans leur ouvrage « A nous la liberté ».

L’émerveillement commence par une disposition d’esprit. Ainsi, dès le réveil, je peux mettre en place un rituel qui me permet de bien commencer ma journée. Je me focalise sur ce que j’aime. Pour certains, cela rimera avec câlins, pour d’autres avec un petit déjeuner qui ouvre les papilles, certains mettent la musique fort et engrangent de l’énergie, certains encore prendront une douche brûlante.

Et vous, quel est votre feel good matinal, ce petit « truc » en plus qui vous met des papillons dans les yeux et vous permet de vous émerveiller ? 

S’émerveiller, c’est admirer les personnes

En réalité, voir en l’autre quelque chose que je n’ai pas, reconnaître, un peu, ma propre insuffisance et la grandeur de l’autre.

S’émerveiller de son conjoint, de ses enfants, de ses collègues, de ses voisins. S’émerveiller les uns les autres. Puis, valoriser la confiance et l’amitié. Et voir le meilleur de chacun remonter à la surface. Un exercice parfois périlleux quand l’énervement est là ! Il est si facile de se focaliser sur les manques des personnes avec lesquelles je vis que j en oublie de continuer à admirer de leur talent.

S’émerveiller, c’est admirer la nature

La nature peut alors nous ouvrir un chemin vers l’admiration. Ne dit-on pas admirer un paysage ? En effet, les chercheurs ont constaté que les passants qui marchent devant une longue façade en béton ou en verre fumée ressentent moins d’émotions. En fait, ils sont d’humeur plus maussade que lorsqu’ils parcourent des espaces verts, une avenue bordée d’arbres ou un parc par exemple, a fortiori un espace naturel. Là, leurs émotions et leurs humeurs deviennent positives. Cette affinité innée avec la nature s’appelle la « biophilie », elle a été énoncée par le biologiste Edward O. Wilson. Pourquoi ne pas s’en inspirer et écouter d autres épisodes de Bulles de Bonheur lors d’une promenade en forêt ?

S’émerveiller, c’est un apprentissage

Un apprentissage qui prend du temps !

Point important, s’émerveiller a beau être accessible à tous en toute circonstance. Il s’agit aussi d’un apprentissage qui requiert du temps. Quand, j’ai pris l’habitude de réagir à certaines situations données de la même façon – ou presque – chaque fois. Cela s’appelle un automatisme mental et ce mécanisme ne laisse pas beaucoup de place à la surprise et à l’étonnement… c’est comme si je m’étais enfermée toute seule dans une toute petite boîte.

Par exemple, face à mon conjoint qui chaque matin dépose ses chaussettes dans le coin de la salle de bain alors que le panier de linge sale se trouve sur le palier, j’ai pris l’habitude de m’agacer. Et même si ce matin je me sens d’excellente humeur, aimante de cet homme à mes côtés et bien là, non… c’est trop… mon cerveau est branché sur pilote automatique et pif, paf, pouf… Alors, chaussettes égale agacement, je maugrée, le soleil dehors a disparu et les enfants crient et comme d’habitude, c’est « toujours la même chose »…  Vous connaissez ? Rions Mesdames Messieurs ! Notre cerveau est plastique. Il se formate et se re-formate en fonction de nos agirs.

Sortir du pilotage automatique

Devant une situation donnée, plutôt que de réagir immédiatement et automatiquement, reprenons notre liberté intérieure, et apprenons à choisir une réponse appropriée. Pourquoi ne pas cultiver la gratitude (cf podcast #20) commencer un cahier de gratitude. Par exemple,  dire merci tous les jours pour mille et une petites choses qui se sont bien passées. Ou encore,  laisser ce regard positif prendre le pas sur le négatif et changer peu à peu de regard. Cf podcats #35 je pratique la pensée positive. Je peux aussi prendre le habitude de dire 3 mercis par jours. Podcast #11. Plutôt que de se concentrer sur les chaussettes échouées dans le coin de la salle de bain, je peux me concentrer sur le café que m’a prépéré mon chéri. Il s’agit de créer une nouvelle habitude. 

« l’émerveillement est facilité par la disponibilité mentale. »

Nous dit Christophe André, psychiatre français.En fait, il s’agit ici cette fois de créer de l’espace pour accueillir l’inattendu. Autrement dit quitter ce petit vélo dans la tête qui ne cesse de pédaler, vous savez, celui qui vous rappelle qu’il faut…  payer la facture d’électricité, répondre aux e-mails, inscrire les enfants à leur activité, organiser la soirée d’anniversaire, préparer les sacs pour le week-end, remplir la déclaration d’impôts, refaire son CV, prendre des nouvelles de sa grand-mère, plier le linge, faire les courses, etc. En réalité, le flux d’informations qui nous assaille est tel qu’il est aisé de s’y engouffrer et de s’y perdre. Nous n’avons plus de disponibilité pour ressentir. Sentir. Imaginer. Constater. S’étonner.

La méditation pour recréer de la disponibilité mentale 

En fait, de nombreuses techniques somatiques existent, parmi elles, la méditation. Basée sur la respiration et les sensations, la méditation permet par un retour en soi, de revenir à ici, maintenant. En fin de compte, je ne fuis pas dans la nostalgie du passé ou dans un futur fantasmé. Mais, mes pensées ne vagabondent pas d’un impératif ou d’un sentiment à l’autre. Je sens le soleil briller, je vois les arbres pris au vent, je sens mes pieds au sol et mon coeur bat, j’entends la voix d’un enfant au loin.

Etes-vous tentés ? On essaye ? C’est parti. 

Exercice de médiation

Installez-vous dans votre fauteuil, votre canapé ou au sol dans une position confortable Fermez les yeux. Inspirez calmement, sentez votre ventre se gonfler et se dégonfler lorsque vous expirez, tel un ballon de baudruche qui se gonflerait et se dégonflerait depuis l’intérieur de votre corps. Votre esprit se focalise sur ces mouvements d’inspiration et d’expiration, votre respiration devient consciente d’elle-même. Si une pensée traverse votre esprit, laissez-la venir et laissez-la repartir. Restez concentrés sur ce va et vient du souffle, sentez vos mains sur vos genoux, votre tête flottant au-dessus de votre cage thoracique grande ouverte. Si des émotions émergent, laissez-les venir, et repartir. Votre bassin est ancré dans le sol. Votre respiration trouve son propre rythme. Lorsque vous ouvrez à nouveau les yeux, le monde vous apparaît différent, nouveau. Beau.

Comment vous sentez-vous ?

Les vertus de l’émerveillement

Prêt à vous émerveiller ? Les vertus de l’émerveillement sont multiples et agissent au quotidien. Ne nous en privons pas !

Les sentiments positifs

Tout d’abord, les sentiments dits positifs -la gratitude, l’empathie, la bienveillance – n’ont plus rien à prouver quant à leurs effets bénéfiques sur la personne qui les expérimente. Tout d’abord, les neurosciences nous enseignent leur importance dans le développement du cerveau d’un enfant et la plasticité de celui d’un adulte. Puis, les hormones secrétées dont l’endorphine, dite hormone du bonheur, nous rappellent que nos joies quotidiennes dépendent tout autant de notre regard posé sur les événements que des événements eux-mêmes. Pour finir, l’émerveillement rejoint ces sentiments positifs désormais répertoriés par les sciences du « well being ».  En somme, si nous voulons être heureux, soyons bons nous disent-elles.

La banalité du bien c’est aussi l’émerveillement

Pour commencer, face au désenchantement du monde qui diffuse souvent mauvaise nouvelle sur mauvaise nouvelle. L’émerveillement nous rappelle « la banalité du bien ». Par contre, dans l’immense majorité des cas, les hommes sont bons. En fait, là où le désenchantement limite et enferme, l’émerveillement ouvre à l’immensité et aux possibles. Mais aussi, là où le désenchantement craint et instaure la méfiance entre les êtres, l’émerveillement jubile, espère et engendre la confiance. Enfin, là où le désenchantement me fait me sentir seul et désemparé, l’émerveillement – de la nature en particulier – fait grandir en moi un sentiment d’adéquation avec le monde. Ca fait du bien non ?

« Il y a une beauté symbolique aussi bien que réelle dans la migration des oiseaux, le flux et le reflux des marées, le bouton de fleur prêt au printemps. Il y a quelque chose qui guérit incommensurablement dans les refrains de la nature : c’est l’assurance que l’aube vient après la nuit et le printemps après l’hiver », nous dit Rachel Carson, biologiste et écologiste américaine.

L’émerveillement améliorent notre santé physique

En fait, les sentiments positifs améliorent également notre santé physique : des études sur la gratitude ont montré que les personnes qui expérimentaient la gratitude vivaient plus longtemps que les autres.

L’émerveillement joue un rôle au niveau social

Par ailleurs, une série d’études réalisées par des psychologues américains en 2015 a mis en évidence quelques vertus insoupçonnées de l’émerveillement au niveau social. Par conséquence, l’émerveillement magnifie l’altruisme, les comportements pro-sociaux et la générosité. En dernier lieu, il permet de se situer dans un contexte physique et social plus vaste et renforce ainsi le sentiment d’appartenance, le désir d’engagement collectif et la coopération. L’émerveillement,  ouvre l’esprit permettant d’accepter ce qui dépasse l’entendement habituel. 

« Habités par l’émerveillement » nous dit Matthieu Ricard dans son livre titré « L’émerveillement », « nous perdons le sentiment d’être au centre du monde. Nous avons le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand que nous et devenons davantage concernés par les questions mondiales qui transcendent l’individu. L’émerveillement, nous disent les chercheurs, réduit l’individualisme et l’apitoiement sur soi ». Incroyable non ? 

Pour finir

D’ailleurs, non seulement l’émerveillement a un effet bénéfique sur ma santé propre, émotionnelle, affective et physique, mais il est également un moyen de remédier aux misères du monde. 

« L’émerveillement est spacieux », nous dit encore Mathieu Ricard. « Il ne fragmente pas, ne classe pas, ne discrimine pas, n’ajoute pas de jugements biaisés à la réalité ni aucune autre fabrication mentale. Il laisse le monde apparaître tel qu’il se présente dans sa simplicité naturelle, l’infiniment grand comme l’infiniment petit, l’immensité du ciel étoilé comme le cheminement d’une fourmi sur un rocher. » 

Enfin, l’émerveillement unifie, l’émerveillement m’unifie. Moi et mon environnement, moi et les autres, émerveillés ensemble devant un objet commun : la vie elle-même. 

En bref !

  • l’émerveillement est un sentiment d’admiration mêlé de surprise, 
  • L’émerveillement est accessible à tous en toutes circonstances avec un peu d’entraînement  ;
  • l’émerveillement est un formidable antidote au désenchantement.

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