Archives des routine - 2 minutes de bonheur

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Je me concentre

La concentration, pas si facile d’être toujours au top ! En fait, nous avons souvent le sentiment de fonctionner en mode réactif . Etre interrompu par un email, une alerte, enchaîner sur autre chose et avoir totalement perdu le fil de ce qui nous occupait préalablement. Il nous arrive aussi d’être absents au moment présent, à la discussion à laquelle nous souhaitions participer. Ou alors, de ne rien retenir d’une réunion ou d’un podcast comme si nous n’avions pas vraiment été là. …Bref, nous nous sentons parfois déconnectés et dispersés. Depuis que nos vies se sont densifiées, nous sentons parfois que notre cerveau ne suit plus. Sommes-nous devenus incapables de focaliser mon attention ? Est-ce possible de réapprendre à se concentrer ?

La concentration c’est quoi ?

Les travaux de Jean Philippe Lachaux

Pour nous pencher sur la question de la concentration, faisons ensemble un détour par les neurosciences. Pas de panique, nous allons nous appuyer sur un excellent ouvrage de vulgarisation. Le cerveau funambule de Jean-Philippe Lachaux. L’auteur est directeur de recherches en neurosciences au sein de l’unité Inserm « Dynamique cérébrale et cognition » à Lyon. En fait, il nous apprend que notre cerveau fonctionne par cycles très rapides de couples perception-réaction.

Bien souvent des éléments détournent notre attention

Alors que nous sommes lancés dans une action décidée avec un objectif clair. Quelque chose se matérialise et détourne notre attention. En réalité, nous percevons un élément qui déclenche une réaction orientée vers un autre objet que celui qui nous occupait initialement. C’est un cycle perception-action. Par exemple, au petit-déjeuner, je versais du lait dans le verre de mon fils quand mon deuxième a bondi vers mon canapé blanc les doigts pleins de Nutella. J’ai été envahie par la trouille. J’ai réagi en l’appelant et en lui rappelant qu’il était bien trop sale pour s’installer sur ce meuble. Résultat, je me suis rappelée du lait que je versais lorsque j’en ai senti les premières gouttes sur mes pieds. Une fraction de seconde a suffi pour que je perde ma concentration sur ce que je faisais.

la concentration et le cycle de perception/action

La source est à trouver dans mon cerveau. Lorsqu’un stimuli survient, nous recevons l’information de façon visuelle. Cette stimulation est transmise vers le lobe frontal de notre cerveau. Le lobe frontal et les régions sensorielles vont discuter pour affiner notre perception. Par exemple, cette sensation sur mon pied. Elle est fraîche, liquide. Mon pied est mouillé. Ensuite, je fais appel à une deuxième zone sensorielle et je baisse les yeux pour confirmer ce dont le lobe frontal se doutait. C’est bien du liquide froid. Et maintenant je peux confirmer que c’est du lait. Une fois que le cerveau comprend bien à quoi il est confronté. Il évalue quelle est la bonne réponse à apporter à la situation au vu des informations qu’il a collecté.

Notre cerveau joue les arbitres

Il joue l’arbitre entre plusieurs actions et fait un choix. En fait, il transmet l’information au cortex moteur qui produit l’action. Dans le cas présent, mon cerveau n’a pas eu besoin de plus de précisions pour décider que mon bras devait relever la bouteille de lait et la reboucher. Pour que ensuite, je ne cherche du regard un linge pour tout essuyer. Vous comprenez bien avec cet exemple précis que ce cycle ne prend souvent qu’un quart ou une demi-seconde. Un cycle rapide produit forcément des erreurs. Dans mon exemple du lait renversé,  mes multiples réseaux neuronaux se sont livrés une bataille sans merci pour déclencher mes actions. Au sein de ces cycles de perception/action ultra rapides, mon cerveau n’a pas fait le bon choix. Or, « Se laisser distraire c’est souvent choisir la mauvaise action » nous dit précisément Jean-Philippe Lachaux.

la concentration

Les 3 critères qui  influencent le choix de l’action dans un cycle perception-action.

Nos associations

D’abord, notre cerveau s’est habitué à certaines associations perception-action. Il va chercher un historique de nos actions passées les plus souvent associées à ce type de perception pour choisir l’action à faire. Par exemple, un enfant qui apprend à lire prononce d’abord des sons sans forcément comprendre. Puis il va ensuite les intérioriser et leur donner un sens. C’est pourquoi plus tard, il nous est difficile de ne pas lire quelque chose qui est écrit devant nos yeux. Ou alors nous comprenons des phrases alors qu’il manque des lettres

Une continuité

Ensuite, il existe une forme de continuité entre nos actions qui guide notre cerveau pour prendre des décisions. Je me saisis d’un verre d’eau car j’ai soif. Mon action suivante va donc automatiquement être orientée  vers la boisson. L’endroit où elle est rangée puis les gestes d’ouvrir, verser, fermer et boire.

Le circuit de récompense

Enfin, le troisième critère qui guide de notre cerveau est plus émotionnel. C’est notre recherche permanente de plaisir ou notre stratégie d’évitement du déplaisir. C’est ce que les scientifiques appellent plus communément le « circuit de récompense ». Notre cerveau analyse à chaque instant la qualité de notre ressenti face à une expérience puis il développe ses propres associations. C’est comme si, au fur et à mesure de notre vie, notre cerveau avait enregistré  les conséquences de certaines actions sur notre niveau de plaisir. De plus,  il est capable de nous détourner de ce qui nous a déplu par le passé pour nous concentrer sur ce qui nous a procuré du plaisir ou de la joie.

Notre système neuronal nous joue des tours !

Par exemple, c’est ce système neuronal qui nous encourage à manger quand nous avons faim. Mais c’est aussi ce même système qui nous incite à scroller interminablement sur les réseaux sociaux sans but précis. Ou à nous affaler devant une série au lieu de vider la machine. Ne le sous-estimez pas, ce circuit de récompense est très puissant. Il est capable de détourner notre attention, de cycle en cycle, de nos objectifs intentionnels. Il est tellement avide de plaisir qu’il peut prendre le pas sur nos habitudes de vie plus saines. C’est notamment le cas chez les personnes qui développent des addictions.

Le cerveau collecte des perceptions et choisit des actions

L’équilibre attentionnel au service de la concentration

J’aimerais vous parler d’une étude édifiante menée par l’équipe de Jean-Philippe Lachaux. Elle teste le sens de l’équilibre attentionnel d’une certaine population. L’équilibre attentionnel, nous le présente le chercheur, est un peu comme la traversée d’une poutre. La poutre nous indique à la fois les actions à mener pour traverser. Avancer pas à pas pour atteindre l’autre extrémité et nous donne une direction précise, un objectif. Donc, nous comprenons bien combien l’exercice de la traversée d’une poutre est un exercice qui mobilise notre concentration. Car à la moindre inattention c est la chute.

Nous sommes doués pour être distraits !

Du coup, pour comprendre le fontionnement de cet équilibre attentionne, l’équipe de recherche a mis au point une expérience simple. Les participants doivent retenir une lettre montrée sur un écran. Puis indiquer sa présence ou non dans des lots de 4 lettres qui se présentent à l’écran toutes les 2 secondes. Le test durait 4 minutes. Les résultats démontrent que le temps de réaction de chaque participant varie fortement au cours de l’expérience. Et qu’il se trompe régulièrement, mettant en lumière les moments où l’individu s’est laissé distraire. Ne vous sentez donc pas coupables d’être parfois distraits. Car même sur un exercice très facile de 4 minutes, nous sommes extrêmement doués pour nous distraire nous-mêmes ! Notre équilibre attentionnel est naturellement vacillant !

Les propositions d’action immédiate trouble la concentration

Vous est-il déjà arrivé d’être projeté ailleurs que dans le moment présent par vos soucis ou vos pensées ?  Ou bien, vous assistez à une réunion ou à un dîner et d’un coup vous ne participez plus à la conversation ? Ou encore, vous vous perdez dans une pensée qui vous accapare ?  Dans notre quotidien, ça nous arrive tout le temps. Comme, vous êtes en train de préparer un repas et vous pensez au sac de piscine, à la lunchbox du lendemain, au formulaire qu’il fallait signer. Sans parler de penser au moment où vous allez pouvoir lancer la machine à laver au lieu d’écouter ce que vous raconte votre fils.

Notre cerveau garde en mémoire tous les projets en cours, sans les hiérarchiser. Il sait donc que vous n’avez pas décidé de comment vous vous rendrez à votre rendez vous de vaccination ou de votre menu du dîner.  Et il va inlassablement vous envoyer des petits rappels aussi souvent que possible. Jean-Philippe Lachaux les appelle les « Propositions d’Actions Immédiates » – PAM.

Notre cerveau est comme un chercheur d’or

Pour nous expliquer ce phénomène, il utilise la métaphore du chercheur d’or. Le chercheur d’or est constamment traversé par un sérieux dilemme : continuer à chercher là où il est ou explorer une autre source. Notre cerveau fonctionne couramment de cette façon. Dois-je continuer à regarder cette série ou zapper sur une autre chaîne ? Dois-je encore améliorer ce dossier ou passer au suivant ?

Notre réseau de sentinelles est prêt à rompre la concentration

De plus, Comme notre cerveau est très organisé, il s’entoure d’un réseau de sentinelles qui surveillent ce qui se présente et ce qui pourrait représenter un intérêt supérieur à ce que nous faisons. C’est ce système pré-attentif qui, par exemple, m’indique qu’une araignée est en train de descendre sur le mur. Il m’envoie un signal que je confirme en me détournant de ce que je faisais pour identifier clairement l’araignée et confirmer le signal. Nous en voyons bien les bénéfices : ce système collecte  tout danger et opportunité pour nous. Cependant, ce mode de veille permanent est une source majeure de distraction.

J’ai encore 5 slides à faire quand je reçois un pop up What app de ma soeur…

Par exemple, je veux vraiment finir cette présentation, il me reste 5 slides que j’ai bien en tête – intention claire, concrète et à court terme. Mais je reçois une alerte de notification Whatsapp : chic ma sœur me répond pour le cadeau d’anniversaire de Maman – perception. Et là je me rappelle que je dois en reparler avec mon conjoint, nous ne nous sommes pas encore mis d’accord sur le budget – système d’alerte. Je file sur internet grâce au lien que ma sœur m’a envoyé – action. Une pub surgit, je pense à une autre idée ! Je dois racheter les goodies pour l abonnement de couple 1 temps pour 2. Bref, j’ai perdu beaucoup de temps. Et quand je reviens à ma présentation, il m est devenu bien difficile de me rappeler ce que je voulais mettre dans ces fameuses slides…J’ai reçu une première PAM proposition d actions immédiates qui en a déclenché une série d’autres qui m’ont totalement fait perdre le fil de ce sur quoi j’étais concentrée.

Comment maitriser notre équilibre attentionnel au service de la concentration

Mais pas d’inquiétude, la maitrise de l’équilibre attentionnel est à la portée de tous. Elle nécessite que vous gardiez en tête ce que vous cherchez à faire et où placer votre attention pour y arriver, autrement dit : sur quelle poutre avancez-vous et comment y rester en équilibre. Dans mon exemple, j’aurai été plus efficace à rester sur la poutre de ma présentation et rejetter ces PAM qui m’ont fait tomber ! C’est de cette manière que vous garderez le contrôle de vos perceptions et que vous éduquerez votre cerveau à choisir les bonnes actions.

Programmer notre cerveau pour faciliter la concentration

Nous pouvons programmer notre cerveau grâce à des objectifs Claires, Concrètes et à Court terme. Notre mémoire stocke ces objectifs et les utilise comme filtre pour que notre système neuronal choisisse la bonne action au bon moment. C’est aussi grâce à ces objectifs bien définis que nous pourrons rejeter les PAM ou les stocker pour plus tard et éviter que ces satanés propositions d actions immédiates  ne captivent notre attention. Par exemple, tandis que j’écris ce podcast, je me rappelle que je dois répondre à un email. Puis j’entends mon mari qui regarde une série que j’adore et mon système de récompense me titille. Mais mon objectif est clair : finir ce podcast – mon objectif est concrèt : 15000 signes organisés selon un plan bien précis déjà couché sur le papier – mon objectif est à court terme : à la fin de la soirée.

Quels sont les bénéfices de la concentration ?

Un sentiment de compétence

Rester concentré sur une action ou un objet améliore notre sentiment de contrôle et de compétence. Nous vous en avions parlé dans notre Bulle de bonheur #91 J’expérimente le flux. Lorsque nous sommes à 100% à ce que nous faisons, nous sentons que nous maîtrisons ce que nous accomplissons. Quel que soit le résultat, nous en retirons la sensation d’avoir mis tous nos moyens au service de notre projet et cela améliore notre estime de nous-mêmes.

Passer en mode actif

Cette sensation de contrôle est aussi alimentée par votre capacité à trier vos pensées. Lorsque vous êtes assaillis de PAM et que vous réussissez à reprendre le contrôle, vous passez du mode passif au mode actif. Rappelez vous vous êtes acteur de votre vie podcast # 55 Vous passez de l’habitude mécanique à la conduite intentionnelle. Vous reprenez les commandes.

Diminuer notre niveau de fatigue

Par ailleurs, se concentrer diminue notre niveau de fatigue. Les personnes concentrées sont souvent présentées en effort, sourcils froncés, regard absorbé,…pourtant, ce n’est pas le fait de se concentrer qui nous fatigue. Ce qui nous épuise c’est l’éparpillement, le multi-tasking, le fait de mener plusieurs objectifs de front. Nous sommes dans la recherche d’optimisation à tout prix de nos ressources et cette mécanique est épuisante pour le cerveau. Ce qui nous demande le plus d effort est de faire taire ces alertes que le cerveau nous renvoie. Nous avons al capacité de choisir nos pensées podcast Lorsque nous y arrivons, nous ressentons un profond apaisement intérieur qui renforce notre niveau d’énergie.

Se connecter à l’ici et maintenant

Enfin, retrouver un niveau normal de concentration est une forme d’écologie. Lorsque nous faisons taire les multiples sollicitations extérieures, nous nous reconnectons au ici et au maintenant. Nous vous en avions parlé dans notre Bulle de bonheur #25 Je découvre le pouvoir du moment présent. Nous sommes plus attentifs au monde qui nous entoure, à la conversation à laquelle nous participons, à nos proches, aux paysages, aux odeurs,…Lorsque nous allégeons nos cerveaux de cette tempête du zapping permanent, nous améliorons notre expérience sensorielle Je laisse parler mes sens podcast #46 je laisse parler messens, nous nous sentons connectés à l’environnement qui nous entoure et à nous-mêmes. C’est une grande source de joie, de gratitude et de détente. Si vous souhaitez vous pencher sur ces questions, je vous encourage à aller réécouter notre épisode #11 Je dis 3 mercis par jour ou le #20 j adopte la gratitude

En bref

– Notre cerveau fonctionne par cycles rapides perception

– Notre concentration se heurte à l’invasion des PAM, les propositions d’actions immédiates

– A tout moment, nous pouvons reprogrammer notre équilibre attentionnel

– La concentration améliore notre estime de nous-mêmes, notre connexion au monde et diminue notre fatigue

Allez hop je me lance

A vous de jouer chers auditeurs, piochez une carte 2 minutes ensemble ! : cette semaine, portez votre attention sur les sources de distraction qui vous entourent et notez toutes les propositions d’actions immédiates et les alertes qui sont venus vous déconcentrer. C’est une belle manière de les évacuer que nous détaillerons dans la deuxième partie de ce podcast. En fin de semaine, faites le bilan !

Je plonge dans un quotidien plus écolo

C’est vrai que l’écologie est un thème à la mode ! On a un peu l’impression que tout le monde voit “vert” en ce moment : green par ci, green par là… est-ce un effet de mode ? 

Parfois, les discours sont un peu culpabilisants, donneurs de leçon. On n’a pas toujours envie de les suivre…

De fait, les images choquantes de la nature dégradées par l’Homme sont l’occasion pour moi de me poser des questions sur mes habitudes de consommation. Je sais que la planète va mal, il n’y a plus de doute là-dessus.

Or, j’ai besoin de mettre de la cohérence entre mes convictions et ma vie quotidienne. On l’a vu dans le Podcast # 55, “je suis acteur de ma vie”, je peux prendre les choses en main pour vivre en adéquation avec mes idées. Par tous mes petits choix de vie, je veux être plus en harmonie avec mon environnement naturel. 

En définitive, sans devenir forcément “écologiste”, je voudrais essayer de plonger dans un quotidien plus écolo et d’en faire un chemin de joie !

La crise écologique : une réalité

La définition de l’écologie

En premier lieu, avant d’être un courant politique ou une façon de vivre, l’écologie est tout d’abord une science. Le mot “écologie” vient de deux mots grecs oikos et logos. Le mot oikos signifie maison ou habitat et le mot logos, science. Sur le plan étymologique, l’écologie est donc la science de l’habitat élargie à la science de l’environnement

De plus, l’écologie est une discipline scientifique toujours en mouvement. Elle étudie les êtres vivants et les relations qu’ils entretiennent entre eux. Elle étudie enfin les rapports des êtres vivants avec leur environnement. Et là, les scientifiques constatent les dégradations qu’ils regroupent sous le terme de “crise écologique”. 

De ce fait, quand on veut s’intéresser au pourquoi du comment, on trouve de nombreuses informations un peu partout, sites, blog, réseaux sociaux….des informations plus ou moins scientifiques, plus ou moins idéologistes !

Des organismes référents sur  l’écologie

A noter, deux organismes sont les fournisseurs de chiffres fiables et officiels. Ces organismes sont L’ADEME et le GIEC.

L’ADEME concerne la France, c’est L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. C’est un établissement public français sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le GIEC, pour Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, est un organisme intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Par conséquent, leurs rapports nous dressent régulièrement l’état de santé de notre planète, à l’échelle nationale pour le premier et mondiale pour le deuxième. Pour rappel et pour faire court, ils nous informent que nous vivons une situation de crise écologique majeure car notre planète Terre se réchauffe trop vite. Elle se réchauffe en grande partie à cause des émissions de gaz à effet de serre qui emprisonnent dans l’atmosphère l’effet de certains rayons solaires. Ce réchauffement ainsi que la pollution de l’air, des mers, des rivières comme celles des sols, entraînent une réduction très rapide de la biodiversité et un déséquilibre des écosystèmes dont nous, les hommes, faisons partie. L’urgence est donc de réduire fortement le réchauffement et la pollution. Pas seulement pour la planète mais surtout pour toute la vie qui y est présente en commençant par les hommes !

Eviter la solastalgie

La bonne nouvelle est qu’une partie du monde prend conscience du problème et ne demande qu’une seule chose : agir pour stopper la spirale infernale !

Pour toutes ces raisons, passer à l’action, c’est d’ailleurs le meilleur remède pour ne pas tomber dans la “solastalgie”, une autre façon de nommer l’éco-anxiété. 

Afin d’éviter de ne pas tomber dans le désespoir face à cette situation écologique préoccupante, il est possible de faire sa part au quotidien.

Et si chacun faisait sa part pour l’écologie?

Le conte de Pierre Rabi

“Faire sa part” !

C’est le philosophe et paysan bio Pierre Rabhi qui a repris le symbole du colibri avec ce petit conte bien connu :

“Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu.

Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri, tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Ayons conscience

En réalité, ne soyons pas naïfs, on ne va pas révolutionner le monde par nos petits gestes d’un quotidien plus écolo mais ayons conscience que c’est grâce à chacun que le changement se produira. Si chacun apporte sa petite goutte à l’édifice !

Comme tout changement dans nos vies, Podcast #3  “j’ose le changement” n’oublions pas de privilégier la technique des petits pas. Du reste, il nous serait impossible de tout changer d’un coup et nous nous découragerions rapidement au risque de tout abandonner.

Des pistes vers une écologie joyeuse

Vivre l’écologie au quotidien

En effet, vivre l’écologie au quotidien, c’est quelque chose qui impacte tous les domaines de la vie. Notre façon de consommer et de nous nourrir évidemment mais également notre manière d’être en relation avec le monde qui nous entoure, la nature et ses habitants. 

En fait, dans nos vies, tout est lié et interdépendant. Comme une tomate est bien plus savoureuse lorsqu’elle est cultivée en pleine terre plutôt que hors sol, notre vie est, elle aussi, bien plus savoureuse lorsque nous vivons en lien avec notre environnement naturel et humain.

En ce qui concerne l’alimentation, acheter mes légumes au producteur local que je connais par son prénom et dont je connais les méthodes de travail, a bien plus de saveur que d’acheter des légumes suremballés en provenance de pays lointain au supermarché du coin, non ?

Alors, pour changer mes habitudes, j’essaie d’avoir en tête 3 idées essentielles : je consomme moins, je consomme mieux et je consomme en lien avec mon environnement proche et humain.

Je consomme moins

Il semblerait que cela signifie que je cherche à réduire mon impact néfaste sur notre environnement, à réduire mon empreinte carbone. Comme changer les ampoules

Je consomme mieux

En somme, consommer mieux, signifie que je réfléchis avant d’acheter quelque chose en me posant quelques questions simples.

En ai-je vraiment besoin ? Est-ce bon pour mon équilibre et celui de mes proches ? Est-ce durable, de qualité, équitable, bon pour l’environnement ?

Je consomme en lien

Pour finir, consommer en lien signifie que j’essaie de mettre du lien entre d’un côté mes achats, et de l’autre côté les personnes et les lieux qui sont derrière. Le travail d’un producteur, le savoir-faire d’un artisan, la saveur d’un terroir…

Les 4 R pour lutter contre les déchets en surnombre

La première chose est de lutter contre les déchets en surnombre. J’emprunte à Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, auteur du best seller “Famille presque zéro déchet, ze guide” la théorie des 4 R: refuser, réduire, réutiliser ou réparer et recycler.

R comme Refuser les déchets.

Le meilleur déchet étant celui qu’on ne produit pas, je refuse tout emballage plastique jetable dont je pourrais me passer… de peur qu’il finisse dans la nature !

Des astuces ?

  • J’essaie de faire mes courses en vrac en utilisant des sacs en coton ou en papier réutilisables. En effet, le nombre de magasins de vrac de proximité se multiplie à vitesse grand V (en France en tout cas). J’essaie d’en trouver un près de chez moi.
  • Je choisis des légumes non emballés de plastique, j’achète des yaourts conditionnés en pot en verre et non en plastique… Alors, chez le boucher ou fromager, j’essaie de venir avec mes propres contenants (boîte en plastique pour la viande, bee wraps pour le fromage.
  • Je me mets au “Do it Yourself”, au fait maison… bien plus savoureux en cuisine et l’occasion de passer du temps à cuisiner ou bricoler avec les enfants !

Coté cuisine, voici quelques idées:

>>> Par exemple, on peut demander à nos enfants d’être responsables des goûters de la semaine. Ils vont préparer pendant le week-end de bons gâteaux qui remplaceront avec joie les paquets de biscuits industriels !

>>> On peut se mettre au batchcooking, le principe étant de cuisiner quelques heures de suite et ainsi, de bien avancer les préparations des petits plats maison de la semaine (épluchage, pâte à tarte, soupe…).

>>> On peut aussi faire nos yaourts maison, avec une yaourtière, c’est si facile et c’est si bon ! En fait, il faut juste un peu d’anticipation !

Petit à petit, pour ma part, je prends des réflexes… ce qui me paraissait très compliqué il y a quelques mois ne l’est plus aujourd’hui. Et j’ai encore une belle marge de progression qui me donne plein de nouvelles idées à essayer ! Des idées, j’en trouve sur les réseaux sociaux par milliers.

Côté hygiène, pas à pas, on avance là aussi en famille. 

>>> On n’achète plus de bouteilles jetables de gel douche et autres shampoings. On est passé aux savons et shampoings solides ou en vrac,.

>>> Pour les filles de la maison, les disques démaquillants en coton jetables ont été remplacés par des disques tout doux et lavables. 

>>> Même nos brosses à dents en bambou sont maintenant compostables ! 

>>> Récemment, je me suis mise à faire ma lessive et quelques-uns des produits ménagers… encore là, finis les bidons en plastique ! J’achète moins de 10 ingrédients miracles en vrac et le tour est joué, je nettoie tout, du sol au plafond ! 

C’est sûr, ça prend un peu de temps au début mais on prend vite le coup de main nécessaire et ces produits, plus naturels, sont bien meilleurs pour ma santé et celle de la planète. Et puis, c’est tellement rigolo de jouer les apprentis sorciers en mélangeant tous ces ingrédients.

R comme Réduire 

Je réduis ma consommation en réfléchissant à deux fois avant d’acheter un objet qui finira sûrement rapidement à la poubelle ou qui viendra encombrer mes étagères. Comme la déco, les vêtements, les ustensiles… En définitive, la joie est dans le désencombrement ! S’alléger, se détacher, ce peut-être parfois une vraie libération mentale ! Et puis, on gagne un temps fou quand vient le temps du rangement…

Concrètement, comment je réduis 

>>>j’arrête les promos et autres attrape-nigaud, fini les lots par dix et le onzième soit disant cadeau ! 

>>>Et pour éviter le gaspillage dû aux dates de péremption dépassées, aux petits restes qui traînent dans le frigo, je fais des menus, je dresse la liste et j’achète en vrac juste ce qu’il me faut pour la semaine… et hop, de retour à la maison, je remplis mes jolis bocaux !

>>>Ensuite, côté mode, j’ai découvert qu’avec quelques basiques bien adaptés à mon goût (et ma morphologie) et quelques extras pour les jours de fête, je peux me débarrasser de la moitié de ma garde-robe, ça ne manquera pas !

>>>Et pour éviter d’être tentée, mon astuce c’est de faire moins de shopping et de perdre moins de temps sur les sites de mes marques préférées ! Je choisis plutôt d’aller me balader avec une copine dans un joli coin de nature et partager avec elle un moment de qualité !

>>>Réduire, c’est aussi peut-être réduire la pollution que génère mon chauffage en baissant d’un degré le thermostat de ma chaudière. Une épaisseur de plus et le tour est joué.

>>>C’est également me poser la question de mes déplacements, avion, voiture, “allez, là, je peux prendre mon vélo !” C’est meilleur pour la planète et si bon pour ma santé !

R comme Réutiliser ou réparer

La culture du déchet dans laquelle nous vivons vient de la fâcheuse habitude que l’on a prise de tout remplacer et souvent le vieux par du tout neuf. 

En réalité, quand un objet ne plaît plus, qu’il est un peu abîmé ou qu’il tombe en panne, on a tendance à le jeter et à le racheter.  En fait, quand on y pense, on peut changer de réflexe en apprenant à réparer, en achetant d’occasion l’objet désiré ou même en l’empruntant à un voisin bien disposé.

Des exemples 

Alors, entre les applis, les sites de partage et autres recycleries, notre pays déborde d’astuces pour faire circuler les biens de tous types : vide grenier, vide-dressing, ateliers pour apprendre à réparer, Emmaüs, friperies…

Par exemple, le réseau Envie qui a repris la brillante idée de l’abbé Pierre avec les compagnons d’Emmaüs. Chez Envie, il ne s’agit pas de recycler vêtements, déco ou meubles. Mais de faire rénover des appareils électroménagers par des personnes éloignées de l’emploi et de les revendre à bas prix. En fait, c’est un merveilleux moyen d’aider des personnes à retrouver de la dignité en travaillant et de faire circuler les biens. D’une pierre, deux coups !

Effectivement, la bonne idée, c’est aussi la mutualisation de la voiture (Blabla car et autres covoiturages organisés).

Ou la mutualisation des objets qui ne servent que rarement : “échange appareil à raclette contre perceuse !” L’occasion de faire de belles rencontres.

R comme Recycler

La plupart des villes recyclent le plus de déchets possibles (seulement 9% du plastique mais le papier, carton, verre…), chacune un peu à sa façon, il faut donc se renseigner localement pour ne pas jeter n’importe quoi n’importe où. Dans les centres de tri, des agents essaient de corriger le tir afin de recycler le plus possible car sinon, les déchets sont incinérés ou enfouis. Et la place manque pour stocker ces énormes quantités. 

Pour le reste, les déchets organiques, l’idéal est de les rendre à la nature en les composant ! De plus en plus de quartiers ont leur compost partagé qui servira d’engrais naturel pour les massifs floraux de la commune ! 

Une autre façon de recycler est assez tendance dans l’univers du meuble et de la déco. C’est l’upcycling, la transformation des déchets en produits ayant une valeur ajoutée supérieure au matériau d’origine. Ce sont par exemple, les palettes qui deviennent un canapé branché pour l’été !

En résumé, l’écologie c’est 

  • Plonger dans un quotidien plus écolo, ça commence par s’émerveiller devant la beauté de notre terre, 
  • Vivre de façon plus écologique, c’est vivre plus en harmonie avec l’environnement qui m’entoure, 
  • Pour changer mon quotidien, je commence avec les 4 R  : refuser les déchets, réutiliser ou réparer, réduire et recycler.

A vous de jouer chers auditeurs, en 2 minutes…. Une carte tirée de 2 minutes en famille : Je choisis pour ce prochain mois un geste pour l’environnement 

Je mets de la fantaisie dans mon quotidien

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La fantaisie est comme un tableau. En fait, le tableau représente notre vie et nous sommes l’artiste. En tant que peintre, nous décidons donc du cadre, de la dimension. Et des éléments qui vont composer notre tableau. Et bien, mettre de la fantaisie dans sa vie, c’est être comme un peintre qui met des touches de couleur sur sa toile. Un peu de blanc pour éclaircir par-ci. Un peu de rose pour adoucir par-là. Ou bien encore un peu de rouge pour rehausser les teintes…

Nous pourrions aussi comparer la fantaisie à des exhausteurs de goûts. En réalité un exhausteurs indispensables si le plat est fade. Mais également utiles si le plat est simplement bon car avec quelques petites épices en plus, le plat (notre vie) pourra devenir excellent(e) !

.La routine nous donne un réel confort

Nos journées sont souvent constituées de faits et gestes qui s’enchaînent, sans finalement qu’on y réfléchisse trop… Des gestes en majorité peu engageants, qui génèrent peu d’émotions et peu d’intérêts. Cependant, des gestes dont nous avons besoin car ils constituent des repères. Ils scandent notre journée et économisent l’énergie de la réflexion. Alors, ils forment une routine, qui nous permet de nous organiser. Mais aussi de savoir où nous allons et procurent donc une sécurité. Comme une sorte de colonne vertébrale, la routine nous donne un réel confort. Elle  apporte l’ordre dont nous avons besoin dans notre vie.

La fantaisie du désordre dans l’ordre ?

Or, sans se lancer dans un cours de philosophie grecque. Il n’y a pas de cosmos sans chaos. C’est à dire pas d’ordre sans désordre. Ces deux éléments font partie de notre histoire. L’ordre a un attrait inégalable, celui de donner de la logique, de rendre le monde prévisible. Et, par conséquent, plus contrôlable. Tout comme le désordre a aussi son rôle à jouer. Celui de faire vivre la partie primitive de notre vie, à savoir, notre intuition, notre improvisation et notre créativité. 

Besoin d’ordre et de désordre

Nous avons besoin d’ordre et désordre. En fait, il ne s’agit donc pas d’éliminer toute routine. Mais seulement de veiller à ce que celle-ci ne finisse pas par nous enfermer, nous limiter… En bref, à éviter tout désordre ! Car si elle apporte de la sécurité. En réalité, la routine crée également notre fameuse zone de confort. Et c’est justement cette zone, très confortable comme son nom l’indique, qui peut nous endormir. Et nous rétrécir dans le sens où elle nous ferme à l’innovation, à la différence, à l’expérimentation. Ainsi, nous pouvons avoir une journée tellement bordée que nous ne laissons plus de place à la surprise, à la spontanéité, à l’aléa… Et non seulement nous ne leur laissons plus de place. En plus, nous ne savons plus y faire face… Alors un changement subit dans notre vie va nous déstabiliser, voire nous faire peur.

La routine peut enfermer

Notre routine peut même être tellement enfermante qu’elle nous empêche de voir ce qu’il y a de bien, de positif dans notre vie. Certains comparent ainsi leur vie à des vies de robot, voire de zombie. Finalement, le réalisent souvent avec regret et trop tard. 

Alors, qu’attendons-nous pour inviter la fantaisie dans notre quotidien ? 

La fantaisie, c’est sortir du contrôle

Et si nous acceptions de temps en temps de sortir de la logique, du contrôle. Voire de la raison, pour mettre un peu de désordre dans notre vie. Et nous offrir de nouvelles opportunités de bonheur ? En tant que créateurs d’habitudes, nos routines sont confortables et réconfortantes. Or, nous l’avons vu (Bulle de Bonheur #3), nous avons tendance à résister à tout changement. Même si nous avons conscience de l’intérêt d’un changement. 

C’est pour cela que mettre de la fantaisie dans sa vie peut s’avérer un programme plus difficile qu’il n’en a l’air. Trouver des excuses pour ne pas le faire demandera généralement peu d’efforts : “Je n’ai personne pour faire garder les enfants”. “j’ai trop de travail”. “ça fonctionne comme cela, pourquoi changer ?”. Et la liste pourrait s’allonger facilement !

La fantaisie dans le couple

D’ailleurs, les professionnels de la relation de couple rapportent à ce sujet que ces excuses peuvent cacher une appréhension à se retrouver à deux. En effet, dans certains couple, quand la gestion du quotidien a pris le dessus sur la relation. Alors, l’habitude d’être ensemble s’est perdue et la crainte de ne plus savoir faire bloque les initiatives pour rompre la routine.

Mettre de la fantaisie est donc indispensable pour redonner du goût à nos relations, à nos activités, à notre boulot, à notre vie tout simplement ! 

Que faire pour mettre de la fantaisie dans notre quotidien ?

La fantaisie c’est sortir de nos habitudes

La fantaisie n’implique pas forcément de réaliser des choses extravagantes ou insolites. Même si celles-ci peuvent apporter leur dose d’excitation et de joie.

La fantaisie renvoie à l’extra-ordinaire, dans le sens étymologique. C’est à dire qui sort de nos habitudes. C’est pourquoi la fantaisie dépendra de notre personnalité, de nos expériences… En bref, ce qui sera fantaisiste pour moi ne le sera peut-être pas du tout pour vous ! 

Pour mettre de la fantaisie dans notre vie. En fait, nous pouvons soit repérer un (ou plusieurs !) geste ou comportement routinier qui nous pèse. Et le remplacer par un geste inhabituel, soit oser l’imprévu. Ainsi susciter notre esprit créatif par l’innovation.

Pimenter son quotidien avec de la fantaisie

Nous vous proposons quelques exemples, à vous de les adapter ou d’en créer d’autres pour pimenter votre vie !

  • Improvisez : 

    une sortie en semaine, un dîner inédit à deux, un pique-nique surprise avec des amis… 

  • Mettez de la couleur : 

    osez un accessoire qui change de votre tenue habituelle, un sac, un bijou, un foulard coloré… Et si vous n’osez pas le montrer, faites le pour vous avec des accessoires plus discrets (chaussettes, sous-vêtements…).

  • Rompez la routine matinale :

    A l’occasion, changez de chemin pour aller au bureau. Prenez votre petit déjeuner dans un café. Ecoutez au réveil une musique qui vous met en joie au lieu de consulter les messages de votre téléphone…

  • A propos de musique :

    Chantez à tue-tête dans votre voiture. Dansez seule, avec vos enfants ou avec votre conjoint sur une musique entraînante… En effet, le son et le mouvement sont capables de nous faire lâcher beaucoup de choses.

  • Les mots qui font rire :

    Créez des mots de passe qui vous font rire (“jesuisbelle”, “orteils”, “apoils”, “bachibouzouk”…).

  • Brisez la routine sexuelle :

    Tentez de nouvelles choses. Comme, changez de lieu, modifiez les fréquences, les moments de la journée. Ou alors, lancez une invitation par écrit, changez de place dans votre lit pour une nuit…

  • La “pensée latérale” d’Edward de Bono

    Cette forme de pensée consiste à sortir de la logique. En fait, c’est quitter le cheminement trop linéaire dans notre manière de penser. En réalité, l’habitude a fini par nous enfermer dans une seule manière de voir les choses. En d’autres termes, il s’agit de “désapprendre”.  Et d’aborder une même question selon de nouveaux angles (exagérer, inverser, détourner). Même s’ils peuvent nous paraître farfelus. Edward de Bono parlait de savoir penser “out of the box”. Ainsi, pour trouver des solutions inattendues. Des solutions que nous n’aurions pas imaginer si nous étions restés dans notre logique habituelle. 

Les bienfaits de la fantaisie

En fait, mettre de la fantaisie dans sa vie, c’est provoquer un sourire chez soi. Encore mieux chez l’autre, c’est faire tomber les barrières que l’on s’impose.

La fantaisie développe notre créativité et permet de mieux s’adapter et de mieux apprécier les imprévus. 

Avec la fantaisie, la vie prend plus de saveur et plus de hauteur.

En bref

Mettre de la fantaisie, c’est rajouter des couleurs sur la toile de sa vie, ou ajouter ce qu’il faut à un plat pour en relever les saveurs.

De plus, mettre de la fantaisie apporte de la légèreté, rompt la routine et développe la créativité.

Je peux mettre de la fantaisie dans ma vie personnelle, familiale, amicale et professionnelle.

Allez hop je me lance

 2mn pour trouver un geste ou un comportement qui me sort de mes habitudes ! Pour moi, avec mon conjoint, mes enfants et/ou mes collègues, je fais une chose différente, et j’ose faire confiance à ma créativité.

J’instaure des rituels !

En observant le regard que portent certaines personnes sur le rituel.  En effet, nous pouvons noter qu’il est plus souvent dévalorisé que plébiscité ! “Traditions anciennes”, “vieux jeu” voire antinomique du changement. Finalement,  le rituel ne semble pas avoir le vent en poupe !

Nos sociétés sont rythmés par le rituel

Pourtant, nos sociétés sont encore très rythmées par les rituels : pratiques religieuses et culturelles (Bar Mitzvah, baptême, jeûne, Halloween, …). Mais aussi jours fériés propres à chaque pays, principalement pour commémorer l’Histoire.

Le rituel est souvent source de retrouvailles et occasion de transmission. Aussi, il peut être associé à des habitudes culinaires (la dinde, le foie gras, les huîtres …), à des objets précis (le coquelicot du 11 novembre, la citrouille d’Halloween …), à des rites de passage. En réalité, le rituel favorise clairement le sentiment d’appartenance à un groupe.  

En définitive, si le rituel peut être défini par la société, il peut aussi être inventé et institué individuellement.

La famille est ainsi un lieu de rituels privilégié.

Pour les enfants

Il semblerait que pour les enfants, nous pensons bien sûr au moment du coucher. Mais cela peut être également des moments hebdomadaires (tous les vendredis soirs, plateau-télé !) ou même beaucoup plus ponctuels. Comme l’anniversaire des 10 ans (l’enfant choisit par exemple un restaurant et passe une soirée seul avec ses parents), des 15 ans (le “quinze anos” dans les pays hispaniques), sans oublier le cap de la fameuse majorité ! Quel qu’il soit, le rituel va nourrir le besoin de sécurité de l’enfant.

Pour le couple

Pour le couple, les rituels sont un moyen d’en prendre soin, de créer des bons souvenirs, de célébrer l’amour et ce qui unit. En particulier, St Valentin, anniversaire de la rencontre, anniversaire de mariage, une soirée mensuelle les pieds sous la table (dîner dehors ou livré à domicile !). En réalité, les occasions sont multiples !

L’univers professionnel

Enfin, notre univers professionnel peut aussi être un lieu de rituel. A priori, c’est un bon moyen de fédérer les employés et développer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise. En réalité, certains lieux de travail, organisent par exemple un petit déjeuner mensuel pour fêter les anniversaires du mois.

La différence entre une habitude et un rituel

Tout d’abord, transmission, sécurité, appartenance, commémoration … les rituels ont donc un sens et c’est cela qui les distingue des habitudes.  En effet, un rituel à la différence d’une habitude,  est accompli pour une raison précise et avec un but.

C’est vraiment ce sens, cette façon dont on va regarder un objet, un moment, un espace ou même un texte (une chanson par exemple) qui va créer le rituel. Et justement, dans Bulle de bonheur, nous avons envie de partager avec vous ce qui est en notre pouvoir d’initier, de créer, de changer. Aussi, changer peut-être notre regard sur le rituel ! Et si on le regardait comme un moyen d’instaurer dans notre quotidien plus de bulles de bonheur ?!

Le rituel permet les changements

Le rituel c’est un changement en douceur

Tal Ben-Shahar “professeur du bonheur” à travers le monde, affirme ainsi que les rituels sont un excellent moyen de parvenir à instaurer le changement en douceur.

Or, il y a un lien étroit entre le sentiment de pouvoir changer quelque chose dans notre vie et le bonheur. Alors allons-y, ouvrons-nous aux rituels !

Mais nous sommes d’accord, ce n’est pas forcément simple de le faire. Comme pour toute nouvelle expérience, il faudra accepter de se tromper, d’errer un peu, de prendre le temps de découvrir ce qui nous convient. En fin de compte, de faire preuve de patience ! Souvenons-nous que le changement (Bulle de Bonheur#3 “j’ose le changement”) peut entraîner quelques résistances. Par exemple, si vous avez décidé  que l’arrivée de chaque période de vacances était une bonne occasion de créer un peu de “colle familiale” autour d’un apéritif festif, ne vous attendez pas à nécessairement remporter l’adhésion enthousiaste de toute la famille dès la première fois !

Le rituel demande de la persévérance

Cependant, persévérez, surtout si comme Tal Ben-Shahar le dit, le rituel “vous guide et vous apaise” ! Les recherches scientifiques nous prouvent en effet que la répétition d’un geste développe des chemins neuronaux. Au départ, il est fort probable que rien ne vous semble différent. Ensuite, il est possible également que certains rituels vous paraissent artificiels. Comme souvent quand on ne fait pas quelque chose naturellement. Malgré tout, en agissant plusieurs fois de la même manière, vous façonnez un parcours neuronal qui changera votre comportement et qui deviendra plus naturel, plus intégré. Ainsi, les rituels positifs que vous avez choisis, vont créer des circuits dans le cerveau et engendrer des comportements qui vont procurer sécurité, confort et de ce fait bien-être.

Trouver le bon équilibre dans le rituel

Cependant, comme pour tout, l’excès est mauvais. Avoir trop de rituels pourrait tourner à de la rigidité, voire même à un comportement obsessionnel.

Finalement, le rituel permet de prendre en main certains aspects de sa vie, il ne s’agit pas de vouloir tout prendre en main !

En fait, le bon équilibre va être de faire la différence entre ce qui est utile pour nous de ritualiser ou non !

Et à nouveau, nous revenons sur une de nos règles privilégiées, celle de la politique des petits pas – des habitudes de vie ne se transforment pas comme ça du jour au lendemain !

Comment instaurer des rituels dans son quotidien

Un peu de réflexion s’impose donc !

En définitive, certains auteurs précisent que pour mettre en place un rituel, cela nécessite de définir un comportement précis, un moment choisi, le tout motivé par des valeurs personnelles.

Qu’est ce qui me rendrait plus heureux ?

Où est ce que j’ai envie de mettre ou remettre du sens ? Dans les moments que je passe avec ceux que j’aime ? Dans mon hygiène de vie ? Dans l’environnement ?

Des idées de rituels

Nous vous partageons aujourd’hui quelques rituels pratiqués par les membres de l’équipe Bulle de Bonheur et Jeux 2 minutes :

– prendre son café du matin, seule, sans écran, en silence.

– une fois par mois, un diner filles.

– prendre un jour de congé le jour de son anniversaire

– la méditation, au moins 2 fois dans la semaine.  

– en famille,  celui qui fête son anniversaire a le droit de ne rien faire et c’est lui qui choisit son menu

le jeu 2 minutes mon amour : 1 carte le dimanche soir au coucher

– une surprise le jour de l’anniversaire de notre rencontre.

– chocolat chaud et tartines le dimanche soir en hiver

– au bureau, happy hour tous les 1ers vendredis du mois

– en vacances, les enfants invitent les parents à dîner

En résumé, le rituel

– le rituel répond à de nombreux besoins, collectifs et individuels

– le rituel est une habitude qui a un sens  

– le rituel peut nous rendre plus heureux : il favorise les liens, la transmission, le bien-être

– le rituel peut se créer en fonction de mes besoins, ceux de ma famille ou ceux de mon entourage

A vous de jouer !

2 minutes pour imaginer un rituel à instaurer pour vous, en famille, en couple ou au boulot. Une fois imaginé, programmez-le dans votre agenda et accomplissez-le sans faute !

Succès et joie au rendez-vous …. racontez-nous et partagez-nous vos idées sur Facebook  ou Insta @jeux2minutes ! 

Déprogrammer sa routine

Opération évasion : Déprogrammer sa routine

Aujourd’hui, je vous invite à regarder votre quotidien autrement avec l’idée de déprogrammer quelques petites habitudes pour vous octroyer des bulles d’oxygène !

Maîté Sauvet dans « Etre soi dans le plaisir » nous explique scientifiquement que cette quête de nouveau est un bien fait : « Cela va stimuler positivement notre cerveau, car nous allons réactiver des réseaux de neurones qui correspondent à des situations, des activités que nous avons aimées. Nous retrouverons ainsi les sensations de bien-être et de plaisir que nous avons éprouvées, ajoutant à nos

Cette démarche opération évasion, n’est pas si facile car jour après jour, nous avons appris, nos habitudes nous sécurisent, nos gestes du quotidien nous rassurent. Cependant, ils peuvent aussi limiter une partie de nous-même. Changer régulièrement des instants de notre quotidien ouvrent la porte de la créativité et libère notre potentiel.

Comment tenter une opération évasion ? 

Tout d’abord, mettez de côté la peur de ne pas oser, le jugement des autres, la culpabilité, la force de l’habitude et connectez-vous à des souvenirs où vous avez eu une sensation de liberté volée pour en savourer les bienfaits. 

Cherchez dans votre quotidien, ce que vous pourriez déprogrammer dans votre quotidien pour vous offrir une petite évasion ?

Programmez concrètement et savourez ces bulles d’oxygène de ce moment volé !

Des pistes : Prendre un repas ou se promener avec quelqu’un de cher plutôt que de rester devant votre ordinateur ! Remplacer une corvée en prenant un bain parfumé ! faire un détour pour s’acheter un bouquet de fleurs. Changer de trajet pour aller au bureau. Au lieu de courir le samedi matin, allez à la piscine, buvez un thé le matin au lieu d’un café…. 

Amusez-vous bien et surtout recommencez !!

Raphaelle de Foucauld

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