Archives des intuition - 2 minutes de bonheur

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Je reste motivé avec le woop

Etre motivé

Dans notre Bulle de Bonheur #35 « Je pratique la pensée positive », nous vous avions parlé de la puissance de la pensée positive.

L’approche a démontré que dans l’esprit humain, entre imagination et volonté, c’est l’imagination qui l’emporte.

Pour schématiser, l’esprit optimiste récolte du positif. Ou en tous cas est capable de percevoir le positif dans les conditions sur lesquelles il n’a pas le contrôle. Cela influence nos émotions, notre énergie et notre moral et ça nous pousse à réaliser du positif.

A l’inverse, un comportement pessimiste génère le risque d’attirer des choses désagréables ou en tous cas, de les percevoir comme telles. 

Etre motivé pour réussir

Autrement dit : il est plutôt conseillé de s’imaginer réussir que de se préparer à échouer. Le mental influence la réalité. 

Votre projet est de décrocher votre job de rêve ? Etre motivé dépendra plus de votre capacité à vous projeter dans ce poste que de votre volonté.

Travaux sur la motivation

Sur cette base, les chercheurs ont développé le concept de visualisation. C’est un outil efficace de créativité pour se motiver. La visualisation fait appel à tous vos sens pour vous projeter dans le résultat que vous cherchez à atteindre.

Par exemple, si vous souhaitez devenir influenceur. Vous allez vous imaginez recevoir plein de commentaires positifs sur les plateformes d’écoute. Des avis qui reconnaîtront la justesse du ton employé, qui salueront la diversité des sujets.

Vous imaginerez la joie des auditeurs qui se sont mis en action après avoir écouté un podcast.

Je me projette aussi dans la joie de chercher les sujets, de faire des recherches.

Vous allez essayer d’anticiper votre joie et votre fierté, celle de vos proches peut-être aussi.

La visualisation est un excellent outil pour élargir le champ des possibles et envisager la meilleure version de vous-même.

Elle vous apporte une bonne dose de motivation et d’énergie. Et pourtant souvent ça ne suffit pas pour passer à l’action. Comment ça se fait ! 

Changement de regard 

Des tests scientifiques sur la motivation

Gabriele Oettingen, chercheuse et psychologue allemande, s’est justement penchée sur cette contradiction. Spécialiste de la motivation et du changement comportemental, elle a voulu tester scientifiquement l’efficacité de la visualisation à moyen/long terme.

Or, elle a été surprise de tirer des conclusions contre-intuitives.

Par exemple, selon ses études, les femmes qui fantasmaient le plus fort à propos de leur perte de poids et qui semblaient les plus galvanisées sont celles qui ont perdu le moins de kilos.

Autre domaine, celui des études et de la transition vers le monde du travail. Les étudiants qui rêvaient le plus de grandeur et de réaliser leurs ambitions sont ceux qui ont envoyé le moins de CVs et qui ont décroché les jobs les moins bien rémunérés.

Très éclairant également. Dans le domaine médical, sur une population de patients ayant vécu une opération de remplacement de la hanche. Eh bien, plus les patients s’imaginaient récupérer rapidement, moins c’était le cas. En fait, 2 semaines après l’opération, ils étaient capables de faire moins de pas que les autres patients.

En conclusion, la visualisation seule a des limites et serait contre-productive.

Dans son livre Rethinking positive thinking, Gabriele Oettingen démontre que la visualisation détend les sujets mais ne les motive pas à passer à l’action.

Voilà pourquoi les obstacles nous déstabilisent et on ne parvient pas à rester motivé.

Au contraire, anticiper les obstacles est utile à l’atteinte de nos objectifs ! La visualisation combinée à un bon sens des réalités est le bon cocktail pour réaliser ses projets. C’est ce que Gabriele Oettingen appelle le contraste mental. 

Le contraste mental

Par exemple. Je rêve de faire des travaux dans ma maison. Changer la salle de bain, refaire la cuisine. Je me dis ça serait tellement bien. Quel est le résultat ? Vous vous sentez bien en y pensant. Avec la visualisation, le cerveau se leurre en pensant qu’il a atteint l’objectif et ne lance aucune action.

En vérité, vous n’avez rien fait parce que vous avez négligé le fait que ce soit difficile de faire des travaux. Peut-être vous aurez besoin de trouver des artisans, de faire des devis, de coordonner des corps de métier et vous n’y pensez pas.

A contrario, si vous pensez à tous les obstacles, la saleté, les mois de travaux, les recherches, la gestion de l’inattendu, le budget… Vous vous attardez seulement sur la difficulté, alors vous ne ferez rien non plus ! 

Par contre, prenez le temps de penser aux deux. C’est-à-dire, ressentir comment la nouvelle salle de bain changerait votre quotidien. Votre nouvelle cuisine vous donnera envie de mitonner de bons petits plats et conjointement, vous réfléchissez aussi aux obstacles, le budget, le temps que ça va prendre… Alors vous aurez visualisé les deux choses dont vous avez besoin pour réussir. Et c’est ça le contraste mental. 

Motivé(e) avec la méthode WHOOP

C’est sur la base de ces constats que la chercheuse a développé la méthode WOOP.

WOOP est un acronyme anglais pour Wish – le souhait, Outcome – le résultat, Obstacle – les obstacles, Plan – le plan d’actions. Elle s’appuie sur 4 principes majeurs :

  •       Etablir des objectifs les plus spécifiques possible
  •       Se projeter dans le résultat
  •       Injecter une bonne dose de réalité en envisageant les obstacles qui vont se présenter
  •       Définir un plan d’actions pour affronter chaque obstacle

Ces principes sont la clef du changement comportemental qui va nous aider à rester motivé.

En pratique, comment faire ?

Choisissez un moment où vous êtes tranquille et détendu. Éliminez au maximum les distractions autour de vous et centrez-vous sur vous-même.

D’abord, vous allez réfléchir à votre souhait – le W de WISH. Vous pouvez vous aider de la Bulle de Bonheur #19 « Je fais des projets », de la # 24 « Je reconnais mes talents » ou de la #57 « Je sors de ma zone de confort ».

Ensuite, vous allez définir votre objectif le plus précisément possible. Il doit représenter un défi tout en restant réalisable.

Attention aux représentations et projections qui viennent de l’extérieur.

Ne choisissez pas en fonction des autres, plutôt pour vous-mêmes. Mais si vous avez de la difficulté à vous affranchir du regard extérieur, vous pouvez réécouter notre Bulle de bonheur #67 « Je me positionne par rapport aux autres » ou  la numéro 29 « Je dépasse mes croyances ».

Motivé, par exemple

Si votre souhait est d’être plus présent pour vos parents qui ont besoin d’aide. Vous allez définir précisément comment vous souhaitez le faire. Vous souhaitez être attentif et à l’écoute de leurs besoins.

Donc vous allez les appeler ou les texter deux fois par semaine. Vous passerez les voir toutes les semaines, même juste un petit coucou rapide.

Puis, vous allez prendre contact avec leurs voisins proches et leurs médecins pour être informés rapidement s’ils ont besoin d’une aide supplémentaire. Et vous allez peut-être leur proposer de leur trouver une aide-ménagère pour les soulager davantage et leur permettre de se reposer.

Motivé par le résultat

Puis visualisez le résultat – c’est le O de OUTCOME. Quand saurez-vous que l’objectif est atteint ? Mobilisez tous vos sens pour imaginer au mieux comment cela se manifestera.

Si vous souhaitez lancer une entreprise ou un projet associatif, imaginez le lancement de votre premier produit ou votre premier événement.

Pensez à la satisfaction de vos clients, à la joie de ceux que vous aurez aidés, aux articles de médias qui parleront de votre initiative, aux questions et aux félicitations de votre entourage.

Sentez la joie et la fierté vous envahir le cœur, concentrez-vous sur l’énergie qui se déverse dans vos muscles.

Troisième étape

Ensuite, passons à l’étape la moins agréable et la plus cruciale pour le succès de votre entreprise. Réfléchissez aux obstacles qui vont se dresser entre vous et votre objectif, le deuxième O pour OBSTACLES.

Essayez d’être exhaustif et d’envisager tous les scénarios possibles.

Par exemple, si je souhaite apprendre une nouvelle langue, je vais probablement faire face à la perplexité de mon entourage : « pourquoi faire ? Est-ce que c’est vraiment utile ? ». Je vais aussi devoir trouver un moment régulier pour apprendre du vocabulaire et de la grammaire avec un manuel.

Je vais devoir me poser la question de la pratique à l’oral, de comment vérifier mes connaissances et suivre mes progrès. Je vais faire face à de multiples sources de distractions : mon téléphone, internet, l’envie ou la nécessité de faire autre chose au moment où j’avais prévu de travailler.

Enfin, surmonter les obstacles

Et pour terminer, vous allez bâtir un plan pour surmonter chaque obstacle, le P de PLAN.

Gabrielle Oettingen appelle ça le « If…then… » – « si…alors je… ». Cela peut passer par des pensées, des réflexes de méditation ou de respiration, des phrases, des actions…

Exemple

Par exemple, si vous souhaitez faire un régime, plusieurs obstacles peuvent se présenter.

Avec le télétravail, vous allez avoir plus d’occasions de grignoter. Plutôt que de vous mettre la barre trop haut et vous interdire toute nourriture hors de vos 3 repas quotidiens, vous pouvez supprimer les mauvais snacks. Au contraire vous vous préparez un stock d’encas savoureux et bons pour la santé.

Vous pouvez demander à votre conjoint de faire les courses à votre place en respectant scrupuleusement la liste que vous aurez faite. Vous pouvez aussi vous autoriser une seule pause collation dans la matinée et dans l’après-midi.

Vous pouvez adopter un réflexe physique que vous attachez au résultat que vous voulez atteindre.

Par exemple, vous croisez discrètement les doigts ou cognez vos talons deux fois et hop, l’image de votre bien-être en maillot de bain vous revient.

Vous pouvez aussi préparer un petit speech. Vous pouvez enfin décliner les propositions de repas et apéros avec des amis (pas difficile pendant le confinement) et proposer plutôt des promenades.

L’efficacité de la méthode WOOP

La méthode WOOP a démontré son efficacité car elle apporte des bienfaits à long terme.

  •       Cibler clairement ses envies et éviter de se disperser. La méthode WOOP permet de trier nos désirs en les mettant à l’épreuve de la réalité. Cette étape nous permet de différencier les envies irréalisables des objectifs atteignables. Ainsi, nous sélectionnons naturellement des buts réalistes.
  •       C’est justement en sélectionnant des buts réalistes que nous sécurisons notre motivation à moyen long terme. Rester motivé en se nourrissant de nos succès passés ou de ceux que l’on imagine. Avec WOOP, nous plaçons la barre au bon endroit : à la fois nous nous mettons au défi et nous gardons les pieds sur terre.
  •       En préparant un plan pour gérer les difficultés qui vont se présenter, la méthode WOOP apporte un sentiment de contrôle sur les événements. Nous courrons moins le risque d’être surpris et ébranlés par un obstacle puisque nous y avons pensé et nous avons un plan en tête.
  •       Enfin, elle génère un changement de comportement. C’est le prérequis au changement de long terme. Avec WOOP, nous faisons plus qu’atteindre un objectif ponctuel, nous gagnons des ressources pour nous mettre en action en vue d’autres projets, d’autres développements de notre personnalité.

En bref 

  •       Nous ne sommes pas motivés de façon linéaire et la motivation a tendance à baisser avec le temps et la mise à l’épreuve de la réalité
  •       Visualiser le résultat de nos efforts nourrit notre créativité et notre envie de réaliser nos projets
  •       La méthode WOOP confronte nos projets avec la réalité pour nous maintenir motivés et en action
  •       Le WOOP nous aide à accomplir nos rêves et à adopter des changements comportementaux profonds et long terme

A vous de jouer !

2 minutes pour repenser à un de vos projets et vous demander quels obstacles vous avez rencontrés et comment vous pourriez y remédier ! 

J’écoute mon intuition

Introduction

En Occident, on a longtemps privilégié la raison et le conscient au détriment de l’intuition et de l’inconscient dont on se méfiait. Si aujourd’hui, nous valorisons encore beaucoup le rationnel, nous laissons toutefois plus de place à l’intuition. Il suffit de regarder le nombre d’ouvrages en librairies, de conférences et de formations qui en parlent, pour s’en persuader !

Même la science s’est penchée sur la question. Sans parvenir à établir avec précision les origines de l’intuition, des avancées certaines ont été réalisées pour comprendre à quoi elle servait et comment elle pouvait se développer. La finalité de ces recherches étant principalement de savoir si cette fameuse intuition est fiable ou pas, s’il est bon de pouvoir se fier “à ses tripes” !

Avant de répondre à cette question, précisons ce que nous entendons par intuition.
Le mot est en effet souvent confondu avec “instinct”, et même si utiliser l’un à la place de l’autre ne vous empêchera pas d’être compris, il nous semble important de préciser ce que recouvrent ces 2 termes :

L’instinct :

Le dictionnaire le définit comme “la part héréditaire et innée des tendances comportementales de l’homme et des animaux”.
On parle par exemple d’instinct de survie lorsqu’on est face à un danger. Mais aussi d’instinct de protection lorsqu’on a un enfant.

La caractéristique de l’instinct est qu’il est commun à toute une espèce. Et qu’il pousse à l’action de façon automatique, dans un but de conservation de l’espèce.

L’intuition :

le professeur de psychologie David Myers la définit comme notre “capacité d’accès à un savoir direct offrant une connaissance immédiate et sans réflexion”.

L’intuition est donc cette petit voix qui vous aide à faire un choix, à accomplir vos buts, et dont la justesse vous apparaît instantanément comme évidente. Sans que vous disposiez d’une justification. On en parle quelquefois comme d’un 6e sens.

En mode intuitif, notre cerveau fonctionne comme un ordinateur qui traite extrêmement rapidement les données sans passer par la case langage. Cela qui nous donne des réponses spontanément, indépendamment de toute démonstration ou réflexion consciente.

Nous avons tous naturellement des intuitions

Par exemple sentir que quelqu’un cherche à nous berner, trouver le petit cadeau qui convient Ou encore appeler un ami au moment où il en a besoin… Nous utilisons notre intuition tous les jours (notre cerveau serait totalement épuisé s’il devait rationaliser chacune de nos décisions !)
Pour certains, cette intuition sera plus développée (on le dit des personnes à Haut Potentiel ou précoces par exemple). Mais en aucun cas l’intuition n’est l’apanage des individus aux facultés cognitives supérieures, ou l’apanage des femmes (désolée mesdames, il est aujourd’hui démontré que c’est un cliché et que cette croyance n’est pas fondée !)

A la différence de l’instinct qui vise à maximiser les chances de survie d’une espèce (exemple de l’instinct de reproduction), l’intuition sert des objectifs individuels (prendre des décisions, faire des choix…)

Croire à l’intuition

C’est un pré-requis : êtes-vous convaincu que votre intuition peut être un allié ? Si vous vous répétez “oh, avec moi cela ne marche jamais” ou “chaque fois que je me suis écouté, j’ai échoué”. Il est inutile de vous lancer dans l’aventure avec cet état d’esprit. L’intuition n’est certes ni un 6e sens magique (il faudra accepter les erreurs !) ni un don réservé à quelques privilégiés. Mais nous l’avons dit, elle est à la portée de tout le monde. Encore faut-il y croire et vouloir s’en servir !

Cela va nécessairement supposer de lâcher prise (nos fameuses résistances ! écoutez Bulle de Bonheur #21) et de savoir mettre un moment de côté notre mental (Bulle de Bonheur #25). Le mental qui peut agir comme une autre voix, si puissante qu’elle peut totalement étouffer la première (votre intuition).

Développer ses qualités sensorielles

On sait aujourd’hui que notre intuition “est connectée à notre banque de données sensorielles, toujours en mouvement. Elle s’adapte en permanence pour percevoir le moindre changement”. Les plus intuitifs sont donc ceux qui ont le mieux développé leurs qualités sensorielles.

Le développement de nos qualités sensorielles passe par une plus grande connexion à soi (écouter ses sensations, méditer, observer) et à ce qui nous entoure (Bulle de Bonheur #29).

Se connecter aux autres, c’est par exemple se placer dans cette fameuse attitude empathique dont nous avons parlé dans notre podcast sur l’écoute (Bulle de Bonheur #28). L’écoute empathique va en effet nous permettre d’effectuer un mouvement de décentrage, d’être plus réceptif à ce qui nous entoure et de sentir. Voire pressentir des choses, des événements qui seront déconnectés de nos propres projections (peurs, angoisses …).

Sans pour autant devenir “le Mentaliste”, développer notre intuition nous permet de mieux ressentir les choses.
Calme, attention et temps sont donc indispensables pour le faire.

L’intelligence intuitive

Cette conception de l’intelligence a émergé récemment. Elle est le produit de la réflexion de nombreux psychologues et chercheurs qui se sont insurgés contre une définition de l’intelligence réduite à la pensée logique et à la rationalité. Intelligence sociale, intelligences multiples, intelligence émotionnelle et intelligence intuitive ont ainsi fait leur apparition, bousculant la vision traditionnelle de l’intelligence.

“Chacun a la capacité d’être intuitif” affirme la neurologue Régine Zékri-Hurstel. “Chacun peut avoir accès à des données diverses pour évaluer un contexte ou une personne, être averti d’un danger ou trouver une solution nouvelle. Mais le véritable “plus” de l’intelligence intuitive, c’est de contribuer à notre bonheur (…) en nous donnant les codes d’accès personnalisés de notre bien-être sensoriel.”

“Ainsi branchés sur nos sens, réceptifs à nos émotions et à notre « petite musique intérieure », nous pouvons ressentir ce qui est vraiment bon ou mauvais pour nous”. Développer notre intelligence émotionnelle va donc passer par une meilleure conscience de soi et des autres.  Capacité à observer, à sentir, à capter les émotions, à connaître ses forces et ses limites… Pour nous permettre d’être plus réactif et mieux adapté à un monde qui est en perpétuel mouvement.

Intuition versus raison ?

Les scientifiques débattent depuis des années à propos du rôle véritable que joue l’intuition dans nos prises de décision. Et aucune théorie ne fait encore l’unanimité. Pour certains, nous avons 2 systèmes de pensée distincts (rationnel / intuitif) qui agissent dans des situations précises. Pour d’autres, nous avons plusieurs intelligences interdépendantes. D’autres enfin minimisent le rôle que pourrait jouer l’intuition dans nos choix.

Si les scientifiques montrent des désaccords, il est utile en revanche de s’intéresser à la pratique. Et notamment aux observations de terrain qui ont été réalisées pour étudier concrètement comment par exemple des pompiers, des infirmières, des managers ou des pilotes d’avion, agissent dans leur quotidien pour prendre leurs décisions.

La conclusion est que les deux systèmes de pensée ne sont pas exclusifs l’un de l’autre. Et que la prise de décisions relève majoritairement d’une part d’arguments rationnels et d’une part d’intuition. La proportion variant en fonction des personnes et des situations.

Intuition et raison ne sont donc pas antinomiques. Au contraire, savoir utiliser les 2 nous offrirait un immense champ de connaissances. Les connaissances conscientes de la raison et les connaissances souvent inconnues de l’intuition.

Les formations de manager et de leader s’appuient d’ailleurs sur cette double capacité de notre cerveau. Cela pour permettre aux dirigeants d’apprendre à prendre la bonne décision dans des situations où ils ont peu ou trop d’informations, ou quand ils doivent décider rapidement.

Bienfaits

Les psychologues Galang Lufityanto, Chris Donkin et Joel Pearson confirment une analyse déjà avancée par le monde scientifique et le domaine de la psychologie. “Faire usage de l’information inconsciente ne nous permet pas uniquement de prendre des décisions plus rapides. Cela nous permet de mener une vie plus en accord avec nos besoins et notre personnalité.”

L’intuition intervient comme une boussole

Cela pour prendre des décisions dans notre vie personnelle. Faire confiance, acheter sans raison un objet et découvrir après qu’il répond à un besoin, ressentir une sensation désagréable dans un lieu et conclure qu’il n’est pas fait pour nous…

Dans nos vies où les possibilités sont devenues infinies, l’intuition peut donc agir comme un guide intérieur, une opportunité de développer son autonomie et son harmonie intérieure.

L’intuition pour gagner du temps

Selon Vanessa Mielczareck, coach spécialisée en intuition, cette faculté “nous fait gagner du temps, nous rapproche de nos véritables aspirations, nous connecte à nos vraies ressources intérieures. Encore faut-il oser lui faire confiance”.

Est-ce à dire que notre intuition est toujours juste ? C’est un vrai débat là encore ! Nous pensons à Bulle de Bonheur que la prudence est de mise si nous sommes peu familiers avec ce système de pensée.

En effet, l’intuition peut venir se heurter à nos désirs, à nos projections, à nos peurs aussi. Il nous semble donc important d’accepter que nous pouvons toujours faire des erreurs et de considérer l’intuition comme une forme d’intelligence à apprivoiser. Ce qui est certain en revanche, c’est que plus on travaille notre intuition, plus on pourra lui faire confiance !

En bref

L’intuition est une petite voix intérieure qui conseille, une certitude qui s’impose ou encore une réaction corporelle plus ou moins intense.

A la différence de la raison, elle est spontanée et immédiate.
Tout le monde a de l’intuition.

Lui faire confiance permet de décider plus rapidement et de choisir ce qui nous convient profondément.
La développer favorise une meilleure connaissance de soi et une meilleure connexion au monde.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un domaine où vous allez décider de suivre votre intuition : au boulot, en famille, dans un magasin… La prochaine fois que vous devez prendre une décision, écoutez votre petite voix !

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