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Je prends le temps d’être heureux avec Luc Teyssier d’Orfeuil

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Dans notre numéro 66, le micro de Bulle de Bonheur continue à voyager, toujours à la quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui, nous accueillons Luc Teyssier d’Orfeuil dans un petit coin de paradis, comme chacun le sait ! C’est en Correze ! Ce magnifique terroir rassemble Raphaëlle et Luc car il l’ont tous les 2 dans le cathéter ! En plus d’être corrézien, Luc a un parcours incroyable qui nous touche à Bulle de Bonheur !
Un homme profondément animé par le positif et rempli des bienfaits des principes d’Emile Coué.

En 1988, Luc TEYSSIER d’ORFEUIL participe à la création du Studio Pygmalion, atelier d’entraînement pour des comédiens professionnels.

Le Studio Pygmalion devient rapidement la référence française, où s’entraîne des centaines d’acteurs dans des ateliers et des stages et d’autres se préparent à des rôles importants pour le théâtre ou le cinéma. De Anne Parillaud pour Nikita à Marion Cotillard pour La Môme, en vingt ans ils sont nombreux à avoir bénéficier de nos coaching. Il adapte sa méthode pour comédiens du Studio aux acteurs del’entreprise et se spécialise dans la communication orale.

Il développe son concept auprès des SSII et des établissements financiers, mais aussi pour la grande distribution, des sociétés de crédits, des établissements publics et des collectivités locales.

En Septembre 2001, il créé la société Pygmalion Communication qu’il dirige. Il conçoit et anime des formations en groupe, il accompagne en individuel et en équipe des cadres, des dirigeants et des élus autour de la communication et de la prise de parole et toujours dans la positivité !

Formé au coaching, il a été quatre ans membre du Conseil d’Administration de ICF France branche française de l’International Coach Federation (près de 30000 coachs dans le monde) et membre du réseau Médiat Coaching.

Son coaching repose sur la systémique, sur les pratiques narratives, sur sa connaissance des méthodes d’autosuggestion et de son approche développée avec les comédiens professionnels.

Spécialiste de la méthode Coué et de la positivité :

Auteur des sites Internet : www.methodecoue.com et www.autosuggestion.fr, il intègre la méthode d’autosuggestion consciente d’Emile Coué à sa pratique du coaching. Il est co-auteur du « Petit dictionnaire de pensées positives » chez Bréal et de « La Méthode Coué – autosuggestion consciente » et « Etre heureux avec Coué » publié chez Eyrolles. Il est également co-adaptateur de « La Motivation pour les Nuls » et co-auteur de « La Méthode Coué pour les Nuls » chez First.

Auteur en 2016 d’une réédition du texte d’Emile Coué “La maîtrise de soi-même par l’autosuggestion consciente” publié chez Leduc.s avec une mise en page facilitante, des commentaires, des explications et un cahier pratique comportant exercices et conseils pour l’appliquer au quotidien ; livre réédité en août 2017 en version poche.

En 2019, il écrit « Ma bible de la Méthode Coué » également chez Leduc.s Découvrir et utiliser la méthode Coué en communication ou en management c’est s’éviter les autosuggestions négatives qui génèrent les conflits et utiliser les suggestions positives et l’autosuggestion consciente et positive qui libèrent des tensions. Il crée des sites Internet riches de contenus pour ses clients.

Les sites www.prisedeparole.com et www.communicationorale.com donnent les bases et techniques qu’il utilise dans ces domaines tout comme le site www.animerunereunion.com . Le site www.aventurecoaching.com ouvre sur le partage de son cadre de référence, de sa déontologie et de sa pratique du coaching. Et depuis juin 2008 le site www.mieuxmanager.com . Ces sites sont regroupés sous la bannière : www.mieuxvivreenentreprise.com

COMPÉTENCES :

  • Conception et animation de Stage Inter ou Intra.
  • Animation d’équipe et cohésion de groupe
  • Accompagnement et coaching individuel et d’équipe
  • Mise en scène de situation professionnelle
  • Préparation de prestations télévisuelles
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Je deviens résilient

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La façon de faire face à des épreuves ou à des conflits varie beaucoup d’une personne à l’autre. Certaines personnes semblent ainsi naturellement résilientes, tandis que d’autres paraissent très vulnérables, sans capacité de pouvoir lutter. 

Si nous n’avons pas tous les mêmes armes face à l’adversité, il n’existe pas pour autant de gêne de la résilience. Ainsi, comme le dit Boris Cyrulnik, “chez tout un chacun, des “braises de résilience” sont présentes. Qu’on souffle dessus à bon escient, et l’enfant meurtri, fracassé, stoppé net dans son développement par le deuil, la maltraitance ou les atrocités de la guerre sortira de son “agonie psychique” et reprendra le chemin de la vie”.

Si nous parlons souvent de résilience des enfants et de résilience individuelle, il faut savoir aussi que la résilience peut concerner bien sûr les adultes mais aussi les familles (par exemple lors de la reprise du cycle de vie après un décès violent et imprévisible), les communautés ou les sociétés (comme la capacité d’un pays à rétablir une capacité de fonctionnement acceptable après une catastrophe majeure). 

Nous allons faire aujourd’hui un focus sur la résilience individuelle et voir comment nous pouvons renforcer nos capacités de résilience, pour mieux nous protéger contre les expériences désagréables et leurs effets néfastes. Nous vous proposons donc de continuer à découvrir avec nous, comment accueillir la part d’ombre que nous avons tous dans nos vies tout en veillant à en développer la partie lumineuse, car il n’y a pas d’ombre sans lumière. 

Résilience, de quoi parlons-nous ? 

Le concept de résilience vient de la physique où il désigne la capacité d’un matériau à reprendre sa forme après un choc ou une grande pression – c’est l’exemple de la coque du sous-marin, dite résiliente parce qu’elle est capable de supporter des pressions considérables lors de ses plongées tout en reprenant sa forme d’origine lorsque le sous-marin refait surface. 

En psychologie, le concept de résilience est apparu dans les années 1980, notamment grâce à une étude de la psychologue Emmy Werner portant sur des enfants de Hawaï vivant dans une grande misère et exposés aux maladies et à la violence. La psychologue a qualifié de résilients les enfants devenus 30 ans plus tard des adultes qui savaient lire et écrire, qui avaient appris un métier et fondé un foyer.

Le concept a été ensuite développé en France, notamment par Boris Cyrulnik (Un merveilleux Malheur – 1999), qui en parle comme de “la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité”.

Attention toutefois, la résilience n’est ni une simple capacité d’adaptation ni un synonyme d’invulnérabilité. Elle sous-tend en effet l’idée d’un apprentissage, d’une croissance (ressortir plus fort des difficultés) et d’un regard confiant dans la vie. 

La résilience est en fait un processus multifactoriel, qui résulte de l’interaction entre l’individu et son environnement. La métaphore de la poupée proposée par Michel Manciaux (1999) l’illustre bien : “si on laisse tomber une poupée, elle se brisera plus ou moins facilement, en fonction de divers paramètres : la force du jet (négligence ou agression…) ; la nature du sol (ex. béton, sable, moquette…) et le matériau dont elle est fabriquée (verre, porcelaine, chiffon…)”.

Il serait trop long et sûrement un peu ambitieux de vouloir tout appréhender dans ce podcast, mais il nous semble important de préciser que la résilience est un concept plus complexe que sa vulgarisation le laisse paraître : l’injonction qu’on peut quelquefois entendre de “devoir faire preuve de résilience” dénote donc une vision réductrice du concept, qui ne prend pas en compte les variables internes au sujet (structure psychique, personnalité, mécanismes défensifs…) et les variables externes (caractéristiques de l’environnement socio affectif). Les formes et les processus de résilience sont donc propres à chaque personne.

La résilience, comment ça marche ? 

Nous l’avons dit, la résilience ne signifie pas “nier l’adversité” ou “faire comme si de rien n’était pour pouvoir passer à autre chose”. C’est un processus dynamique plus ou moins long, qui permet de passer positivement au travers des épreuves.

2 phases caractérisent ce fonctionnement :

  • la première est la confrontation au trauma et la résistance à la désorganisation psychique. Des mécanismes défensifs « d’urgence » se mettent en place pour se protéger : déni, clivage, projection, imaginaire, répression des affects, passage à l’acte, … sont autant d’exemples de processus automatiques et inconscients que le moi met en place pour contrôler les dangers internes et externes (maintien de l’équilibre). 
  • la seconde phase se manifeste par l’intégration du choc et la réparation.
    Elle implique donc l’abandon de certaines défenses d’urgence au profit de ressources plus souples et plus adaptées à long terme – il s’agit comme le nomment certains auteurs, de troquer des mécanismes de défense “immatures” par des mécanismes de défense “matures”  : créativité, humour, intellectualisation, anticipation, altruisme … Il s’agit souvent de développer “une pratique qui permet de canaliser les émotions” (par le biais des arts, de la spiritualité, du sport) mais aussi de passer par le processus de mentalisation, c’est à dire “conférer un sens à la blessure”.

Qu’est-ce qui favorise la résilience ? 

Les études ont pu montrer qu’il est plus facile de faire preuve de résilience face à l’adversité lorsque enfant, nous avons pu vivre :

  • dans un climat familial sécurisant : sentiment de confiance, parents présents et unis (même après une séparation), besoins d’amour et de sécurité satisfait ;
  • avec un entourage encourageant :  notre famille mais aussi notre environnement plus large (amitiés, éducateurs, enseignants …) vont influencer notre estime de soi et la capacité à voir la vie du bon côté ;
  • et une force de caractère : certains enfants sont naturellement joyeux et heureux de tout ce qui leur arrive.

Il est important toutefois d’éviter de généraliser. Une personne dénuée de cet environnement pourra être résiliente, et à l’inverse un individu qui aurait tous les préalables nécessaires pour être résilient peut s’écrouler au moindre problème. Mais quoiqu’il en soit, nous avons tous la capacité de stimuler et de faire croître notre capacité de résilience.

Et si je décidais d’augmenter mes foyers de résilience ?

Dans l’ouvrage La psychologie positive pour les nuls, les auteurs distinguent trois directions sur lesquelles agir : le cognitif, l’émotionnel et le comportemental.

Ces 3 aspects fonctionnent comme 3 cercles qui s’imbriquent les uns les autres.

La résilience cognitive

Nous en avions parlé dans notre 35e Bulle de Bonheur (#35 je pratique la pensée positive), notre manière de penser impacte nos émotions et nos comportements. Développer notre résilience cognitive, c’est donc développer notre optimisme (Bulle de Bonheur #23), cultiver notre confiance en soi (Bulle de Bonheur #6), connaître nos forces (Bulle de Bonheur #24), être convaincu que nous sommes acteur de notre vie (Bulle de Bonheur #55), être en accord avec ses valeurs, faire preuve de gratitude (Bulle de Bonheur #20).

Veiller à construire une image de soi plus exacte et positive permet d’affronter plus facilement les épreuves auxquelles nous devrons faire face.

La résilience émotionnelle 

Développer notre capacité à gérer nos émotions est un facteur facilitant pour la résilience, car elle permet d’éviter de se laisser submerger par nos émotions. Comme nous l’avons souvent dit (Bulle de Bonheur #5, #9, #18, #27, #64), les émotions doivent être vécues, mais elles doivent être gérées de façon à ne pas devenir le maître de nos modes de pensée et de nos comportements. 

La résilience émotionnelle sera également facilitée par notre gestion du temps (savoir gérer nos priorités Bulle de Bonheur #10 ; faire preuve de patience Bulle de Bonheur #48) et la connaissance de nos besoins et de ceux de notre entourage  (Bulle de Bonheur #12). 

La résilience comportementale 

Elle nous invite à réaliser ce qui est bon pour nous, c’est à dire à “faire de ses bons comportements, une habitude”. Cela passe par la santé (alimentation, activité physique, se soigner …), mais aussi l’entourage (construire des réseaux de soutien, nouer des relations, s’entourer de personnes positives et encourageantes), avoir confiance en soi et dans la vie, avoir des buts clairs, faire des projets (Bulle de Bonheur #19), rire (Bulle de Bonheur #22).

Travailler sur notre capacité à faire face à l’adversité peut demander du temps et nécessite de la volonté, mais c’est une richesse inouïe pour notre avenir, comme nous le montre la fable des casseurs de pierres (attribuée à Charles Péguy, et citée par Boris Cyrulnik) : 

“En se rendant à Chartres, un voyageur aperçoit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux à grands coups de maillet. Les gestes de l’homme sont empreints de rage, sa mine est sombre. Intrigué, le voyageur s’arrête et demande :

Que faites vous, Monsieur ?

Vous voyez bien, lui répond l’homme, je casse des pierres

Malheureux, le pauvre homme ajoute d’un ton amer

— J’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai faim. Mais je n’ai trouvé que ce travail pénible et stupide 

Un peu plus loin sur le chemin, notre voyageur aperçoit un autre homme qui casse lui aussi des cailloux. Mais son attitude semble un peu différente. Son visage est plus serein, et ses gestes plus harmonieux.

Que faites vous, Monsieur ?, questionne une nouvelle fois le voyageur.

Je suis casseur de pierres. C’est un travail dur, vous savez, mais il me permet de nourrir ma femme et mes enfants. 

Reprenant son souffle, il esquisse un léger sourire et ajoute

Et puis allons bon, je suis au grand air, il y a sans doute des situations pires que la mienne.

Plus loin, notre homme, rencontre un troisième casseur de pierres. Son attitude est totalement différente. Il affiche un franc sourire et il abat sa masse, avec enthousiasme, sur le tas de pierre. Pareille ardeur est belle à voir !

Que faites-vous ? demande le voyageur 

Moi, répond l’homme, je bâtis une cathédrale !

Le regard que les personnes portent sur elles-mêmes face à l’adversité, leur perception de la situation, leur projection dans l’avenir … sont donc des facteurs importants pour la résilience. A l’instar de la psychologue Marie Anaut, nous pouvons aussi nous interroger sur “le regard que l’on porte sur les sujets blessés. Ainsi, les considère-t-on seulement comme des casseurs de cailloux ou bien comme de possibles bâtisseurs de cathédrales ?”. 

En bref 

  • Le processus de résilience est présent chez tous les individus. Pour certains, il sera naturellement activé et pour d’autres, il aura besoin d’être activé par une aide ou un accompagnement. 
  • La résilience permet d’aller puiser des ressources latentes lorsque nous vivons des épreuves. Elle est favorisée lorsque : 
  1. nous avons un réseau de soutien matériel et affectif (versus l’isolement), 
  2. nous avons trouvé un sens dans l’existence (versus l’impossibilité de faire un récit de qui s’est passé) 
  3. nous portons un regard positif sur nous-même (versus la honte)

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour vous demander dans quelles circonstances vous avez été un casseur de pierre ou un bâtisseur de cathédrale !

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J’accepte la tristesse

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La tristesse fait partie des émotions de base, appelées aussi émotions primaires. Comme nous l’avions évoqué dans nos précédents podcasts sur la joie (Bulle de Bonheur #9), la peur (Bulle de Bonheur #18) et la colère (Bulle de Bonheur #27), l’adjectif primaire renvoie au fait que ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions. 

La tristesse sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la déception, le désespoir, la nostalgie, le chagrin, et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres, comme l’envie, l’humiliation, la honte.

Dans le processus de deuil, c’est une émotion qui surgit après la colère, et qui est indispensable pour accepter la perte. 

Si la tristesse est une émotion simple à comprendre, elle est en revanche souvent plus compliquée à admettre et à gérer. En effet, par pudeur ou par peur du jugement, nous avons tendance à la cacher ou à la nier. La tristesse nous confronte par ailleurs à notre finitude et à nos faiblesses, ce qui peut la rendre encore plus insupportable. Comme pour les autres émotions désagréables que nous ne voulons pas vivre, nous pouvons mettre en œuvre tout un tas de stratagèmes d’évitement (alcool, alimentation, drogues, ou bien encore s’investir exagérément dans le travail, les sorties etc…), afin de nous “anesthésier” et ne plus ressentir ces sensations désagréables. Or, nous l’avons dit dans nos podcast précédents, toute émotion joue un rôle, envoie un message à prendre en compte … si celui-ci n’est pas entendu et donc si l’émotion est refoulée, notre corps trouvera un moyen de nous faire passer le message autrement un jour ou l’autre, notamment par diverses manifestations psycho-somatiques qui pourront être bien plus désagréables.

Comment fonctionne la tristesse ?

La tristesse suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis. 

1 – Elément déclencheur 

L’élément déclencheur de la tristesse est la perte : le décès d’un proche, un projet non abouti, une rupture de liens, la perte d’un livre aimé … . Nous sommes confrontés au deuil dès notre naissance, 1er moment de séparation où nous quittons l’utérus qui nous a logé, nourri et chauffé. 

2- Manifestations physiques 

Dans notre podcast Bulle de Bonheur #6 je nomme mes émotions, nous rappelions que le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.

Les manifestations physiques de la tristesse touchent tout le corps : l’esprit (“broyer du noir”, “avoir la mort dans l’âme”), le visage (regard éteint, bouche affaissée, “avoir une tête d’enterrement”, “faire grise mine”), la voix (atone, plus rauque, ton amer, débit plus lent), la gorge (“avoir une boule dans la gorge”), les épaules (voûtées, “porter le chagrin du monde sur ses épaules”). Elle entraîne une baisse d’énergie, de vitalité, un repli sur soi. Elle peut provoquer une perte d’appétit et des troubles du sommeil.

Au niveau du cerveau : la tristesse est un moment de pause, d’analyse d’un moment difficile. Le cerveau est donc plus actif quand il est triste, car il travaille pour se souvenir, penser et réfléchir à des solutions ou des nouvelles alternatives. La sérotonine diminue et les tensions augmentent, c’est pourquoi pleurer est nécessaire pour expulser cette anxiété, se détendre et libérer tout ce que nous ressentons. Après avoir pleuré, nous commençons à sécréter des endorphines qui nous détendent.

3- Manifestations comportementales 

A l’instar des autres émotions, la tristesse a plusieurs niveaux d’intensité : mélancolie, chagrin, abattement, déprime … et plusieurs modes d’expression : elle peut être silencieuse (pleurer intérieurement) ou bruyante (crises de larmes, mélopées des femmes endeuillées dans certaines cultures). 

4 – Message 

La tristesse nous renseigne sur un manque affectif.

Comme toute émotion, la tristesse ne dure pas dans le temps. De même, les pleurs, servent juste le temps de soulager, de libérer les tensions . Si cela se prolonge, c’est que l’émotion s’est transformée en un sentiment “malsain” (en mélancolie, en déprime…), qui devient disproportionné par rapport à la situation et destructeur pour soi et souvent pour l’entourage.

La tristesse a toutefois besoin d’un temps particulier : en nous privant d’énergie, elle nous invite en effet à nous retirer un moment de l’action, pour prendre le temps de faire le deuil, de comprendre ce qui se passe.

Elle invite aussi à l’empathie et à la sympathie, en attirant l’attention des autres.

Enfin, elle est souvent un rempart contre l’agressivité des autres.

Changement de regard 

Et si je faisais de la tristesse un agent de transformation ?

La tristesse une précieuse alliée, c’est à dire un partenaire avec lequel nous sommes en lien et qui peut nous apporter soutien et aide. A l’opposé, elle peut devenir un adversaire, un ennemi. La tristesse ennemie ? C’est celle qui est trop intense, celle qui dure et qui nous fait tomber dans la déprime, celle qui vient abîmer nos relations (professionnelles, sociales, familiales) car elle finit par nous couper du monde, celle que nous combattons par crainte de souffrir ou par peur qu’elle empêche tout bonheur.

Faire de la tristesse une amie nécessite comme pour toute relation amicale de prendre le temps de la connaître. Prenons donc le temps de découvrir notre tristesse, de l’écouter et de la traiter avec égard !

Observation et expression 

Dans Bulle de Bonheur #5, nous vous parlions des 2 phases de la gestion des émotions. Ces 2 phases s’appliquent bien sûr à la tristesse, qui doit être acceptée et exprimée pour éviter tout risque pathologique : 

 

  • j’observe : que se passe-t-il  dans mon corps ? Quels signes m’envoie-t-il ?
  •  j’exprime : par les mots (“je me sens totalement vide” – “amputée”, “je n’ai envie de rien”), la visualisation, l’expression artistique (dessin, musique, écriture …). 

Et souvenez-vous, avec les enfants, observation et expression pourront être initiées par l’adulte qui aidera à mettre des mots et à décrire l’émotion (par sa forme, par sa place dans le corps, par sa couleur, par l’association à une image (un tunnel, une chape de plomb, un gros nuage noir …). 

Gestion 

  • Accueillez le changement de votre état : perte de tonus, baisse d’énergie, fatigue, voire troubles alimentaires et du sommeil. Ces signes peuvent aussi être intellectuels (difficulté de concentration, idées noires, trous de mémoire), émotionnels (impuissance, anxiété, perte du désir …) et peuvent concerner votre estime de soi, voire votre volonté de vivre. Il est important d’accepter cet état de relâchement, et de ne pas le combattre car cet état est celui qui va permettre de trouver les solutions pour surmonter la tristesse. 
  • Faites preuve de compassion envers vous-même, comme vous le feriez avec un ami qui vit la même expérience : parlez-vous avec bienveillance, (voir Bulle de Bonheur #39 je pratique l’auto-compassion), laissez libre cours à des larmes libératrices et réparatrices … comme nous l’avons évoqué, ces larmes vont déclencher l’empathie et la bienveillance, et l’attention de votre entourage va permettre de commencer ainsi à combler le manque affectif que votre tristesse signale.
  • Parlez-en : il ne s’agit pas évidemment de tomber en pleurs dans les bras de tout le monde à tout moment, mais de s’autoriser à partager sa tristesse avec les personnes avec lesquelles nous avons envie de le faire (des proches pour certains, des inconnus pour d’autres ou encore un professionnel).
  • Pensez positif : nous l’avions évoqué dans notre Bulle de Bonheur #35 sur la pensée positive, la couleur de nos pensées est liée à la couleurs de nos émotions. Vivre des émotions désagréables comme la tristesse, nous entraîne à vivre des pensées négatives. D’un autre côté, nous avions également mentionné que nous avions la capacité de sélectionner nos pensées et donc d’agir, non pas pour cacher nos pensées négatives, mais pour éviter de les alimenter (méditer, bouger (l’activité physique va permettre de débrancher le mental), respirer, regarder des films légers et détendants, …) et pour remettre du positif dans nos vies en se focalisant sur ce qui va bien aussi.
  • Comblez le besoin qui se cache derrière la tristesse : il est certain que tout manque ne peut être comblé. Il n’est pas question donc de remplacer ce ou celui que vous ne pouvez plus avoir ou voir. Il est en revanche  possible de combler une partie du besoin affectif qui en résulte : en profitant de l’attention et de l’affection des personnes qui vous sont chères, en reprenant doucement mais sûrement des activités ou des projets significatifs dans lesquels vous vous sentez importants, utiles etc…. bref, en allant vous nourrir affectivement à d’autres sources.
  • Mettez-vous en action : plus que la seule reprise d’activité, la tristesse peut être une opportunité de créer du nouveau et devenir un tremplin vers un changement et une expression de votre potentiel. Le changement demandant une certaine énergie et disponibilité d’esprit (voir Bulle de Bonheur #3), se mettre en action sera difficile juste après la perte vécue, mais pourra plus aisément se faire en fin de processus : réaliser un projet, débuter une nouvelle formation, chercher de nouvelles sources d’intérêt (loisirs, musiques, sorties, …), (re)commencer à faire du sport, écrire ou encore se refaire une garde-robe ?
  • Effectuez un travail de deuil : selon l’ampleur de la perte perçue mais également la façon dont cette perte est vécue, un véritable travail de deuil pourra être utile. Cela appartient à chacun car il n’y a pas d’échelle objective de la souffrance, le degré de tristesse (comme pour toute autre émotion) est totalement subjectif. Mais si la fréquence, la durée et l’intensité de la tristesse sont excessives, elles pourraient être le signe d’un état dépressif et/ou nécessiter un accompagnement par un professionnel.

En bref

  • La tristesse est une réaction à un manque, c’est le temps de la “cicatrisation psychologique”. 
  • La tristesse nous fait passer par la souffrance, malheureusement nécessaire à la cicatrisation et à l’acceptation de la perte.
  • Il est important de s’autoriser la tristesse en l’accueillant et en la nommant puis  en trouvant le moyen de la gérer, pour en faire une opportunité de croissance personnelle.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, chers auditeurs, 2mn pour identifier chez vous une situation qui a provoqué de la tristesse : quel est le déclencheur ? Que se passe-t-il dans votre corps ? Comment en parlez-vous ? Que faites-vous pour la gérer ? 

 

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Je gère les conflits

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Le regard que nous portons sur le conflit dépend de nombreux éléments : l’Histoire mais aussi notre propre histoire (éducation, expériences du conflit …), la culture,  le contexte du conflit (personnel, familial, professionnel, social) … .

Je me souviens que lorsque je suis arrivée au Québec, j’ai été vraiment étonnée de voir que la gestion de conflits était enseignée dès les premières années de l’école. Dans les parcs, ou dans les ruelles si typiques de Montréal, j’ai souvent pu observer les enfants régler leurs chicanes tout seuls, dans le respect de chacun.

Bien sûr, avoir ces outils dès la petite enfance est une réelle chance, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre la gestion amiable des conflits, et faire de ces moments de désaccords que nous vivons tous, une opportunité de croissance.

Le conflit ? 

Il existe de nombreuses définitions du conflit. 

Pour Jacqueline Morineau, le conflit « naît de la rencontre de deux désirs contradictoires qui s’opposent et qui paraissent vitaux à ceux auxquels ils appartiennent ». Selon l’historienne, le conflit résulte des souffrances non exprimées par les personnes et entraîne le désordre tant d’un point de vue individuel que d’un point de vue collectif. Chez l’individu, la souffrance non exprimée, non reconnue, peut conduire à l’expression de la violence.  

Pour d’autres auteurs, le conflit est «  la constatation d’une opposition entre personnes ou entités. Le conflit est chargé d’émotions telles que la colère, la frustration, la peur, la tristesse, la rancune, le dégoût », c’est une lutte de sentiments contraires. 

Claire Bonnelle, dans La Dynamique du conflit, explique la naissance du conflit par « la persistance de la colère et l’impossibilité à entamer un travail de deuil ». Pour cette médiatrice familiale, face aux blessures non pansées et lorsque l’identité des personnes est touchée, les interactions entre les membres d’un couple se transforment. La communication se détériore, et inconsciemment les personnes entrent dans un engrenage involontaire qui les mène au conflit.

Désaccord, opposition, confrontation d’opinions différents, affrontement … mais plus encore, car le conflit touche la relation et donc ce qui la compose, notamment les émotions, la communication et la reconnaissance de l’altérité. C’est pourquoi le conflit va prendre différentes formes et degrés, concerner de multiples domaines et faire l’objet d’une taxinomie plus qu’abondante ! 

 

Si l’on prend l’exemple de la famille, nous imaginons facilement les oppositions qui peuvent survenir entre les différents membres de ce système : différence des points de vue dans l’éducation, dans la répartition des tâches, dans la définition des rôles de chacun …. incompréhension des sentiments, des besoins individuels, collectifs … mauvaise communication … dans le couple, la fratrie, entre parents et enfants … les exemples pourraient être encore nombreux !

 

Ils illustrent en tout cas bien que l’origine des conflits vient du fait que nous sommes des êtres différents (adultes, enfants, hommes, femmes, …etc), avec des points de vue différents (autant d’individus, autant de points de vue différents !).

Le conflit est donc le reflet de nos différences, la manifestation d’un désaccord entre 2 ou plusieurs personnes dont les « cartes du monde » divergent. Il est par conséquent inhérent à la relation humaine. Dans le couple, si les différences sont souvent ce qui a attiré les 2 partenaires, ce sont elles aussi qui vont être à l’origine des disputes (“j’ai été attiré par ton énergie et ta curiosité, aujourd’hui elles m’épuisent”). 

Il est important de comprendre aussi que le conflit est un processus : il commence généralement par l’apparition de tensions, qui vont entraîner des réactions émotives et des comportements spécifiques. Par exemple, je me sens frustrée, incomprise ou agressée quand mon conjoint ne range pas ses affaires – mon comportement change et je deviens anxieuse, méfiante, agressive … – mon conjoint se sent à son tour frustré, incompris ou agressé et réagit (m’agresse, m’ignore …) … une escalade se met en place, spirale dangereuse si elle se répète ou si elle mène à la violence.

L’apparition de ces tensions a des causes multiples : empiètement de son territoire (tant physique que psychosocial), difficulté de communication, estime de soi attaquée, sécurité menacée, autonomie réduite, rythme bousculé, incompréhension … il est difficile de tout énumérer, mais connaître ce qui provoque les premières tensions et les émotions afférentes, est très utile pour apprendre à gérer les conflits et surtout les prévenir. Vous verrez ainsi que les conflits touchent souvent à nos besoins fondamentaux : manque de reconnaissance, manque de liberté, d’amour ou encore de sécurité.

Aujourd’hui, nous allons nous centrer sur l’opportunité que nous offre le conflit d’avancer plus en avant sur le chemin du bonheur. 

Et si nous regardions le conflit comme “la croissance qui frappe à la porte” ? 

(Harville Hendrix et et Helen Lakelly Hunt dans “dix clés pour mieux vivre à deux”) 

A l’instar des émotions, le conflit est en effet un précieux indicateur. Il est souvent un signe invitant à prendre en compte l’expression d’un besoin, l’expression d’une conviction ou la manifestation d’un problème à résoudre. Il est la marque d’une rupture d’équilibre et d’une nécessité d’ajustements, voire de changements.

 

Le conflit n’est donc pas mauvais en soi. C’est la façon dont nous allons le gérer qui va en faire un élément source d’enrichissement ou au contraire de destruction. En effet, quand nous n’arrivons pas à gérer un conflit, nous nous trouvons confrontés à la souffrance, qui est elle même peut souvent être génératrice de violence, pour soi et pour les autres.

C’est pourquoi nous parlons souvent des deux versants du conflit : un qui est destructeur, violent, chaotique ; un autre qui est, constructif, source de développement personnel et relationnel. Ces deux aspect sont parfaitement exprimés dans la lecture chinoise du mot “crise”, qui associe deux idéogrammes : celui du “danger” et celui du mot “opportunité”. 

Lors d’une confrontation, la relation peut donc éclater dans la violence et révéler les effets négatifs du conflit : dépense de temps et d’énergie, non respect des droits, rupture de communication et de liens, souffrance …

Ou alors nous en profitons pour nous remettre en question et évoluer, pour mettre à profit les effets positifs : stimuler l’énergie, permettre la créativité, responsabiliser, renforcer l’estime de soi dans la résolution du conflit, améliorer la cohésion d’un groupe, favoriser la collaboration, la recherche d’une meilleure solution, … .

Comment réagissons-nous face au conflit ?

Les auteurs distinguent souvent les résolutions “primaires” et les résolutions ”évoluées”. Dans chaque mode, nous allons trouver un degré variable d’affirmation de soi et de coopération.

Les résolutions primaires 

  •  La fuite ou l’évitement : je pars du lieu du conflit, j’évite certaines personnes, je fais comme si de rien n’était, je me réfugie dans une autre activité (travail, ordinateur …) … . J’adopte donc un comportement très faible en affirmation et en coopération, où je ne m’occupe ni des objectifs de l’autre ni des miens. 
  •  L’abandon ou la soumission : je renonce à mes droits, à mes envies ; je laisse à l’autre tout le champ libre ; j’accepte toutes les exigences de l’autre. Je fais donc preuve d’un comportement très faible en affirmation et très fort en coopération, où je néglige mes propres buts pour satisfaire ceux des autres.
  •  L’agression ou le combat : je cherche à vaincre l’autre, à le faire plier, à le soumettre à ma volonté. Je suis donc dans un rapport de pouvoir, de domination. Je m’affirme avec force, sans aucune coopération, sur un mode autoritaire. 

Ces trois modes de résolution font peu de place à la résolution du conflit, qui risque donc de se reproduire. Ils laissent également un sentiment d’échec et de frustration à l’une, voire aux deux parties concernées. 

Les résolutions évoluées 

Elles privilégient l’écoute, le dialogue et la co-construction de solution. 

  •  la collaboration : elle prend souvent la forme de négociation gagnant / gagnant qui recherche une solution accordant des avantages mutuels. Dans ce mode de résolution, on trouve un comportement très fort en affirmation et en coopération, par lequel on tente de réaliser les buts et les intérêts des deux parties. La solution est commune et satisfaisante pour tout le monde
  •  le compromis : ici, on fait face à un comportement intermédiaire en affirmation et en coopération, par lequel on recherche toute solution acceptable, même si elle n’est que partiellement satisfaisante. 
  • l’appel à un tiers : le tiers permet de sortir de la dualité conflictuelle. Ce tiers peut être un médiateur, un arbitre ou un juge, chacun ayant un rôle particulier, le médiateur étant celui qui laisse le pouvoir aux personnes de décider en les accompagnant à trouver leurs propres solutions, tandis que le juge est celui qui décide, qui tranche le conflit.

Ces modes permettent de sortir de combat “j’ai raison/ tu as tord” qui entraîne souvent une guerre destructrice et sans issue. Attention toutefois à ne pas tomber dans le travers de la négociation sans fin (piège dans lequel nous pouvons parfois tomber avec les enfants de peur d’aller au conflit) : l’objectif de ces modes de résolution est de trouver une solution qui convienne à chacun, dans un délai raisonnable ! 

Comment gérer un conflit ?

Quelques règles fondamentales : 

  • trouvez le moment et le lieu propices, 
  • faites preuve d’écoute bienveillante, 
  • évitez de jouer au ping-pong du tort/raison, 
  • bannissez l’attaque, c’est à dire la violence, (physique et verbale), le mépris et la dévalorisation, la domination
  • sortez de la défensive, donc évitez la mauvaise foi, la fuite ou le sacrifice.

4 outils à aller explorer plus à fond :

  1.  La méthode Gordon : elle repose sur trois piliers : l’écoute active (voir Bulle de Bonheur #27), l’affirmation de soi (voir Bulle de Bonheur #31 sur les messages en JE et #5 sur l’expression de ses émotions) et la résolution de conflit sans perdant.
  2.  La méthode DESC :  Décrire les faits (voir Bulle de Bonheur #31 je communique autrement), Exprimer ses sentiments, Spécifier des solutions (claires, réalistes et réalisables), Conclure (résumer les conséquences pour chacun, négatives en cas du maintien de la situation, positives en cas de respect des solutions choisies).
  3.  La CNV (Communication Non Violente) : observation des faits, expression (facultative) des sentiments (ce que je ressens), expression des besoins (à l’origine des sentiments) et formulation d’une demande, avec assertivité et empathie (voir Bulle de Bonheur #12).
  4. La résolution de conflits : la littérature et internet fourmille d’exemple de processus de résolutions de conflits, qui vont d’ailleurs souvent intégrer les outils décrits précédemment. Allez chercher celle qui vous convient le mieux, qui vous paraît la plus claire et la plus réalisable, et vous serez sûrement surpris des résultats. Mais si les émotions sont trop fortes ou si le conflit est trop enkysté, il sera utile d’avoir recours à tiers professionnel impartial.

Rappelez-vous aussi que si nous réalisons que le conflit a engendré souffrance, blessures, le pardon pourra être une action supplémentaire pour réparer (voir notre podcast #15 sur ce sujet : le pardon est une démarche puissante mais qui doit être sincère et libre).

En bref 

Si je résume :

  1. Les conflits sont inhérents à toute relation. 
  2. Ils sont des messagers indiquant des besoins non satisfaits. Bien gérés, ils permettent d’évoluer personnellement mais aussi de faire croître la relation.
  3. Regardez donc le conflit comme une opportunité de croissance, et profitez de ses effets positifs sur l’énergie et la créativité, l’estime de soi et la relation.

Allez hop je me lance ! 

2mn pour trouver une situation qui génère des conflits chez vous, dans votre travail, dans votre famille élargie ou avec des amis.

Prenez un temps pour identifier les faits, les émotions que vous ressentez et si possible les besoins qui se cachent derrière. Trouvez ensuite un moment pour en parler avec la ou les personnes qui se trouvent à l’autre bout de votre relation, sans oublier d’écouter ce qu’elles vivent de leur côté. Vous allez voir, les solutions vont émerger !




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Je mange mes émotions

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Nous avions envie de vous parler aujourd’hui de nourriture … non pas de nourriture intellectuelle ou spirituelle, mais bien de nourriture alimentaire … .

Non pas de recettes ni de menus mais d’une nourriture peut-être méconnue, bien que pratiquée par tous, la nourriture émotionnelle !

 

La faim

La faim est d’abord physique. C’est la plus courante, elle manifeste un besoin vital de notre corps et se révèle par différents moyens que celui-ci va envoyer pour faire comprendre au cerveau qu’il est temps pour lui de manger. Notre corps possède en effet un «baromètre» interne qui indique par deux signaux distincts quand il a besoin de calories (la faim) et lorsqu’il en a suffisamment reçu (la satiété). Chaque signal se caractérise par des sensations corporelles : 

  • la faim se manifeste par des gargouillements, tiraillements, creux à l’estomac, voire fatigue, étourdissements, irritabilité, perte de concentration quand la faim s’intensifie ; elle arrive donc graduellement. On commence à ressentir une légère faim qui se transforme en faim intense si on ne s’alimente pas.  
  • la satiété se reconnaît quand notre plaisir gustatif diminue, notre vitesse d’alimentation ralentit et une certaine lassitude apparaît. 

Ensuite, il y a la faim « mondaine », celle qui se manifeste quand on est en groupe. On va manger sans nécessairement avoir faim, mais en prenant quand même du plaisir. Ce phénomène intervient généralement quand on est entre amis, en famille, en amoureux  mais aussi lors d’un repas professionnel ou un évènement festif. Manger peut alors devenir un code de conduite, une forme de politesse, un moyen d’être en lien. La nourriture peut être alors familiale, relationnelle, culturelle.

Pour finir, il y a la faim émotionnelle, c’est à dire la « faim de la tête », par opposition  à la « faim du corps ». La faim émotionnelle est une faim intense dès le début (contrairement à la faim physiologique), qui sert à répondre à une émotion forte ou désagréable : fatigue, angoisse, tristesse, euphorie… Elle ne comble donc pas un besoin physique en énergie, mais sert plutôt  à apaiser, compenser un manque ou détourner un problème. 

D’où vient la faim émotionnelle ?

Un rapport de l’ANSES de 2010 indique que l’alimentation humaine n’a pas seulement vocation à répondre à des besoins biologiques. La nourriture est aussi faite pour répondre à un équilibre psychologique. Pour reprendre le titre du livre « Cessez de manger vos émotions » d’Isabelle Huot et Catherine Senécal, tout le monde “mange donc ses émotions” à un moment ou un autre ! 

Manger pour parer à la déprime, pour combler l’ennui, pour se réconforter … bref pour tenter de rétablir un équilibre psychologique ébranlé : l’enfant qui tourne en rond et qui demande “quand est-ce qu’on mange ?” alors que cela fait une heure qu’il est sorti de table ! La tablette de chocolat avalée en 2 minutes dans un moment de découragement, ou encore les noix de cajoux dévorées par poignées après une journée stressante et/ou épuisante de travail … vous connaissez ? Vous faites d’ailleurs peut-être partie de ces 42% qui mangent du chocolat pour lutter contre un état dépressif, et de ceux qui sont convaincus que c’est plus efficace qu’une séance chez le psy ! Sachez juste que si cela a un effet positif, cet effet est psychologique car les quantités de  phényléthylamine (« molécule de l’amour ») et de sérotonine sont présentes à des quantités si infimes qu’il faudrait manger au moins une tonne de chocolat pour obtenir le même résultat qu’un seul cachet de Prozac !!!

Le problème du chocolat (ou du prozac), c’est qu’il ne règle pas le problème en profondeur. Comme le montre le psychiatre et psychothérapeute américain Roger Gould dans “Dites non à l’alimentation de consolation”, la nourriture peut devenir une sorte de « tranquillisant vendu sans ordonnance », voire même de « transe alimentaire » : ce moment où les soucis s’arrêtent, la nourriture est là, toujours disponible, et ne nous juge pas. 

Si des études ont démontré le lien entre émotions et alimentation, les recherches n’ont pas encore permis d’établir si toutes les émotions ou certaines d’entre elles seulement modifient les comportements alimentaires. De même, le rôle exact que pourrait jouer l’alimentation dans la régulation émotionnelle ou comportementale reste inconnu. 

 

Quoiqu’il en soit, et comme nous l’avons souvent dit dans nos podcasts, le problème est surtout lié à l’excès. Ainsi, la faim émotionnelle sera sans conséquence tant qu’elle sera mesurée. En revanche, si elle devient fréquente, voire systématique, alors elle peut devenir problématique et être associée à des troubles du comportement alimentaire.

 

Conséquence d’une faim émotionnelle excessive 

Nous ne sommes pas toujours à l’écoute de notre corps, et nous pouvons de ce fait faire des excès. Si le corps arrive à se réguler en cas de faim physique ou mondaine (si vous avez trop mangé à midi, vous aurez moins faim le soir par exemple), ce n’est pas le cas de l’alimentation émotionnelle car elle fait dérailler le mécanisme de régulation interne et entraîne 2 conséquences négatives :

  • La première conséquence touche le poids et la santé. On mange en grande quantité, et plus que de besoin. En plus, en cas de faim émotionnelle, on se dirige rarement vers des carottes râpées, une plâtrée de haricots verts, ou même des fruits (que nous avons pourtant souvent sous la main !), mais quasiment systématiquement vers des aliments hautement énergétiques et sans aucun intérêt nutritionnel. Les effets sont inéluctables : prise de poids, dégradation de la santé, dérégulation des sensations alimentaires de faim et de satiété. 
  • La deuxième conséquence est de tomber dans un cercle vicieux : on prend du poids, on perd confiance en soi parce qu’on a pris du poids, on se sent coupable, on tente de rectifier le tir, on se prive 2 jours et ça repart…

Et si j’apprenais à gérer ma faim émotionnelle ?

 

La première étape est d’essayer de comprendre quelles sont les émotions qui se cachent derrière la prise alimentaire. Cela peut être ardu car tout en étant conscient de “manger vos émotions”, votre journée vous semble normale donc vous ne faites aucun lien avec des émotions précises. Il est possible également que vos émotions soient bien refoulées donc difficiles à identifier. 

Selon Roger Gould, cette faim émotionnelle peut avoir cinq origines différentes, et se gérer par des stratégies autres qu’alimentaires.

 

  • La première cause réside dans les doutes sur soi-même. C’est l’exemple classique d’une demande de tâche à laquelle on ne sait pas répondre, et qui déclenche en nous un jugement négatif (« je suis nul »). Se précipiter sur le distributeur pour prendre des barres de chocolat va peut-être vous faire du bien sur le moment mais a peu de chance de vous rendre moins nul ! Roger Gould conseille plutôt de répondre du tac au tac à cette voix critique intérieure : « il est normal de ne pas tout savoir. Ce n’est pas parce que je ne sais pas faire quelque chose que je ne sais rien faire ». (précieux outil de la réfutation dont nous avions parlé dans notre podcast  Bulle de Bonheur #29 sur les fausses croyances).
  • La deuxième cause de la faim émotionnelle est la frustration, qui survient généralement quand certains de nos besoins ne sont pas comblés (voir Bulle de Bonheur #12). Au lieu de compenser avec un paquet de gâteaux, il est sera plus efficace de s’interroger : “quels sont mes vrais besoins ? Comment puis-je y répondre ? Si ce n’est pas possible, comme puis-je trouver une autre source de satisfaction ?”.  Par exemple, si je me sens triste car le comportement de mes enfants m’énerve et me donne un sentiment d’impuissance, au lieu de manger la moitié du pot de Nutella quand enfin ils sont couchés, pourquoi ne pas les faire garder une heure par semaine, temps pendant lequel je pourrai me détendre, avec une amie, en faisant du sport ou simplement en me prélassant ? Quand les enfants vous énervent, il est très soutenant de penser à ce moment que vous allez passer pour vous bientôt. 
  • Une troisième cause peut être un manque de sécurité intérieure. Il arrive que des personnes ayant subi des traumatismes pendant l’enfance ressentent un sentiment d’insécurité permanente et se mettent à manger de façon excessive, pensant inconsciemment que leur surpoids va les aider à écarter d une agression potentielle. Roger Gould conseille d’interpréter la situation de façon réaliste : accepter que la nourriture ne protège pas et identifier les domaines concrets où l’on se sent vulnérables  (finances, santé, conjoint, enfants…) pour trouver les moyens adaptés de surmonter ces difficultés. Une aide psychothérapeutique pourra être nécessaire.
  • Une quatrième source est liée à une rébellion inconscientePlutôt que d’exprimer sa colère, on va manger, comme pour exorciser cette émotion qui monte en nous et qui pourrait nous faire accomplir des gestes regrettables. La solution est d’apprendre à gérer sa colère autrement que par la prise alimentaire (voir notre podcast Bulle de Bonheur #27). Pour d’autres personnes, cette rébellion s’exprime par l’idée que « la nourriture est la seule chose agréable que j’ai dans la vie, je ne vais donc pas y renoncer » ou encore « aime-moi d’abord comme je suis». Dans ces cas, il est important de renforcer son estime de soi (Bulle de Bonheur #7 et #24).
  • Enfin, il arrive qu’on l’on mange pour remplir un vide, un manque. Ce sentiment est souvent lié à un sentiment d’abandon. Quand notre réservoir affectif est vide, on essaye de le remplir avec des aliments, pour essayer de combler cette absence d’amour, cet appétit relationnel dont nous avons besoin pour vivre. Cette alimentation de consolation a des effets positifs de courte durée et peu efficaces pour répondre à notre besoin d’aimer et d’être aimé. Ce lien entre alimentation et manque est souvent lié à l’enfance : donner à l’enfant quelque chose à manger pour le consoler ou pour le féliciter, ou à l’inverse le priver de dessert pour le punir ou le priver de moments de qualité en famille… tous ces évènements peuvent influencer notre rapport à l’alimentation et créer un lien de dépendance, souvent délétère, entre alimentation et amour. 

 

 

Il est par conséquent important de prendre le temps de s’interroger sur les raisons pour lesquelles nous mangeons : est-ce vraiment parce que nous avons faim ou est-ce pour répondre à un autre besoin ? Votre histoire est personnelle, et le lien que vous avez avec un aliment est unique donc écoutez-vous avant tout.

Le temps, l’objectivité mais aussi la compassion pour soi seront des outils utiles pour vous aider, sans oublier une aide professionnelle si besoin.

 

En bref

  • Nous sommes tous des « mangeurs émotionnels » 
  • Lutter contre la déprime, combler un vide, trouver un réconfort sont souvent les raisons de nos faims émotionnelles 
  • Il existe des stratégies pour combler notre faim émotionnelle, notamment en s’interrogeant sur notre besoin réel 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! La prochaine fois que vous avez faim, demandez-vous si vous avez vraiment faim ou si vous avez une faim émotionnelle. Si tel est le cas, prenez 2 minutes pour vous demander ce qui se cache derrière. Belle découverte !

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Je prends le temps d’être heureux avec Catherine Delmas Chaulet

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Le micro de Bulle de Bonheur continue à voyager, toujours à la quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui, nous sommes près de Boston aux USA avec Catherine Delmas Chaulet, CEO et présidente de Global DMC partners, un des leader mondial dans le monde de l’événementiel, du tourisme d’affaires et de l’incentive, Catherine est aussi conseiller au commerce extérieur.
Les relations internationales sont sa passion et le fil moteur de sa carrière. Elle est française née de parents cosmopolites, mariée avec un français et elle habite aux Etats-Unis depuis 25 ans.

Elle est une femme d’affaire dynamique, le succès de son entreprise parle de lui-même. L’excellence et la précision de son travail alliées à sa volonté de motiver ses équipes, ses partenaires et ses fournisseurs pour donner le meilleur d’eux-mêmes est sa vision ! Favoriser l’engagement par la coopération est aussi une de nos valeurs !

Ce qui nous a séduit à Bulle de Bonheur, c’est l’alliance magique de la femme d’affaire et de la femme de cœur ! Cohabite en Catherine, la business woman, la femme amoureuse de la vie, la femme qui aime le partage des cultures, des cuisines du monde ; le bon vin, le chocolat et clin d’œil ! C’est une parisienne qui déteste le fromage et oui nul n’est parfait !

Nous aimons toutes ces richesses qui contribuent à diffuser de nombreuses bulles de bonheur ! Merci Catherine !

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Je pose les règles

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Nous vous l’avions promis lorsque que nous avions abordé le thème de l’autorité bienveillante (Bulle de Bonheur #52), voici notre podcast sur les règles.

Pourquoi parler des règles ? Parce que les règles nous servent :

  • pour vivre en société : elles sont une des structures de la vie sociale et de l’organisation des relations, et nous devons aider nos enfants à respecter ces règles.
  • pour s’auto discipliner : respecter des règles, c’est apprendre qu’il y a des limites (pour soi et pour les autres). C’est aussi apprendre à dire non (un enfant à qui on ne dit jamais non, ne sait pas dire non). C’est enfin apprendre à distinguer les besoins des désirs : l’enfant (et l’adulte aussi !) ne peut pas obtenir tout ce qu’il veut, il doit savoir attendre, persévérer et connaître l’effort. Si ses besoins sont à satisfaire, ses désirs ne sont pas tous réalisables, mais encore faut-il savoir les distinguer ! (besoin de dormir / désir de se coucher tard ; besoin de s’alimenter / envie de manger des bonbons ; besoin de jouer / envie de passer 5h devant un écran).
  • pour sécuriser : sans règles, il n’y a pas de cadre ! Or, nous l’avions évoqué, sans cadre, l’enfant (et même l’adulte quelquefois) se sent abandonné, perdu et angoissé. La règle offre donc un cadre sécurisant, c’est à dire un cadre où l’on se sent à la fois libre et protégé.

Une bonne règle ? 

C’est une règle clairement posée, comprise, respectueuse de chacun et qui a une conséquence.
Pour illustrer le rôle de la règle, il est souvent fait référence au code de la route. Quand nous sortons dans la rue, nous avons la liberté d’aller tout droit, à gauche ou à droite, de nous arrêter, de marcher ou de courir. Nous savons que les passages piétons, les feux tricolores ou encore les panneaux Stop sont là pour nous protéger mais nous pouvons aussi décider de traverser sans en tenir compte. Nous connaissons la règle et nous en connaissons aussi la conséquence (avoir un PV, pire, se faire écraser). Le code de la route (cadre) nous assure donc sécurité (il nous protège) et liberté (nous restons libre de notre direction et du choix de nos actions).

La règle est liée au type d’autorité mis en place. Nous allons à nouveau aujourd’hui nous laisser éclairer par les principes de l’éducation positive et regarder comment les règles se posent avec des enfants.

Attention cependant ! Il n’existe pas de recette toute faite ou magique pour poser une règle. Désolé, nous n’allons pas vous proposer la règle qui va immédiatement être appliquée et respectée sans contestation ni transgression ! Nous vous proposons en revanche de découvrir des outils concrets qui permettent de comprendre pourquoi une règle ne fonctionne pas, et comment une règle doit respecter l’enfant : la règle ne sert pas à discipliner ou contraindre l’enfant mais à le soutenir et le guider.

Certains craignent qu’en posant des règles, les enfants les aiment moins, comme si chaque limite venait dire à l’enfant “je ne t’aime pas”. Désaccord ne veut pas dire désamour ! C’est une erreur de penser que limites et amour sont inconciliables. La psychanalyste Claude Halmos l’affirme clairement : “un enfant ne se trompe jamais. Inconsciemment, il fait la différence entre la limite qui est posée de façon juste et celle qui est imposée par l’adulte pour son bon plaisir”.
Cela ne signifie pas que l’enfant agira avec le sourire, mais cela ne remettra pas en doute l’amour que vous lui portez et qu’il vous porte.

C’est d’ailleurs pour cela que nous entendons souvent que l’autorité est un acte d’amour (en revanche, évitez la phrase “je te dis non parce que je t’aime” – l’enfant, dans sa frustration, n’aura pas la raison suffisamment accessible pour comprendre, donc impossible pour lui de faire de lien logique entre ces 2 prépositions et la situation risque même de s’aggraver car il se sentira encore moins compris !!).
Dire “non” à un enfant est indispensable pour sa construction. Sinon, comment apprendra-t-il à accepter le “non” des autres, les règles de la vie en société, ses propres limites ?

Les mauvaises habitudes à propos des règles

La répétition :

 Saviez-vous qu’en moyenne, un adulte répète chacune de ses demandes entre 3 et 7 fois ! Or, il apparaît que l’enfant connaît en général très bien ce nombre de fois. Pourquoi écouterait-il la 1ère fois puisqu’il sait que la demande va lui être répétée ? En répétant plusieurs fois, on apprend donc à l’enfant à ne pas écouter la 1ère fois. Les études ont aussi montré que pour les enfants qui cherchent l’attention, la répétition tient lieu de récompense : répéter lui permet de ne pas écouter et d’avoir plus longtemps l’attention de son parent ! Des liens ont également pu être établis entre l’enfant à qui on répète plusieurs fois une demande et l’enfant qui n’écoute pas les consignes en classe.
Cessez donc de répéter et agissez ! Par exemple, pour des jouets non rangés, au lieu de répéter 4 fois la même consigne, vous pourriez dire : “à partir de maintenant, je vais te le dire une seule fois. Quand je verrai que tes jouets ne sont pas rangés alors que je t’ai demandé de le faire, je le ferai à ta place et je les mettrai pendant 1 semaine enfermés dans le placard” et FAITES LE !

La menace 

C’est l’attitude la plus courante quand répéter ne marche pas : “si tu ne fais pas, tu seras privé de …” , “si tu ne te calmes pas, je vais appeler ton père”. Le risque ? Ne pas mettre ses menaces à exécution, les appliquer et culpabiliser ou encore tomber dans l’escalade : on monte dans les degrés d’intensité (de la privation de sortie une fin de semaine, on passe à un mois) et on risque de professer des choses irréalisables ou que nous ne serons pas capables de tenir dans le temps.
La menace nous conduit souvent dans un cercle vicieux : quand elle ne marche pas, on se sent impuissant. Cette impuissance peut provoquer colère et agressivité : je crie, je perds le contrôle, j’utilise la force et je fais mal (par mes actes, par mes mots) OU je cède.
La menace peut aussi conduire l’enfant à se soumettre par la crainte et la peur. Quel exemple enseigne-t-on alors ? Nous prenons le risque de transmettre à l’enfant le message suivant : “quand tu n’arrives pas à obtenir ce que tu veux, utilise le chantage, la pression ou encore la force !” . Quoi de plus logique alors que l’enfant crie pour être entendu, tape pour avoir ce qu’il veut, menace pour obtenir quelque chose ? (“si tu ne me donnes pas 2 gâteaux, je vais crier très fort”).

Et si je regardais comment je pose des règles ?

Nous voudrions ici vous partager un outil découvert dans le livre de Brigitte Racine La discipline, un jeu d’enfant.
Cet outil, les 5C, est une sorte de grille d’évaluation, qui nous permet d’analyser les raisons qui pourraient expliquer que notre règle n’est pas respectée (avant d’accuser trop vite celui qui ne respecte pas la règle !) :

Est-ce que la règle est claire ? 

La règle claire est une règle précise, concise et affirmative. C’est donc un règle qui décrit en quelques mots ce qui peut être fait (et non ce qui ne peut pas être fait comme nous le faisons généralement). Il s’agit d’éviter la forme négative et les mots qui peuvent porter à interprétation : au lieu de dire, “ne fais pas d’écrans trop longtemps” (soyez certains que votre enfant et vous n’avez pas du tout la même notion du temps !!), dites plutôt “tu peux faire une heure d’écran” ; même schéma pour les adverbes “pas trop tard”, “un peu” ou encore toutes ces formules “sois sage”, sois raisonnable”, “tiens toi bien” qui sont souvent vagues ou abstraites pour l’enfant. Enoncez plutôt le comportement attendu : “à table, on reste assis jusqu’à la fin du repas”, “à l’école, je m’attends à ce que tu écoutes les consignes et que tu t’amuses uniquement pendant la récréation” ….

Est-ce que la règle est connue ? 

Il est utile de s’assurer que la règle est connue d’avance. Si certaines nous paraissent évidentes ou implicites, elles ne le sont pas pour l’enfant (par exemple, l’enfant qui peut dessiner sur les murs de sa classe car il y a un endroit prévu à cet effet, peut-il comprendre tout seul que c’est interdit chez lui ?) Toutes les règles ne sont pas bien entendu à énoncer, mais les règles nouvelles, celles qui sont différentes du lieu de vie habituel ou encore celles pour lesquelles nous savons qu’il y a risque de non respect, sont à rappeler. : “tu te souviens, quand tu viens faire les courses avec moi, tu marches à côté de moi en tenant le caddy et tu me demandes quand tu veux porter ou toucher quelque chose.”
Il est possible aussi de parler de la conséquence (“en cas de non respect de la règle, je t’asseois dans le caddy”). Certains parents n’aiment pas en parler à l’avance car ils ont l’impression qu’ils transmettent à leur enfant le message qu’il ne sera pas capable de respecter la règle. A vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Est-ce que la règle est cohérente ? 

La cohérence s’applique d’abord par rapport à l’objectif poursuivi. Par exemple si vous avez posé la règle que l’enfant peut jouer à la tablette le mercredi et les fins de semaines entre 10h et midi, la tablette et le créneau horaire doivent être disponibles à ce moment là et aucune autre règle ne doit venir interférer (par exemple faire ses devoirs !).
La règle doit aussi être cohérente par rapport aux comportements des autres membres de la famille, et notamment des parents qui sont ceux qui donnent l’exemple ! Ce principe de cohérence s’applique évidemment uniquement pour les règles générales de la vie en famille (vous n’allez pas vous coucher à la même heure que votre enfant !) : ainsi, les règles de rangement (ranger sa chambre par exemple), de comportements (pas de gros mots), d’utilisation des écrans (aucun portable à table) sont valables pour tout le monde.

Est-ce que la règle est constante ? 

La cohérence et la constance sont souvent rapportées comme les 2C les plus difficiles à tenir. La constance renvoie au maintien de la règle dans le temps. Mais nous le savons, une règle nécessite du temps pour se mettre en place, et pourra entraîner de la part de notre enfant une période de test et de résistance. Il faut donc tenir bon et s’armer de patience et de bienveillance !
Attention cependant, la constance n’est pas synonyme de rigidité : une règle peut évoluer dans le temps (est-elle toujours adaptée à l’âge, à la situation ?) et autoriser l’exception (qui doit être exceptionnelle, mais aussi fixée clairement et précisément ! “parce que tu es malade, tu peux exceptionnellement faire une heure de tablette en semaine. Dès que tu es guéri, la règle normale s’applique”).

Est-ce que la règle a une conséquence ? 

Les conséquences éducatives permettent de remplacer la privation, la menace, le pouvoir et la violence par la responsabilisation et l’acceptation des conséquences. En éducation bienveillante, elles prennent le pas sur la punition.
Elles sont naturelles et logiques ou alors prévues (pour les plus grands).
Rappelons qu’avant 4 ans, aucun lien n’est fait entre la cause et la conséquence et qu’avant 8 ans, la conséquence ne va pas de soi et n’est pas légitime automatiquement, d’où l’importance ne pas être dans l’implicite et d’accompagner la mise en place de la conséquence !

 

Quoiqu’il en soit, rappelez-vous ces 3 règles :

  • la conséquence doit être adaptée à l’âge de l’enfant. Pour le tout petit, la conséquence doit s’appliquer au moment où l’interdit est transgressé car le petit n’a pas la capacité de se repérer dans le temps et ne pourra pas faire le lien entre la transgressions et la conséquence si celle-ci arrive dans le futur. A l’inverse, pour l’adolescent, la conséquence pourra être co-construite avec lui et appliquée a posteriori.
  • la conséquence doit être proportionnée (“la prochaine fois, j’irai faire les courses toute seule” et non, “tu ne viendras plus jamais faire les courses avec moi”).
  • la conséquence doit avoir un lien avec la règle ou la situation (si l’enfant dépasse le temps d’écran, il aura autant de temps en moins la prochaine fois ; si l’enfant fait mal, il accomplira un geste qui fera du bien ; si l’enfant casse, il réparera …). La conséquence qui n’a aucun rapport avec la règle (“tu n’as pas rangé ta chambre donc tu n’iras pas jouer chez ton ami toute à l’heure”) génère incompréhension, incohérence, injustice … sentiments à l’origine de la colère, de stratégies de dissimulation ou autres comportements désagréables).

Pensez aussi à des paroles valorisantes en cas de respect de la règle : il est important d’arroser les bonnes graines plutôt que les mauvaises herbes !

En bref

  • Notre rôle d’éducateur est de préparer nos enfants à la “vraie” vie qui est faite de plaisirs et de peines, de gains et de pertes, de morts et de naissances ….
  • Notre rôle est donc de les aider à être autonomes (se passer de nous), de les protéger (sans les surprotéger) et de les encadrer (sans les dominer).
  • Les règles vont nous permettre de construire le cadre propice au bon développement de l’enfant.
  • Une règle doit répondre aux 5C : elle doit être claire, connue d’avance, cohérente, constante et avec une conséquence. Un 6e C pourra être rajouté pour les plus grands, celui de la co-construction.

A vous de jouer !

A vous de jouer ! 2 minutes pour trouver une règle qui est souvent malmenée chez vous. Passez là au tamis des 5C et vérifiez qu’elle est bien adaptée. Vous gagnerez du temps, de l’énergie et éviterez peut-être d’accuser à tort votre enfant et de vous décourager !

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Je bouge !

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Comme le rappelle Christine Michaud dans son livre “Mon projet bonheur”, le mouvement fait partie intégrante de la vie, il est inscrit en nous, nous en avons besoin par nature.
Il est d’autant plus important de bouger que l’esprit et le corps sont interdépendants, et si certains adages sont trompeurs, celui qui dit “un esprit sain dans un corps sain” a tout son sens.

Les études le prouvent, et les médias s’en font volontiers l’écho, l’activité physique est non seulement bénéfique mais aussi nécessaire ! Impact sur le stress, le sommeil, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, le poids … . Une étude américaine a même prouvé que l’aérobique pouvait être aussi efficace qu’un anti-dépresseur.
Il est intéressant aussi de noter que des recherches se sont également intéressées au lien entre exercice physique et performance mentale. Force a été de constater que rester trop longtemps sans bouger est contre-productif, pour les adultes et particulièrement pour les enfants. Florence Millot, dans son livre “apprendre à se concentrer” rapporte ainsi qu’en restant sur une chaise à l’école, le périmètre de découverte de l’enfant est diminué de 90% ; “la position assise contraint le développement naturel de l’enfant” – notre école a donc du pain sur la planche car il semblerait bien que ce ne soit pas nécessairement à l’enfant de réprimer son besoin naturel de mouvement mais au cadre d’apprentissage d’être mieux adapté ; d’ailleurs, certaines écoles ont commencé à initier des projets en ce sens (pause gym, travailler debout, réciter en marchant, s’asseoir sur un ballon de yoga …). On comprend mieux pourquoi la fameuse “privation de récréation” privait autant les élèves que leur professeur !

Pas de doute donc, les bienfaits de l’activité physique sont innombrables et clairement favorables au bonheur. Il faut dire que l’activité physique est aussi responsable de la sécrétion de dopamine, l’hormone du plaisir et du bien-être. Ce qui fait d’ailleurs dire au psychiatre John Ratey que “faire un peu d’exercices, c’est comme prendre un peu de Prozac et de Ritaline, juste quand il faut” ! Quant à notre professeur du bonheur, Tahar Ben-Shahar, il parle d”une “drogue miracle!”.

Et si je faisais de l’activité physique un vrai rituel de bien-être ?

Que faire ?

L’activité physique a le gros avantage d’avoir des terrains de pratique très variés : seul ou à plusieurs, gratuit ou payant, à l’extérieur ou à l’intérieur, nous pouvons choisir de privilégier le cardio, l’endurance, la musculation, le gainage, la souplesse … et même combiner plusieurs de ces éléments !

L’important est de pratiquer, dans la mesure bien sûr (comme pour tout, l’excès est mauvais), une activité qui vous plaît : vous aimez la musique ou le calme ? Vous êtes adepte de nature ou d’intérieur ? Vous préférez être au calme chez vous ou en compagnie dans un autre lieu ? Quelles que soient vos préférences, vous pouvez pratiquer une foule d’activités : marche, jardinage, natation, danse, yoga, sports collectifs … Ces activités ne nécessitent pas forcément beaucoup de temps ni d’argent, mais elles peuvent demander une certaine volonté !
Rien de plus facile en effet que de les remettre au lendemain, en attendant : le jour où il fera beau, le jour où je serai moins fatiguée, le jour où les enfants auront grandi, le jour où j’aurai moins de travail … les excuses, elles, nous ne les remettons pas au lendemain !!!
Se rajoute à notre tendance à la procrastination (Bulle de Bonheur #53), le fait que notre quotidien a tendance à nous inciter à moins d’efforts physiques : commandes sur internet, livraisons à domicile, écrans, prolifération de transports motorisés … c’est bien pratique mais peu favorable au maintien de l’activité physique.
Il serait tentant aussi d’invoquer cette fameuse course au temps (Bulle de Bonheur #2) ! Or, comme le relève Florence Servan-Schreiber dans son livre “3 Kifs par jour”, c’est quand on a le moins de temps qu’on gagne le plus à bouger ! Pour elle, c’est dans les périodes de surcharge que les bénéfices se font le plus ressentir.

Comment s’y mettre ?

Mettez vous au défi !
Et oui, car le plus dur, c’est de s’y mettre ! “Le tout est de survivre aux cinq premières minutes, ensuite c’est parti; Et puis, un jour, cela devient un kif !” précise Florence Servan-Schreiber.

Pensez d’abord à la politique des petits pas. Nous l’avons vu (Bulle de Bonheur #3), le changement a souvent besoin d’être initié par de petits gestes. Ainsi, si vous avez décidé de vous mettre au jogging, commencez doucement, par des temps et des distances courts que vous augmenterez petit à petit, à votre rythme. Si vous souhaitez vous inscrire à un cours de sport, choisissez par exemple un endroit proche de chez vous ou de votre travail, essayez de motiver quelqu’un pour y aller avec vous et fixez-vous des objectifs mesurés au départ.

Il est possible aussi de modifier certaines habitudes en gardant en tête l’importance de privilégier le mouvement dès que possible :
   – Descendre un arrêt de bus ou de métro plus tôt pour marcher,
   – Laisser sa voiture même si la paresse et l’excuse de “gagner du temps” nous appellent si vraiment il est trop dur ou impossible de faire sans voiture, pensez à la stationner un peu plus loin.
    – Prendre les escaliers au lieu de l’escalator ou de l’ascenseur … .

A l’instar de Christine Michaud, faites-vous une prescription vitalité : devenez votre propre docteur Bonheur, rédigez une ordonnance d’activités et suivez-là comme vous le feriez avec l’ordonnance de votre médecin !
Pensez aux mouvements que vous pourriez faire dans votre quotidien et respectez la dose prescrite : un moment dans la semaine où je privilégie la marche au transport, me laver les dents tous les soirs en faisant des squats, passer l’aspirateur en contractant les fessiers, prendre les escaliers dès que possible, suivre une routine tonique du matin (qq mn de respiration et d étirements , les 5 tibétains Ce sont des exercices de yoga qui augmentent l énergies vitales … internet fourmille d’exemples et de tutoriels), danser à fond sur ma musique préférée … allez, cherchez, il y a nécessairement un mouvement qui vous correspond !
Vos recommandations pourront évoluer au fil du temps et en fonction de vos besoins, mais commencez dès aujourd’hui, vous allez rapidement savourer les bienfaits de votre nouveau rituel (Bulle de Bonheur #4)

Allez hop, je me lance !

En bref

  • L’activité physique est une “drogue miracle” qui fait autant du bien au corps qu’au psychisme.
  • Bouger a l’avantage de pouvoir être gratuit, légal, sans effets secondaires si on n’abuse pas des doses et disponible sans ordonnance !
  • Il y a de multiples façons de bouger, chacun peut donc trouver le style, le lieu et le rythme qui lui conviennent. Pas d’excuses !
  • Le mouvement est essentiel à la vie et contribue à rendre plus heureux.

A vous de jouer !

2mn pour penser à 3 gestes simples qui vont mettre plus de mouvement dans votre vie au quotidien. Et hop, vous planifiez, vous mettez en pratique sans attendre parce que vous méritez de prendre soin de vous !

Et pour terminer en bougeant notre petite mousse de la semaine est de George Sheehan : «Nous sommes tous des athlètes d’exception. La seule différence c’est que certains s’entraînent, et d’autres non.» !

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Je maîtrise l’art de décider

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Une fois encore, j’ai plongé dans le dictionnaire, comme je le fais souvent pour aller clarifier un mot couramment employé mais que j’ai pourtant du mal à définir clairement ! J’ai ainsi relevé que le verbe décider renvoie à plusieurs actions :

  • celle de prendre le parti de faire quelque chose, d’entreprendre, de prendre une résolution : “j’ai décidé d’aller courir 2 fois par semaine à compter de demain”
  • celle de choisir entre des possibilités, des personnes, trancher un débat, une difficulté : “‘j’ai décidé que les enfants iraient jouer dehors plutôt que de faire de l’écran”
  • celle de prendre des décisions, de faire autorité, d’avoir le dernier mot : “c’est moi qui décide ici !”.
  • celle de porter un jugement définitif sur une personne, sur un évènement : “de toutes façons, elle a décidé que j’étais incapable de ranger correctement la maison”.
  • celle d’inciter, d’amener une personne à faire : “je l’ai enfin décidé à accepter d’aller se faire aider”.

Décider a donc des significations variables, mais quel que soit son sens, nous pouvons observer qu’une décision a toujours des conséquences puisqu’elle est une action qui produit un effet sur une personne ou sur un évènement.
Besoin de contrôle, de pouvoir ? Estime de soi ? Peur des conséquences ? La capacité à décider renvoie sans doute un peu à tout cela. C’est pourquoi nous pouvons osciller quelquefois entre l’envie de décider seul ou au contraire l’envie de ne surtout pas décider ! De même, nous pouvons rencontrer des positions extrêmes, comme les personnes qui veulent toujours décider ou d’autres au contraire qui sont incapables ou qui n’osent jamais prendre de décisions.
Nous pouvons ne pas aimer prendre des décisions, ne pas apprécier la manière dont une décision est élaborée ou encore ne pas être d’accord avec une décision, mais il reste que décider est essentiel pour fonctionner, que ce soit en organisation ou dans sa vie tout simplement ! Aussi “décider comment décider” devient une question majeure pour chacun d’entre nous, que nous soyons manager, collaborateur, travailleur indépendant mais aussi parent, conjoint, ami, citoyen … bref, savoir comment décider est fondamental.


Dans ce podcast, Bulle de Bonheur a donc fait le choix (c’est à dire pris la décision !) de s’intéresser à la façon de prendre une bonne décision. Notre focus se fera par conséquent sur les différentes manières de décider et non sur les raisons qui expliqueraient la boulimie ou à l’inverse la carence de décisions.
Inspirées par un article écrit par Luc Bretones dans la Harvard Business Review, intitulé “décider comment décider”, nous allons ainsi aborder la décision sous son angle pratique plutôt que sous son angle psychologique.

Sans décision, rien n’est possible

Dans le domaine professionnel, mais également dans des domaines plus personnels, circule couramment l’idée selon laquelle une organisation efficace passe par la prise de décision d’une personne déterminée (le manager pour l’entreprise, un adulte dans la famille, l’individu pour sa propre vie …) et par l’application de cette décision par ses destinataires.


Ce mode de gouvernance est toutefois assez réducteur de la réalité, et il masque le fait que les modes de prises de décision sont non seulement variés mais complexes. Il peut-être surprenant ainsi d’entendre Reed Hasting, PDG de Netflix, dire être ” fier de prendre le moins de décisions possibles au cours d’un trimestre” et de pouvoir même parfois passer un trimestre entier sans prendre une seule décision ! De quoi dérouter certaines idées reçues, surtout quand les salariés de Netflix montrent un niveau de liberté et de bien-être bien supérieurs à ceux de nombreuses autres entreprises !
Selon Luc Bretones, “il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de prendre une décision, seulement une façon de trancher adaptée ou non à une situation donnée à un instant T.”

Et si j’apprenais à décider comment décider ?

Les différents modes de décision

 

1. Décider seul : agir sans demander l’avis de personne, faire preuve d’autoritarisme.
L’avantage ? Rapidité, efficacité et affirmation de soi.
L’inconvénient ? Risque de passer à côté d’une information, de ne pas répondre à la demande ou aux besoins réels, et à terme, risque de devenir tyrannique, de démotiver son entourage, d’en menacer l’implication et le bien-être, et de se retrouver très isolé.
Nous l’avons évoqué aussi quand nous avons parlé d’autorité bienveillante (Bulle de Bonheur #52), l’autoritarisme a des conséquences sur l’estime de soi de notre entourage et il transmet le message que c’est par le pouvoir et la force que nous pouvons obtenir ce que nous voulons.

2. Déléguer : confier la prise de décision à une autre personne. Cela permet de gagner du temps et de se concentrer sur les décisions réellement essentielles, comme nous l’avions vu dans Bulle de Bonheur #10 je gère mes priorités. Déléguer se réfère en effet au 3e quadrant de la matrice d’Eisenhower, c’est à dire à ce qui est urgent et pas important. Mais nous avions aussi mentionné le fait que ce 3e quadrant est souvent le plus rempli dans notre vie, ce qui montre bien que nous ne savons pas toujours déléguer, ou du moins déléguer les bonnes décisions ! Il faut rappeler que la délégation renvoie à notre besoin de contrôle et donc à notre capacité à lâcher prise (Bulle de Bonheur #21), ce qui peut expliquer en partie notre difficulté à y recourir.

La délégation a par ailleurs l’avantage de renforcer la motivation, l’estime de soi (on fait confiance au délégataire) et l’autonomie (celle d’un enfant par exemple). Mais attention ! Si nous refusons que la décision du délégataire soit différente de celle que nous aurions prise, si nous la critiquons ou la contrecarrons par la suite, alors la délégation perdra tous ses bénéfices !

3. Consulter : “sans lâcher la main sur la décision finale, celui ou celle qui décide choisit de demander à un certain nombre de personnes de participer à l’élaboration de ladite décision”. L’avantage ici est de s’enrichir de différents points de vue et d‘avoir une vision plus complète de la situation et des implications de la décision ; cela permet également de montrer de la considération à ceux que nous impliquons. C’est souvent ce que nous faisons quand nous demandons un conseil à notre conjoint, à un ami ou encore à un collègue pour nous éclairer dans un choix que nous avons à faire.
L’inconvénient en revanche est que ceux qui ne sont pas consultés se sentent exclus, et que le processus de décision soit plus long.
La consultation demande donc d’établir certaines règles : respect, écoute, transparence (notamment vis à vis de ceux qui ne sont pas consultés), délai (temps imparti pour prendre la décision).

4. Voter : c’est la majorité qui l’emporte ! C’est un mode que nous connaissons bien évidemment en politique mais aussi dans le milieu professionnel. Il peut être utile aussi en famille quand aucune solution arrive à satisfaire tout le monde et qu’une décision doit pourtant être prise (lieu de vacances, choix du film, sortie familiale de la fin de semaine …). Le vote est d’ailleurs souvent à favoriser au tirage au sort dont l’aléa a plus de chance de mécontenter que le résultat négatif du vote. Toutefois, il sera nécessaire de prendre soin de la minorité, de ceux qui n’ont pas été satisfaits. Ainsi, si nous reprenons l’exemple de la famille, il sera important de nommer le fait que certains ne seront pas satisfaits et de décrire (voire accueillir) les sentiments désagréables associés : “selon les résultats du vote, nous irons donc nous balader en forêt dimanche – je sais que certains vont être bien déçus”.

5. Trouver un consensus : c’est ce que certains appellent le win-win, c’est à dire la décision qui va prendre en compte au mieux les besoins et les intérêts de chacun et qui va permettre donc de satisfaire l’ensemble des personnes. Il s’agit donc d’un mode de prise de décision long et souvent laborieux mais très respectueux de la singularité et de l’altérité. A l’inverse de l’autoritarisme qui est très vertical, ce mode privilégie l’horizontalité. C’est un mode que nous retrouvons dans la médiation par exemple mais que l’on peut aussi retrouver dans le couple et dans la famille. C’est un mode de décision qui prend soin de chacun et qui exige de ce fait écoute, attention, expression des besoins (voir Bulle de Bonheur #21) et respect de l’altérité. Il est certain que plus le nombre de personnes est important, plus le consensus peut être compliqué à mettre en place.


Il existe bien entendu d’autres modes de décisions que les 5 que nous venons de vous présenter. Cette liste pourrait même être sans fin car chacun est libre d’innover. “Quel que soit le mode de prise de décision retenu, l’essentiel est de rester souple et de conserver un goût pour l’expérimentation” précise Luc Bretones.


Nous l’avons dit, il n’y a pas un mode de décision mais différents modes qui seront à appliquer en fonction des situations. Ainsi, comme nous avons pu le constater pendant cette période de pandémie, certaines décisions ont été prises de manière unilatérale car l’urgence sanitaire l’exigeait, d’autres ont nécessité des consultations, d’autres encore ont été l’objet de consensus (comme la reprise de l’école sur une base volontaire par exemple). Autre constat aussi de cette période : une décision est souvent sujette à controverse !
Mais nous ne sommes heureusement pas toujours à un niveau de décision collective aussi difficile et inédite que les décisions liées à la gestion d’une pandémie. Nous retiendrons pour notre part l’importance de :

  • connaître les conséquences de chaque type de décision pour pouvoir décider au mieux.
  • assumer nos décisions, c’est à dire en assumer les conséquences
  • accepter nos erreurs
  • savoir, pour des décisions collective, qu’il est difficile de satisfaire tout le monde
  • reconnaître le mérite de ceux qui nous ont aidé à décider.

En bref

  • Décider est essentiel pour fonctionner dans nos vies.
  • Il existe différents modes de décisions. Décider seul, déléguer, décider après consultation, par vote, par consensus ? Chaque mode a ses inconvénients et ses avantages, et sera adapté à un type de situation.
  • Décider, c’est choisir. Choisir, c’est certes renoncer mais c’est aussi expérimenter. Alors, osons expérimenter et assumons nos choix !

A vous de jouer !

2 mn pour réfléchir à un choix que vous devez faire. Selon votre situation, identifiez la manière de décider qui vous semble la plus juste pour vous et la mieux adaptée à votre contexte. Puis passez à l’action en osant expérimenter.

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Je sors de ma zone de confort

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Sortir de sa zone de confort …. voilà un credo cher au développement personnel et une injonction que nous entendons régulièrement. Alors, vous vous dites peut-être que vous en avez déjà assez entendu sur le sujet et que c’est bien beau tous ces discours sur la sortie de zone. Pourquoi sortiriez-vous de votre zone alors que vous y êtes si bien installé ?!!

Car c’est bien cela la zone de confort, c’est justement une zone dans laquelle on se sent naturellement bien… en sécurité. Un espace balisé par nos habitudes de vie, nos manières de fonctionner, nos automatismes … un espace qui nous rassure, qui nous permet d’être à l’aise dans nos actions et d’agir sans stress dans notre quotidien.

Notre zone de confort renvoie donc à tout ce qui est routinier, habituel, à toutes les choses que nous maîtrisons, qui nous sont familières. 

  • Dans notre vie privée, c’est, par exemple : notre routine matinale, la façon dont nous organisons notre journée, le trajet que nous empruntons pour aller travailler, nos horaires, nos relations familiales, amicales, … .
  • Dans notre vie professionnelle, ce peut être les compétences que nous utilisons pour réaliser notre travail, le déroulé hebdomadaire des réunions et des tâches à accomplir, les relations avec nos collègues, notre hiérarchie ….

Ce sont toutes ces activités que nous faisons régulièrement mais aussi les opinions et les idées auxquelles nous croyons profondément.

La zone de confort n’est donc pas en soi quelque chose de négatif. Elle génère des automatismes qui nous permettent d’économiser temps et énergie. Elle constitue des repères dont nous avons tous besoin pour nous sentir à l’aise dans la vie de tous les jours, pour nous apporter une certaine sécurité. 

Le problème survient quand notre zone réduit notre champ de vision, nous empêche d’être pleinement nous-même, nous restreint à un espace où le renouveau, les expériences, les apprentissages ou encore la curiosité n’ont plus leur place.

Nous avions relevé dans Bulle de Bonheur #16, combien s’installer dans la routine pouvait nous endormir et nous rétrécir. Nous avions évoqué le cas de nos journées quelquefois tellement bordées que nous ne laissions plus de place à la surprise, à la spontanéité, à l’aléa … et non seulement nous ne leur laissons plus de place, mais nous ne savons plus y faire face … avec le risque de rendre tout changement subit déstabilisant mais également stressant, voire angoissant. 

Or, nous venons de le vivre avec la COVID 19, le changement peut arriver brutalement et en force, nous obligeant à sortir de notre zone de confort sans préambule ni concertation.

Nous n’allons pas parler aujourd’hui de ces sorties de zone imposées mais nous pensons que savoir volontairement sortir de sa zone peut nous aider à mieux vivre des sorties involontaires, comme les changements difficiles que nous sommes actuellement en train de subir.

Attention cependant ! Sortir de sa zone ne signifie pas renier ce que nous sommes, ce que nous aimons ou encore ce que nous pensons. Cela n’implique pas non plus de faire un changement radical dans  notre vie. Il s’agit plutôt d’élargir notre vision du monde, pour mieux se développer.

Car oui, travailler sur sa zone de confort, c’est s’offrir de nouvelles opportunités, découvrir de nouvelles capacités, embellir et enrichir sa vie.

Cela suppose par conséquent de rompre avec certaines habitudes, de perdre un peu de contrôle, d’affronter l’inconnu. Ce n’est pas donc pas une démarche qui s’improvise !  

Et là, ça peut coincer car nous allons nous retrouver face à ce que nous évoquions à propos du changement (Bulle de Bonheur #3) : nécessité de savoir lâcher prise, accepter de quitter ce que l’on connaît, absence de garantie du résultat … .

Alors, comment faire pour sortir de sa zone de confort ?

Sortir de sa zone de confort est un processus, c’est à dire une démarche qui s’inscrit dans le temps et qui est constituée d’étapes. 

Comment sortir de sa zone de confort petit à petit sans se mettre en danger ?

Voici quelques clés à mettre en pratique pour y parvenir : 

1 – Identifiez votre zone de confort

Avant de sortir de sa zone, il est important de savoir la délimiter.

Pourquoi ? D’abord parce que chacun a sa propre zone de confort, mais aussi parce que cela nous invite à s’interroger sur la pertinence de nos habitudes, à identifier les zones d’inconfort qui seraient masquées par notre confort apparent. Cela nous aide enfin à définir ce qui nous appartient vraiment, ce dont nous avons besoin pour nous sentir heureux et satisfait.

Comment ? En répondant par exemple à ces 4 questions (exercice souvent proposé en coaching) :

  • – Est-ce que mes comportements et mes habitudes sont bien en accord avec mon mode de vie et avec ce que je souhaite accomplir dans ma vie ?
  • – Quels sont mes atouts et mes qualités aujourd’hui ? voir Bulle de Bonheur #24
  • – Sont-ils suffisants pour répondre aux défis auxquels je dois faire face ?
  • – Quelles sont les habitudes de vie qui me sont dictées par des influences extérieures (mon éducation, ma famille, mon environnement professionnel, la société, etc.) ?

Répondre à ces questions permet d’identifier sa base de développement, c’est à dire l’ensemble des talents et des acquis sur lesquels vous allez pouvoir vous appuyer pour avancer au-delà de votre zone.

2 – Pratiquez la politique des petits pas 

Vous le savez, c’est une de nos maximes préférées ! Vous l’avez donc entendu de nombreuses fois dans nos podcasts : commencez par de petites actions.

Pour déterminer votre cap, comme sur un bateau, vous devez manier la barre doucement ; poussée trop vite vous prenez le risque de chavirer, si la barre reste où elle est, vous stagnez. Pour la manier avec douceur, vous pouvez donc commencer par des petites sorties de zone, qui vont vous indiquer si vous prenez une direction satisfaisante ou non. 

Voici quelques idées :

  • improvisez : une sortie en semaine, un dîner inédit à deux, un pique-nique surprise avec des amis, … 
  • rompez la routine matinale : à l’occasion, changez de chemin pour aller au bureau, prenez votre petit déjeuner dans un café, écoutez au réveil une musique qui vous met en joie au lieu de consulter les messages de votre téléphone …
  • ouvrez votre champ de musiques, de lectures, ou d’autres domaines d’intérêt en découvrant des genres, des styles différents et en allant même vers ceux que vous ne pensez pas du tout aimer ! (Dans un de nos podcast, nous évoquions ainsi l’idée de découvrir le rap grâce à votre adolescent … parmi de nombreux morceaux que vous allez peut-être détestés, vous allez peut-être aussi découvrir une perle !)

Toutes ces petites incursions en dehors de votre zone vont vous amener à voir des activités simples sous un angle nouveau et mieux appréhender le changement de routine. Changement qui a le gros avantage en plus d’habituer votre cerveau à faire face petit à petit à l’inattendu et à l’imprévu.

3 – Lancez-vous des défis 

Les domaines sont multiples : prendre la parole en public, poser une question en réunion, organiser un dîner, effectuer seul une tâche que vous faites habituellement avec l’aide d’une personne, faire preuve de calme quand vous rentrez le soir à la maison…. Peu importe ce que vous mettez en place, le plus important est que vous puissiez dépasser une de vos peurs, une de vos limites …

Et rappelez-vous de mettre la barre au bon niveau : la fréquence (une fois par semaine ? une fois par mois ?),  le champ d’action (un seul domaine à la fois) ou encore la difficulté du défi doivent être adaptés, proportionnés … et soyez bienveillants envers vous même !

4 – Acceptez de traverser plusieurs phases

Vous avez peut-être déjà vu le schéma qui illustre les étapes que nécessite la sortie de zone – il se compose de  4 cercles imbriqués : 

  • un petit cercle représente la zone de confort
  • un cercle moyen représente la zone de peur : manque de confiance en soi, crainte des opinions extérieures, excuses (voir Bulle de Bonheur # 18).
  • un grand cercle pour la zone d’apprentissage : des défis à affronter, problèmes à régler, nouvelles compétences à acquérir, zone de confort à agrandir.
  • un très grand cercle pour la zone de croissance : vivre ses rêves, trouver sa valeur, atteindre des buts et définir de nouveaux objectifs.

5 – Ecoutez ou ré-écoutez nos podcasts !

Sortir de sa zone de confort est un processus qui touche de nombreux thèmes que nous avons abordés : le changement (Bulle de Bonheur #3), les talents (Bulle de Bonheur #24), la curiosité (Bulle de Bonheur #17), la fantaisie (Bulle de Bonheur #16), les croyances (Bulle de Bonheur #29), les peurs (Bulle de Bonheur #18), les projets (Bulle de Bonheur #19), les rêves (Bulle de Bonheur #24) ou encore être acteur de sa vie (Bulle de Bonheur #24).

En bref 

  • Notre zone de confort nous permet de garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Mais cette sécurité peut également nous scléroser et nous empêcher de nous développer pleinement.
  • Sortir de sa zone nous expose au risque, au stress et à l’effort pour dépasser nos peurs. Mais cela apporte à court et moyen terme satisfaction et perception positive de soi. 
  • A long terme, nous devenons moins anxieux face au changement et à l’imprévu.

Allez hop je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs! 2 mn pour identifier votre zone de confort : les aspects qui vous rassurent le plus, ceux qui vous rendent heureux et ceux que vous aimeriez acquérir. Que pouvez-vous faire pour aller chercher les aspects qui vous manquent ? 

Avec Bulle de bonheur, prenez le temps d’être heureux!

 

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Je prends le temps d’être heureux avec Olivia Commune

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Olivia Commune est coach en entrepreneuriat et leadership. Elle rend les humains plus entrepreneurs et les entreprises plus humaines.

Sa vision est celle d’un monde des affaires où les intentions sont à la fois généreuses et ambitieuses grâce aux valeurs collectives fortes des entrepreneurs et des entreprises. C’est ce qu’elle enseigne comme chargée de cours en entrepreneuriat à HEC Montréal. Léguer aux générations futures des modèles d’affaires porteurs de sens est sa priorité.

Elle est aussi deux fois maman. Cette responsabilité personnelle l’a poussée à transformer sa vie professionnelle. Après plusieurs années à côtoyer des marques renommées, et des équipes à bout de souffle, elle a voulu montrer à ses enfants qu’on peut atteindre son plein potentiel sans s’épuiser et leur confier des entreprises profitables et engagées.

 

Elle a complété ses certifications de coach en programmation neurolinguistique du Centre Québécois de PNL et de facilitatrice de changement de la firme Imfusio en France. Elle est également inspirée par le travail de Brené Brown, Simon Sinek, Otto Scharmer et Seth Godin. Sa compréhension des facteurs organisationnels nécessaires à une culture entrepreneuriale vient de sa carrière chez Infopresse, notamment comme créatrice et directrice du Campus proposant des formations pour les professionnels des communications.

Comme coach en individuel ou comme collaboratrice du Parcours C3 du Pôle entrepreneuriat culturel et créatif (PECC), elle accompagne les entrepreneurs à développer leurs compétences de gestionnaire pour faire face à leurs enjeux de croissance. Fondaction, Baltic Club, chaussures Maguire, LNDMRK et Framestore figurent parmi ses clients.

Bonne écoute ! 

Copyrights photo : Olivia Commune. 

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Je suis acteur de ma vie

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“Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde”. 

Si cette phrase de Gandhi est devenue célèbre, nous sommes-nous déjà vraiment demandé ce qu’elle impliquait en pratique ?

Il me semble que nous oscillons régulièrement entre différentes façons de vivre notre vie : nous avons quelquefois l’impression de la subir ou d’en être juste un spectateur, alors qu’à d’autres moments, nous nous sentons doté d’un fort pouvoir d’influence, d’une réelle capacité à agir sur elle. 

Pendant cette période de confinement où tous ceux qui n’exercent pas de métiers essentiels ont été ou sont encore contraints à rester chez eux, où les enfants et les aînés sont empêchés de sortir, la question de subir une situation se pose tout particulièrement. 

Subir la vie revient souvent à attribuer aux autres la responsabilité de ce qui nous arrive : être gouverné par des incapables et des malhonnêtes, être entouré de gens qui ne savent pas conduire, avoir un patron incompréhensif, vivre dans une société de surconsommation mais aussi avoir un coup de chance, réussir un examen car il était facile … bref, penser que notre vie est déterminée par des causes extérieures, incontrôlables et générales. 

Or, faire des attributions, c’est à dire déterminer des liens de causalité entre un événement et une explication, détermine non seulement notre compréhension du monde, mais également la façon dont nous allons y mettre un sens et dont nous allons agir. 

Nos attributions peuvent en effet être internes (cela dépend de moi) ou externes (ce sont les autres), contrôlables (j’ai un pouvoir d’agir dessus) ou pas, spécifiques (les évènements concernent une situation précise) ou générales. Selon leur teinte, notre façon de gérer notre vie pourra prendre 2 axes très différents :

  • être dans l’attente, se laisser porter, se plaindre de l’imprévu, être stressé à l’idée de devoir faire des choix, se contenter de la routine et rester bien au chaud dans sa zone dite de confort.
  • ou avoir un pouvoir décisionnel sur les évènements, influencer sa vie, agir, se tromper, progresser, régresser, explorer des zones inconnues, créer, innover … bref se battre pour ce en quoi nous croyons, se voir comme le leader de sa vie.

Nous vous proposons aujourd’hui de nous concentrer sur cette 2e perspective, et voir ensemble comment il est possible d’être un acteur accompli et heureux, et ce, même dans les situations imposées comme celle du confinement ! Il nous reste en effet toujours une part de choix, de décision libre. 

Et si vous décidiez avec conviction que vous avez un pouvoir véritable sur le cours de votre vie ?

Pour cela, vous allez devoir préalablement identifier vos forces de caractères, car ceux sont elles qui vont être le carburant de votre moteur.

Identifier ses forces de caractère

Nous vous en parlions dans Bulle de Bonheur #24, comme un des moyens de reconnaître nos talents. Martin Seligman et Christopher Peterson ont établi une liste de 24 forces de caractères humaines et universelles, qui peut faciliter la découverte et le développement de nos talents, et nous aider à nous sentir pleinement acteur de notre vie. Faîtes le test !

Pour mémo, ces forces sont associées à 6 grandes vertus :

  • la sagesse et la connaissance (esprit critique, créativité, …) 
  • le courage (assiduité, persévérance, …) 
  • l’humanisme (aptitude à se soucier des autres et à les aider : bienveillance) 
  • la justice (travail d’équipe, leardership, intégrité, …)
  • la tempérance (pardon, modestie, humilité, …)
  • la transcendance (aptitude à donner un sens à sa vie, à créer des liens avec le monde et l’univers : gratitude, espoir, humour, …). 

Selon la psychologie positive, identifier nos forces permet de développer une meilleure conscience de soi. Plus cette conscience est développée, plus nous serons à même de décider de notre bien-être et de notre bonheur. Il est donc extrêmement important de développer ses forces et de les pratiquer au quotidien pour notre propre bénéfice mais également pour celui d’autrui.

Décider en connaissance de cause

C’est le contraire de se mettre en pilote automatique, c’est à dire réagir aux événements sans réfléchir, en étant fidèle à nos habitudes ! Si ce mode automatique peut nous faire gagner du temps, il peut aussi nous desservir.

Il peut en effet finir pas nous donner l’impression que dans certaines situations, nous n’avons pas de choix, nous n’avons qu’une seule réaction possible : baisser les bras en cas d’obstacles, se mettre en colère quand on est en profond désaccord avec quelqu’un, éviter les situations qu’on ne maîtrise pas …. En agissant de la sorte, nous nous enfermons dans un seul mode de pensée, et passons à côté d’opportunités de faire de nouvelles expériences, de s’ouvrir à d’autres possibles.

Cela revient aussi souvent à s’enfermer dans le devoir, l’obligation. C’est à dire agir sous l’emprise des « il faut » au lieu de poser des « je choisis » (dans le respect de son entourage évidemment !).

Il est donc important que nos comportements ne soient pas dictés par nos réactions passées et que nous sachions prendre du recul, réfléchir à d’autres moyens d’agir pour reprendre le contrôle de nos décisions, c’est à dire être à nouveau le chef d’orchestre de notre vie (Bulle de Bonheur #41).

Prenons le cas d’un de vos proches qui a le don de vous faire sortir de vos gonds (nous en avons tous un !). Et si vous refusiez de rejouer toujours la même scène la prochaine fois que vous allez le voir ? Vous pourriez ainsi décider de modifier une de vos façons de faire : au lieu de réagir immédiatement à ce qu’il vous dit, dites-lui que vous avez besoin de temps pour réfléchir à son propos ; au lieu de rétorquer, ignorez la provocation ou utilisez l’humour pour lui dire que vous avez changé de goûts récemment et que vous vous êtes découvert une passion pour les relations sans conflit ! 

L’essentiel est de modifier un tout petit peu votre réaction habituelle, non seulement pour cesser de subir et alimenter la situation, mais également pour reprendre le volant et vous diriger vers une route beaucoup plus agréable.

Être artisan de son propre avenir.

C’est d’abord savoir se libérer de son passé parce que, vous l’avez sans doute entendu maintes fois, on ne peut refaire le passé. Mais aussi parce que nous ne sommes pas responsables de notre passé.

En revanche, nous sommes responsables de ce que nous en faisons. 

Il ne s’agit donc pas de nier notre passé (notre passé peut d’ailleurs nous être utile pour apprendre de nos erreurs et nos expériences Bulle de Bonheur #34). 

Notre passé colore une partie de notre présent, mais il n’en est pas le seul déterminant. 

Tal Ben-Shahar dit ainsi que “les répercussions du passé relèvent moins du déterminisme que de la probabilité”. Ce qui signifie qu’en apprenant à se connaître (avec ses qualités, ses défauts, ses manques, ses forces), nous pouvons mettre en oeuvre les moyens pour mener l’existence que l’on souhaite mener. Pas de magie cependant ! Volonté, efforts et confiance seront des compagnons indispensables pour cela. 

Et souvenez-vous que nous sommes des êtres “libres, imparfaits et heureux” comme le rappelle le titre d’un des livres de Christophe André  (Bulle de Bonheur #39 et #49).

Pour être artisan de son avenir, Tal Ben-Shahar parle de la question des choix que nous évoquions dans notre introduction : subir ou agir. Il illustre son propos en racontant un cas pratique présent dans de nombreux ouvrages de psychologie : celui de jumeaux ayant eu une enfance extrêmement difficile, entre drogue, violence et négligence parentale. A l’âge adulte, l’un se drogue, bat ses enfants et est dépendant de l’aide sociale. L’autre est heureux dans son travail, mari épanoui, père aimant, comblant les besoins de ses enfants. A la question du psychologue “comment en êtes-vous arrivé là ?”, les deux frères répondent par la même phrase : “comment aurais-je pu faire autrement avec ce que j’ai vécu ?”. Chacun a le même passé mais en a fait un usage différent : l’un en est devenu l’esclave, l’autre a décidé de se créer un avenir meilleur. 

Et vous, que décidez-vous ?

Se dire oui à soi-même

Nous avons déjà parlé de l’importance de savoir dire “non” pour se dire “oui à soi même”. (#38 j’apprends à dire non)Des oui qui servent notre vision personnelle et qui nous permettent d’être en congruence, d’agir avec intégrité et respect, et de développer une meilleure connaissance de soi et des autres.

Nous avons ce pouvoir ! Il nécessite de faire des choix (donc de renoncer à certaines choses !) et d’établir des priorités, mais n’est-ce pas rassurant et motivant de savoir que nous avons la possibilité d’agir pour construire en partie notre chemin de vie ? 

Pour cela, nous vous rappelons en passant 2 précieux outils présentés dans notre podcast Bulle de Bonheur #10 je gère mes priorités :

  • savoir jouer plus régulièrement avec ces 3 questions : est ce que je dois le faire ? Est ce que je peux le faire ? Est-ce que j’ai envie de le faire ? Ces interrogations sont une excellente façon de reprendre le pouvoir sur notre vie, de l’agir au lieu de la subir, et de décider ce qui est important pour nous.
  • utiliser la Matrice d’Eisenhower, pour vous aider à différencier ce qui est important et urgent, ce qui important et pas urgent, ce qui est urgent et pas important et enfin ce ce qui n’est ni urgent ni important.

En fait, en préparant ce podcast, nous avons réalisé que chacun de nos podcast pouvait être l’illustration de notre capacité à être le maestro de notre vie ! 

Vous vous en souvenez peut-être mais nous avions abordé ce thème dès notre premier podcast Bulle de Bonheur #1 je fais de la place au bonheur. Nous rappelions en effet que si le bonheur est une affaire de gènes, il dépend aussi à 40% de nos comportements.

La conclusion de notre podcast était donc de dire que nous pouvions être acteur de notre bonheur, donc de notre vie !

Les bulles de bonheur qui ont suivi sont autant de moyens d’actions. Ne suis-je pas acteur de ma vie quand je pardonne, quand je me déconnecte, quand je gère mes colères, quand je recherche l’équilibre, quand je pratique la pensée positive  …. ? 

En bref 

  • Etre acteur de sa vie relève d’une vision de l’existence, d’un choix et d’une façon d’agir.
  • Etre acteur de sa vie consiste à accepter d’avoir du pouvoir donc une part de responsabilité dans ce que je vis.
  • C’est faire le choix de mettre en avant ses forces de caractère, décider en connaissance de cause et savoir dire non !  C’est aussi apprendre à remplacer le “il faut” par “je choisis”.

 

Allez hop ! Je me lance 

A vous de jouer ! 2 mn pour regarder les noms des 52 Bulles de Bonheur que nous vous avons partagées, et décider de passer à l’action et d’influencer votre vie en y ajoutant une ou plusieurs bulles !

 

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Je rêve

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Il y a de quoi être un peu perdu quand nous parlons des rêves.
Les injonctions concernant le rêve peuvent paraître en effet bien contradictoires : “ne te fais pas d’illusions”, “garde les pieds sur terre”, “arrête de rêver” mais aussi “ose rêver !”, “au lieu de rêver ta vie, vis ton rêve !” ou encore “qu’il est bon de se laisser aller à la rêverie”.

Alors, rêver ou ne pas rêver ?

Mais de quoi parlons-nous au juste ?
Nous parlons ici des rêves diurnes. Nous excluons donc le rêve nocturne, cette activité psychique qui survient durant notre sommeil ainsi que le rêve éveillé, pratique psychothérapeutique.

Qu’entend-on alors par rêves diurnes ?
Des projets, des désirs, des illusions, des utopies ? Et bien oui, c’est un peu tout ça à la fois ! Nous comprenons donc pourquoi les injonctions énoncées plus haut peuvent s’opposer : du projet à l’utopie, le champ d’étude est large et diversifié.
Selon le psychothérapeute américain Carl Rogers, le rêve est le propre de l’homme. Par son désir incessant de vouloir toujours mieux, toujours plus, les hommes continueront toujours à rêver. Mais à l’image du bonheur qui n’est pas un but à atteindre mais un chemin à emprunter, le rêve n’est pas nécessairement une destination finale, il peut être un guide à suivre ou tout simplement une déconnexion agréable.

C’est sous cet angle que nous avons aujourd’hui décidé de vous partager 2 bienfaits du rêve :

  • le premier est d’être une petite bulle de bien-être à utiliser pour apporter respiration et légèreté dans notre quotidien.
  • le deuxième est d’être le révélateur d’un désir à concrétiser pour mieux avancer sur nos chemins de vie.

Dans ce podcast, nous allons donc parler du rêve comme un élan de notre imagination qui nous transporte ailleurs et comme la représentation, plus ou moins idéale ou chimérique, d’un désir profond.

Le rêve, bulle de bonheur

Nous pouvons tout simplement nous laisser porter par la magie du rêve. Profiter du rêve comme une opportunité de s’offrir une respiration dans notre quotidien stressant, de nous détendre, de nous apaiser et même de recharger nos batteries !
Se laisser aller à la rêverie, lâcher prise et laisser nos pensées s’envoler vers notre imaginaire, pour goûter quelques instants aux couleurs, aux odeurs, à la douceur, au bien-être de cette échappée.
Cette rêverie peut prendre la forme d’une pause canapé, d’une petite prolongation au lit entre le réveil qui a sonné et le lever, ou encore d’un vagabondage de notre esprit dans le bus pour aller travailler. Elle peut être provoquée par nos sens : rêver de la mer sous la douche chaude du matin, rêver de voyage en regardant une photo d’un endroit qui nous dépayse ou se laisser transporter par une odeur associée à de bons souvenirs.

Le rêve, révélateur de projets

Nous parlerons ici de ces projets plus ou moins fous, quelquefois cachés, que nous avons eus un jour ou que nous avons encore : faire un tour du monde, ouvrir une chambre d’hôte dans sa région favorite, se construire une maison autonome, gagner au loto, devenir célèbre, réaliser une invention révolutionnaire, partir faire de l’humanitaire, arrêter de travailler ! Quelques fois ces rêves seront moins radicaux, ils ne concerneront qu’une partie de notre vie : rêver d’être mince, rêver de changer de travail, rêver d’habiter à la campagne, de faire telle activité …
Si l’on se réfère au développement personnel ou au coaching, ces rêves sont vus comme un moyen pertinent de sonder les profondeurs de notre coeur, c’est à dire nos désirs profonds. Ces désirs peuvent concerner des domaines physiques (gagner un marathon, changer de look …), intellectuels (apprendre un nouveau métier, écrire un livre, parler le russe …), spirituels (méditer, soutenir une cause …-), relationnels (avoir un chien, fonder une famille …) ou encore émotionnels (développer sa confiance, faire preuve d’audace …).
Porteurs de sens et de motivation, ces rêves seront ensuite “analysés” à l’aune de la réalité de notre vie, afin de voir comment ils peuvent se transformer en projet à concrétiser.
Rêver stimule donc notre élan de vie, nous permet de sortir de la routine et nous invite à aller de l’avant.

Rêver tout le temps et de tout ?

Vous ne serez bien sûr pas étonnés d’apprendre que comme pour tout, l’excès est nuisible ! Il existe donc des limites à la pratique du rêve.
Trop rêver nous ferait perdre contact avec la réalité de notre vie, avec le moment présent. Cela pourrait aussi nous conduire dans une sorte de refuge confortable où le plaisir du rêve prendrait le pas sur le besoin et la richesse que nous aurions à réaliser certains de nos plans.
Avoir des rêves récurrents trop éloignés de ce que nous sommes et ce que que nous pouvons réaliser pourrait conduire à générer de la frustration, de l’anxiété, voire de la dépression. Il est important en effet selon les psychologues d’éviter un trop grand décalage entre le soi réel et le soi idéal. Le soi idéal, inné pour chaque individu, est constitué par l’image de ce que l’on voudrait être, qui est atteignable ou inatteignable.

En schématisant quelque peu, nous pouvons illustrer ce décalage ainsi : si nous sommes par exemple malheureux dans notre travail, que nous le subissons tout en rêvant sans cesse d’un emploi où tout serait idéal, il y a de fortes chances que le fossé qui existe entre ce que je souhaite et ce qui est réalisable soit source de frustration et de souffrance. Ce serait la même chose dans notre couple, si nous rêvions sans cesse à une vie de couple sans conflits, où toutes nos attentes seraient comblées et nos besoins devinés et satisfaits ! En revanche, continuer de rêver à notre cabane sur une plage déserte tout en acceptant que nous n’y vivrons jamais, permet de faire cohabiter notre moi réel et notre moi idéal sans douleur. Ici notre capacité à accepter la réalité au lieu de la subir nous permet de pouvoir continuer à rêver de plage et profiter de tous les bienfaits que cette image nous procure, sans nous faire de mal.

Comment fait-on en pratique ? Faut-il garder ses rêves ou les réaliser ?

Selon le Dr Ben Tiggelaar, chercheur et écrivain, tout l’art consiste à savoir différencier nos rêves.

Les rêves réalisables

Ce sont ceux qui peuvent s’intégrer dans un objectif concret et qui vont pouvoir faire l’objet d’un projet. Comme nous l’expliquions dans notre podcast Bulle de Bonheur #19, le projet est une réalisation pragmatique et concrète qui suppose une intention de réaliser. Cette intention répond à un but, qui se traduit lui même par des objectifs, c’est à dire des actions.
Le rêve réalisable va donc être une envie qui nous fait particulièrement vibrer et que nous allons décider de réaliser. Ce rêve là nécessite par conséquent un travail de réflexion préalable et un passage à l’action. C’est ce que nous avons fait pour réaliser notre podcast :
Pourquoi est-ce que je voudrais faire, être, acquérir, développer cela … ? Quels avantages, bénéfices, pour moi, pour mon entourage ? À quels besoins ou à quelles valeurs ce rêve répond-il ? A quoi suis-je prêt à renoncer ? Aurai-je des regrets si je ne le réalise pas ?
Comment je peux le réaliser ? Bulle de Bonheur #19 vous explique comment élaborer votre plan d’action : étapes, échéancier, ressources nécessaires, obstacles … .
Mais la difficulté propre à de nombreux projets est souvent de passer à l’action. Et c’est là un terrain idéal pour que la procrastination s’épanouisse (Bulle de Bonheur #53  ! C’est aussi comme cela que le rêve, comme nous le mentionnions plus haut, peut devenir un refuge confortable : il peut être en effet tentant de continuer à juste rêver de notre projet, et de se contenter de cette attitude, moins engageante et exigeante. Pourquoi pas ? L’essentiel alors est que ce maintien du rêve ne soit pas source d’insatisfaction ou d’immobilisme sclérosant.

Les rêves utopistes

Ce sont des rêves dont l’ampleur nous dépasse : éradiquer la guerre, l’injustice, la violence. Ces rêves sont utiles car ils nous rappellent nos valeurs, nos croyances profondes et peuvent nous aider à faire des choix dans nos vie, nous guider dans nos actions et nos attitudes.
Ici, nous avons conscience que nous ne réaliserons jamais ce rêve mais nous pouvons déjà nous satisfaire de vivre en congruence, c’est à dire de faire correspondre certains de nos comportements avec les valeurs que véhiculent notre rêve. Par exemple, si je rêve d’une planète sans pollution, je peux avoir conscience qu’il faudrait une révolution mondiale de notre système économique et politique et que seule je ne révolutionnerai rien, mais je peux cependant décider de rouler en voiture uniquement si je n’ai pas d’autres choix et de consommer le plus de produits locaux possibles.

Les rêves divertissants

Ce sont tous les rêves que nous faisons par pur divertissement, par jeu, par plaisir. Ils peuvent être déclenchés par un film, un livre, une rencontre ou par le seul fait de se poser et de laisser aller son imagination. C’est l’exemple de la cabane sur l’île déserte dont nous avons parlé. Ce pourrait être aussi de rêver à la première chose que nous ferons après le déconfinement.
Ces rêves nous procurent du plaisir ; ils n’appellent aucune action concrète de notre part, et tant que nous en sommes conscients, nous pouvons continuer à rêver !

En bref

Osons rêver !
Pour mieux identifier nos désirs profonds, pour puiser la motivation à aller de l’avant et à être en congruence.
Ou simplement pour s’évader et goûter au bien-être que procure une douce échappée dans notre monde imaginaire.
Les pieds sur terre et la tête dans les nuages ? Des racines et des ailes ? Nous avons besoin des 2 pour être heureux !

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour vous laisser aller à la rêverie. A vous ensuite d’identifier si votre rêve est une respiration bienfaitrice du moment ou s’il révèle un désir de mettre en place un nouveau projet.

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Je procrastrine donc je suis !

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Se lancer dans des rangements au lieu de faire ses impôts, surfer sur Internet plutôt que répondre à ses mails, traîner dans les magasins au lieu d’enfourcher son vélo… Ne vous-êtes vous jamais retrouvé dans une situation similaire ? Privilégiant une activité plutôt qu’une autre, et envahi après coup par la colère contre vous-même, la culpabilité ou alors par un certain découragement ?

Si ? Et bien, comme moi, vous avez été victime de procrastination !
Vous avez donc montré une certaine aptitude à pouvoir remettre au lendemain ! Un lendemain qui peut se traduire par tout à l’heure, un autre jour, voire jamais !

Procrastiner est un terme utilisé depuis longtemps, pour parler de la tendance à remettre à plus tard, de manière volontaire, les tâches que l’on doit faire dans la journée. Les psychologues se sont beaucoup intéressés à ce phénomène qui touche même les plus productifs. Il semblerait d’ailleurs que cette attitude concerne de plus en plus les jeunes générations.

Lors de leurs recherches, les psychologues ont distingué deux formes de procrastination : la procrastination de situation et la procrastination chronique. Nous allons ici nous intéresser à la procrastination de situation, c’est à dire au comportement passager que la majorité de nous (80%) adopte face à une tâche jugée rédhibitoire.

Qu’est ce qui provoque ce comportement ?

Si nous savons ce que nous devons faire, pourquoi le différer ?
Cette attitude est souvent associée à la réalisation de tâches ingrates. Ce serait donc le côté désagréable, exigeant, ennuyeux ou encore sans intérêt de ces tâches qui nous pousserait à les différer, avec, avouons-le pour certains, le secret espoir qu’elles pourraient même disparaître dans ce laps de temps qu’on leur accorde !

Pour cela, nous allons être capables de déployer de grandes habiletés ! trouver toutes sortes de prétextes (“je n’ai pas le temps”, “je dois d’abord m’occuper des enfants”) faire de fausses promesses (“je le ferai demain”, “promis, je m’en occupe ce week-end”), être capable d’amnésie (“surtout ne pas y penser !”)

Si la procrastination concerne souvent des choses qui nous déplaisent, nous avions également vu qu’elle pouvait être liée à la réalisation de projets (Bulle de Bonheur #19 ), un autre domaine où nous savons aussi montrer de vraies habiletés à remettre au lendemain !! Prétextant qu’il nous faut attendre d’avoir le temps, attendre d’avoir plus d’argent, d’être plus âgé, d’être libéré de l’éducation de nos enfants… nous nous construisons de bons moyens d’avoir des regrets et de passer à côté de ce qui peut nous aider à être plus heureux.
Des recherches plus exhaustives sur les facteurs à l’origine de la procrastination nous révèlent que la procrastination peut également être liée à :

  • la fatigue : dans les études récentes réalisées auprès des étudiants, la fatigue est le premier facteur qui explique ce comportement, notamment par le manque d’énergie qui entraîne des difficultés à se concentrer.
  • le manque d’intérêt, donc de motivation, pour la tâche à réaliser. Ce manque de motivation peut venir aussi du fait qu’on s’est collé une obligation qui ne devrait pas en être une ! Par exemple, “j’ai dit que j’allais repeindre ma cuisine mais chaque fin de semaine, je remets à la suivante ! En fait, non seulement ma cuisine n’en a pas vraiment besoin mais en plus je n’ai pas du tout envie de la repeindre !”.
  • la peur de l’inconnu : où va me mener ce nouveau projet ? Est-ce que je vais obtenir le résultat escompté ?
  • la peur d’être jugé : nous repoussons au dernier moment et réalisons la tâche dans la précipitation. Le manque de temps pourra toujours venir excuser notre piètre résultat !
  • la peur de se tromper : elle est généralement liée à notre niveau d’exigence, notre besoin de perfection. “Mieux vaut laisser tomber une allocution orale si je ne la maitrise pas parfaitement”, “A quoi ça sert que je range puisque je manque de places de rangement ?”. Remettre au lendemain évite ici de se mesurer à ses exigences.
  • une mauvaise gestion de nos priorités : tout se passe comme si le procrastinateur répondait à ses besoins les plus immédiats au lieu de répondre à ses besoins les plus importants. Vous rappelez-vous la métaphore des cailloux ? (Bulle de Bonheur #10). Cette métaphore évoque notre difficulté à savoir ce qui est vraiment important pour nous. Elle nous invite à différencier dans notre vie les gros cailloux (ce qui est important), du gravier, du sable et de l’eau, pour éviter de remettre à plus tard les activités qui sont en fait importantes pour nous.

Changement de regard

Et si je me demandais pourquoi je procrastine ? Y aurait-il de bonnes raisons de procrastiner ?

Certains chercheurs se sont intéressées aux avantages potentiels qu’il y aurait à adopter une telle attitude :

  • le report d’une tâche peut permettre de faciliter l’atteinte d’un objectif. C’est le cas par exemple quand le report d’une activité permet d’en réaliser une autre plus importante ou facilitant la première. C’est le cas aussi quand le report octroie un délai supplémentaire de réflexion.
  • procrastiner pourrait aussi faciliter la créativité. Cet avantage, qui ne fait pas l’unanimité, est en lien avec le processus créatif dont une des phases (la phase d’incubation) nécessite justement un temps de pause, une remise à plus tard de la phase de réalisation. Différer l’exécution d’une tâche peut être utile aussi en cas de “page blanche”, c’est à dire en cas d’absence de productivité. Il semblerait que les personnes pratiquant un métier ou une activité créative partagent que c’est quand elles ont remis un travail à plus tard que leurs meilleures idées sont arrivées. Si différer une tâche s’avère stratégique et productif, alors la procrastination peut être une amie !
  • certains voient dans la procrastination “un acte de résistance” à un monde qui nous met sans cesse des échéances, que ce soit professionnelles ou familiales. Procrastiner permet alors de s’accorder un temps où justement on ne fait RIEN, où on est improductif dans le sens capitaliste du terme. Résister au toujours plus et se reconnecter à l’instant présent !
  • enfin, vous avez sans doute dans votre entourage des personnes, ou vous en faites vous-même partie, qui disent être particulièrement efficaces sous pression. Elles repoussent donc ce qu’elles ont à faire à la dernière minute et affirment qu’être aux pieds du mur les rend plus performants. Cette situation génère nécessairement du stress, mais si l’entourage n’en fait pas les frais et que la tâche à réaliser l’est dans les temps, est-elle si gênante ?

Ces aspects de la procrastination montrent l’importance de savoir identifier la cause de notre procrastination. Se poser la question : « pourquoi je remets à plus tard ? », et y répondre objectivement est donc la première étape nécessaire dans la gestion de notre procrastination. 

Nous l’avons vu, les raisons diffèrent d’une personne à une autre.
Quand ces raisons sont mauvaises, c’est à dire quand procrastiner nous empêche d’avancer et de nous réaliser, alors il est indispensable de bâtir un système anti procrastination !

Quand procrastiner nous empêche d’avancer

Etablir une liste des choses à réaliser puis prendre quelques minutes pour définir mes priorités. Je classe selon les axes important / urgent de la matrice d’Eisenhower (Bulle de Bonheur #10). Une fois que le tri est fait, je pense aussi aux moments où je suis le plus efficace – si je suis plutôt du matin par exemple et que j’ai une activité importante et difficile, je la programme à ce moment là. 

Je peux aussi préparer certaines choses la veille pour démarrer plus facilement le lendemain l’activité qui me rebute (préparation des livres et des documents pour une recherche à faire par exemple).

Se fixer des objectifs clairs et atteignables :

Clairs c’est à dire précis : au lieu de “je vais faire du sport”, je me dis “je fais 10 séries d’abdominaux” atteignables, c’est à dire réalistes et réalisables ! Au lieu de dire “je fais 10 séries d’abdominaux matin et soir”, commencez par 1 jour sur 2 pendant 1 mois (puis vous ferez le point pour valider si cela vous convient, ou au contraire si vous devez diminuer, travailler une autre zone du corps ou augmenter la cadence). Et puis, nous revenons à nouveau à la politique des petits pas dont nous vous avons si souvent parlée !

Tenir bon pendant les 5 premières minutes : 

Vous connaissez sans doute la soudaine perte de motivation avant de sortir dîner chez des amis quand vous êtes fatigué, ou avant de passer l’aspirateur alors que votre canapé vous fait de l’oeil ! Dans beaucoup de situations, c’est en fait le 1er pas qui est le plus difficile. Tahar Ben-Shahar affirme à ce propos que c’est une illusion de penser qu’il faut être en forme ou avec l’humeur adéquate pour réaliser quelque chose qui nous coûte. Pour lui, si on maintient notre effort pendant 5 minutes, l’obstacle est franchi.

Se récompenser : 

Cette récompense peut venir du seul fait de contempler le résultat accompli (ma maison propre, une soirée amicale joyeuse et décompressante) ou d’un petit cadeau qu’on s’offre pour se féliciter de l’effort réalisé (une pause canapé avec son livre préféré, un temps de papote avec sa meilleure amie)

S’engager devant témoins :

Le fait de déclarer ses intentions à voix haute et devant des personnes donne une force d’engagement à nos intentions. Bien sûr, il est toujours possible de ne pas suivre ses engagements, mais il est prouvé que la déclaration publique donne plus de chance de réussir à exécuter ce qu’on s’est engagé à faire. Nous pouvons en effet compter sur notre conscience pour venir nous titiller et sur nos témoins pour nous demander des nouvelles (“Alors, tu en es où… ?”, “Au fait, ça avance… ?”).

Prendre soin de soi : 

Une baisse d’énergie ou un stress généré par la fatigue favorisent notre tendance à procrastiner. Faire des activités physiques, avoir un sommeil de qualité et avoir une bonne hygiène alimentaire font donc partie des remèdes anti-procrastination.

En bref

  • Procrastiner, c’est remettre à plus tard ce qu’on est censé faire maintenant.
  • Procrastiner génère un véritable conflit entre ce que l’individu ressent devoir faire et ce que l’individu fait réellement, et provoque le plus souvent des sentiments désagréables comme la colère, la culpabilité ou le découragement.
  • Si la procrastination ne produit aucun résultat positif, il est important de savoir y remédier : to do listes , objectifs, volonté, récompense, forme physique sont quelques moyens qui pourront vous y aider.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour trouver une tâche que vous avez tendance à remettre sans cesse au lendemain. Si vous trouvez plus d’inconvénients que d’avantages à la différer, alors cessez de procrastiner et passez à l’action en puisant dans un des outils qui vous ont été proposés pour y parvenir.

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Je pratique l’autorité bienveillante

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Définition

Quand on cherche dans le dictionnaire, les définitions associées au mot autorité sont nombreuses. Cela en fait une notion complexe qui inclut différents aspects : écoute, respect, interdits, liberté mais aussi obéissance, pouvoir, soumission, abus, arbitraire. Exercer une autorité peut donc être la plus belle et la pire des choses.

Nous parlons aujourd’hui de l’autorité dans le cadre de la relation parents-enfants, même si certains principes sont à notre sens applicables à d’autres types d’autorités, comme celle exercée dans le monde professionnel. Nous allons donc l’envisager comme le fait “de faire grandir”, “d’autoriser à”.

A quoi sert l’autorité en éducation ? Elle permet d’apprendre à l’enfant à vivre en société, à accepter certaines règles nécessaires à la vie en communauté, à apprendre la patience, le partage, l’altérité et également le respect et le lien cause-conséquence.
C’est aussi un moyen pour lui de se confronter aux efforts et aux contraintes et de comprendre qu’il n’est pas le roi du monde !

L’autorité offre donc un cadre sécurisant à l’enfant pour vivre certaines de ses pulsions, satisfaire son besoin de plaisir et de décider, mais sans se faire mal. 

J’aime beaucoup l’image que le pédiatre Aldo Naouri utilise pour parler de l’autorité : il la compare aux parapets le long d’un grand pont suspendu ; l’enfant doit traverser ce pont pour arriver à l’âge adulte. Il peut avancer tout droit, en zig-zag, faire des demi-tours. Il va se heurter aux parapets, ce qui pourra le mettre en colère, voire lui faire mal. Mais sans ces parapets, l’enfant peut tomber, se blesser gravement et même mourir.
L’autorité est un devoir de protection que les parents ont envers leurs enfants.
Elle passe par conséquent par l’apprentissage des interdits, apprentissage qui nécessite la pose d’un cadre, comme nous allons le voir.

Autorité et culture

Avant de voir comment poser l’autorité, il nous semble important de préciser que l’autorité exercée dépend non seulement de notre éducation mais aussi de notre culture. Aussi est-il primordial de ne pas juger des modes d’autorités différents des nôtres. Re-situer ce mode d’autorité dans son contexte et dans les valeurs culturelles afférentes, permettra de comprendre le pourquoi de ces différences. 

Je me souviens ainsi avoir découvert avec surprise la vision de l’autorité par les peuples des premières nations du Canada. Sans prendre en compte leurs valeurs et leur culture, je n’aurais pas pu en comprendre le sens. La primauté du collectivisme fait que l’éducation repose sur le partage de l’éducation par la communauté tout entière et le principe fondamental de la non-interférence. Ainsi, une grande autonomie est laissée aux enfants, qui apprennent principalement par l’écoute, l’observation et l’imitation. Aucune règle coercitive existe, l’enfant tire les conséquences de ses actes. Notre regard occidental posé trop rapidement nous laisserait croire que les parents sont laxistes et les enfants rois, or il n’en est rien.

S’il est entendu que la violence (physique et psychologique) et les châtiments corporels sont à proscrire, il serait donc présomptueux de prétendre qu’un tel système est meilleur qu’un autre. Nous choisissons aujourd’hui de vous partager un modèle d’autorité très occidental, et nous tenons à préciser que ce modèle n’est ni universel, ni unique. Il correspond à notre société actuelle, qui a vécu de profonds bouleversements. L’autorité d’aujourd’hui est donc différente de celle d’hier et le sera peut-être de celle de demain.

Les différents types d’autorité

Un des changements de notre société s’est manifesté par les bienfaits reconnus à l’autorité partagée. La loi a même introduit le concept d’autorité parentale conjointe. Terminée la vision du père-gendarme et de la mère consolatrice ? Pas si sûr car il est difficile de se débarrasser de siècles d’histoire où la fonction d’autorité a été surtout exercée par les hommes, et de façon souvent très verticale ! La tendance actuelle est cependant de dire que “l’autorité n’a pas de sexe” et qu’elle est plus horizontale. D’ailleurs les enfants l’ont bien compris ! Ils demandent du sens, négocient, expriment leurs désaccords avec une facilité qui peut nous déconcerter.

Le partage de l’autorité implique une plus juste répartition des rôles ; comme le dit Jacques Salomé, l’homme est père et papa, la femme, mère et maman.
Ce partage nécessite également qu’il y ait une certaine cohérence entre ceux qui posent l’autorité ; il ne s’agit pas d’être d’accord sur tout mais d’éviter de montrer ses désaccords devant l’enfant, ou de faire le contraire de ce que l’autre a dit.
La répartition des rôles relève aujourd’hui du domaine de la co-construction et de la négociation. Les questions “qui fait quoi?”, “qui décide de quoi?” font partie du quotidien des familles et doivent être régulièrement reposées. L’absence de repères et de normes extérieures rend la tâche plus difficile et nécessite écoute et dialogue. C’est la contrepartie d’une égalité plus présente entre hommes et femmes.
La question du partage d’autorité se pose également avec les grands-parents ou les beaux-parents. Pas simple d’aborder tous les sujets dans un seul podcast ! Mentionnons au moins que la cohérence reste de mise là encore et qu’être au clair avec les rôles de chacun peut éviter bien des déceptions et des conflits.

Si le principe de l’autorité partagée est posé, il n’en reste pas moins que le type d’autorité exercée par les éducateurs peut prendre plusieurs formes :

  • l’autoritarisme : le parent est dans un rapport vertical avec son enfant qui doit avant tout se soumettre à l’autorité et aux décisions parentales. Le parent ne cherche pas la coopération et il n’offre pas de choix à son enfant. Si l’enfant n’obtempère pas, le parent aura généralement recours à la punition pour rétablir son pouvoir.
  • la permissivité : le parent est soucieux du développement de son enfant, il pose des règles mais il s’attend à ce que l’enfant soit raisonnable, c’est à dire qu’il connaisse les limites et respecte les règles. Souvent, le parent permissif a des difficultés à gérer les oppositions et les frustrations de son enfant. Si ce dernier n’obtempère pas, le parent préfère céder plutôt que de vivre un conflit.
  • la démission : le parent abandonne son rôle de parent, par manque de disponibilité, par incapacité ou parce qu’il considère que son enfant (surtout à l’adolescence) est assez grand pour se débrouiller. L’enfant n’a plus de règles ni de protection, il se sent généralement perdu et abandonné.

Quand on interroge les parents pour savoir dans quel type d’autorité ils se reconnaissent, il est courant de les entendre dire qu’ils se reconnaissent un peu dans chacun d’elles ! Ils se retrouvent en effet souvent dans une sorte de cercle infernal, qui les fait passer d’un style à un autre : trop permissifs, ils regrettent et deviennent autoritaristes ; trop autoritaristes, ils culpabilisent et deviennent permissifs ou démissionnent et ainsi de suite… Personne ne s’y retrouve, c’est épuisant pour les parents et insécurisant pour les enfants qui ne savent jamais à quoi s’attendre !

Et si je posais un cadre bienveillant ?

Poser un cadre

Il y a différentes manières de poser des limites à un enfant, et le cadre sera souvent le reflet d’un type d’autorité :

  • on pose un cadre très restreint où contrôle et punitions disciplinent l’enfant 
  • on instaure un cadre plus souple où l’autonomie, l’apprentissage par l’erreur et l’imitation sont privilégiés 
  • on co-construit un cadre bienveillant, c’est à dire un cadre où l’enfant peut exercer une certaine liberté tout en étant protégé par des règles définies

Le cadre bienveillant est donc un repère fixe pour l’enfant, qui le sécurise sans l’étouffer, qui l’aider à grandir sans le contraindre. Rappelons nous que nous devons plutôt être des parents jardiniers (préparer le meilleur terreau et arroser la graine sans savoir quelle belle fleur elle donnera), plutôt qu’un parent potier (donner la forme qu’on veut qu’il ait).

En pratique

L’idéal est que les parents puissent construire à l’avance ce cadre. Quoiqu’il en soit, ce cadre évoluera en fonction de l’âge, des évènement mais aussi du comportement de l’enfant. Chaque cadre, en dehors des interdits légaux, sera propre à chaque famille.
Nous vous partageons aujourd’hui 2 outils proposés par APcomm dans le cadre de ses ateliers de soutien à la parentalité.

  • Le carré

Pour les parents d’adolescents, les auteures de la formation APcomm proposent de former le cadre par 4 côtés relativement égaux :

  1. ce qui est interdit : la loi (cigarette, alcool, ceinture de sécurité, violence…)
  2. ce qui est non négociable (souvent lié aux valeurs familiales : dire des gros mots, sortir seul…)
  3. ce qui est négociable (inviter un ami, sortie, temps des devoirs…)
  4. ce qui est libre (musique, livre, vêtements, sport…)
  • Le feu tricolore

Pour les enfants de moins de 6 ans, APcomm propose un outil plus adapté aux petits :

  1. feu vert : ce qui est autorisé, encouragé, valorisé (vider le bain, choisir une histoire, manger tout seul…)
  2. feu orange : ce qui est toléré pour des raisons temporaires ou exceptionnelles car l’enfant est “débutant” (il peut donc se tromper), car la situation familiale est difficile ou a changé (divorce, deuil…) ou encore parce que le parent a accordé une exception (qui doit rester exceptionnelle !! enfant malade par exemple).
  3. feu rouge : ce qui est interdit et inacceptable en raison du danger, de la loi et des valeurs familiales (fermeté totale).

Attention, le cadre doit être le plus équilibré possible !
Pas question non plus de le transformer en une longue liste de prescriptions ! Il est plutôt à envisager comme un repère, ou comme outil pour gérer des conflits ou des insatisfactions récurrentes, de la part des parents et/ou des enfants.

Qui dit cadre, dit règles et conséquences. Comment poser une règle ? C’est un sujet important que nous voudrions traiter en profondeur. Nous vous proposons donc d’en faire l’objet d’un autre podcast. Promis, il arrivera bientôt !

En bref

L’autorité est le tuteur qui va permettre à l’enfant de grandir.

  • Elle varie en fonction de l’éducation et de la culture.
  • L’autorité bienveillante, c’est la liberté dans un cadre.
  • Elle offre la sécurité et un espace suffisant pour se développer, tout en étant respectueuse de tous.
  • L’autorité s’incarne par le cadre, à la fois continu et évolutif, repère indispensable pour que l’enfant sache ce qu’il peut et ne peut pas faire.

Allez hop, je me lance !

Je visualise mon cadre ou mon feu tricolore et je remplis chaque côté ou chaque feu par 2 éléments qui me semblent importants pour le développement de mon enfant et que je voudrais mettre en place à la maison.

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Je prends le temps d’être heureux avec Marie Oliveau

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Marie Oliveau, avec Talent sur Mesures, conseille les entreprises, pilote les missions de recrutement, apporte son expertise du travail flexible et accompagne les femmes et les hommes vers leurs projets de rêve. La flexibilité est un sujet que nous avons abordé avec Marie. En ces temps bousculé, il a tout son sens !  

Elle est Diplômée de l’ESCP, issue des métiers de la communication (financière, institutionnelle, ONG..) et fait depuis longtemps l’expérience de la flexibilité du travail dans ton quotidien.

Aujourd’hui, elle a choisi de travailler en home office. Elle se déplace volontiers pour voir ses clients. Ses journées laissent aussi de la place à ses enfants en fin de journée. C’est important pour elle. Elle savoure l’autonomie et se régale de voir grandir ce cabinet au service de la flexibilité choisie dans le travail. Talent sur Mesure se développe et des antennes se montent à Lyon notamment.

Marie nous inspire, d’abord pour son côté un peu militant. Elle défend la possibilité à chacun.e de pouvoir avoir une flexibilité dans son travail pour trouver le meilleur équilibre de vie possible. Elle nous inspire aussi avec son coté pétillant et entreprenant ! Bref, ses idées sont géniales et elle propose des solutions modernes et adaptées à notre temps pour vivre des bulles de bonheur au quotidien ! Et ça on aime !!!

 

Notre mousse de la semaine à partager et bien en lien avec notre échange ! « La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature » Sénèque

 

Avec Bulle de Bonheur prenez le temps d’être heureux !

 

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Je sors de la culpabilité

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Aujourd’hui, nous aimerions vous partager un petit livre de Denis Sonet, qui aborde le thème de la culpabilité de façon concise et claire. Ce qui nous a particulièrement séduits, c’est l’approche très concrète qu’en fait son auteur. Denis Sonet part en effet d’exemples de la vie quotidienne pour nous éclairer sur ce sentiment qui peut nous envahir tellement souvent. Il nous aide aussi à différencier la culpabilité “poison” de la saine culpabilité qui nous aide à mettre du sens dans notre vie.

La culpabilité peut s’infiltrer dans de multiples domaines : la famille, les amis, le travail, le quotidien, l’environnement, la politique… Elle peut faire suite à différentes actions : des paroles, des gestes, des actes, volontaires ou non, mais elle peut également venir de notre silence, notre ignorance, notre indifférence. La chance et même la réussite peuvent générer la culpabilité.

Un sentiment lourd à porter

Quel que soit ce qui la déclenche, ce sentiment reste associé à quelque chose de négatif, de lourd : poison, rongeur, morsure ou encore chape de plomb, les images pour en parler l’illustrent bien. Comme le dit Denis Sonet, “c’est écrasant un sentiment de culpabilité, c’est un menhir à transporter”. Et ce menhir est d’autant plus lourd que la culpabilité entraîne généralement dans son sillage un cortège d’autres sentiments désagréables : la honte, la mésestime, le dégoût de soi, la peur du mépris des autres, la crainte d’être découvert ou d’être exclu, la déception. Mais surtout, plus insidieusement, “l’angoisse de ne pas être aimé, de ne rien valoir et d’être jugé”.

Un sentiment qui colle à la peau

Pour reprendre une autre image utilisée par Denis Sonet, la culpabilité est comme “une tique”. Elle s’incruste en nous, avec d’autant plus de force qu’elle est dissimulée ou niée. Elle pourra aussi être amplifiée par le jugement d’autrui, mais il semblerait bien que le jugement le plus puissant soit celui de notre conscience, tribunal intérieur qui peut être impitoyable, mais contre lequel nous allons essayons de lutter par des subterfuges.

Un sentiment à évacuer

Dans la majorité des situations, nous allons trouver des stratégies pour faire taire notre culpabilité :

  • en se disculpant, c’est à dire en niant toute part de responsabilité (“ce n’est pas moi”), voire même en trouvant un bouc émissaire responsable (mes parents, mon éducation, la société…)
  • en cachant ses défauts, aux autres mais aussi à soi-même. On revêt le masque de l’ignorance : “il n’y a aucun problème du moment que cela ne se sait pas”.
  • en pratiquant des actes pour “exorciser” notre faute : grigri, prières, confessions, voire auto-punitions. On se transforme en fait en victime pour oublier que nous avons été agresseur.

Coupable ou pas coupable ? Et si j’apprenais à bien faire la différence ?

Distinguons d’abord la culpabilité, qui est le fait d’être coupable, du sentiment de culpabilité, qui est le fait de se sentir coupable, qu’on le soit réellement ou pas.

La fausse culpabilité

C’est celle qui nous fait nous sentir coupable alors qu’objectivement nous ne le sommes pas : se sentir coupable des erreurs de nos enfants, coupable de ne pas avoir dit non, de ne pas avoir réussi ce qu’on nous avait demandé de faire, de prendre un peu de repos alors que nous avons encore des choses à faire, coupable de ne pas avoir dit “je t’aime” à son parent qui meurt, coupable d’être heureux alors que tant de personnes sont malheureuses…

Le problème de ces fausses culpabilités est d’être souvent bien immergées dans notre inconscient et de renvoyer à des culpabilités de l’enfance.
Pour s’en sortir, essayons déjà de faire appel à notre conscience :
“Avais-je conscience de mal faire ?” “Etais-je libre de ne pas le faire ?”
Si nous sommes capables de répondre avec loyauté à ces questions, nous devrions arriver à nous débarrasser de certaines fausses culpabilités.

Denis Sonet indique aussi quelques pistes intéressantes à travailler pour sortir de la fausse culpabilité :

  • différencier erreur et faute : “j’ai mal fermé le robinet d’eau et cela a provoqué une grosse inondation chez le voisin”. Défaillance ou acte volontaire ?
  • distinguer compromis et faute : dans la gestion de nos priorités, il est souvent difficile de satisfaire tous nos besoins ou toutes nos valeurs en même temps. “Je décide de placer mon père âgé dans une maison de retraite au lieu de le prendre chez moi, pour préserver mon équilibre familial”. Compromis ou faute ?
  • séparer sentiment et faute : “je m’en veux de ressentir de la colère dès que ma belle-mère appelle”. Vous vous souvenez sans doute qu’une émotion est un messager, qu’elle n’est ni bonne ni mauvaise (Bulle de Bonheur #5). C’est ce que nous allons en faire qui va le déterminer : si j’entretiens ce sentiment, si je rumine sans cesse, si je le transforme en gestes hostiles alors mon émotion se transforme en un sentiment négatif et nocif. Mais si j’en prends conscience, si j’en parle et peut-être même si j’arrive à en sourire, alors pas de culpabilité à avoir !

Faites surtout l’inventaire en vous du positif et du merveilleux !
Si vous avez réussi à reconnaître la “fausseté” de votre culpabilité, seul, en parlant avec des personnes qui vous estiment ou encore avec un professionnel, rappelez-vous également que si vous pouvez commettre une erreur ou une faute, vous n’êtes pas cette erreur ni cette faute.
Pensez aussi à votre liste de qualités (Bulle de Bonheur #24), à votre coffre à confiance (Bulle de Bonheur #6), à vos kifs (Bulle de Bonheur #39), à la pensée positive (Bulle de Bonheur #35)… précieux moyens d’alléger votre menhir !
Si cela persiste, sollicitez l’aide d’un professionnel pour qu’il vous accompagne dans ce chemin de libération.

La saine culpabilité

Puisque nous avons parlé de fausse culpabilité, vous ne serez sans doute pas surpris qu’on vous parle de saine culpabilité !
Et oui, à l’instar d’une émotion, la culpabilité, si elle est réelle et authentique, peut aussi être une lumière utile pour nous guider sur notre chemin de vie. Elle permet de nous indiquer une transgression, un tort fait à autrui ; elle nous rappelle notre responsabilité, le sens du bien.
Certes, ce n’est pas très tendance de culpabiliser !
Nous entendons plus souvent : “je ne l’ai pas fait exprès”, “ce n’est pas de ma faute”, “c’était plus fort que moi”, “ça va, je n’ai tué personne”… .
On se retrouve donc la situation inverse de la fausse culpabilité : au lieu d’être obsédé par la faute, on l’oublie ! Or, comme nous l’avons dit en début de podcast, nier ou réfuter sa culpabilité, c’est enfouir le cortèges des émotions désagréables qui y sont associées, c’est donc intérioriser un sentiment et lui donner toute la chance de se répandre dangereusement : morosité, agressivité, angoisse, aigreur s’installent petit à petit et nous empêchent de pleinement nous épanouir.
Les fautes réelles existent évidemment, et la responsabilité peut être individuelle (“j’ai frappé mon enfant”) et/ou collective (la pauvreté, l’environnement…). Ayons l’honnêteté de le reconnaître : acceptons nos fautes, nos limites (et celles des autres) et notre responsabilité. Et transformons les en force : grâce à l’aveu (à soi, à la victime, à un tiers…) mais aussi grâce au pouvoir du pardon et de la réparation (Bulle de Bonheur #15).

La “culpabilité floue”

Mentionnons juste pour terminer, que nous pouvons quelquefois nous sentir dans une “culpabilité floue”, c’est à dire dans une situation où nos responsabilités sont difficiles à cerner : nous constatons des dégâts mais ne savons pas très bien ce qui peut nous être imputé. Ce peut-être le cas par exemple de celui qui prend la décision du divorce ou encore de ce vendeur qui a mis l’accent sur les qualités du produit et minoré ses défauts. Dans ces situations, pour se sortir de cette culpabilité, il est important d’abord de s’accepter comme des êtres imparfaits donc limités ! Rappelons-nous également du pouvoir de la mise en mots donc parlons de de notre inconfort, revenons au raisonnement objectif et pensons une fois encore à la force du pardon (à nous-même notamment).

En bref

  • Le sentiment de culpabilité est lié à notre condition d’homme.
  • La culpabilité nous conduit souvent à deux écueils : la culpabilisation morbide et le déni de culpabilité.
  • Privilégions la saine culpabilité, celle qui nous fait reconnaître nos fautes réelles et nous invite à avancer plus léger, serein et en vérité sur nos chemins de vie.

Allez hop, je me lance !

2 minutes pour penser à une situation où j’éprouve un sentiment de culpabilité : dans ma famille, au boulot, avec un ami, un voisin ou même un inconnu. Fausse ou saine culpabilité ? Dans les deux cas, je décide de m’en sortir !

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Je montre ma vulnérabilité

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Nous voulions vous partager aujourd’hui les recherches effectuées par Brene Brown, travailleuse sociale et chercheuse américaine. Vous en avez d’ailleurs peut-être déjà entendu parler car son livre et sonTED Talk sur “le pouvoir de la vulnérabilité” sont devenus très populaires. Ce que nous avons aimé dans l’approche de cette femme, c’est son humilité, son honnêteté et son humour. Elle parle ainsi librement du combat qu’elle a longtemps mené pendant son étude sur les relations humaines, prise en tension entre son besoin de contrôler et de prévoir et la nécessité de savoir lâcher prise et de se laisser surprendre. Dans son TED Talk, elle raconte avec beaucoup d’humour comment il lui a fallu faire face à l’incertitude, l’inconfort et la remise en question pour accepter que tout ne pouvait pas s’expliquer par des théories, des règles immuables, des prédictions. Ainsi, d’un travail qu’elle pensait mener en quelques mois, elle a mis 12 ans pour arriver à des conclusions satisfaisantes pour elle !

La vulnérabilité est une force

Le mythe culturel selon lequel la vulnérabilité serait une preuve de faiblesse, est une grande erreur. Comment Brene Brown est-elle arrivée à cette conclusion ?

Partant du principe que les relations humaines sont la raison de notre présence sur Terre, elle a d’abord étudié ce qui constituait notre capacité d’être en relation. Elle s’est pour cela attachée à notre besoin fondamental d’amour et d’appartenance, et a analysé des milliers d’études, d’entretiens, de récits.
Sa première surprise a été de réaliser que chaque fois qu’elle interrogeait les personnes sur l’amour, celles-ci lui parlaient de souffrance ; quand elle leur demandait de parler d’appartenance, elles lui parlaient d’exclusion et quand elle abordait le sujet de la connexion, les réponses concernaient l’isolement ! En tant que chercheuse, il lui fallait comprendre pourquoi les personnes réagissaient ainsi à ses questions.

Grâce à plusieurs études, elle a mis en évidence que ces réactions provenaient du fait que toute personne a en elle un sentiment de honte, sentiment qu’elle définit comme la peur de l’isolement (dans le sens de ne pas être en relation). Chacun de nous est ainsi plus ou moins tiraillé par la question suivante : “est-ce qu’il y a quelque chose que les gens vont voir ou savoir à propos de moi, et qui ferait que je ne mériterais pas d’être en relation avec eux ?”. D’où la peur de “ne pas être assez” : pas assez bonne, pas assez mince, pas assez intelligente, pas assez reconnue… 

Pour Brene Brown, tout être humain ressent cette crainte, en revanche, beaucoup ne veulent pas en parler, comme si moins on en parlait, moins on allait la ressentir !
Or nous l’avons vu à propos des émotions (Bulle de Bonheur #5), il est impossible de faire le tri de nos émotions et de décider que nous allons en ressentir certaines et pas d’autres ! L’inconvénient en plus de ce mode de fonctionnement est de se couper d’autres émotions. Brene Brown parle ainsi de notre tendance à anesthésier nos émotions désagréables et des conséquences néfastes que cela provoque. Nous avons tous besoin, dit-elle, d’un profond sentiment d’amour et d’appartenance. Nous sommes biologiquement, cognitivement, physiquement et spirituellement câblés pour aimer, être aimés et appartenir à une communauté. Quand ces besoins ne sont pas satisfaits, nous ne fonctionnons pas comme prévu. Nous nous brisons. Nous nous engourdissons. Nous avons mal. Nous blessons les autres. Nous tombons malade.”

Dans sa volonté de comprendre pourquoi nous nous comportons ainsi, Brene Brown découvre que la cause réside dans notre refus de faire face à notre vulnérabilité. Nous évitons de nous montrer tel que nous sommes vraiment.

Comment se manifeste notre vulnérabilité ?

Quand Brene Brown interroge les personnes pour savoir quand elles se sentent vulnérables, les réponses sont très variées : en demandant de l’aide, en initiant la relation sexuelle, en invitant une personne à sortir, en attendant un résultat d’analyses médicales, en craignant d’être licencié, d’être rejeté… 
La vulnérabilité est donc en lien avec le monde émotionnel, elle est d’ailleurs souvent associée à des émotions désagréables comme la tristesse, la peur, la déception.

Si on regarde la définition de la vulnérabilité, on peut lire “susceptible d’être touché, blessé, d’un point de vue moral ou physique ».
Confondue couramment avec la fragilité et la précarité, la vulnérabilité s’en différencie par le fait qu’elle appartient au caractère essentiel de la condition humaine. Il est donc nécessaire d’être conscient de notre vulnérabilité pour pouvoir en faire une force au lieu de chercher à la nier ou la cacher.

Qu’est-ce qui nous permet de faire face à notre vulnérabilité ?

Lors de ses années d’études, la chercheuse américaine parvient à identifier 2 groupes de personnes : “les personnes sans réserves” et les autres. Les premières sont des personnes qui reconnaissent leur valeur, c’est à dire qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance et croient qu’elles méritent d’être aimées et d’appartenir à une communauté. Les secondes sont les personnes qui se demandent en permanence si elles le méritent.
Poussant plus loin ses recherches, elle met en évidence 2 éléments qui différencient ces 2 groupes :

  • le premier élément est le courage. Le courage, dans le sens de sa définition originelle, c’est à dire la capacité de “raconter qui nous sommes de tout notre coeur”. Il s’agit donc du courage de reconnaître notre imperfection. Cette authenticité est pour Brene Brown “le noyau dur” de la qualité des relations aux autres.
  • le deuxième élément est la capacité d’adopter notre vulnérabilité, c’est à dire d’intégrer que “ce qui me rend vulnérable me rend également beau”. Cela peut être source d’inconfort, mais le gage de relations authentiques et épanouissantes passe par la volonté d’accepter de faire quelque chose sans garantie du résultat, que ce soit dans le domaine professionnel (entreprendre un projet par exemple) ou personnel (s’engager dans une relation).

La conclusion de ses recherches est claire : “j’ai appris que les hommes et les femmes qui vivent une vie sans réserve s’autorisent vraiment à s’adoucir par la joie et le bonheur. Ils se laissent expérimenter.”

Comment cela se passe en pratique ?

Se montrer tel que nous sommes, c’est accepter de se montrer, profondément, vulnérable, c’est donc :

  • aimer de tout notre coeur même sans garantie
  • pratiquer la joie et la gratitude (Bulle de Bonheur #9 et 20)
  • être convaincu que nous sommes bien comme nous sommes
  • identifier ses points de vulnérabilité, et oser les montrer (oser le courage)
  • arrêter de vouloir rendre certain ce qui est incertain (accepter l’incertitude, le risque).
  • stopper notre course à la perfection. Attitude dont nous devons être particulièrement vigilants avec nos enfants : notre rôle de parents est en effet de les révéler à leur vulnérabilité tout en leur assurant qu’ils méritent d’être aimés et d’être parmi nous.

Nous le voyons, la vulnérabilité renvoie également à notre capacité à accepter nos erreurs (Bulle de Bonheur #34), à notre capacité à lâcher prise (Bulle de Bonheur #21), à adapter notre niveau d’exigence mais aussi notre faculté à faire preuve de bienveillance à l’égard de nous-mêmes, puis à l’égard des autres (Bulle de Bonheur #39).

Cela peut vous paraître surprenant, contradictoire, exigeant et pourtant, comme l’affirme Brene Brown, la vulnérabilité est au coeur de la relation, elle est “le terreau de l’amour, de l’intimité, de la joie, du courage, de l’empathie et de la créativité.

En bref

  • La vulnérabilité est une caractéristique de l’être humain.
  • Elle n’est pas faiblesse mais au contraire courage et force de vie.
  • Elle permet d’être plus authentique, renforce notre besoin d’amour et d’appartenance et libère la joie.
  • Nous montrer tel que nous sommes, c’est être vivant.

Allez hop, je me lance !

2mn pour penser à une situation où vous vous sentez vulnérable.

Demandez-vous ce qui se passe pour vous dans cette situation et ce que vous ressentez. Et écoutez votre peur, votre honte, elles sont là pour vous indiquer une limite ou un besoin à satisfaire et donc vous aider à mieux vous connecter à vous-même.

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Je cultive la patience

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“Bonjour, merci d’avoir contacté nos services. Si vous voulez connaître nos adresses, faites le 1, nos tarifs, faites le 2, nos heures d’ouverture, faites le 3 …. “. De multiples propositions défilent, mais aucune ne correspond à votre demande. Vous vous demandez si vous avez manqué une information et si vous devez revenir au sommaire pour écouter tout à nouveau. Non, pas le temps ! Vous choisissez donc la 7e option, parler à un conseiller ! Et là, on vous annonce que vous êtes 6e sur la liste d’attente …. 

Dans ce genre d’expérience, comment vous sentez-vous ? Etes-vous en colère et pestez contre ce temps qu’on vous vole alors même que vous ne l’avez pas ? Demandez-vous si on n’est pas en train de vous jouer un mauvais tour ? Ou bien, vous mettez le haut parleur et faites autre chose en attendant que le fameux conseiller daigne enfin vous répondre ? 

 Et oui, face à une situation de frustration ou d’urgence, il y a plusieurs moyens de réagir !

Et c’est notre patience qui est alors mise à l’épreuve.

La patience ? C’est cette aptitude à rester calme face à des difficultés, mais aussi notre capacité à savoir attendre et à persévérer dans ce qu’on fait. Et on peut dire qu’elle est particulièrement sollicitée dans cette période de pandémie, qui bouleverse nos rythmes, nos habitudes, nos relations et nos projets.

 

Selon la chercheuse en psychologie Sarah Schnitker, il y a plusieurs types de patiences :

  • la patience interpersonnelle ou dirigée vers autrui. Celle-ci est très variable d’une personne à une autre. Les personnes de notre entourage peuvent nous conduire à une patience surprenante (les pourquoi de notre enfant, les demandes de conseils incessants d’une amie) ou au contraire à une tolérance très réduite (les retards répétés d’un collègue en réunion, le tube de dentifrice non rebouché, …). Selon les recherches, la situation d’une personne qui parle trop longtemps sans en venir au fait, la lenteur et les plaintes seraient dans la top liste de ce qui nous fait perdre patience dans nos relations.
  • la patience face aux événements difficiles de la vie : la recherche d’un emploi, la maladie, les problèmes financiers … Cette patience est souvent reliée au courage et à l’espoir.
  • la patience face aux tracas quotidiens : le bug informatique, la file d’attente à la caisse, les embouteillages … bref, tous les petites frustrations que la vie quotidienne peut nous faire vivre !

Pas facile cependant de cultiver notre patience dans cette société si pressée, où l’on veut toujours tout, tout de suite. Rajoutons à cela la surcharge de nos emplois du temps et la rapidité de notre monde high-tech, et nous voilà propulsés dans un environnement où notre rapport au temps a totalement changé.

Notre impatience devient palpable si Internet fait des siennes, si l’autobus est en retard, si un texto ou un mail restent sans réponse … Une étude portant sur notre comportement face au téléchargement, montre ainsi que les utilisateurs d’une plate-forme en streaming sont disposés à attendre en moyenne 2 secondes le téléchargement de leur film, un quart renoncera au bout de 5 secondes et la moitié quittera carrément la plate-forme au bout de 10 secondes !

Tellement habitués à avoir des réponses instantanées, nous oublions que certaines choses prennent du temps, certaines choses pourtant essentielles à notre vie comme les relations et les apprentissages. 

 

Et si nous cultivions davantage la patience ?

 

La patience, contrairement à ce qu’on entend quelquefois, est bien différente de la passivité ou de l’inaction ! Elle est une aptitude donc une capacité à faire, dont les bienfaits sont reconnus depuis longtemps par la philosophie et les religions, mais aussi aujourd’hui par la science. Il est intéressant d’ailleurs de voir comment la vision de la patience a évolué en fonction des contextes socio-historiques : d’abord vu comme une nécessité (le chasseur pré-historique), puis une vertu (force de l’âme), elle est aujourd’hui considérée comme une qualité qui s’apprend et se développe (oubliez donc l’excuse “c’est mon caractère, je suis comme ça”). Et ça, c’est une bonne nouvelle, car cultiver la patience a de nombreux avantages.

Selon Sarah A. Schnitker, il existe en effet un lien entre la patience et le bien-être. Les gens plus patients gèrent mieux leurs émotions face au stress, ils vivent moins de frustrations, connaissent des interactions interpersonnelles plus positives et seraient moins touchés par la dépression. 

D’autres études ont pu montrer aussi que les personnes patientes s’en sortent mieux dans la vie, et sont plus heureuses. 

En pratique

 1. Respirer

Respirer peut vous sembler un conseil inutile car évident ! Vous seriez peut-être surpris cependant du nombre de personnes qui ne prennent pas le temps de respirer ou qui ne savent tout simplement pas respirer, alors même que respirer est à la base de la vie. Elle fait aussi partie des petits trucs utiles pour apprendre à savourer l’instant présent (Bulle de Bonheur #25).

Prenons donc l’habitude de prendre soin de notre respiration, par de tous petits gestes quotidiens qui vont nous reconnecter à la vie mais également nous (re)mettre sur le chemin de la patience et du rythme naturel des choses :

  • commencer sa journée par 3 grandes respirations. 

  • ralentir sa respiration dans n’importe quelle situation d’attente, en pratiquant notamment la cohérence cardiaque, reconnue comme méthode de gestion du stress et des émotions – l’exercice recommandé est de pratiquer 6 respirations par minute (soit, inspirer sur 5 secondes et expirer sur 5 secondes 6 fois), pendant 5 minutes, 3 fois par jour.

  • se centrer sur sa respiration, pour s’accorder une pause mentale, pour favoriser la concentration, c’est à dire s’écouter respirer, tout simplement. Avez-vous déjà pris conscience de ce qui se passe dans votre corps quand vous vous nourrissez d’air ? Vos côtes qui s’ouvrent et se referment, votre ventre qui se gonfle et se dégonfle, votre diaphragme qui bouge ? Rien que cette observation va vous faire du bien !

 2. Méditer 

Certains vont arguer qu’ils n’ont pas le temps, ou que c’est trop difficile. Mais, la méditation n’implique pas de se transformer en moine bouddhiste !

Non, la méditation peut déjà se pratiquer en pleine conscience, c’est à dire réaliser certaines de nos activités en étant pleinement connecté à tous nos sens. Dans nos Bulles de Bonheur sur le temps et l’instant présent (Bulle de Bonheur #2 et #25), nous vous avions donné des exemple pour être dans la pleine conscience de ce que nous vivons, c’est à dire concentrer toute notre attention sur que nous faisons, ouvrir notre champ perceptif à ce qui survient : quand nous mangeons, quand nous prenons notre douche, dans des moments de qualité avec des proches … bref, notre quotidien nous offre de multiples occasions de pratiquer. Et la science le prouve, méditer régulièrement rend plus patient.

 3. Pratiquer la gratitude

Et oui, voilà encore un autre bienfait de la gratitude (Bulle de Bonheur #20) ! Selon le psychologue David DeSteno, être simplement reconnaissant aide à être plus patient. La gratitude nous amène en effet à être moins centré sur nous même et sur l’immédiateté, donc à être moins avides de reconnaissance immédiate. Or ce besoin de reconnaissance immédiate serait une des principales sources de notre impatience. 

Alors, si vous ne pratiquez pas encore la gratitude, pensez à écouter notre podcast pour découvrir tous les moyens que vous avez de développer cette attitude.

 

 4. Changer de perspective 

Il ne s’agit pas de refouler ses émotions négatives ou de nier les difficultés, au contraire, verbaliser ses émotions est un outil précieux pour gérer son impatience. Il s’agit de s’entraîner à voir sous un autre angle la personne ou la situation qui génèrent chez vous de l’impatience. C’est une façon de prendre du recul par rapport à ce que vous vivez, en regardant par exemple la situation à travers les yeux de la personne qui vous agace (qu’est ce qui l’amène à réagir comme ça ? Est-ce que je partage des traits de caractère avec elle ?) ou en regardant ce que la situation vous offre d’autre (le retard de mon ami me permet d’avancer mon livre, la file du bus me donne le temps de répondre à mes textos …).

Ce changement de regard a des effets puissants : il permet d’économiser de l’énergie, évite des sentiments destructeurs (ruminations, reproches …), bref, c’est une autre façon de pratiquer la pensée positive  (Bulle de Bonheur #35) et d’être plus heureux.

 

 5. Travailler sa maîtrise de soi 

C’est une façon un peu plus radicale d’entraîner sa patience, car il s’agit de corriger notre comportement, donc de faire appel à notre volonté. Mais vous le savez sans doute, la volonté peut s’entraîner comme un muscle donc la mission est tout à fait réalisable ! 

L’idée ici est donc de vivre des expériences qui vont à l’encontre de nos habitudes, de façon à renforcer notre self-control : par exemple, si vous êtes droitier, faites vos gestes du quotidien avec la main gauche (ouvrir la porte, prendre quelque chose dans un placard, allumer la lumière …). Pratiquez pendant 2 semaines et vous aurez une bien meilleure maîtrise de vos impulsions. 

Vous pouvez également vous lancer des petits défis en décidant d’affronter des situations où vous perdez habituellement rapidement patience : si vous marchez très vite et donc doublez systématiquement les personnes que vous trouvez lentes sur le trottoir, pourquoi ne pas tenter quelques minutes de caler votre pas sur le rythme de la personne devant vous, regarder si vous êtes capable de la faire sans râler et réaliser que finalement la suite de votre journée n’est pas compromise pour autant ?!!

En bref

  • Nous vivons dans un monde pressé, où la possibilité d’obtenir “tout, tout de suite” nous fait oublier la nécessité et les avantages de la patience.

  • La patience est en effet une qualité qui contribue à notre bonheur : elle favorise notre bien-être, nos relations et nous permet de mieux réussir dans notre vie.

  • Nous avons de nombreux moyens pour la cultiver : respirer, méditer, nommer ses émotions, pratiquer la gratitude, élargir ses angles de vue, développer la maîtrise de soi. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs ! 2 mn pour identifier un domaine ou une personne qui vous rend particulièrement impatient, et choisir un ou plusieurs outils pour développer votre patience.

 

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Je prends le temps d’être heureux avec Clotilde Noël

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Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter des bulles de bonheur ! 

Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret !

Clotilde et Nicolas Noël, déjà parents de 6 enfants décident, en accord avec leurs enfants, d’adopter une enfant porteuse d’une particularité. Marie intègre la famille accompagnée de son petit chromosome en plus.

Clotilde décide d’écrire leur histoire, leur parcours du combattant de parents adoptants. « Tombée du nid » sort en 2015. Le livre rencontre un immense succès et se crée sur les réseaux sociaux une grande chaîne de familles interpellées et admiratives par ce choix particulier. Que de bulles de bonheur dans cette famille ! 

Clotilde ne s’arrête pas, elle reprend sa plume et écrit « Petit à petit » en 2016 qui raconte les réactions de ses autres enfants face à l’arrivée de Marie puis « Risquer l’infini » en 2019. Et comme le bonheur s’accroît en donnant, la famille décide de s’agrandir encore avec l’arrivée de Marie-Garance, porteuse elle aussi d’un handicap, puis de Fredo, lui aussi enrichi d’un je ne sais quoi qui donne la pêche ! 

La communauté « Tombée du nid » se crée spontanément, les témoignages affluent comme un grand raz de marée. Chacun de ces témoignages montre d’immenses bonheurs. Toutes ces briques se soutiennent et forment une immense tour du haut de laquelle le paysage est magnifique !

Le mot d’ordre ? Clotilde n’angoisse pas sur ce que pourrait être sa vie, elle la vit au jour le jour et elle avance en prenant chaque chose avec tout le bonheur que la vie peut lui apporter ! 

A Bulle de Bonheur, Clotilde nous inspire, elle est la porte parole de l’intégration sociale des personnes handicapées. Nous partageons cette valeur, à notre mesure, nous  multiplions les actions avec notre jeu 2 minutes ensemble !, afin de lutter contre l’isolement et permettre à tous de créer des liens de qualité pour vivre des bulles de bonheur ! 

Merci Clotilde de dilater nos cœurs !

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Je laisse parler mes sens

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Nous percevons le monde qui nous entoure à travers nos organes sensoriels : les yeux, les oreilles, la langue, le nez, la peau. Ces organes sont sensibles aux stimulations de l’environnement, et jouent chacun un rôle fondamental dans notre corps en transmettant à notre cerveau des informations précises.

A chaque organe sensoriel correspond un sens : la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher. Nous utilisons chaque jour la totalité de nos sens pour interagir avec notre environnement ; nos sens sont ainsi nos principaux outils de communication verbale et non verbale et ils nous donnent la vision de notre entourage.

Des organes très élaborés

Nos organes sensoriels sont très élaborés et nous les exploitons souvent bien en deçà de leur potentiel. Prenons l’exemple de la langue : considérée comme le muscle le plus sophistiqué de notre corps, elle est couverte d’environ 8000 papilles gustatives (le nombre varie avec l’âge) qui se régénèrent tous les 8 à 10 jours ! Ces papilles nous permettent d’identifier les 4 grandes saveurs primaires (sucré, salé, amer et acide). L’amer est celle que la langue reconnaît le plus facilement. Elle est associée généralement à un sensation de dégoût, de rejet. Pas étonnant quand on sait que la plupart des poisons sont amers !
Les scientifiques s’accordent à dire que la langue peut identifier de nombreuses autres saveurs, mais n’ayant pas de mots pour les nommer, nous avons des difficultés à les répertorier. C’est ainsi par exemple qu’une 5e saveur, l’umani, est aujourd’hui recensée. Venue tout droit du japon, elle se traduit littéralement par “goût délicieux”. Mais un goût difficilement descriptible ! On le trouve par exemple dans les tomates mûres, fromages affinés (parmesan, stilton, roquefort, cheddar…), champignons séchés (shiitake, morilles…), sauce soja, anchois, asperges, bonite séchée, charcuterie, oignon, truffe, algues wakamé, nuoc-mâm …
Bref, si vous vous êtes toujours demandé pourquoi vous n’arriviez pas à vous retenir de finir la coupelle de saucisson à l’apéro, ne cherchez plus, c’est à cause de l’umami !

Nos sens, nous les utilisons souvent sans en avoir conscience. C’est d’ailleurs quand nous en sommes privés que nous comprenons mieux leur utilité ! Vous avez ainsi sans doute remarqué qu’en cas de rhume ou de nez bouché, votre nourriture perd de sa saveur. De même, il y a de grandes chances que vous ayez du mal à vouloir boire ou à reconnaître du lait auquel a été rajouté un colorant jaune ; votre vue suggère en effet fortement le goût de l’aliment que vous mangez et le fait de ne pouvoir associer la couleur au goût que vous connaissez peut vous rendre méfiant ou vous induire en erreur (être certain que le lait a un goût citronné par exemple). A l’inverse, manger les yeux fermés ou dans le noir comme le proposent certains restaurants, décuple le sens du goût.

Des organes reliés

Si nos 5 sens sont intimement liés les uns aux autres, ils sont également reliés à d’autres parties de notre corps. Ainsi quand le cerveau interprète une odeur, il va aussi faire intervenir les zones affectées aux émotions et à la mémoire. C’est ce qui explique qu’une simple odeur peut déclencher des réactions affectives très fortes ou provoquer l’apparition d’un souvenir (l’odeur de la tarte aux pommes qui nous rappelle notre grand mère, l’herbe coupée qui évoque un souvenir d’enfance ou encore la vue d’un chien qui déclenche une émotion désagréable liée à une ancienne morsure).
C’est également ce qui explique l’importance de nous connecter plus souvent à nos sens et de savoir les développer.

Et si j’utilisais mes sens pour mieux me connecter, à moi même, aux autres et à mon environnement ?

Développer ses sens

Développer ses sens permet de profiter plus intensément du quotidien et de nos expériences de vie.
Nous avons quelquefois la sensation que nous avons un sens défaillant (l’odorat, le goût…). En réalité, sauf pathologie, cette défaillance provient du fait que nous exerçons peu ce sens et que notre acuité sensorielle diminue. Mais comme un muscle qui a besoin d’entraînement pour rester actif, nous pouvons faire des exercices pour affiner nos sens et mieux profiter de leur potentiel : pratiquer l’aromathérapie (respirer rapidement et quotidiennement quelques odeurs appréciées), manger moins sucré et moins salé, sentir avant de déguster, écouter de la musique avec un volume plus faible, s’éloigner des bruits forts … vous trouverez quantité de propositions dans les ouvrages spécialisés ou sur les sites internet appropriés.

Pratiquer des exercices de la méthode Vittoz

La méthode Vittoz est une thérapie psychosensorielle, qui propose un grand nombre d’exercices simples visant à réapprendre à s’écouter, à ressentir, à penser, afin de se libérer de conditionnements néfastes.
Cette méthode met donc les sens à l’honneur et apprend à mieux les exploiter. Elle invite notamment à se reconnecter à nos sensations en (ré)apprenant à faire plus attention à ce que ressent notre corps, sans poser de jugement ni raisonner.
Etre connecté à l’instant présent, uniquement en accueillant nos ressentis : regarder les couleurs, les formes qui nous entourent – écouter un son, l’écho en nous (sans chercher à savoir ce que c’est) – palper, toucher des objets les yeux fermés (sans chercher à les identifier) – poser et sentir ses deux pieds bien à plat dans le sol et ses mains en contact avec notre bureau avant de commencer à travailler ; boire un verre d’eau en sentant le verre sur notre bouche, puis l’eau passer sur nos lèvres, notre langue, dans notre gorge …
Se laisser juste imprégner par les sensations perçues est un exercice puissant notamment pour mettre au repos notre mental, ressentir une réelle détente, se sentir ancré dans le présent et dans le vivant.

Communiquer avec tous ses sens

Les messages que l’on donne ou que l’on reçoit et qui passent par nos sens vont avoir une incidence dans nos relations :

  • l’ouïe capte les mots prononcés, le ton de la voix, la mélodie …
  • la vue enregistre les expressions du visage (joie, dégoût, colère …), les images (tableau, paysages …)
  • le toucher sent la poignée de main, la tape sur l’épaule, le contact avec la peau ou certaines matières.
  • enfin le goût et l’odorat seront particulièrement sollicités pour la nourriture et les boissons, les parfums, les senteurs de la nature.

Un sourire, un regard attentif, une main posée sur un bras, une voix douce, un environnement calme et chaleureux … sont donc autant de signes qui vont connoter nos messages – ces signes, s’ils sont positifs, vont rassurer notre interlocuteur et favoriser une communication de qualité.

Faire des câlins : le toucher est le 1er sens qui se développe in utero et le dernier sens que l’on perd. Nous en avons parlé dans notre podcast sur la tendresse (Bulle de Bonheur #43). Faisons juste aujourd’hui un focus sur le fameux “hug”.

Les vertus du câlin sont telles qu’il existe même la journée internationale des câlins (le 21 janvier) ! Inventée par le révérend Kevin Zaborney aux États-Unis en 1986, cette journée s’est propagée dans le monde entier, avec de nombreuses adaptations, comme l’apparition des pancartes free hugs (câlins gratuits) qu’on trouve en Australie mais aussi ici en Amérique du Nord. En France, nous sommes encore un peu frileux !
Cet engouement autour du câlin est un peu critiqué aujourd’hui car certains ont présenté le câlin comme une sorte de remède miracle, allant même jusqu’à prescrire le nombre de câlins quotidiens à faire (“4 câlins par jour pour survivre ; 8 câlins par jour pour l’entretien ; 12 câlins par jour pour croître.”) et le temps précis à y consacrer. En fait, il serait plus juste de dire que le câlin peut contribuer à notre bonheur, mais qu’il n’est pas suffisant ni adapté à toutes les circonstances.
Quoiqu’il en soit, le calin a beaucoup de vertus propres au toucher avec cette particularité d’être plus intime. Anti-stress, anti-déprime, augmentation de notre résistance aux virus de saison, libération de l’ocytocine, qui favorise l’attachement et les interactions sociales, le câlin est donc fortement préconisé pour favoriser un bien-être tant personnel que relationnel. En famille, dans le couple, entre amis mais également avec un animal de compagnie, saisissez les occasions !

Bienfaits

Nous l’avons vu, nos sens nous aident à nous connecter à nous-même et à notre entourage. Ils nous donnent des informations utiles sur ce qui nous entoure. Ils sont des outils précieux pour se connecter au moment présent (voir Bulle de Bonheur #25).
Nos sens sont également utiles pour améliorer l’état de notre santé, nos capacités de communication.

Les utiliser à bon escient peut nous permettre d’acquérir de nouvelles compétences (savoir être) telles que :
une meilleure qualité de présence à soi (par la gestion de nos sensations, de nos perceptions, prise en compte des éléments environnants …)
une meilleure qualité de communication avec l’autre (observation, compréhension et utilisation de la communication verbale et non verbale)
une meilleure qualité de relation dans la vie de groupe (observation et prise en compte des différentes sensations, expressions et outils de communication).

En bref

Notre qualité de vie et notre vie relationnelle sont étroitement liées à nos 5 sens.

Ouvrir ses sens nous connecte à la réalité, nous ancre dans le moment présent et donne du relief à notre vie.

Chaque sens a un rôle. Ainsi le toucher et plus précisément le câlin, joue un rôle important dans les relations amoureuses, les relations parentales mais également entre amis.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 minutes pour choisir le sens que vous allez développer : la vue en levant le nez tous les matins sur ce qui vous entoure sur le chemin de l’école ou du bureau ? L’ouïe en écoutant une chanson que vous aimez les yeux fermés en individualisant la voix, le rythme, chaque instrument ? Ou encore le goût en dégustant votre dîner avec chacun de vos sens ? Allez explorer le monde sensoriel, vous serez surpris par les richesses qui s’y trouvent.

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Je saisis la chance

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“La chance appartient à tout le monde” proclament les publicités pour la Française des Jeux. Est-ce vraiment le cas ? Ce qui est certain, c’est que la chance fait couler beaucoup d’encre et que depuis longtemps, philosophes, moralistes, éducateurs, sociologues ou encore thérapeutes essaient de trouver des explications au fait que certains cumulent les réussites avec la même intensité que d’autres cumulent les échecs.

Destin, providence, baraka, hasard, aléa, coïncidence, bonne étoile … la chance a souvent de multiples noms. Elle est cet élément bénéfique inattendu qui nous “tombe” dessus, empreint d’un caractère à la fois mystérieux et incontrôlable, qui fascine autant qu’il peut irriter !

Comme le mentionne Philippe Gabilliet dans son livre “Eloge de la chance”, il existe traditionnellement une certaine méfiance à l’égard de la chance. Pour ce professeur de psychologie, cette méfiance pourrait s’expliquer par 3 attributs communément donnés à la chance : elle est incontrôlable, fragile et injuste. Elle échapperait en effet à tout contrôle et toute logique, serait instable et n’aurait rien à voir avec le travail, l’effort ou le mérite.

Nombreux proverbes illustrent d’ailleurs cette vision : “le bonheur des uns fait le malheur des autres”, “il n’est chance qui se retourne”, “heureux au jeu, malheureux en amour” ou encore  “qui rit vendredi, pleurera dimanche”.

Pour Philippe Gabilliet, cette mauvaise réputation donnée à la chance est injustifiée. Pour lui, la chance n’est pas le fait de simples probabilités ou des caprices de la bonne Fortune, mais peut révéler “une authentique compétence de vie”. Si elle est moins palpable et contrôlable que d’autres ressources à notre disposition, elle en fait néanmoins partie. 

Elle peut alors se définir comme “cette forme d’intelligence, que l’on pourrait qualifier d’intelligence du fortuit ou de l’inattendu, qui conduit à tirer le meilleur parti des circonstances les plus imprévues et les plus surprenantes”. 

Précisons qu’en parlant ici d’intelligence de l’inattendu, nous excluons les coups de chance exceptionnels qui viennent bouleverser une vie de façon totalement inattendue, pour nous centrer sur cette “chance de tous les jours” qui s’apparente davantage à une attitude de l’esprit, à une manière de penser et d’agir. Cette chance là peut se travailler et se cultiver, reste à en connaître les règles de fonctionnement : “personne n’est né sous une mauvaise étoile, mais nombreux sont ceux qui ne savent pas lire le ciel”.

Et si on apprenait à cultiver la chance ?

Pour Philippe Gabillet, avoir de la chance suppose d’être capable de transformer “le hasard en occasion favorable”. Il s’agit donc finalement de voir dans l’événement imprévisible l’opportunité de nouvelles possibilités. Nous avons donc un rôle important à jouer dans la façon dont nous allons vivre l’imprévu : comme à la croisée de chemins, nous allons devoir décider comment réagir face à cet imprévu ; la chance consistera à “l’exploiter de la façon la plus positive, harmonieuse et efficace possible”. 

A l’instar de Philippe Gabillet, le professeur Richard Wiseman parle aussi des cartes personnelles que nous avons en main pour développer un “comportement attrape-chance”. Après avoir étudié avec son équipe plus de 400 personnes pendant huit ans, le professeur britannique a mis en avant  quatre caractéristiques principales que les chanceux possèdent, souvent sans même en avoir conscience : 

  • Savoir repérer les occasions favorables. Ceux qui ont de la chance sont ouverts (aux expériences, aux autres) et entretiennent ce que Richard Wiseman appelle le «réseau de la chance», c’est à dire un tissu de relations qui permettra d’accroître les chances de trouver le bon emploi, l’appartement idoine ou encore l’âme sœur. Pour changer sa vie, une seule bonne rencontre suffit. Activez donc votre réseau ! Vous pouvez décider chaque jour par exemple de reprendre contact avec une personne que vous n’avez pas vue depuis un certain temps. 
  • Osez aussi demander un service, une information, un soutien, à vos proches ou à des personnes que vous ne connaissez pas.
  • Faire confiance à son intuition. Nous avons vu les bienfaits de l’intuition, notamment pour décider plus rapidement, choisir ce qui nous convient profondément ou encore favoriser une meilleure connaissance de soi et une meilleure connexion au monde (Bulle de bonheur #30).
  • S’attendre à avoir de la chance. Selon le professeur, “croire que l’on est malchanceux est l’une des certitudes les plus redoutables dont on peut être affligé. Elle affecte tous les aspects de la vie. Les gens deviennent déprimés et défaitistes, donc malchanceux. A l’inverse, quand ils réalisent qu’ils ont davantage de contrôle sur leur vie, qu’ils regardent l’existence avec plus d’optimisme, une multitude de bonnes choses leur arrivent. Quand les gens pensent avoir de la veine, les occasions se présentent. C’est un cercle vertueux.”
  • Voir du positif même dans le négatif. Là encore, nous vous renvoyons à nos podcasts, principalement celui sur la pensée positive (Bulle de Bonheur #31). Ecoutez ou ré-écoutez le pour voir comment les pensées négatives nous enferment et limitent nos choix, alors que pratiquer la pensée positive nous place dans un cercle vertueux puisque nos pensées influencent notre perception donc nos choix et par conséquent nos comportements. Par exemple, vous êtes en voiture dans une zone où le parking est difficile et vous devez vous garer, si vous vous dites, “je ne trouverai jamais de place”, votre vision va se rétrécir littéralement, vous perdez votre vision périphérique ! Alors que si vous vous dites “je vais trouver une place, j’en suis sûre”, vous serez plus attentif à votre environnement, vous aurez donc plus de chance de trouver une place !

Ces observations de Richard Wiseman font écho aux “cinq secrets de fabrication” de la chance dont parle Philippe Gabillet dans son livre :

  • la disponibilité intérieure : être prêt à saisir la chance donc être ouvert, vigilant et attentif aux événements de notre vie.
  • la connexion : être relié au monde, savoir tisser des liens avec les autres et avec le monde qui nous entoure. La chance est comme la toile d’araignée dit Max Gunther : “elle  tisse d’innombrables fils (…) et se nourrit d’autant mieux que sa toile est grande”. 
  • le recyclage : savoir positiver et donner un sens à nos échecs, nos erreurs et à nos malchances (Bulle de Bonheur #31 et #34).
  • l’intention : but, objectif, rêve, projet, ambition … votre intention peut avoir différentes formes. Elle découle d’un état d’esprit intérieur qui va orienter vos pensées et vos comportements vers la réalisation de votre intention. Il ne s’agit pas de pensée magique mais de messages envoyés à notre cerveau pour le préparer en quelque sorte à vivre un événement favorable, pour le mettre en “mode chance”. 
  • l’audace : “la fortune sourit aux audacieux” disait déjà Virgile. “Qui ose gagne” peut-on aussi souvent entendre dire. La chance de tous les jours dont nous avons parlée dans ce podcast nécessite en effet de passer à l’action, et donc d’oser sortir de zones de confort et d’accepter avec détermination d’aller au delà de nos incertitudes.

Comment favoriser la chance ?

Pour parvenir à être chanceux, Richard Wiseman conseille différentes techniques :

  • utiliser la méditation pour améliorer l’intuition et la relaxation
  • visualiser la bonne fortune
  • parler à au moins une nouvelle personne chaque semaine

Toutes ces idées ont un thème en commun celui d’être plus ouvert à votre environnement, physiquement et émotionnellement. Et les opportunités de le faire peuvent se présenter plus souvent qu’on ne le pense : 

  • dans les rencontres que nous faisons, de manière fortuite (“dans le bus, j’ai rencontré une personne qui m’a parlé de …”) ou par le biais de mises en relation (“Xavier m’a présenté un de ses amis qui…”).
  • dans la réception d’une information-clé, c’est à dire de l’information qui correspond à une de nos préoccupations ou interrogations du moment. Cet élément, vous pouvez le capter lors d’une conversation entre des collègues, dans un article de journal, grâce à l’indiscrétion d’un ami…. 
  • dans l’ouverture à de nouveaux territoires : un nouveau pays, une nouvelle aventure, voire même pour certains, des nouvelles expériences qui peuvent être négatives comme la maladie ou un accident mais qui vont révéler des dynamiques nouvelles et enrichissantes.
  • dans des demandes inattendues : une demande d’aide, de conseil, de collaboration.

Ces éléments nous montrent bien à quel point la chance fait appel à un certain état d’esprit, celui de l’ouverture et de l’attention. Elle va nécessiter aussi de lâcher prise sur notre besoin de comprendre, sur notre capacité à expliquer les évènements qui arrivent. Pas simple, car nous sommes souvent pris par cette irrésistible pulsion de rechercher les causes, les explications de ce qui se produit dans notre vie !

La chance invite également à sortir de la routine. Elle est comme le dit Philippe Gabillet cet “incident providentiel” qui nous offre une bifurcation sur la chemin balisé de nos vies, et qui révèlera des opportunités et des possibilités inenvisageables avant que l’incident se produise.

En bref

  • Les causes de la chances peuvent être attribuées au seul hasard mais elles peuvent aussi être le fait d’une action de notre part.
  • De même, la chance peut être exceptionnelle et unique comme elle peut être plus récurrente.
  • La chance a donc plusieurs visages : du coup de chance à la chance provoquée, elle peut aussi être un mode de vie, c’est à dire une façon de savoir saisir les imprévus, positifs ou négatifs, comme autant d’occasions de rebondir, de créer des opportunités de changement et de cultiver le positif. 

A vous de jouer !

2mn pour décider comment vous allez commencer à provoquer la chance : activer votre réseau, faire des demandes, positiver, repérer les occasions favorables, se placer en “mode chance”, la chance est à votre portée, alors bon travail !

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Je fais des compliments

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Certaines personnes craignent encore que le compliment rende prétentieux ou qu’il coupe l’envie de faire des efforts, de faire plus. Pourtant, sous l’impulsion notamment de la communication bienveillante, il est aujourd’hui largement reconnu que le compliment est un élément indispensable à notre bien-être.

Comme le souligne Tal Ben-Shahar dans son livre “Choisir sa vie”, le compliment “donne force et pouvoir” à la personne destinataire mais également à ce qui lie ce destinataire et l’émetteur du compliment. Pour le célèbre “professeur de bonheur”, le bénéfice du compliment en “vraie monnaie du bonheur” est inestimable.

Le compliment permet en effet de remplir ce que certains auteurs appellent notre “banque émotionnelle”, c’est à dire la source à laquelle nous pourrons puiser en cas de doute et de découragement. Les compliments seront autant de points de repères intérieurs qui nous aideront à constituer notre coffre à confiance (Bulle de bonheur #6). Ils sont donc directement liés à l’estime de soi.
Dans leur livre “As-tu rempli un seau aujourd’hui ? Le bonheur quotidien expliqué aux enfants”, Carol McCloud et David Messing utilisent la métaphore du seau. Pour eux, chacun transporte avec soi un seau pour recueillir des pensées et des émotions positives. Chacun se sent bien quand son seau est rempli, malheureux quand il est vide. Comment remplir ce seau ? Avec des mots gentils, des attentions, des sourires et bien sûr des compliments !

Le compliment va aussi contribuer au fameux ratio de Losada dont nous vous avions parlé juste avant Noël (Bulle de bonheur #35 je pratique la pensée positive)  Le compliment est en effet une parole positive, or souvenez-vous : si vous maintenez (ou dépassez !) un rapport de 3 paroles positives pour une parole négative, vous favorisez votre épanouissement, votre performance et votre bien-être.

Si vous êtes convaincus de l’importance de faire des compliments, vous vous êtes cependant peut-être aperçus que certains compliments ne produisaient pas les effets escomptés : vous avez vous-même reçu un compliment que vous avez trouvé déplacé, ou fait un compliment qui a été mal accepté, voire même refusé par son destinataire. 

Et oui ! C’est que si les compliments peuvent être bénéfiques, tous ne le sont pas. Certains vont même produire l’effet tout à fait inverse, comme le montrent très bien Adèle Faber et Elain Mazlish dans leurs ateliers de soutien à la parentalité (“Parler aux enfants pour qu’ils écoutent, les écouter pour qu’ils parlent”). 

Grâce à un jeu de rôles, les auteures permettent en effet de prendre conscience des conséquences que peuvent générer certains compliments : que ressentez-vous par exemple quand un de vos amis vous dit “quelle cuisinière extra !”, alors que vous avez préparé le dîner en 5 minutes à partir d’une boite de conserve ? Quand un collègue vous fait remarquer que “vous êtes toujours tellement bien habillée” ou encore quand votre partenaire de match de tennis s’écrie “wahoo, mais tu es une sacrée serveuse”, alors que vous venez de réussir le premier smash de votre vie ?! Si les réponses varient en fonction de chacun, l’intérêt de cet exercice de prise de conscience est de montrer que certains compliments ont des effets désagréables comme la gêne, la suspicion, la négation ou encore la pression et le stress. Bref, le compliment n’apporte pas le résultat positif qu’on espérait. Pourquoi ? Parce que le compliment qui évalue (beau, bon, fantastique…), qui est général (“toujours”, “jamais”) ou excessif, manque de réalisme et rend son destinataire inconfortable.

Alors, comment faire un compliment ?

Comme le dit Tal Ben-Shahar, “le compliment n’est pas une formule impersonnelle” prononcée pour faire plaisir. Si “faire plaisir” peut être un effet du compliment, il n’en est certainement pas le motif principal.

Selon Faber et Mazlish, les compliments les plus efficaces comportent toujours deux parties : la première consiste à décrire ce que nous voyons ou ce que nous ressentons, la deuxième (qui découle de la première) consiste pour le destinataire à s’apprécier lui-même. Cette auto-évaluation est particulièrement importante pour les enfants, pour qu’ils apprennent à construire un centre d’évaluation interne, et non un centre d’évaluation qui dépend de l’extérieur. Par exemple, quand un enfant vous donne un dessin, votre premier réflexe sera sans doute de lui dire : “que c’est beau !”. Le problème de cette formulation est que “beau” est un adjectif évaluatif, subjectif et en plus trop abstrait pour que l’enfant sache exactement ce que cela signifie. D’ailleurs, l’enfant peut vous le faire comprendre en vous répondant : “non, tu ne l’aimes pas !”.

Alors que si vous décrivez ce que vous voyez (“je vois du vert, du rouge, du jaune, des lignes qui se croisent, des tortillons et plein de points multicolores”) ou ce que vous ressentez (j’aime beaucoup toutes ces couleurs vives), l’enfant (ou toute personne qui reçoit le compliment) sent que vous regardez attentivement ce qu’il a fait et il peut alors se complimenter lui-même en se disant qu’il est capable d’être créatif.
Un autre moyen de pratiquer un compliment est de résumer en un mot un comportement digne de louange : “tu es rentré à l’heure, merci pour ta ponctualité” ; “tu as pris la défense de ton ami devant tout le monde, c’est ce que j’appelle avoir du courage”.

Nous avons déjà évoqué l’importance de la description en parlant notamment de la communication non violente (Bulle de Bonheur #12). La description permet de s’ancrer dans le présent, elle évite d’évaluer la personne et privilégie la sincérité.

En revanche, pratiquer le compliment descriptif peut être difficile et vous paraitre peu naturel, voire même froid. Certains avancent ainsi qu’ils se sentent distants quand ils décrivent, et que cela leur coûte par exemple de ne pas dire à l’enfant que son dessin est beau (alors qu’ils reconnaissent qu’ils ne l’apprécient pas !) ou de ne pas dire à un hôte qu’il est vraiment super. Mais là encore, nous sommes victimes d’un système où l’évaluation tient une grande place, comme si toute chose devait nécessairement être classée de façon binaire : beau/laid, bon/méchant, bien/mal. Or, nous le répétons, un compliment ne sert pas à faire plaisir ni à travestir la réalité, mais à renforcer l’estime de soi et permettre d’identifier ses qualités. Ainsi, quand le compliment descriptif frappe juste, il procure un son de vérité qui résonne au dedans de nous, un peu comme si une personne plaçait un miroir devant vous pour que vous puissiez voir vos propres forces.

Si cela peut vous paraître peu naturel, comme une nouvelle langue que vous devriez apprendre, cela peut aussi vous sembler plus exigeant. En effet, complimenter de cette façon exige de vraiment écouter, de vraiment regarder, de vraiment remarquer. Mais quelle force pour l’estime de soi, et quelle preuve d’attention vous donnez à celui que vous complimentez !

Un compliment efficace sera donc sincère, descriptif, sans évaluation ni commentaire. Il sera précis et en lien avec la situation du moment : au lieu de “tu as été super sage”, on dira “j’ai apprécié ton aide aujourd’hui pour les courses, c’était pratique pour moi que tu tiennes le caddy et que tu pèses les légumes” (l’enfant peut ainsi se voir comme une personne capable d’aider et d’être utile) ; au lieu de dire “bon boulot, merci”, décrivez ce que vous avez apprécié : “avoir ce dossier complet et dans le délai m’a permis de gagner du temps dans ma négociation”.

Pas de stress cependant si vos habitudes prennent le dessus et que vous commencez votre compliment par : “c’est super”, “c’est trop beau”, “tu es formidable”… pensez juste à ne pas vous arrêter là, demandez-vous pourquoi vous trouvez ça beau ou génial et poursuivez votre évaluation (car c’en est une !) en expliquant ce que vous aimez ou vous voyez. Parler en “je” permettra également de personnaliser et individualiser le compliment, et d’éviter par conséquent la généralisation excessive (“rentrer dans une chambre rangée me met vraiment de bonne humeur”).

Attention cependant, comme le dit Haim Ginott, un compliment doit être utilisé à dose homéopathique. Trop de compliments tue le compliment ! Pensez à en faire chaque fois qu’il y a un progrès, un effort ou un changement positif accompli, et faites-vous confiance pour le pratiquer dans d’autres situations, en famille, au travail, avec des amis et y compris à l’égard de vous même (rappelez-vous l’importance de l’auto-compassion Bulle de bonheur #39) !

En bref

  • Le compliment est un élément indispensable à notre bien-être, il renforce l’estime de soi et permet d’identifier ses talents.
  • Comment faire un compliment ? En sortant du système évaluatif, et en décrivant ce que vous voyez ou ce que vous ressentez, ou en nommant la qualité révélée par le comportement.
  • Pour être efficace, un compliment doit être sincère, descriptif et utilisé à bon escient.

Allez hop, je me lance !

2 mn pour trouver une situation où vous pourriez faire un compliment, pratiquez la description, sans évaluation, sans commentaires et avec sincérité, et laissez au destinataire de votre compliment le soin de s’auto-apprécier lui-même !

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Je distribue de la tendresse

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“Vivre sans tendresse / On ne le pourrait pas / Non, non, non, non / On ne le pourrait pas”” chantait Bourvil. 

Et il avait bien raison car nous savons aujourd’hui que la tendresse est même un élément de survie. La tendresse est un élément nécessaire au développement cérébral de l’enfant mais aussi un geste fondamental dans le comportement affectif de l’être humain. Selon les experts en psychologie émotionnelle, elle nous permet de créer des liens significatifs et durables avec nos proches

Pour Jacques Salomé, la tendresse est la sève de la relation, ce qui fait que deux êtres vivants s’approchent, se rencontrent, se découvrent ; “la tendresse est porteuse d’élans de bienveillance, elle vibre d’une intensité de l’attention et d’une écoute qui touchent au plus profond celui ou celle qui va la recevoir. Dans un couple, c’est un des ciments les plus précieux pour maintenir deux êtres ensemble dans la durée”.


Et pourtant, la tendresse peut être un chemin difficile, connu ou inconnu, qu’on peut peut suivre ou ignorer. Influencée par notre culture, elle peut être aussi reliée à des peurs et à des préjugés. Comme le mentionne Jacques Salomé, “nous sommes dans une culture, dans une civilisation où la tendresse paraît redoutable car elle est associée à une possible érotisation des relations et à une crainte plus ou moins développée de la dépendance”.
La tendresse peut donc être absente de nos vies, ou quelquefois elle peut en disparaître : manque de temps, routine, fatigue, distance (physique et psychique…) sont quelques raisons qui peuvent expliquer cette disparition.

Mais comment se manifeste la tendresse ?

La tendresse se compose de nombreux langages, autres que le langage verbal : “langages du regard, du toucher, de l’odeur, de la proximité physique et aussi langages de l’intention, c’est à dire vouloir du bien-être, du mieux, du doux à soi-même et à l’autre” explique Jacques Salomé.
La tendresse se loge donc dans tous ces petits gestes qui vont accompagner, donner, transmettre, soutenir… Elle peut se manifester par le toucher (une main sur une épaule, une caresse, un câlin, une étreinte) mais aussi par d’autres langages corporels : un regard attentif, une respiration qui s’accorde à la personne qui nous est proche, un ton de voix…

La tendresse, source d’ocytocine : 

L’ocytocine, souvent appelée hormone de l’amour, est sécrétée par l’hypophyse lors de stimulations sensorielles douces (tétée, contacts tendres, caresses, baisers, orgasme, simple contact de l’eau chaude …) mais également sans contact physique comme un simple échange de regards, l’évocation des êtres que nous aimons ou encore une interaction harmonieuse.

Cette hormone possède notamment comme « pouvoir » de réduire le stress, de nous apaiser, de réguler les émotions fortes, de renforcer la confiance. Si elle est reliée à l’attachement des parents pour leurs enfants, elle favorise de façon plus large les relations sociales.

Alors, si je décidais de mettre plus de tendresse dans ma vie ?

Le câlin est porteur de beaucoup de vertus propres au toucher avec cette particularité d’être plus intime. Il y a les effets positifs du fameux “hug” et nous vous préconisons sa pratique pour favoriser un bien-être tant personnel que relationnel. Voyons maintenant plus en détails les bienfaits du toucher.

Le contact physique avec les enfants :  1er sens que l’on acquiert (et que l’on perd), le toucher est le transmetteur de tendresse le plus connu et le plus utilisé. Puissant moyen d’expression, il devrait être obligatoire pour tous les bébés et les enfants. Ceux-ci ont en effet besoin d’être calinés, cajolés, embrassés.

Dès leur naissance, les bébés comprennent d’ailleurs la signification du toucher, parce que la peau est parmi les organes des sens celui qui se développe le plus vite, qui occupe le plus de place et qui a le plus besoin d’être satisfait. La confiance et la tendresse de nos premières années sont encore présentes dans notre système nerveux d’adulte. Les câlins que nous avons reçus des personnes signifiantes pour nous restent imprimés au niveau cellulaire et nous permettra à notre tour de distribuer plus facilement de la tendresse.

La croissance du cerveau est par ailleurs directement en lien avec les contacts physiques que reçoit un enfant. Vous avez sans doute entendu parler des terribles conséquences de l’absence totale de contacts physiques chez le bébé (marasme et mort), tout comme vous connaissez ou imaginez les effets de contacts physiques empreints de violence. Peut-être êtes-vous moins au fait des répercussions de la tendresse sur l’enfant ? La neuroscience a pu démontrer le rôle fondamental de la tendresse sur le développement cérébral de l’enfant. En effet, les différents circuits biochimiques du cerveau supérieur commencent à se développer pendant nos trois premières années de vie. Ces circuits se développent en fonction de nos expériences, notamment des soins et de l’affection que nous avons reçu de la part des adultes qui comptaient dans notre vie. Il est donc essentiel de maintenir un contact visuel avec un bébé, de lui sourire, de jouer avec lui, de le tenir dans vos bras, de le caresser, de lui procurer un sentiment de plaisir et de sécurité. Ce contact ne doit pas se faire 24 heures sur 24 bien entendu, mais quand vous le faites, faites le pleinement (donc sans regarder votre écran de téléphone par exemple !).

Le contact physique avec les adultes : vital pour les enfants, ce contact est également très important pour les adultes. Et contrairement à ce que certains pensent, il ne se limite pas aux relations sexuelles !

Sourire, se prendre la main, se regarder dans les yeux, s’enlacer, se caresser…. tous ces gestes peuvent être quelquefois bien plus puissants que des mots.
Ainsi, la manifestation de notre affection à notre partenaire est un des piliers fondateurs du couple, tout comme le toucher est un moyen de communication très puissant avec certaines personnes âgées, certaines personnes porteuses de handicap et les malades.

L’expression d’amour à travers les contacts physiques est d’ailleurs tellement importante que les contacts physiques ont été identifiés par Gary Chapman comme un de nos langages d’amour. Après 20 ans d’expérience en tant que conseiller conjugal, Gary Chapman a en effet mis en relief 5 langues sentimentales que parlent et comprennent les êtres humains pour communiquer leur amour : les services rendus, les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux et le toucher.
Sans rentrer dans les détails des langages d’amour, il est important toutefois de préciser que le contact physique qui nous procure du plaisir n’aura en général pas le même effet chez l’autre. Certaines zones du corps délivrent plus de plaisir que d’autres selon les personnes. Vous pouvez ainsi apprécier qu’on vous prenne la main alors que votre enfant, un ami ou votre partenaire ne le supportera pas ! A vous donc de découvrir quel est le dialecte que parlent vos proches.

En pratique

L’importance de la tendresse pour notre bien-être et le bien-être de ceux qui nous entourent vous donnera nous l’espérons, l’envie d’emprunter ce chemin : que ce chemin soit une nouvelle voie pour vous ou qu’il soit un chemin à approfondir ou à renouveler, il est essentiel à votre bonheur.
De l’orgasme au regard, de l’étreinte prolongée à un petit geste quotidien, du massage à une attention particulière, la gamme est large et vous trouverez certainement ce qui vous convient et ce que convient à la personne avec laquelle vous souhaitez nourrir cette tendresse. Pensez également à des évènements plus ponctuels comme des anniversaires, des fêtes, la Saint-Valentin…

Grâce à la tendresse, nous pouvons établir des relations chaleureuses avec les personnes qui nous sont chères et qui font partie de notre entourage. Cela permet de générer une énergie positive qui peut nous apporter de multiples bienfaits psychologiques.

En bref 

  • “La tendresse est le ciment des relations”.
  • De la naissance à la mort, la tendresse joue un rôle essentiel pour le développement, le bien-être et les relations.
  • Je peux la manifester de multiples manières : contacts physiques allant d’une légère caresse à l’étreinte endiablée, ou autres contacts corporels comme les yeux ou la voix.

Allez Hop, je me lance !

3 gestes de tendresse que j’aime : à partager avec ceux qui vous sont proches. Naturels et sans effets secondaires, vous pouvez les consommer sans modération !

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Je prends le temps d’être heureux avec Fouad et Laetitia Hassoun

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Et hop ! nous continuons notre quête de gens heureux qui ont aussi des histoires ! Aujourd’hui nous sommes en région Parisienne à Saint Germain en Laye en compagnie d’un couple, Fouad et Laetitia Hassoun.

Fouad Hassoun est libanais et vivait à Beyrouth. Quand en 1986, il perd la vue lors d’une explosion à la voiture piégée. La haine l’envahit accompagnée d’un fort désir de vengeance. Cet homme destiné à devenir un médecin brillant doit réinventer sa vie.

Venu en France avec sa famille il fait l’expérience d’un chemin de conversion qui va petit à petit l’entraîner à pardonner à son agresseur. Chemin long et semé de doutes qui lui apportera une grande force et une très grande sérénité. L’amour a dilaté son cœur.

Il épouse Laetitia, une jeune française et ont quatre enfants.

Fouad, est chef d’entreprise président et fondateur de Medialog accessilities group. Il sillonne aussi la France pour annoncer partout la force que le pardon diffuse.

A deux, ils savent apprécier chaque instant, les tourner en force et en énergie positive.
Les obstacles dus au handicap sont nombreux ; ils les dépassent avec une joie de vivre communicative.

Ça pétille chez les Hassoun !

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J’orchestre vie privée et vie professionnelle

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Nous vous partageons aujourd’hui les propos que nous avons retenus d’une conférence donnée par Yarledis Coneo à Montréal. Le thème de cette conférence portait sur la conciliation des rôles de vie, titre que nous avons particulièrement aimé car il permet d’avoir une vision plus large que l’angle plus couramment abordé de la conciliation vie professionnelle / vie privée. En effet, ce sujet de la conciliation concerne tant le parent, le célibataire, le travailleur, le bénévole que le retraité, le grand-parent ou encore l’accompagnant d’un proche malade. Cela renvoie à ce que nous vous avions partagé dans notre podcast sur l’équilibre (Bulle de Bonheur #13) et notamment les 4 P de Yvon Dallaire, c’est à dire le savant dosage de notre investissement entre Privé, Professionnel, Partenaire et Parent.

“Qu’y a-t-il de plus important lors d’une démarche de conciliation ? Vous, en premier”, affirme la conférencière, conseillère en ressources humaines. Notre propre personne est le centre de toute réflexion et de toute démarche de conciliation, nous sommes autant l’acteur principal que l’expert de notre vie. “Cela explique pourquoi ce n’est jamais du copier-coller d’un cas à l’autre, car chaque personne et chaque situation sont différentes”, explique Yarledis Coneo.

Soyons le maestro de notre vie.

Cette analogie avec le monde musical nous renvoie à l’orchestre et sa diversité d’instruments, de tonalités, de rythmes, de cadences et de styles. Etre maestro, c’est être le chef d’orchestre de tous ces éléments qui composent notre vie, c’est savoir harmoniser et créer une oeuvre unique, personnelle et qui sonne juste.
De quoi va être composé notre orchestre ? Travail, famille, amis, tâches domestiques, déplacements, études, sport et loisirs, mais aussi soins personnels, sorties, vacances, engagements associatifs, sans oublier les aspects administratifs, juridiques et financiers… “Autant de notes qu’il nous faudra agencer, moduler, en attribuant à chacune d’elles le rythme et le tempo désiré, réservant des pauses, prévoyant aussi des crescendos et des decrescendos à certains moments”.

L’idée est de savoir adapter nos styles musicaux à nos besoins, de pouvoir passer d’un slow pour prendre soin de soi à un rock pour se stimuler, du jazz qui swingue à la symphonie qui dynamise, de la musique douce qui relaxe à celle qui met en éveil nos sens. L’essentiel est de ne pas se laisser enfermer dans un rythme trop dense qui épuise ou au contraire un rythme trop lent qui endort. Un vrai défi dans notre société qui vit à cent à l’heure ! Et les chiffres sont révélateurs de cette difficulté. En ce qui concerne les parents par exemple, les études révèlent que près de la moitié d’entre eux réalisent des tâches professionnelles en dehors de l’horaire habituel de travail ; plus de 40% des parents trouvent la conciliation travail-famille difficile et pour plus de 60%, cette conciliation est une source importante de stress ; si importante, d’ailleurs, que 37% d’entre eux accepteraient une réduction de salaire en échange de meilleures mesures de conciliation travail-famille et 55% changeraient d’emploi pour l’obtenir (Sondage Léger, 2018 – Québec).

On comprend pourquoi la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle est désormais un enjeu social important, objet de conférences, de livres, d’enquêtes, de recherches et d’ateliers, et également un domaine investi par l’univers de la formation, du coaching et de la thérapie.

Nous avions mentionné dans différents podcasts les effets négatifs d’une vie en déséquilibre (Bulle de Bonheur #13), révélatrice d’une gestion inadéquate de nos priorités (Bulle de Bonheur #10) où nous perdions contact avec le pouvoir du moment présent (Bulle de Bonheur #25) sans savoir lâcher prise ( Bulle de Bonheur #21) ni dire non (Bulle de Bonheur #38).
Nous avions évoqué les conséquences sur la santé physique et psychologique, sur nos attitudes et nos comportements et donc sur les systèmes dans lesquels nous évoluons, notamment notre système familial où notre conjoint et nos enfants vont nécessairement subir les répercussions de notre état. Répercussions qui toucheront également nos amis, nos collègues et de manière plus diffuse la société en général.

En pratique

Alors comment éviter ces ondes de choc, qui nous touchent autant qu’elles touchent ceux qui nous entourent ? Comment repenser le système, adopter de meilleures mesures de conciliation, être plus souple et dynamique ?

Prise de conscience

Et oui, comme dans tout processus de changement, nous retrouvons cette étape nécessaire de la prise de conscience. Objectivité, identification, acceptation sont indispensables pour relever les notes dissonantes, les rythmes contradictoires, les tempos inconciliables. Cela nous permet de donner du sens à notre changement et savoir sur quoi agir. Chaque partition étant singulière, à vous de lire la vôtre et de regarder les portées que vous souhaitez réécrire.

Identifier les ressources.

Par qui et par où commencer, pour réduire le conflit entre tous les rôles que nous devons assumer chaque jour, pour harmoniser les “notes de notre opus personnel” ?
“Premièrement, il faut savoir que la responsabilité, dans ce domaine, est partagée”. Si nous sommes l’initiateur et le compositeur de notre partition, nous avons besoin de ressources intérieures mais également de ressources extérieures.
Nos ressources intérieures sont constituées de nos talents, nos dons, capacités, forces (Bulle de Bonheur #24) et également de notre capacité à nous faire confiance (Bulle de Bonheur #6).
Nos ressources extérieures sont quant à elles composées de toutes les personnes et les lieux ressources que nous avons autour de nous et auxquels nous devons aussi savoir faire appel : notre réseau proche (conjoint, famille, amis), notre réseau professionnel (collègues, syndicat, ressources humaines) et notre réseau communautaire (service de garde, voisinage, association de soutien aux familles, à l’emploi…). Il ne s’agit pas bien sûr de se disperser et de sonner à toutes les portes en même temps ! Mais identifier nos ressources nous permettra d’élaborer un plan d’action concret et réaliste.

Passer à l’action

Dans l’étape prise de conscience, vous avez dû mettre en avant les aspects que vous aimeriez changer pour atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé (plus de temps pour vous, pour votre famille, apprendre à dire non, mieux organiser votre temps, avoir une meilleure hygiène de vie…). Suivant la politique des petits pas dont nous vous parlons chaque fois que nous évoquons un projet de changement, vous allez déterminer les étapes que vous allez franchir, en prévoyant un délai pour le changement, en y attribuant les ressources adaptées et en essayant d’anticiper les difficultés que vous pourrez rencontrer.
Ecoutez à nouveau notre podcast ou relisez notre billet de blog sur la réalisation de projets pour vous remémorer les éléments à définir pour passer à l’action (Bulle de Bonheur #19). Et souvenez-vous : amorcez un seul changement à la fois ; pensez à votre objectif et aux moyens d’évaluer votre progression grâce à des indicateurs qui font sens pour vous (si, par exemple, vous voulez améliorer votre hygiène de vie, les indicateurs comme le gain en énergie, la qualité de sommeil, voire des tests médicaux pourront être des balises pertinentes). Enfin, faites le bilan à la fin du délai que vous vous êtes accordé, sans oublier de faire preuve de bienveillance envers vous-même ! (Bulle de Bonheur #39)

Initier des petits changements dans notre quotidien.

Un plan d’action est comme un projet, il donne un but, il structure et apporte un cadre qui balise et sécurise. A coté de ce projet, vous pouvez aussi agir sur des petites choses de votre quotidien comme le propose Yardelis Coneo : prendre la douche la veille pour libérer la salle de bain le lendemain matin ; simplifier les menus-déjeuners de la semaine et garder les repas spéciaux pour la fin de semaine ; faire du co-voiturage ; oser demander de l’aide : une femme de ménage ponctuellement, se faire livrer ses courses, solliciter un organisme d’aides aux devoirs pour les enfants, une maison des familles ou de la parentalité… A vous de trouver les trucs qui vous ressemblent ! Et si jamais la situation dure, que vous perdez courage, confiance et foi dans votre capacité à sortir de ces tensions permanentes entre les rôles que vous devez assumer, pensez à demander l’aide d’un professionnel, votre personne mérite que vous preniez soin d’elle.

En bref

  • Je suis le maestro de ma vie. Je suis donc l’acteur principal de l’orchestration de mes différents rôles.
  • Pour concilier les rôles de ma vie, je m’appuie sur mes ressources intérieures (mes forces) et les ressources extérieures (mon réseau).
  • En cas de déséquilibre, de tensions ou d’incompatibilités dans mes rôles, j’identifie les fausses notes et initie des changements dans mon quotidien et ou à plus long terme grâce à la mise en place d’un plan d’actions.

Allez hop ! Je me lance !

2 mn pour vous rappeler un moment vécu en harmonie cette semaine. Demandez-vous quels sont les rôles que vous avez endossés et comment tous ces instruments ont pu être en harmonie. Quand ça marche une fois, ça peut marcher une deuxième puis une troisième ! Continuez donc à jouer votre partition !

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Je repère les signes du burn-out

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Le burn out fait aujourd’hui partie du langage courant. Même s’il reste empreint d’une mauvaise réputation, nous pouvons constater qu’on en parle et qu’on le reconnaît de plus en plus. Il faut dire que selon une étude menée en 2018 par Malakoff Médéric, 37 % des salariés français sont en situation de fragilité professionnelle, donc potentiellement sujets au burn-out.

Les causes ? Conditions de travail éprouvantes (physiquement ou psychiquement), stress récurrent, déshumanisation du travail, perte de sens ou encore difficulté à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

De quoi parle-t-on précisément ?

Le burn out est un terme anglais traduit en France par syndrome d’épuisement professionnel. L’OMS le définit comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».
Le fait de parler de “sentiment” montre que chaque individu va réagir différemment, et que l’évaluation du burn-out ne sera pas toujours facile. Le burn out doit aussi être différencié de la dépression et du stress chronique.
S’il est généralement associé à la vie professionnelle, on parle aujourd’hui de burn out dans le domaine privé et familial.

Quels sont les symptôme propres au burn out ?

Si les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre, il a été relevé des caractéristiques communes. Le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) prend ainsi en compte trois dimensions fondamentales du burn-out : l’épuisement personnel, l’épuisement professionnel et l’épuisement relationnel. Ces 3 dimensions vont être des axes d’observation des changements manifestés physiquement, psychologiquement et le socialement.

Ainsi, le burn out s’exprime généralement par une fatigue constante, des problèmes d’insomnie et de digestion, mais aussi des douleurs (maux de dos, migraines) et un système immunitaire fragilisé.

D’un point de vue psychologique, on observe un changement du comportement qui aura des répercussions sur les relations humaines et la qualité du travail effectué ou la place dans la famille. Dans le travail, ce sera par exemple la montée d’une démotivation générale par rapport au poste occupé (frustration, manque de concentration, incapacité à prendre des décisions). En famille, on pourra noter des attitudes de retrait face au milieu familial, un désintérêt, un désinvestissement des loisirs et des activités familiales habituelles.

On imagine bien que les changements physiques et psychologiques vont avoir des répercussions socialement : tendance à s’isoler, à montrer de l’irritabilité, voire des accès de colère spontanée. D’un point de vue plus intime, les personnes vont également se sentir incompétentes et avoir un perpétuel sentiment d’échec.

Pourquoi ?

Le stress répété et la charge de travail élevée sont les deux composantes systématiques du burn out. Mais d’autres facteurs peuvent y mener : manque de reconnaissance du travail effectué, manque de soutien des supérieurs hiérarchiques et des collègues, manque de communication au sein de l’entreprise et manque d’autonomie. De plus, on sait que les personnes trop impliquées, perfectionnistes ou ayant une faible estime d’eux-mêmes sont davantage concernées.

Le burn out peut entraîner des troubles de l’alimentation mais aussi dépression, pensées suicidaires et conduites à risques (aller chercher du réconfort dans l’alcool, la drogue…). Il est donc essentiel de repérer les premiers signes pour réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Attention toutefois de ne pas confondre dépression et burn out. Si nous prenons des images, nous pouvons associer le burn out à un toit très enneigé et la dépression à des termites installées dans la maison.
Dans le cas du burn out, la pression de la neige sur le toit va faire effondrer la charpente. Ce sont donc des pressions extérieures excessives qui vont venir fragiliser la structure intérieure de l’individu. La dépression ressemble plus à l’effet des termites : la charpente s’effondre également, mais à cause d’un problème intérieur.

Partons du constat que nous avons tous un réservoir d’énergie. Les activités de notre quotidien nous prennent de l’énergie ou nous en donnent, et ce rapport est unique à chacun. Par exemple, si certains puisent leur énergie dans le contact avec les autres, d’autres la trouveront dans la solitude.

En fonction de notre éducation, de nos expériences, de notre capacité à prendre du recul, à mettre du sens mais aussi en fonction de nos sources d’énergie hors travail (famille, sport, autres engagements…), nous nous adapterons facilement, nous nous opposerons ou nous subirons. Le burn out surviendra quand il y aura rupture d’équilibre entre les dépenses et les apports d’énergie.

Les premiers signes à repérer

Il existe actuellement des tests en ligne qui permettent d’aider à identifier les signes avant coureurs du burn out. En voici quelques uns, mais n’hésitez pas à compléter la liste en allant surfer sur internet (questionnaire de Copenhague, test d’Oldenberg…) :
vous vous sentez « vide » intérieurement lorsque vous effectuez votre travail. Vous n’avez plus de plaisir, vous agissez mécaniquement comme une sortie de robot, à distance, sans attente.
Vous vous réveillez découragé(e) ou déprimé(e) à l’idée même d’aller travailler. Vous n’osez pas en parler, vous vous sentez en décalage avec les autres et commencez à vous isoler.
Vous rentrez épuisé(e) le soir et n’arrivez pas à vous connecter à votre vie personnelle et/ou familiale. Vous n’avez aucune énergie pour participer à de loisirs ou des activités. Vous vous sentez désinvesti(e). Vous pouvez avoir envie de fuir.

Réagir rapidement

La première chose à faire est de prendre conscience de notre état et de l’accepter. Dans trop de situations, nous nions les premiers signes, par pudeur, honte ou crainte de la réaction de l’entourage, mais souvent aussi par fierté ou conviction que cela va passer, que nous allons tenir.
Mais rappelez-vous, notre corps est une machine très intelligente, et les signes qu’il nous envoie ont une raison d’être très précise. Si nous ne les écoutons pas, le corps va nous envoyer des signes plus forts (et souvent plus graves) qui risquent de nous faire encore plus mal.

La deuxième chose à faire est donc de parler. Parler a un pouvoir de guérison bien trop souvent sous-estimé. Exprimer ses sentiments (voir Bulle de Bonheur #5), c’est libérer nos émotions pour éviter qu’elles agissent comme un boomerang à notre encontre. Choisissez la personne qui vous vient à l’esprit en premier. Ce ne sera peut-être pas un proche mais peu importe, l’important est de réussir ce premier pas. Si personne ne vous semble convenir, adressez-vous à un professionnel. Il est parfois plus facile de parler à un étranger.

Ensuite, gérez vos priorités. Ce qui est important et urgent (Matrice d’Eisenhower – Bulle de Bonheur #10), c’est VOUS. Prenez donc du temps pour vous. Pour cela, fixez-vous un nombre d’heures de travail maximum par jour (et tenez bon !) et forcez-vous à avoir une activité sans rapport avec votre vie professionnelle. Privilégiez si possible une activité physique (marche, vélo…), encore plus efficace si elle se fait en plein air.
Vous pouvez également faire des activités artistiques : l’art (musique, peinture, terre…) est un excellent médium pour exprimer ses émotions, libérer ses tensions. Les activités manuelles sont également un bon choix : elles ont tendance à nous mettre dans un état méditatif relaxant sur le coup mais aussi sur le long terme.
Enfin, vous pouvez également décider de vous investir dans une action caritative. Prendre soin des autres a de nombreuses vertus, sur notre santé et sur notre capital bonheur notamment (Bulle de Bonheur #8).

Une fois que vous avez recommencé à prendre soin de vous, vous serez plus à même d’analyser votre situation et de décortiquer un à un les éléments qui vous ont amené vers le burn out : qu’est ce qui vous procure du stress ? Qu’est ce qui vous aiderait, vous motiverait ? N’hésitez pas à en parler avec votre entourage, ce regard extérieur peut être précieux et vous apporter des informations aidantes.

Si vous ne voyez pas d’amélioration après tout ce travail, alors n’hésitez pas, consultez votre médecin pour un arrêt de travail. Vous éloigner de votre quotidien professionnel pendant quelques temps vous permettra de prendre soin de vous, de faire redescendre la tension accumulée mais aussi de trouver des solutions durables à votre situation. Si la situation est plus personnelle, partir quelques jours de chez soi pour faire une coupure sera également une solution.

En bref

  • Le burn out c’est se sentir écrasé par les contraintes de l’extérieur
  • C’est un déséquilibre entre les apports et les dépenses d’énergie
  • Repérer les premiers signes est indispensable pour éviter d’exploser en vol
  • Apprendre à remplir son réservoir d’énergie est un acte préventif précieux.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer : gérer vos priorités, prendre du temps pour vous, chercher une activité énergisante, partager vos interrogations. 2mn pour choisir une idée et remplir votre réservoir d’énergie. Programmez le toute cette semaine ! Regain de vitalité assuré !

Article réalisé en partie d’après l’étude du cabinet 5a Conseil sur le burn out.

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Je pratique l’auto-compassion

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Faire preuve d’auto-compassion, c’est développer notre capacité à être indulgent avec nous-même. Le docteur David Dewulf en parle comme le fait de “s’aimer, même quand on ne va pas bien”. Florence Servan-Schreiber l’associe quant à elle au fait de “se comporter face à ses échecs et difficultés comme nous serions tentés de le faire avec des amis : en leur témoignant attention, chaleur, compréhension et soutien”.

L’auto-compassion est un outil précieux pour nous aider à sortir de la course à la performance, de cette quête épuisante et sans fin du “toujours mieux”, “toujours “plus”.
Se regarder avec bienveillance nous invite en effet à nous accepter tel que nous sommes : des êtres “imparfaits, libres et heureux”, pour reprendre le titre d’un livre de Christophe André.

L’auto-compassion est donc en lien avec des sujets que nous avons déjà évoqués : l’estime de soi (Bulle de Bonheur #6), notre capacité à surmonter nos échecs (Bulle de Bonheur #34), notre course vers le “toujours plus” (Bulle de Bonheur #2).

L’auto-compassion, c’est par conséquent faire le choix d’aimer la vie avec ses hauts et ses bas et de s’aimer, avec ses difficultés, ses déceptions et ses souffrances.
C’est accepter nos émotions désagréables, nos pensées douloureuses et nos blessures.
C’est savoir se pardonner : ses erreurs, ses maladresses, les blessures que nous avons causées.

Certains psychologues pensent d’ailleurs que s’il est important de travailler l’estime de soi (voir ce que j’ai fait de bien), il est encore plus important de travailler l’auto-compassion, car elle contribue davantage à notre bien-être.

Nous savons en général faire preuve de bienveillance. Sauf cas extrême, nous savons en effet montrer de l’indulgence aux gens que nous aimons. Certains le feront plus facilement et plus souvent que d’autres mais nous savons tous le faire. Près de 80% des personnes estiment d’ailleurs qu’il est plus facile d’être compréhensifs et aimables avec les autres qu’avec soi-même ! Niveau d’exigence trop élevé, éducation, crainte d’égocentrisme… ? Les raisons de la réticence à pratiquer l’auto-compassion peuvent être nombreuses mais il est possible de les surmonter.

Alors, en pratique, comment fait-on ?

Apprenez à apprécier ce que vous avez déjà

C’est donc pratiquer encore et encore la gratitude (Bulle de Bonheur #20).
Alimentez régulièrement votre liste de gratitudes, pour vous ancrer dans le présent, rompre la course infernale après le temps et vous rappeler que la majorité des sources de votre bonheur se trouve dans le moment présent.

Pardonnez
Pour David Dewulf, médecin et coach belge, “pardonner est l’action d’auto-compassion suprême”.
L’incapacité à pardonner est le plus sûr moyen de rester en guerre contre soi-même. Impossible alors d’être profondément en paix. Ressasser, avoir de la rancoeur, de la colère, accuser l’autre sont autant de situations qui nous font souffrir et qui nous empoisonnent. Mais pardonner, nous l’avons dit, n’est pas oublier, être faible ou se retrouver comme avant l’offense. Ce n’est pas non plus excuser l’autre ou se réconcilier nécessairement.
Le pardon est un cheminement intérieur, libre, sincère et volontaire, qui contribue à augmenter notre bien-être (Bulle de Bonheur #15).

Gérez votre colère

Si notre colère est une émotion qui nous est utile et qui nous aide à nous défendre, elle est en revanche néfaste quand elle se transforme en rancune ou en tristesse (Bulle de Bonheur #27). Pratiquer l’auto-compassion, c’est donc accueillir notre émotion, la reconnaître, la nommer et choisir ainsi de prendre le pouvoir sur cette souffrance.

Acceptez vous tel que vous êtes

Les êtres parfaits existent seulement dans les contes, alors arrêtons de nier ou maudire nos erreurs, nos pensées douloureuses et nos imperfections, elles font partie de nous et sont des sources beaucoup plus positives que la société, nos familles ou nous-même nous le faisons croire. Nous l’avons déjà partagé avec vous : les erreurs sont sources d’apprentissages, quant à nos imperfections, elles sont souvent l’envers de qualités.
Alors stop à la dévalorisation ! Et rappelez-vous quelques conseils pratiques glanés par vos chercheuses de bulles de bonheur : pensez à rechercher l’intention positive qui se cache derrière vos comportements et faites la différence entre ce que vous faites et ce que vous êtes, cela vous aidera à mieux vous accepter et pratiquer l’amour de soi, un des piliers de l’estime de soi (Bulle de Bonheur #6). L’amour commence nécessairement par soi-même. Il n’y a que nous pour nous aimer suffisamment, pour ne pas nous reprocher ou reprocher aux autres nos défauts. Soyez votre meilleur ami !

Attention, cela ne signifie pas que vous n’allez pas rectifier un comportement inapproprié ou inefficace, mais vous allez le faire en vous livrant à une critique constructive de ce que vous avez fait.

Entraînez-vous

Je m’écris : rappelez-vous une situation où vous avez été très critique envers vous-même et rédigez une lettre à vous-même comme si vous vous adressiez à un-une ami-e que vous appréciez particulièrement. Sans nier la réalité, décrivez votre situation avec le regard indulgent que vous auriez pour votre ami-e. Cachetez votre lettre et postez la. Quand vous la recevrez, assurez-vous de pouvoir la lire à un moment où vous avez le temps de vous poser tranquillement pour le faire.

“Je suis une belle personne” : entraînez-vous à vous le dire à vous-même (par exemple le matin devant un miroir, vous vous regardez droit dans les yeux et vous prononcez à voix haute cette phrase)

Je me traite bien

  • au niveau physique : un massage, un bain relaxant, un bon petit plat…
  • au niveau émotionnel et psychologique : accueillir mes émotions, écouter mes besoins, rire, me faire des compliments, lâcher prise…
  • au niveau spirituel : méditer, prier, me connecter à la nature, à l’art…

Bulle de Bonheur vous propose de nombreux outils et vous en utilisez certainement d’autres avec vos amis, donc faites-le pour vous-même !

Pas convaincus ? Nous vous renvoyons alors aux études qui montrent que les personnes pratiquant l’auto-compassion ont une santé mentale et une résilience émotionnelle améliorées, se sentent plus connectées aux autres et souffrent moins de dépression, d’anxiété et d’autocritique.

Et rassurez-vous, l’auto-compassion n’est ni apitoiement sur soi même, égoïsme ou déresponsabilisation ! C’est l’amour de soi, c’est à dire une manière d’être en relation avec soi, avec sa fragilité et sa vulnérabilité.

En bref

Pour reprendre les mots du Docteur Kristin Neff, l’auto-compassion se compose de :

  • la bienveillance avec soi-même
  • la reconnaissance de son humanité
  • la capacité d’observer ses expériences intérieures sans les juger

Allez Hop, je me lance !

A vous de jouer, soyez votre meilleur ami : 2mn pour choisir un acte de bienveillance à avoir envers vous même. Offrez-vous un cadeau en vous disant que vous le méritez et faites-le aujourd’hui même !

J’apprends à dire non

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Non, ce petit mot de 3 lettres, simple à prononcer et à comprendre, est pourtant souvent difficile à dire ! 

Pourquoi ? Parce ce que nous avons tendance à associer à ce petit mot de nombreux effets négatifs : 

  • des peurs : peur de la réaction de l’autre, peur d’être rejeté, de ne plus être aimé, peur de blesser, de décevoir…  
  • un sentiment de culpabilité
  • l’impression d’être égoïste
  • l’idée que cela ne se fait pas de dire non à une personne (“quand on est poli, on dit oui”).
  • la difficulté de renoncer au pouvoir de combler l’autre (“quand je dis non, je renonce à ce pouvoir”).
  • une stratégie pour avoir la paix (dire oui à un enfant pour qu’il nous laisse tranquille par exemple) mais qu’on regrette plus tard.

La plupart de ces effets sont uniquement des projections de notre part ou des prédictions de comportement qui viennent limiter notre capacité d’agir et nous empêchent d’être à l’écoute de soi. Ils sont souvent en lien avec la crainte du jugement de l’autre et nous poussent donc à agir pour que ce jugement nous soit favorable (“elle est vraiment sympa”, “serviable”, “toujours disponible”…), sans prendre en compte nos propres besoins. Or nous le savons, ne pas s’écouter a de nombreuses conséquences négatives : mauvaise communication, rancune envers son entourage, stress, épuisement, … . 

Pour Thomas d’Ansembourg, thérapeute belge, ne pas savoir dit non fait partie des pièges dans lesquels nous sommes enfermés et qui nous empêchent de vivre des relations authentiques, profondes et fécondes. Nous allons nous appuyer sur son livre “Cessez d’être gentil, soyez vrai” pour voir comment nous pouvons oser dire non. 

Et si je mettais en pratique la fameuse maxime : “Dire non, c’est se dire oui à soi-même”

Avez-vous déjà regretté un “oui” trop rapide ? Il y a de grande chances que votre réponse soit positive et que vous réalisiez que cette situation est même très fréquente : oui à une invitation à dîner alors que vous êtes épuisé ; oui à un dossier supplémentaire alors que vous êtes déjà débordé ; oui pour la tablette un soir à votre enfant alors que la règle familiale prévoit l’utilisation de la tablette en fin de semaine uniquement… 

Tous ces “oui” sont autant de bombes à retardement : colère, agressivité, rancoeur, rejet de la responsabilité sur l’autre… Les effets se font en général rapidement ressentir !

S’agit-il alors de dire non à tout va ? Certainement pas ! Il s’agit de savoir dire non “à temps, dans la bonne mesure et à la bonne personne” comme le propose Thomas d’Ansembourg. Comment ? “En exprimant simplement et sans chichi ses sentiments et ses besoins”.  

Exprimer ses émotions et identifier ses besoins ont été abordés en partie dans nos podcasts #6 et #12. Nous vous renvoyons également à notre podscat #18 sur les peurs, car identifier ses peurs est un outil précieux pour comprendre certaines situations où nous nous empêchons de dire non.

Aujourd’hui, nous vous proposons quelques bulles supplémentaires qui devraient compléter votre boîte à outils.

Se ménager un temps de réflexion 

Il n’est pas toujours possible de répondre sur le champ à une demande, surtout quand nous sommes pris dans des enjeux contradictoires : avoir besoin de repos et sortir les enfants pour qu’ils s’aèrent – faire plaisir à un ami et privilégier du temps en famille… 

Différer sa réponse, c’est prendre soin de la partie de soi qui hésite, c’est, comme le dit Thomas d’Ansembourg, “clarifier ce à quoi je dis oui quand je dis non”.

Ainsi, si je reçois une invitation à dîner alors que j’avais prévu un temps calme en famille, je peux répondre à mon ami que dois vérifier l’agenda familial avant. Je prends le temps de la réflexion pour savoir si je dis oui à l’amitié ou oui à mon besoin d’intimité familiale. Dans le cas où j’ai décidé de consacrer mon temps à ma famille, je rappelle mon ami en exprimant le plaisir que nous avons de passer du temps avec eux et en même temps mon besoin de repos et de profiter de ma famille après une grosse semaine de travail – et je lui dis que cette fois-ci, j’ai décidé de rester à la maison et qu’on remet notre dîner à une prochaine fois.

Culpabilité ? Envie de vous justifier ? Oui, ces pièges risquent de vous tendre la main ! Mais vous verrez que si vous êtes en accord vous même et que vos amis vous apprécient pour ce que vous êtes (et non pour ce que vous faîtes), alors vous serez heureux et fier d’avoir su dire non, en cohérence et sans mensonge.

Utiliser les mots adéquats 

Thomas d’Ansembourg insiste sur l’importance de la locution “en même temps” (“j’aime passer du temps avec vous et en même temps je suis très fatigué cette semaine”) pour décrire nos sentiments et nos besoins. Elle est très différente de la conjonction “mais” qui évacue la première partie de la phrase et qui place les éléments en opposition. Le fait d’exprimer qu’il se passe différentes choses en même temps dans notre corps, dans notre esprit, nous apprend à accepter que nous sommes “des êtres complexes faits de différentes parties en interaction”.

De même, il précise la nécessité de limiter notre “non” à un moment précis, de le cantonner dans un espace temps défini : “cette fois-ci”, “pour le moment”. Ces précisions temporelles ferment la porte aux “jamais” et aux “toujours” qui peuvent rompre le flux des relations, et qui empêchent d’envisager la possibilité d’autres occasions, d’autres choix. 

Assumer son choix 

C’est sûrement une des difficultés à surmonter quand nous sommes dans le processus d’apprentissage du non ! Assumer son choix est toutefois le meilleur moyen d’éviter le poison de la culpabilité et de la rancoeur.

Assumer son choix renvoie à la connaissance et à l’estime de soi : si je connais mes besoins et que je me fais confiance dans la prise de mes décisions, j’assumerai facilement ma décision d’avoir dit non à l’autre. 

Assumer son choix, c’est également accepter que nous ne sommes pas responsables de la frustration que pourrait ressentir la personne à qui nous avons dit non (d’ailleurs, quand on pose une question à une personne, nous devrions toujours accepter que la réponse puisse être un oui OU un non, sinon notre question n’est plus une demande mais une exigence !).

Savoir dire non, c’est accepter de s’entendre dire non. 

Expérimenter l’apprentissage du non devrait nous inviter à regarder le non des autres avec un autre regard : quand l’autre me dit non, au lieu de me sentir vexé, rejeté, mal aimé, si je me demandais plutôt à quoi l’autre dit oui ? 

Savoir écouter l’autre au delà du désaccord est un moyen très efficace d’éviter des tensions et de favoriser des relations empathiques et plus humaines.

Ce regard est particulièrement utile dans les relations avec les adolescents, où le non est une réponse très fréquente (les psychologues y voient d’ailleurs un parallèle à la période du non des 2 ans, marque d’opposition et de volonté d’individuation). S’interroger sur ce que cache ce non, nous aidera à mieux décoder notre enfant, à mettre des mots sur ce à quoi il veut dire “oui” et à maintenir le lien avec lui.

En bref 

La difficulté de dire “non” a plusieurs causes : des peurs (être rejeté, mal aimé, décevoir, être jugé…), la culpabilité, l’éducation, la satisfaction de combler l’autre ou encore un moyen d’avoir la paix.

Pourtant, savoir dire “non” pour se dire “oui à soi même” a de nombreux avantages : congruence, intégrité, respect, meilleure connaissance de soi et des autres, meilleure qualité des relations.

Pour apprendre à dire “non”, j’écoute et j’exprime mes sentiments et mes besoins, j’identifie à quoi je souhaite dire oui et à quoi je souhaite dire non, je fais mon choix et je l’assume. 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour vous penser à une situation où vous aimeriez dire non sans oser le faire. Identifiez à quel oui vous répondriez en disant non et osez vous dire oui, vous allez vous sentir libéré, fier et plus aligné !

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Je prends le temps d’être heureux avec Anne-Dauphine Julliand

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Anne-Dauphine Julliand est une battante, qui lutte pour l’essentiel, l’amour ! et elle se définit même comme « maman chercheuse de bonheur » et ça nous plait !

Anne-Dauphine Julliand est journaliste de formation. Si nous faisons un come back, la vie se présentait à merveille, super mariage ! puis la naissance d’un petit garçon et ensuite, joie ! une petite-fille. Le choix du roi ! A deux ans, le couperet tombe venant faire exploser en mille morceaux ce tableau de famille idéale. Thaïs est atteinte d’une maladie génétique, la leucodystrophie métachromatique. La maladie l’emporte un an après. Entre temps sont nés deux autres enfants, un garçon et une fille Azylis atteinte elle aussi de cette maladie.
Azylis reçoit une greffe de moelle, c’est l’espoir de faire reculer la maladie. Celle-ci s’avère inefficace, ne faisant que repousser l’inéluctable.

Anne-Dauphine publie l’histoire de ses filles dans un livre particulièrement émouvant, intitulé « 2 petits pas sur le sable mouillé » paru en 2011 qui va s’avérer être un succès. En se livrant ainsi, avec sa plume très fine et intuitive, elle permet à toutes les familles endeuillées par la perte d’un enfant de se sentir comprises. Elle sait avec une grande intelligence de cœur transmettre la valeur essentielle de tout lien familial : l’amour. Elle montre avec force que, même diminué, un être humain continue à s’épanouir quand il est aimé. C’est le meilleur remède !

Elle apprend donc à profiter de chaque instant, elle essaye de transformer chaque moment en joie et légèreté même aux pires instants. Elle apprend à souffler sur ses enfants des bulles de bonheur, même si son cœur reste en miettes.

Elle publie en 2013 un deuxième livre « Une journée particulière » dans lequel elle raconte ce qu’est pour elle la journée où sa fille Thaïs aurait eu 8 ans.

En 2016, elle réalise un long métrage dans lequel sa finesse de perception excelle encore. Elle décrit le quotidien d’enfants malades avec beaucoup de finesse et même d’humour !

Enfin, saluons son premier roman « Jules-César » récemment publié aux éditions les Arènes. Nous vous invitons à le découvrir !

Sur son compte Instagram, Rosanbelle, elle poste chaque jour sa tenue du jour, toujours très féminine, colorée, remplie de pétillant ! Une vraie bulle de champagne ! Une vraie bulle de bonheur en fait !

Anne Dauphine Julliand partage avec tout son pétillant, des Bulles de Bonheur sur nos ondes !

Je décolle les étiquettes

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“C’est une timide – un vrai hyperactif – Bonjour princesse ! Tiens voilà notre ours ! C’est tout son père” … Des étiquettes, nous pouvons en citer des centaines, négatives (le râleur de service, toujours en retard) ou positives (le clown de la famille, c’est un gentil).
Et vous, quelle est votre étiquette ? Celle que l’on vous colle depuis des années dans votre famille, parmi vos amis ou encore au boulot ? Tête en l’air ? Grande gueule ? Dévoué ? Intello ? Maladroit ?

En avez-vous eu déjà assez d’avoir cette étiquette ?

Et si vous étiez différents de cette étiquette, ça serait comment ?
En effet, quand les adjectifs qualificatifs deviennent des noms ou les noms des surnoms, ils se transforment souvent en étiquettes bien collantes, tellement collantes qu’elles finissent par se confondre avec notre propre personne et nous enfermer dans des rôles limitants.

Comment se construit une étiquette ?

La construction de l’étiquette peut se faire de façon assez subtile. Elle peut partir d’une simple réflexion comme le raconte une des co-auteures des fameux ateliers de parentalité Faber & Mazlish : quand sa fille est née, elle a mis un peu de temps à pousser son premier cri et l’infirmière a dit “et bien, on a affaire à une petite entêtée !” Sur le moment, la jeune maman met de côté cette remarque mais elle se rend compte par la suite qu’à chaque fois que sa fille oppose une résistance, elle fait le lien avec ce mot “entêtée” et finit par se dire que l’infirmière avait raison et que sa fille est bien une entêtée.

Pourquoi met-on des étiquettes ? Parce que c’est un moyen courant et rapide de se faire une idée de la nature de ce qui est devant nous. Les étiquettes constituent des raccourcis de pensée, nous allons vite et nous évitons ainsi la case observation et analyse.

Le problème est que dans la plupart des cas, les étiquettes catégorisent simplement quelqu’un ou quelque chose sans trop de précision. A force d’être répété, le nom ou l’adjectif qui décrivait ce qui était sans doute un fait ponctuel (casser un verre, faire une blague, râler…), se transforme en généralité, il finit par s’imposer à la personne et devient un moyen d’identification (par la personne elle-même et par par son entourage).
L’étiquette nous enferme dans un rôle.

L’étiquette renvoie souvent aux normes et de ce fait aux stéréotypes.
Parce qu’il faut aller vite, celui qui prend son temps va être taxé de “lent”, de “rêveur”. Parce qu’il faut réussir à l’école, le “mauvais élève” va être stigmatisé. Parce qu’une mère est censée penser d’abord à ses enfants, celle qui travaille beaucoup sera dite “carriériste” ou “non maternelle”.

Les étiquettes se construisent donc d’abord au travers d’un regard extérieur : celui de la société, celui de l’école, celui de la famille… Des lieux qui ont leurs codes, leurs règles, leurs cases… “Sortir de la case” est source de nombreuses étiquettes.

L’étiquette vient aussi du regard intérieur, c’est à dire du regard que l’on porte sur soi et de la façon dont nous allons nous-même contribuer à ce que notre étiquette nous aille bien (“Je ne préfère pas t’aider, je suis tellement maladroite que je risquerais de casser quelque chose”).

Beaucoup de ces étiquettes sont apposées à un très jeune âge. Or, les enfants ont souvent une grande confiance dans le regard que porte sur eux l’adulte (parents, professeurs des écoles, nourrice) ; ils vont donc croire très facilement ce que l’on leur dit mais également ce que nous pensons. Les enfants se saisissent en effet très rapidement de l’opinion que leurs adultes référents ont sur eux, opinion qui influence non seulement l’opinion qu’ils ont sur eux-mêmes mais aussi leur comportement.

A l’adolescence, période de changements et d’interrogation, les étiquettes peuvent peser lourdement sur le développement personnel. Puisque les étiquettes enferment, et portent souvent un message d’irréversibilité (“il est comme ça depuis qu’il est né”, “elle a toujours eu un côté princesse”), enfants, adolescents et adultes perdent confiance dans leur capacité à changer mais également à être perçus différemment.

Les étiquettes peuvent conduire à assumer des rôles et à les intérioriser comme s’ils étaient réellement les nôtres, alors même qu’ils ne nous ressemblent que très peu, voire pas du tout.

Quand l’étiquette devient injonction

Outre nous enfermer dans un rôle qui n’est peut-être pas le nôtre, l’étiquette peut devenir une injonction comme un ordre intérieur, surtout pour des personnes qui sont dans le besoin de plaire, d’être aimé. Les enfants sont les proies faciles de ces injonctions : s’ils ont été affublés d’étiquettes comme : “sage comme une image”, “petite fille parfaite”, “fils dévoué”, ils vont inconsciemment se sentir liés à cette image et croire que ne plus l’être serait une forme de trahison (de leurs parents, enseignants, entraîneur sportif… ). “Imperceptiblement, on bascule dans l’obligation de l’être et le rester, on trouve sa place dans le monde selon cette étiquette.

Il est étonnant d’ailleurs d’observer que l’enfant maladroit va renverser son verre à chaque repas, l’enfant raisonnable aura fait ce qu’on lui a demandé quoiqu’il arrive, l’adolescent tête en l’air oubliera toujours quelque chose quelque part. Quand les personnes ont intériorisé leur étiquette, elles se comportent conformément à ce que l’étiquette définit. La force de cette identification est telle qu’elle pourra même se produire en dehors du contexte dans lequel ces étiquettes ont été attribuées. Les personnes vont ainsi développer des attitudes qui n’ont rien à voir avec ce qu’elles sont profondément (le maladroit va tomber de la poutre en gymnastique, se prendre les pieds dans le tapis chez un ami, refuser toute opération manuelle délicate….).

Les étiquettes nous façonnent donc réellement en tant que personnes. Elles peuvent affecter considérablement la connaissance de soi, l’estime de soi et la motivation. Et dans la mesure où elles créent des attentes (de notre entourage et même de nous même), elles peuvent être source de stress (que se passe-t-il si je ne correspond pas à l’idée qu’on a de moi ?) mais aussi de privation, voire de dissimulation : le clown a-t-il le droit d’être triste ? La raisonnable peut-elle faire des bêtises ? La râleuse peut-elle avoir des vraies raisons d’être en colère ?

Nous retrouvons à travers ce phénomène un travers que nous avons dénoncé souvent dans nos podcasts : associer le faire à l’être, c’est à dire confondre le comportement et la personne. Les étiquettes sont attachées à « l’être ». Elles définissent les personnes et non les actes qu’elles font, or on le sait, il est possible d’avoir un moment de faiblesse et de faire des erreurs, comme il est possible aussi de vivre une vraie réussite, sans pour autant que cette faiblesse, cette erreur ou cette réussite nous définisse.
Précisons également un autre côté vicieux de l’étiquette : si nous avons tendance à donner des étiquettes, nous pouvons logiquement penser que les autres en font de même avec nous. Ce système peut donc alimenter notre peur du regard de l’autre, peur d’être étiqueté à notre tour et donc d’être jugé.

Et si je me dégageais de mon étiquette ?

Nous vous proposons de partager avec vous plusieurs habiletés ; certaines d’entre elles sont empruntées aux ateliers de parentalité “écouter les enfants pour qu’ils parlent, leur parler pour qu’ils écoutent”, développés Adèle Faber et Elaine Mazlish.
Ces habiletés sont proposés aux parents ou tout autre éducateur pour améliorer la communication avec les enfants, mais elles sont transposables sans difficulté à nos propres situations.

  1. 1 – je recherche les occasions de me présenter une nouvelle image de moi-même (si je n’y arrive pas, je peux solliciter mes proches) : par exemple, si je veux me dégager du rôle de “celle qui est toujours prête à aider”, je pense aux situations où je n’ai pas répondu à l’amie qui me demande souvent des services. Si je souhaite me débarrasser de l’étiquette de maladroite, je me rappelle la fois où j’ai rattrapé d’un main le bol de ma fille avant qu’il ne tombe alors que je tenais le plat de l’autre main.
  2.  
  3. 2 – je me place dans des situations qui me permettraient de me voir d’un oeil différent : si je prends l’étiquette du St Bernard ou de la maladroite, je peux par exemple appeler l’amie qui me demande des services pour lui demander à mon tour de l’aide ; entreprendre une petite construction de Kapla avec mon fils (sans me lancer dans la tour Eiffel !).
  4.  
  5. 3 – je fais en sorte d’entendre des choses positives à mon sujet : j’interroge par exemple ma famille sur les situations où ils m’ont vu penser à moi avant les autres, où ils m’ont vu réaliser des choses avec habileté.
  6.  
  7. 4 – je me fais le coffre aux trésors de mes “bons coups” : à l’image de mon coffre à confiance (Bulle de Bonheur #6), je me remémore les fois où je n’étais pas comme mon étiquette veut me le faire croire.
  8.  
  9. 5 – je change de vocabulaire : dès que le nom ou l’adjectif de mon étiquette me vient en tête, je le remplace par une description dans le présent de mon comportement (en ce moment, aujourd’hui…) – je remplace le verbe être (“je suis timide”) par un verbe d’action (“j’ai des difficultés à prendre la parole en public”).
  10.  
  11. 6 – je fais preuve de bienveillance et je m’affirme : quand une étiquette est collée depuis longtemps, il n’est pas simple de s’en défaire, les mauvaises habitudes peuvent vite reprendre le dessus. Prenons l’exemple de l’étiquette de “la petite dernière”, et de la réunion de famille où j’accepte à nouveau (alors que je suis adulte et que je ne supporte pas mon étiquette) que mon avis ne soit pas pris en compte. Je peux alors exprimer mes sentiments et mes attentes : “ça me met en colère de me laisser faire comme “une petite dernière”. J’ai besoin d’être considérée comme une adulte autonome et responsable et j’aimerais que mon avis soit pris en compte” (nous avons aussi notre part à jouer pour que les autres nous voient différemment).

Comme nous l’avons mentionné, ce travail de “décollage” peut prendre du temps, surtout pour les adultes qui traînent ces étiquettes depuis des années. Les éducateurs ont donc un rôle vraiment important à jouer dans ce domaine : prendre conscience des étiquettes qu’ils donnent aux enfants, en famille et à l’école principalement (le bougeon, la chipie, la princesse, la casse-cou…) est primordial pour ensuite veiller à donner aux enfants une autre image d’eux-mêmes.
Se dégager d’une étiquette rend en effet plus libre, permet de se reconnecter à sa vraie nature et nous place dans une perspective d’évolution et de croissance pleine de richesse et d’ouverture.

En bref

Coller des étiquettes nous rassure, nous donne des repères et permet d’aller plus vite dans notre appréhension du monde.
L’étiquette donne une vision partielle de la personne et l’assimile à son comportement.
L’étiquette n’est pas indélébile, elle se décolle.
Sortir de ses étiquettes permet de rester curieux de l’autre comme de soi-même

Allez hop, je me lance ! 

A vous de jouer chers auditeurs, 2 mn pour penser à une étiquette qui vous colle à la peau! Choisissez une ou deux habiletés et commencez votre travail de décollage !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je pratique la pensée positive

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Vous l’avez certainement déjà expérimenté : quelquefois, des pensées négatives se forment dans notre esprit et tournent en boucle. Ces pensées nous enlèvent une grande partie de notre énergie et nous empêchent de nous concentrer. Pensées sombres, pensées noires, pensées limitantes… Quelles que soient leur couleur, leur forme, elles impactent notre perception, notre comportement (isolement, mauvaise humeur, agressivité, tristesse) et de ce fait les relations avec notre entourage.

La couleur de nos pensées est liée à la couleurs de nos émotions. Vivre des émotions désagréables nous entraîne à vivre des pensées négatives. La remarque d’un proche qui nous blesse, une erreur commise au travail qu’on ressasse, une mauvaise nouvelle, une rupture amoureuse… Tous ces événements qui peuvent jalonner notre vie ont un vrai pouvoir de nuisance sur notre bien-être. Ils nous entraînent souvent dans un processus d’auto-accusation, de jugement et de généralisation ; rien de tel pour alimenter nos fausses croyances et nous conforter dans des scénarios limitants (voir Bulle de Bonheur #29 je dépasse mes croyances).

Les développements récents de la psychologie ont mis en évidence l’importance de la manière de penser et ont permis d’identifier des “types” de pensées négatives. En voici quelques exemples :

Le filtre mental : c’est celui qui nous amène à focaliser sur le négatif et à ignorer, voire dévaloriser le positif. Par exemple, après un dîner où j’ai fait trop cuire la viande, où un invité n’a pas pris de dessert et où il y a eu une averse, je vais répondre à celui qui me demande comment cela s’est passé : “c’était totalement raté : il faisait un temps de cochon, mon plat était trop cuit et certains n’ont pas aimé mon dessert”.
L’utilisation des verbes devoir et falloir (devrait, ne devrait pas, doit, il faut…) : ces verbes amènent à penser que nous sommes privés de choix, que nous sommes contrôlés par l’extérieur.
Les étiquettes : au lieu de se dire “je me suis trompée”, on dit “je suis nul”,“je ne suis pas une manuelle”…
Le blâme : s’accuser à tort ou accuser les autres… “c’est de ma faute, j’aurais dû y penser” ou “mes parents ne m’ont pas appris à demander”
La victimisation : “pourquoi moi ?” – “c’est à cause de…” – “ce n’est pas ma faute” – “oui,,, mais…”. La victime rejette la responsabilité sur l’extérieur.

On imagine bien que ces façons de penser vont aller contre la construction d’une bonne image de soi, car notre manière de penser est en lien direct avec l’estime de soi.
Mais la bonne nouvelle, c’est que notre manière de penser peut changer !

Et si je créais mon incubateur d’idées positives ?

Mettre fin à ses idées négatives

Les pensées négatives pompent notre énergie et nous ôtent nos forces. Stopper totalement ces pensées est certainement illusoire dans un premier temps, mais les limiter est possible. Et c’est nécessaire de s’y atteler pour éviter d’alimenter ces pensées et leur donner de la force, à l’image de la petite boule de neige qui dévale la pente et grossit de plus en plus en plus pour finir par devenir un obstacle bien réel.

Mettre fin à ses idées négatives peut d’abord se faire en coupant la source d’alimentation de ces pensées : soit en identifiant cette source et en veillant à s’en éloigner (nouvelles télévisées, blog, personnes déprimantes …), soit en provoquant nous même la coupure par une action qui va mettre fin à la rumination (méditer, bouger (l’activité physique va permettre de débrancher le mental)…).
Plus difficile mais plus efficace aussi, réduire ses pensées peut se faire aussi en “déprogrammant” notre cerveau.
Elisha Goldstein, doctorant et auteur du récent «Uncovering Happiness» («révéler le bonheur») propose une méthode pour venir à bout du cercle infernal dans lequel nous emportent nos idées négatives : il s’agit de déconstruire notre schème de pensée, c‘est à dire déconstruire chacune des 4 étapes du processus par lequel se produisent nos idées négatives.

Comment faire en pratique ?

  1. 1 – noter vos pensées négatives.
  2. 2 – coucher sur papier les sensations physiques qu’elles produisent.
  3. 3 – écrire les émotions associées
  4. 4 – être attentif à décrire votre comportement.

L’idée est ensuite de reproduire la même méthode à chaque fois que se présente un cycle de pensées négatives, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Comme le suggère Eckhart Tolle (Bulle de Bonheur #25 le pouvoir du moment présent), il s’agit de se faire l’observateur de nos propres pensées afin que le mental ne prenne pas le pouvoir sur nous mais que nous reprenions le pouvoir sur notre mental.

Il est possible cependant que vous ne puissiez pas identifier tout de suite vos pensées négatives, car celles-ci, nous l’avons évoqué, peuvent être tellement inconscientes qu’il nous est impossible d’associer notre état (malaise, anxiété, découragement…) à une pensée. Elisha Goldstein propose alors d’observer nos mauvaises habitudes, les comportements qui nous découragent, nous énervent – ce seront souvent des comportements qui sortent de la normale par leur excès : trop boire, trop manger, trop stresser, trop culpabiliser… En vous concentrant sur ces attitudes, vous parviendrez à remonter à la source de vos pensées. 

Etre créateur de pensées positives

En psychologie positive, les recherches se sont portées sur le pouvoir de la pensée positive, et notamment sa capacité à nous faire vivre l’expérience d’émotions positives. Elles ont pu mettre ainsi en relief le processus par lequel nous allons pouvoir réduire nos pensées négatives (voir ci-dessus), effectuer des transformations et retrouver une attitude plus rationnelle.
Etre acteur de nos pensées ne signifie pas nier ou mettre de côté nos pensées négatives, mais savoir mettre le focus sur le positif et générer ainsi un cercle de pensées plus vertueux.
Nous avons déjà évoqué plusieurs façons d’influencer positivement notre pensée :
   – pratiquer la gratitude (Bulle de Bonheur #20)
   – utiliser un langage positif (Bulle de Bonheur #31)
   – faire preuve d’optimisme  (Bulle de Bonheur #23)
   – cultiver la joie (Bulle de Bonheur #9)
   – pratiquer la visualisation et remplacer le négatif par le positif (Bulle de Bonheur #29 je dépasse mes croyances)

Le principe de Losada

Répétons le, il ne s’agit en aucun cas de se dire que nous devons éradiquer toute pensée négative… Avec le nombre de pensées que nous avons par jour et le nombre de sources négatives qui nous entourent, c’est impossible. Il s’agit seulement de les compenser en produisant davantage de pensées positives, afin de parvenir au fameux ratio de Losada.

Ce ratio a été mis en évidence par Marcial Losada, un chercheur mexicain qui a beaucoup observé les interactions humaines. Il a déterminé que les relations harmonieuses, satisfaisantes étaient celles dans lesquelles on comptait au moins 3 remarques ou commentaires positifs pour 1 remarque ou commentaire négatif. Ainsi, si j’ai 3 fois plus de pensées positives que de pensées négatives, alors mon cycle de pensées aura une influence positive sur mon comportement. 

Enfin, Bulle de bonheur vous partage la proposition de l’écrivain et conférencier Gaël Chatelain, qui nous semble bien résumer plusieurs des trucs que nous vous avons proposés jusqu’à présent pour mettre plus de bulles de bonheur dans votre quotidien. Comme une sorte de rituel au fond, l’idée est de pratiquer 4 pensées positives :

  1. 1 – aujourd’hui, je vais faire quelque chose d’utile (y penser donne un but et énergise)
  2. 2 – aujourd’hui, je vais faire quelque chose pour moi
  3. 3 – je suis quelqu’un de bien (ridicule ? Persistez, vous allez trouver ça très bénéfique !).
  4. 4  – je suis vivant (oui, c’est basique mais cela fait du bien !). 

En bref

  • Les pensées négatives nous enferment et limitent nos choix.
  • Pratiquer la pensée positive permet de se mettre dans un cercle vertueux car nos pensées influencent notre perception donc nos choix et par conséquent nos comportements.
  • Je peux pratiquer des pensées positives avec la gratitude, la visualisation créatrice, le langage positif ou encore l’optimisme … 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une situation qui a généré des pensées négatives. Inversez votre mode de pensée et trouvez 3 éléments positifs pour chaque élément négatif que vous aurez relevé. 

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Je surmonte mes échecs

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Si je voyais dans l’échec une opportunité pour mieux me connaître et évoluer ?

Nous avons parlé du regard des parents sur leur enfant qui tombe des centaines de fois (2000 fois en moyenne paraît-il !) avant de savoir marcher, mais nous pouvons aussi faire référence à des personnes célèbres comme Thomas Edison qui a déposé plus de 1.000 brevets, mais a fait face à chaque fois à une longue série de ratés. On raconte que pour créer la première ampoule électrique, il a dû s’y reprendre des milliers de fois.
Nous pouvons aussi évoquer Charles Darwin, élève médiocre, qui abandonne successivement ses études de médecine et de théologie avant de devenir un des plus grands naturaliste de l’Histoire, ou encore JK Rowling qui a subi bien des revers avant le succès de Harry Potter.
Nous oublions trop souvent de percevoir les échecs comme des expériences. Bien entendu, ces expériences pourront être désagréables, mais elles seront toujours utiles : pour repérer ce qui n’a pas fonctionné et éviter de le refaire, pour identifier un point à améliorer, une faiblesse à combler.

Alors, comment voir dans l’échec un moteur de changement et de progrès ?

1 – Situer l’échec dans son juste contexte

Situer un échec, c’est d’abord arrêter de le prendre de manière personnelle, comme s’il émanait d’une volonté extérieure qui était dirigée juste contre nous, qui nous empêchait d’avancer et d’avoir droit au bonheur (d’où les sentiments de colère mais aussi d’injustice qui peuvent surgir devant un échec).
C’est également penser l’échec comme le produit d’un ensemble de paramètres, dont certains sont dépendants de nous. C’est donc accepter que nous avons une part de responsabilité dans le fait de ne pas être parvenu au résultat que nous souhaitions (par exemple, si j’ai raté un examen, je peux reconnaître que le jury était particulièrement strict mais que sur plusieurs points j’ai manqué de connaissances et donc d’assurance).
Cette modification de notre perception nous invite à regarder l’échec dans un cadre plus large, qui nous permettra d’analyser les causes de notre échec de manière beaucoup plus objective et réaliste.

2 – Relativiser

Vous vous souvenez peut-être de ces fameuses lunettes que nous portons et qui nous font voir le monde avec une vision qui nous est propre ? Cette vision nous amène souvent à déformer la réalité donc il est toujours utile d’essayer de prendre du recul et de se demander si notre classification dans la case “échec” n’a pas été un peu rapide et exagérée.
La technique de la réfutation dont nous avons parlé à propos de nos croyances limitantes (Bulle de Bonheur #29) peut s’avérer bien utile ici aussi : est-ce vraiment un échec ? Sur quels critères je me base pour dire cela ? Mon conjoint, mes amis, mon boss voient-ils la même chose que moi ? Que restera-t-il de cet événement dans 3 ou 5 ans ?

3- Voir l’échec comme une étape vers la réussite

L’apprentissage de la marche, Edison, Darwin, les musiciens, les sportifs… Tous ces exemples témoignent de la nécessité de passer par des échecs pour mieux réussir après. Comme les Nord-Américains l’enseignent très tôt à l’école, l’échec fait partie de notre processus normal d’apprentissage. Dans cette vision, l’erreur a une signification beaucoup plus positive : elle est mieux acceptée car on la voit comme un indicateur positif. Elle nous montre ce que nous devons travailler, améliorer ou encore ce que nous devons éviter. Car oui, chaque échec est porteur d’une leçon !

4- Identifier la leçon que l’échec renferme

Une expression populaire nous dit “savoir tirer les leçons de ses échecs” ? Lorsque vous avez le sentiment de vivre un échec, demandez-vous ce qui se cache derrière l’autre facette de l’échec. Derrière le côté désagréable, frustrant de ne pas arriver à ce qu’on souhaite, il y a en effet matière à tourner la situation à votre avantage. Humilité, volonté, et réflexion vont être nécessaires : volonté pour sortir de la rancoeur, pour arrêter de ressasser – temps de réflexion pour analyser la situation, faire le point sur ce qui n’a pas fonctionné mais aussi sur ce qui a fonctionné. 

Cela permet de connaître les éléments que vous allez poursuivre, ceux que vous allez éviter ou travailler. Vous allez ainsi pouvoir vous fixer de nouveaux objectifs. Par exemple au bureau, vous travaillez d’arrache pied sur un appel d’offre et votre projet est recalé. La déception est là, cependant, pester, râler, en vouloir à la Terre entière, rendre les autres responsables vous empêche d’avancer. Alors qu’essayer de prendre du recul, analyser les raisons de cet échec, comprendre ce qui a fonctionné et moins bien fonctionné vont vous faire avancer, tant vous que vos équipes.

5- Partager

Parlez avec votre entourage : votre conjoint, vos amis ou quelqu’un de votre famille, un collègue, un professionnel peut vous aider à traverser ce que vous vivez comme une épreuve. Déposer les émotions désagréables qu’a généré la situation d’échec, prendre du recul, analyser les causes de l’échec ou envisager de nouvelles pistes… Il peut être utile de sortir de sa solitude et de partager avec des personnes de confiance.
Et rappelez-vous que vous n’êtes pas ce que vous faites ! L’échec d’un projet n’est pas l’échec de votre personne.

Bienfaits

L’échec est un élément pour notre développement et notre croissance. Il est une mise en lumière de nos manques, un instrument de connaissance de soi et un indicateur précieux sur nos chemins de vie.
L’échec nous rend plus lucide et plus combatif.
L’échec est source de créativité : il invite à se réinventer et à trouver de nouvelles solutions.

En bref

Je retiens cette semaine :

  • L’échec fait partie du processus normal de l’apprentissage.
  • Changer de regard sur l’échec permet de le voir comme une expérience, un outil de connaissance de soi, d’ouverture et de croissance.
  • L’expérience c’est une fenêtre qui s’ouvre sur de nouvelles opportunités.

Allez Hop, je me lance !

A vous de jouer chers auditeurs, transformez vos échecs en expérience et prenez 2 mn pour réfléchir aux apprentissages et aux nouvelles opportunités rencontrées à la suite d’une expérience difficile.

Avec Bulles de bonheur, prenez le temps d’être heureux !

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Je sors des rapports de force

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Je me rends compte que certaines situations s’enveniment et cela crée des rapports de force insidieux que je n’arrive plus à gérer.

Par exemple, la semaine passée pour rendre service à mon chum, je lui ai pris un RDV chez le médecin sans lui demander et il était furieux. Je me sens coupable quand ma fille me dit : ‘’maman tu n’es jamais disponible pour moi’’. Je suis énervée car un partenaire dans un dernier dossier a mal fait son travail, je lui ai fait une remarque et il m’a répondu “si t’es pas contente t’as qu’a le faire toi même !” Et là, ça me chicotte ; comment de petits commentaires anodins peuvent-ils nous faire sentir mal et faire monter une situation en escalade. Quels sont les schémas qui sont cachés derrière nos comportements ? Comment faire pour désamorcer ces conflits et ne pas les répéter?

Du fait que nous soyons chacun des êtres singuliers et uniques, porteurs de besoins propres, il est inévitable que nous ayons des désaccords avec notre entourage.
Quand nous y faisons face, il est courant que chacun défende son territoire, cherche à faire respecter ses besoins et ses valeurs et à y faire adhérer les autres. Ainsi, quand un besoin d’ajustement s’annonce, la tendance est de rentrer dans des rapports de force au lieu d’aller vers la coopération. Ce n’est donc pas le désaccord qui est problématique mais la façon dont nous allons le gérer.

Ces rapports de force sont présents dans tous les domaines : dans le couple, avec les enfants (les enfants savent aussi très bien les exercer), au travail, avec des amis et même lors de rencontres ponctuelles. Certaines disputes sont tellement répétitives qu’on pourrait à l’avance prévoir les répliques de chacun et imaginer la fin avec une porte qui claque, une bonne insulte ou un torrent de larme.

Prenons l’exemple d’un ado campé sur son lit en train de chatter sur les RS, sa mère rentre dans sa chambre, et lui demande “ne me dis pas que ton travail est fini !” L’ado énervé du ton inquisiteur de sa mère réplique “ je bosse depuis des heures… Comme d’hab’ tu ne me fais pas confiance”. La mère piquée réplique, “ça n’a rien à voir, mais quand je vois tes notes je doute sur le temps que tu passe à travailler”. L’ado exaspéré répond “bla bla bla tu penses travail travail, t’as que ça à la bouche travail travail !” La mère énervée : ” puisque tu me parles comme ça, je te prive de sortie samedi !” Et là crise… Je vous laisse imaginer la suite… Le nombre de fois que j’ai entendue cette histoire dans mes accompagnements…

Quels sont les jeux de pouvoir en place dans cette histoire ?

Le parent qui prend le contrôle sur les sorties de son enfant : un fort jeu de culpabilisation. Le parent qui culpabilise son ado pour qu’il travaille, l’ado qui cherche à mettre son parent en défaut dans son rôle d’éducateur

 

Le triangle dramatique, dit “triangle de Karpman”

Cet outil d’analyse transactionnelle a été élaboré au cours des années 60 par Steve Karpman, psychologue américain et élève d’Eric Berne, pour mettre en évidence les rôles que nous jouons dans une relation négative, frustrante, décourageante. Selon ce modèle, nous avons tendance, dans ces situations, à jouer des rôles.

3 rôles ont été mis en avant : le rôle de Victime, le rôle de Persécuteur et le rôle de Sauveur. 3 rôles ne signifient pas nécessairement 3 protagonistes. En effet, 2 personnes qui interagissent l’une avec l’autre peuvent jouer ces différents rôles, les alterner et même les cumuler.
Dans notre exemple : l’ado se sent victime d’un parent persécuteur, le parent persécuteur se sent persécuté par les notes de son enfant.

On sait qu’on circule dans ce triangle dès :
– qu’on obtient un résultat contraire à celui que nous voulions
– quand on a la sensation d’avoir dépensé de l’énergie à un échange peu productif
– quand on a l’impression de s’être fait avoir
– que c’est un sujet qui revient toujours sur le tapis

Prendre conscience des rôles que nous jouons et comprendre comment nous participons, souvent malgré nous, à ce triangle relationnel (le bourreau ne peut pas exister sans victime par exemple), est un moyen extrêmement efficace pour nous aider à sortir de ces rôles qui sont épuisants et destructeurs.

  • Le persécuteur

C‘est celui qui dit “tu ne sais pas”, “ tant pis pour toi” “j’ai raison”.
Il prend le rôle de l’agresseur, de l’attaquant. Le persécuteur peut être une personne, mais aussi un élément abstrait (l’alcool, la société, un évènement …). Il est généralement perçu comme négatif, mais peut dans certaines situations, être perçu comme innovateur, initiateur, voire source d’une salutaire remise en question. Le persécuteur a appris par expérience que les autres cèdent plus facilement quand il a un comportement excessif. Il est dénué d’empathie, se sent légitime pour appliquer ses règles et fait passer ses intérêts en premier. Le rôle de bourreau permet de libérer de l’agressivité et souvent de masquer un manque d’estime de soi.

  • Le sauveur

C‘est celui qui dit “les autres ont besoin de moi”, “je vais régler ça”,”laisse moi m’en occuper”.
Il a le rôle du protecteur, du chevalier blanc. A première vue, ce rôle est perçu comme positif alors qu’il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique (il attend un persécuteur pour justifier son existence et une victime à sauver).
C’est un rôle très gratifiant d’un point de vue narcissique mais qui place la victime en incapacité. Le sauveur finit souvent par s’épuiser et quand il réalise que la victime n’a pas “envie” d’être aidée, il lui en veut d’avoir abusé de son temps et de son énergie et peut devenir alors à son tour persécuteur.

  • La victime

C’est celle qui dit “je n’ai pas de chance”, “on m’en veut”, “je ne peux pas y arriver seule”.
Il s’agit du rôle de la personne qui subit l’agression du persécuteur, et qui a compris qu’on peut facilement obtenir de l’aide et attirer l’attention sur soi. La victime a tendance également à se déresponsabiliser (c’est de la faute des autres ou de la malchance). Bien que triste et insatisfaite, la victime ne cherche pas véritablement à échapper à son bourreau car cette posture de martyre lui confère aussi une existence. Elle compte sur autrui pour lui apporter force et joie.
C’est un rôle qui attire le sauveur et le persécuteur (une attente qui sera remplie ou non par l’entourage).

Comment s’en sortir en pratique ?

Prendre conscience de la situation

La première étape pour parvenir à sortir du triangle de Karpman est de prendre conscience de cette situation et du rôle que nous y jouons. Repérer tout d’abord “l’appat qui nous fait plonger dans le triangle” : réflexion, attitude, comportement… 

Mettre des mots sur les comportements et les traits psychologiques propres à chaque rôle nous permettra d’analyser les stratagèmes que chacun (nous, l’autre) met en place et qui nous maintiennent enfermés dans cette dynamique relationnelle. Cela peut être difficile car comme nous l’avons vu, chacun tire un intérêt de son rôle (attirer l’attention, se sentir utile, libérer son agressivité…), et la peur de perdre cette place peut nous empêcher de vouloir changer.

Il va donc être nécessaire dans un premier temps de passer du rôle d’acteur à celui d’observateur, pour ensuite redevenir acteur, mais un acteur de changement, capable d’agir différemment et de satisfaire nos besoins avec d’autres moyens.

Sortir de son rôle

Si je me rends compte que je joue le rôle de la victime, il est nécessaire que je me concentre sur mes capacités. En cherchant dans mes expériences passées (je peux demander à mon entourage), je vais trouver des situations où j’ai été capable de me défendre, me faire respecter, de réussir seule. Identifier mes forces va m’aider à les mobiliser pour les utiliser et non attendre que la solution viennent des autres.

 Bien sûr, je peux avoir besoin d’aide extérieure pour un point précis, cependant, c’est à moi de l’identifier et d’en faire la demande. Je dois prendre conscience que dans une relation, chacun est responsable de son bout de la relation et que rejeter la faute sur l’extérieur est un leurre.

En tant que sauveur, je dois prendre conscience que la victime m’en demandera toujours plus et que je suis en train de me vider de mon énergie. Je dois donc faire preuve de vigilance et veiller à ce que mon aide réponde à une réelle demande. Il est important également que j’ai le souci de laisser la “victime” autonome et responsable (l’inviter par exemple à trouver les outils qui lui permettront de s’en sortir par elle-même (thérapie, aides sociales, associations, etc). Je dois accepter que je ne peux pas sauver le monde, et que mon besoin d’être aimé et d’aider peut être satisfait différemment.

Lorsque j’agis comme un persécuteur, je dois apprendre à gérer autrement mon agressivité et ma colère. Il est essentiel également que je modifie mon mode de communication pour m’adresser aux autres sur un ton moins autoritaire et moins critique. Il peut être utile aussi que je me demande de quoi je me cache en endossant ce costume de persécuteur.

Faire le miroir

Faire le miroir consiste à jouer le même rôle que votre interlocuteur. Ainsi, s’il joue la victime, vous faites la victime, s’il joue le sauveur, faites le sauveur… C’est une bonne façon de bloquer le jeu car vous évitez de jouer le rôle complémentaire. Cela lui envoie un message clair : vous n’êtes pas complémentaire et ne pouvez donc pas être son partenaire de jeu. Ainsi, si quelqu’un vient régulièrement se confier à vous en se plaignant de ses difficultés (“personne ne me comprend, c’est toujours sur moi que retombent les corvées”), parlez lui à votre tour de vos problèmes, de vos ennuis et placez vous dans la position de celui qui attend de l’aide de l’extérieur.

Clarifier les propos

Demandez de clarifier très précisément ce qui est attendu de part et d’autre dans la relation peut aussi aider l’interlocuteur à prendre du recul et se décaler par rapport à son rôle. Utiliser les techniques de communication de la description (voir Bulle de Bonheur #31), c’est à dire être factuel et informatif, tout en restant bienveillant et le plus neutre possible va permettre de s’ancrer dans le présent et la réalité, et éloigner chacun des protagonistes du jeu affectif et émotionnel souvent présent dans ce type de relations.

En bref

  • La confrontation, les désaccords entre les personnes sont inhérents à notre nature humaine.
  • Quand le conflit devient destructeur, comprendre nos rôles, victime, sauveur et persécuteur, à travers le triangle de Karpman est une clé pour sortir de ce jeu psychologique néfaste.
  • Quitter notre rôle, faire le miroir, clarifier nos propos peuvent être des idées pour sortir du triangle.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une situation où vous vous sentez bloqué, mal à l’aise, coupable ou en colère. Regardez cette situation à travers le triangle de Karpman pour identifier les rôles de chacun et choisir ce que vous allez mettre en place pour provoquer un changement.

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Je prends le temps d’être heureux avec Brigitte Bédard

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Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter des bulles de bonheur !
Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret !

Aujourd’hui, Brigitte Bédard vient égayer nos ondes de sa joie de vivre et de sa profondeur, nous avons été touchés par son livre « j’étais incapable d’aimer » où elle retrace son chemin pour accéder au bonheur.

Brigitte Bédard a le désir d’être heureuse et c’est ancré au plus profond d’elle-même ! Elle a cherché des bulles de bonheur avec acharnement dans 1000 directions : la cocaïne et l’alcool, le sexe sous toutes ses formes qu’elles soient hétéro, bisexuelle, homosexuelle. Avec un difficile constat d’échec à chacune de ses tentatives. Sa volonté, son acharnement, sa curiosité lui ont finalement montré une nouvelle voie, celle de la spiritualité qui lui a ouvert un nouveau champ, un nouveau sens et les bulles de bonheur sont arrivées en masse ! Elle est mariée, à la tête d’une famille renouvelée  de 6 enfants, elle est journaliste et chroniqueuse à la télévision (La Victoire de l’Amour, TVA) ainsi qu’à la radio (On n’est pas du monde, Radio VM). Elle vient de sortir un livre passionnant, « J’étais incapable d’aimer » qui retrace son parcours vers la joie. Ce livre est édité par Novalis au Québec et en France par les editions Artège donc disponible dans toutes les librairies et sur Amazon. Nous vous le recommandons vivement et vous incitons à le lire ! Une fois commencé, c’est difficile de l’arrêter !

Cet interview a été une source de joie incroyable, nous avons aimé sa compassion, sa vision tellement positive du couple ! Un concentré de bulle de bonheur

Nous vous souhaitons une belle écoute !

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Je parle positif

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On entend tellement parler de communication qu’on oublie peut-être que communiquer ne se résume pas uniquement à transmettre un message ! Communiquer consiste à s’assurer que notre message a été transmis ET compris, mais également que ce message est adéquat à la situation… Or pour envoyer un message adéquat, encore faut-il avoir bien entendu ce qui nous a été dit… Ce qui signifie que communiquer, c’est d’abord savoir écouter !

Cela étant dit, pour qu’un message soit émis et réceptionné avec efficacité, on doit s’assurer qu’émetteur et récepteur sont en état de marche. Cette vérification permet en effet d’éviter les parasites qui viendraient perturber la transmission de notre message.

La 1ère chose à faire est de se mettre dans un contexte idéal à une bonne communication : est-ce la bonne personne ? Le bon lieu ? Le bon moment ?
Vous pouvez ainsi vous demander si parler de mes problèmes de couple à mon enfant est adapté ; si c’est adéquat de reprocher, au milieu du dîner familial, à mon enfant de ne pas avoir rangé sa chambre ou de donner une information majeure à un collaborateur entre 2 portes.
Le moment de communiquer renvoie tant à la disposition de l’autre qu’à ma propre disposition : stress, fatigue, excitation… Ce sont autant d’éléments qui peuvent venir perturber un message.

Nous excluons ici les cas où la communication est un enjeu de pouvoir, c’est à dire les situations où la menace, le chantage, l’insulte ou encore le dénigrement seraient utilisés. Nous considérons en effet que le dialogue n’est pas possible tel que nous l’envisageons, à savoir un échange respectueux de chacun.

Communiquer sera donc envisagé dans ce podcast comme la capacité à savoir écouter et savoir choisir les mots que nous utilisons pour nous exprimer, en veillant à ce que notre échange ne soit pas brouillé par des parasites.

Ecouter

En ce qui concerne l’écoute, nous vous proposons de vous renvoyer à notre podcast Bulle de bonheur #28 j’apprends à écouter, en nous souvenant notamment que nous avons 1 bouche mais 2 oreilles !! Et que nous avons souvent des mauvaises habitudes, comme celle de confondre “écouter” avec “entendre” !

L’écoute, nous l’avions dit, est le premier élément d’une communication constructive. Elle nécessite de l’attention, de la patience, une présence à la fois physique et psychique.
Elle favorise la qualité des relations et est particulièrement importante pour que les enfants puissent se développer dans un univers respectueux et bienveillant . En effet, les messages des enfants sont rarement innocents ; ils sont souvent codés et doivent être déchiffrés. L’étape de l’écoute sera donc essentielle pour que nos réponses soient mieux adaptées à leurs besoins.
Quand un enfant raconte un événement ou pose une question s’y rapportant, il est souvent préférable de réagir non pas à l’évènement (on n’en a qu’une partie !) mais à l’impact relationnel que l’événement suscite, c’est à dire aux émotions qui en découlent.

Prenons l’exemple de votre enfant qui rentre furieux de l’école parce qu’il s’est fait punir alors qu’il vous dit qu’il n’a rien fait. Au lieu d’aller chercher à connaître la vérité (“Tu es sûr que tu n’as rien fait ?” ou “c’est curieux, ce n’est jamais de ta faute”), centrez-vous sur les effets qu’a cet évènement sur lui, observez son corps, ses émotions (si besoin, vous pourrez ensuite les reformuler). Abstenez-vous de jugements, de critiques, de questions inquisitoires… Cela évitera de mettre votre enfant sur la défensive et lui permettra de parler plus facilement et librement, de faire retomber ses émotions (elles l’empêchent de raisonner) et souvent de l’amener lui même à son auto-évaluation.

Mais, allez-vous me dire, on ne peut pas uniquement écouter, on doit bien parler aussi !

 

S’exprimer

S’exprimer, c’est choisir les mots que nous devons utiliser pour répondre à notre interlocuteur, des mots qui sont le reflet de nos besoins.

Comme l’écoute, s’exprimer demande aussi une certaine disponibilité physique et psychique. A nous de repérer ce qui peut nous faire déraper puisque la communication est le fait de 2 personnes au moins, où émetteur et récepteur ont chacun leur part de responsabilité. Nous avons nos propres “parasites”, c’est à dire des déclencheurs internes (manque de sommeil, problème professionnel, système de valeurs, expériences…) et externes (mauvaise humeur d’un proche, attitude de votre patron, grève…) qui peuvent venir perturber notre écoute et notre expression. Connaître ces déclencheurs vous permettra d’éviter des débordements et d’avoir des réactions plus adaptées.

Quels mots utiliser ? Ces mots, nous les connaissons souvent, cependant nous avons plus de mal à les utiliser sous l’emprise de nos émotions et lors de notre quotidien familial. Prenons l’exemple de notre mode de communication en famille et imaginons la situation où l’une de vos amies oublie son parapluie après avoir dîné chez vous. Allez-vous lui courir après pour lui dire : “Sophie, mais ce n’est pas possible, tu as encore oublié quelque chose. C’est quoi ton problème ? A chaque fois que tu viens à la maison, tu oublies un truc. Tu vis vraiment sur une autre planète toi !”
Sans doute pas ! Et pourtant ne le faisons-nous pas souvent avec nos enfants ou avec notre conjoint ? Sans le vouloir, nos mots peuvent blesser, étiqueter, attaquer l’estime de soi. Et à y bien réfléchir, notre façon de nous exprimer est souvent peu aidante. En reprenant la situation de Sophie, est-ce que cela va lui permettre de penser la prochaine fois à prendre toutes ses affaires ????

Et si je changeais ma façon de m’exprimer ?

Voici quelques principes d’une communication positive et bienveillante, qui ont prouvé leur efficacité sur la qualité de la communication et par conséquent des relations.

 

Parler en forme affirmative :

Apprendre à exprimer l’action à faire est plus efficace, cela donne une indication plus précise de ce que nous attendons, et le cerveau capte mieux ce type de message. En effet, la neuro-linguistique nous prouve que le cerveau enregistre avec difficulté la négation (“ne… pas”, “ne…. jamais”…) et retient en revanche plus rapidement l’action affirmative (vous connaissez sans doute la célèbre injonction “ne pensez pas à un éléphant rose” qui nous amène à immédiatement penser à un éléphant rose !!!!).

Apprenons donc à nous exprimer en forme affirmative et positive et transformer nos phrases habituelles en supprimant la négation. Par exemple :
au lieu de dire “ne me coupe pas la parole”, dites “laisse moi terminer ma phrase”
au lieu de “ne frappe pas ton frère”, dites “les coups sont interdits dans cette maison”
au lieu de dire “ne cours pas”, dites “marche”
au lieu de dire “n’oublie pas…”, dites “pense à…” …

 

Etre clair et concis

Pensez aussi à émettre des règles ou des consignes claires : être clair, ça veut dire être précis, concis et affirmatif !
Evitez donc les “pas trop longtemps”, “pas trop tard” et déterminez plutôt une durée limitée ou une heure précise.
Evitez les phrases avec des mots trop généraux ou abstraits. Avec les enfants par exemple, les injonctions “sois sage”, “sois gentil”, “tiens toi bien” ne disent pas ce que l’enfant doit faire. L’enfant peut être perdu ou faire “de travers” car ces mots ont des significations différentes selon les personnes ou parce qu’ils recouvrent une réalité qui est inconnue de l’enfant.
Donner des actions à accomplir (“le dos droit et les 2 fesses sur la chaise !”) et faire attention à l’implicite (ce qui est évident pour nous, ne l’est pas forcément pour l’autre) améliorent vraiment l’efficacité de notre message.

Petits conseils divers, parmi de nombreux autres !
Conseils sémantiques : bannir les TOUJOURS, JAMAIS, ENCORE. Ces termes enferment, condamnent et amènent le récepteur du message à penser que le changement n’est pas possible ou que vous le voyez toujours de la même façon !!


Encouragez et complimentez : à dose homéopathique et de façon circonstanciée mais nécessaire pour tout effort, tout changement accompli (un prochain podcast sera consacré spécifiquement aux compliments).


Parlez moins ! Evitez les sermons, les conseils… Laissez le temps et l’espace à l’expression. C’est particulièrement important pour que votre interlocuteur puisse trouver ses propres solutions et ses propres réponses. Cela vaut évidemment pour les enfants, notamment pour favoriser leur autonomie. Au lieu de répondre trop vite à leurs questions, sollicitez plutôt leurs compétences : à ton avis ? Qu’est ce que tu en penses ? Que ferais tu ? Comment ferais tu ?

Pas d’urgence ! Certaines personnes (comme les adolescents par exemple !) ont l’art de nous mettre devant le fait accompli et de nous mettre la pression pour obtenir une réponse. Souvenez-vous qu’il y a rarement de vrais cas d’urgence. Quand on hésite, quand on a des doutes, qu’on a besoin de temps, il est important de différer notre réponse sous peine de regretter après nos paroles. Marshall Rosenberg, le père de la Communication Non Violente, utilise cette phrase : “Si tu veux une réponse maintenant, c’est NON. Si tu peux attendre (ce soir, demain…), ce sera oui ou non. Tu choisis !”
Attention aux non trop rapides ! Il vous est peut-être déjà arrivé de vous demander après coup pourquoi vous aviez dit non à une demande. S’il est bien entendu indispensable de savoir dire non, il arrive aussi que nous le prononcions un peu rapidement. Ce non, surtout quand il devient systématique, peut devenir une source de blessure, de déception voire de conflit. Intéressant de se poser la question et de savoir à quoi notre non est lié : au fait que ce n’est pas le moment ? (il peut être alors remplacé par un “oui quand tu auras fait…”) Au fait qu’il valide une règle, un interdit ? (alors il est justifié et peut être accompagné “non, tu connais la règle” et on s’arrête là !) Ou alors il me prend à défaut, j’ai en fait besoin de temps.

En bref

Une communication bienveillante est une communication respectueuse de soi et de l’autre. Elle permet de favoriser la qualité de la relation et la compréhension. Elle invite à s’ouvrir sur nos différences mutuelles, et participe à notre bien-être et à celui de notre entourage.

Communiquer, c’est savoir écouter ET savoir s’exprimer dans le respect de chacun, c’est communiquer AVEC l’autre et non sur l’autre.

Communiquer nécessite une disponibilité physique et psychique.

Les outils pour s’exprimer de manière bienveillante et positive sont nombreux : parler en JE, utiliser le mode affirmatif, privilégier la description, bannir l’évaluation et le jugement… Que ce soit une langue nouvelle ou déjà connue, la pratiquer accroît la qualité de nos relations, la compréhension de notre entourage et contribue au bonheur.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un outil qui vous est proposé pour communiquer autrement. Comme le disait Einstein, “la folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent”, alors osez le changement !

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J’écoute mon intuition

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En Occident, on a longtemps privilégié la raison et le conscient au détriment de l’intuition et de l’inconscient dont on se méfiait. Si aujourd’hui, nous valorisons encore beaucoup le rationnel, nous faisons toutefois plus de place à l’intuition. Il suffit de regarder le nombre d’ouvrages en librairies, de conférences et de formations qui en parlent, pour s’en persuader !

Même la science s’est penchée sur la question. Sans parvenir à établir avec précision les origines de l’intuition, des avancées certaines ont été réalisées pour comprendre à quoi elle servait et comment elle pouvait se développer. La finalité de ces recherches étant principalement de savoir si cette fameuse intuition est fiable ou pas, s’il est bon de pouvoir se fier “à ses tripes” !

Avant de répondre à cette question, précisons ce que nous entendons par intuition.
Le mot est en effet souvent confondu avec “instinct”, et même si utiliser l’un à la place de l’autre ne vous empêchera pas d’être compris, il nous semble important de préciser ce que recouvrent ces 2 termes :

L’instinct : le dictionnaire le définit comme “la part héréditaire et innée des tendances comportementales de l’homme et des animaux”.
On parle par exemple d’instinct de survie lorsqu’on est face à un danger ; d’instinct de protection lorsqu’on a un enfant.

La caractéristique de l’instinct est qu’il est commun à toute une espèce, et qu’il pousse à l’action de façon automatique, dans un but de conservation de l’espèce.

L’intuition : le professeur de psychologie David Myers la définit comme notre “capacité d’accès à un savoir direct offrant une connaissance immédiate et sans réflexion”.
L’intuition est donc cette petit voix qui vous aide à faire un choix, à accomplir vos buts, et dont la justesse vous apparaît instantanément comme évidente, sans que vous disposiez d’une justification. On en parle quelquefois comme d’un 6e sens.
En mode intuitif, notre cerveau fonctionne comme un ordinateur qui traite extrêmement rapidement les données sans passer par la case langage, qui nous donne des réponses spontanément, indépendamment de toute démonstration ou réflexion consciente.

Nous avons tous naturellement des intuitions (sentir que quelqu’un cherche à nous berner, trouver le petit cadeau qui convient, appeler un ami au moment où il en a besoin…), et nous utilisons notre intuition tous les jours (notre cerveau serait totalement épuisé s’il devait rationaliser chacune de nos décisions !)
Pour certains, cette intuition sera plus développée (on le dit des personnes à Haut Potentiel ou précoces par exemple) mais en aucun cas l’intuition est l’apanage des individus aux facultés cognitives supérieures, ou l’apanage des femmes (désolée mesdames, il est aujourd’hui démontré que c’est un cliché et que cette croyance n’est pas fondée !)
A la différence de l’instinct qui vise à maximiser les chances de survie d’une espèce (exemple de l’instinct de reproduction), l’intuition sert des objectifs individuels (prendre des décisions, faire des choix…)

Croire à l’intuition
C’est un pré-requis : êtes-vous convaincu que votre intuition peut être un allié ? Si vous vous répétez “oh, avec moi cela ne marche jamais” ou “chaque fois que je me suis écouté, j’ai échoué”, il est inutile de vous lancer dans l’aventure avec cet état d’esprit. L’intuition n’est certes ni un 6e sens magique (il faudra accepter les erreurs !) ni un don réservé à quelques privilégiés, mais nous l’avons dit, elle est à la portée de tout le monde. Encore faut-il y croire et vouloir s’en servir !
Cela va nécessairement supposer de lâcher prise (nos fameuses résistances ! écoutez Bulle de Bonheur #21) et de savoir mettre un moment de côté notre mental (Bulle de Bonheur #25), le mental qui peut agir comme une autre voix, si puissante qu’elle peut totalement étouffer la première (votre intuition).

Développer ses qualités sensorielles
On sait aujourd’hui que notre intuition “est connectée à notre banque de données sensorielles, toujours en mouvement, et s’adapte en permanence pour percevoir le moindre changement”. Les plus intuitifs sont donc ceux qui ont le mieux développé leurs qualités sensorielles.
Le développement de nos qualités sensorielles passe par une plus grande connexion à soi (écouter ses sensations, méditer, observer) et à ce qui nous entoure (Bulle de Bonheur #29). Se connecter aux autres, c’est par exemple se placer dans cette fameuse attitude empathique dont nous avons parlé dans notre podcast sur l’écoute (Bulle de Bonheur #28). L’écoute empathique va en effet nous permettre d’effectuer un mouvement de décentrage, d’être plus réceptif à ce qui nous entoure et de sentir, voire pressentir des choses, des évènements qui seront déconnectés de nos propres projections (peurs, angoisses …). Sans pour autant devenir “le Mentaliste”, développer notre intuition nous permet de mieux ressentir les choses.
Calme, attention et temps sont donc indispensables pour le faire.

L’intelligence intuitive
Cette conception de l’intelligence a émergé récemment ; elle est le produit de la réflexion de nombreux psychologues et chercheurs qui se sont insurgés contre une définition de l’intelligence réduite à la pensée logique et à la rationalité. Intelligence sociale, intelligences multiples, intelligence émotionnelle et intelligence intuitive ont ainsi fait leur apparition, bousculant la vision traditionnelle de l’intelligence.
“Chacun a la capacité d’être intuitif” affirme la neurologue Régine Zékri-Hurstel. “Chacun peut avoir accès à des données diverses pour évaluer un contexte ou une personne, être averti d’un danger ou trouver une solution nouvelle, mais le véritable “plus” de l’intelligence intuitive, c’est de contribuer à notre bonheur (…) en nous donnant les codes d’accès personnalisés de notre bien-être sensoriel.”
“Ainsi branchés sur nos sens, réceptifs à nos émotions et à notre « petite musique intérieure », nous pouvons ressentir ce qui est vraiment bon ou mauvais pour nous”. Développer notre intelligence émotionnelle va donc passer par une meilleure conscience de soi et des autres : capacité à observer, à sentir, à capter les émotions, à connaître ses forces et ses limites… pour nous permettre d’être plus réactif et mieux adapté à un monde qui est en perpétuel mouvement.

Intuition versus raison ?
Les scientifiques débattent depuis des années à propos du rôle véritable que joue l’intuition dans nos prises de décision, et aucune théorie ne fait encore l’unanimité : pour certains, nous avons 2 systèmes de pensée distincts (rationnel / intuitif) qui agissent dans des situations précises. Pour d’autres, nous avons plusieurs intelligences interdépendantes ; d’autres enfin minimisent le rôle que pourrait jouer l’intuition dans nos choix.

Si les scientifiques montrent des désaccords, il est utile en revanche de s’intéresser à la pratique, et notamment aux observations de terrain qui ont été réalisées pour étudier concrètement comment par exemple des pompiers, des infirmières, des managers ou des pilotes d’avion, agissent dans leur quotidien pour prendre leurs décisions.
La conclusion est que les deux systèmes de pensée ne sont pas exclusifs l’un de l’autre et que la prise de décisions relève majoritairement d’une part d’arguments rationnels et d’une part d’intuition, la proportion variant en fonction des personnes et des situations.

Intuition et raison ne sont donc pas antinomiques. Au contraire, savoir utiliser les 2 nous offrirait un immense champ de connaissances : les connaissances conscientes de la raison et les connaissances souvent inconnues de l’intuition.
Les formations de manager et de leader s’appuient d’ailleurs sur cette double capacité de notre cerveau pour permettre à apprendre aux dirigeants à prendre la bonne décision dans des situations où ils ont peu ou trop d’informations, ou quand ils doivent décider rapidement.

Bienfaits

Les psychologues Galang Lufityanto, Chris Donkin et Joel Pearson confirment une analyse déjà avancée par le monde scientifique et le domaine de la psychologie : “faire usage de l’information inconsciente ne nous permet pas uniquement de prendre des décisions plus rapides ; cela nous permet de mener une vie plus en accord avec nos besoins et notre personnalité.”

L’intuition intervient comme une boussole pour prendre des décisions dans notre vie personnelle : faire confiance, acheter sans raison un objet et découvrir après qu’il répond à un besoin, ressentir une sensation désagréable dans un lieu et conclure qu’il n’est pas fait pour nous…
Dans nos vies où les possibilités sont devenues infinies, l’intuition peut donc agir comme un guide intérieur, une opportunité de développer son autonomie et son harmonie intérieure.
Selon Vanessa Mielczareck, coach spécialisée en intuition, cette faculté “nous fait gagner du temps, nous rapproche de nos véritables aspirations, nous connecte à nos vraies ressources intérieures. Encore faut-il oser lui faire confiance”.
Est-ce à dire que notre intuition est toujours juste ? C’est un vrai débat là encore ! Nous pensons à Bulle de Bonheur que la prudence est de mise si nous sommes peu familiers avec ce système de pensée. En effet, l’intuition peut venir se heurter à nos désirs, à nos projections, à nos peurs aussi. Il nous semble donc important d’accepter que nous pouvons toujours faire des erreurs et de considérer l’intuition comme une forme d’intelligence à apprivoiser. Ce qui est certain en revanche, c’est que plus on travaille notre intuition, plus on pourra lui faire confiance !

En bref

L’intuition est une petite voix intérieure qui conseille, une certitude qui s’impose ou encore une réaction corporelle plus ou moins intense.
A la différence de la raison, elle est spontanée et immédiate.
Tout le monde a de l’intuition.
Lui faire confiance permet de décider plus rapidement et de choisir ce qui nous convient profondément.
La développer favorise une meilleure connaissance de soi et une meilleure connexion au monde.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour choisir un domaine où vous allez décider de suivre votre intuition : au boulot, en famille, dans un magasin… La prochaine fois que vous devez prendre une décision, écoutez votre petite voix !

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Je dépasse mes croyances

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Il est amusant de se replonger de temps en temps dans le dictionnaire pour aller y chercher des définitions. Ainsi, on trouve 7 définitions du mot croyance ! Pour aborder notre sujet, nous avons retenue celle-ci : une croyance est une “adhésion de l’esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime”.

La croyance repose donc sur 3 éléments : 

  • l’opinion (idée ou jugement sur un événement, une personne)
  • la foi (fait de croire en l’absence de preuves)
  • le savoir (connaissances acquises) 

Ces 3 éléments auront des degrés différents selon le type de croyances (ainsi la foi sera plus importante en matière de religion, l’opinion en matière d’estime de soi…).
Nous allons nous intéresser aujourd’hui aux croyances que nous portons sur notre propre personne, et plus particulièrement à toutes ces barrières que nous nous mettons car nous pensons que nous ne sommes pas “capables de”. Ces barrières forment ce qu’on appelle les fausses croyances ou encore les croyances limitantes, dans le sens où elles brident notre épanouissement personnel, nous privent d’occasions de croissance et de bonheur. 

Ces croyances limitantes agissent dans tous les domaines de notre vie : relations, créativité, apprentissage, travail, réussite personnelle, … .
Au départ, nos croyances se mettent en place pour nous protéger. En effet, lorsque nous vivons une expérience désagréable voire douloureuse, nous nous protégeons en rejetant, consciemment ou pas, cette partie de nous qui souffre de cette situation. Nous mettons ainsi en place une croyance protectrice et limitante nous empêchant de revivre une situation désagréable similaire.

Reprenons l’exemple de la négation d’une émotion (Bulle de Bonheur #5, #6 et #27) : si je dis à un enfant qui pleure après avoir raté sa compétition sportive “écoute, ce n’est pas grave. Ce n’est pas la peine de pleurer pour ça. Tu dois être fort. Des échecs, tu en auras d’autres dans la vie, c’est comme ça qu’on apprend”, il y a de fortes chances que l’enfant se dise : “quand je montre mes émotions, mes parents ne m’écoutent pas ; ils ne comprennent pas ce que je vis et ce n’est pas important pour eux”. Cette pensée négative risque de déboucher sur la croyance suivante : “montrer ses émotions est inutile, il vaut mieux les garder pour soi”.
Si à cette expérience négative se rajoute un conseil (“tu aurais dû plus t’entraîner pour ton match”) ou un jugement (“ton équipe n’a jamais été performante”), le cercle vicieux des croyances limitantes s’amplifie et l’enfant peut être amené à se dire : “ça ne sert à rien de parler de soi”. Croyance qui peut le placer dans une posture de retrait, voire une réelle difficulté à entrer en relation avec les autres. Il se retrouve sur cette fameuse autoroute neuronale, toute tracée, bordée de murs qui l’empêchent de voir d’autres routes et d’autres paysages.

La métaphore du projecteur, proposée par Rob Holmes, illustre bien l’influence de nos croyances sur nos vie.


Vous savez comment fonctionne un projecteur de cinéma ? La lampe s’allume et projette des images animées sur l’écran. Pour fonctionner, le projecteur a besoin de 3 éléments : une ampoule, un film, un écran.
En fait, le projecteur, c’est nous ; l’ampoule est l’éclairage que nous donnons à notre vie et le film est créé et animé par nos pensées et nos croyances.
Ainsi, si je crois que “la planète est foutue, que les gens sont égoïstes et irresponsables, et qu’il est inutile que je me donne du mal car rien ne changera de toutes façons”, le film de ma vie va être le reflet de mes projections, et chaque évènement ou personnes avec laquelle je vais interagir va venir alimenter mon scénario. Mes croyances m’entrainent en effet à les justifier en m’appuyant sur n’importe quelle preuve qui va pouvoir montrer que j’ai raison de croire cela (les changements météo, mon voisin qui ne fait pas le tri sélectif…). Elles réduisent considérablement le champ de mon projecteur, donc mon champ visuel.

Si je me rends compte que je suis responsable de la projection de mes croyances, alors j’ai le choix de changer mon film !
Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire du braquage de banque avec un blessé par balle ; cette histoire est souvent utilisée pour illustrer un exemple possible de changement de film. Dans le premier film, le blessé pense « je n’ai vraiment pas de chance, je me suis fait tirer dessus. De tous les gens présents ce jour-là, je suis la seule personne blessée. Pourquoi c’est toujours sur moi que tombent les catastrophes ? J’ai raté 4 semaines de travail et en plus je n’ai pas pu conduire pendant 2 semaines. La vie est vraiment dure et injuste ! »

Dans le deuxième film, cette même personne se dit « quelle chance j’ai eu d’avoir été seulement touché à la jambe et que personne n’ait été tué ! Et finalement, c’était sympa d’avoir du temps libre en convalescence et de profiter de ma famille. C’est incroyable de voir combien de personnes sont venues me voir et ont pris de mes nouvelles. La vie est pleine de belles surprises ! »

Et vous, quel film projetez-vous ? En noir et blanc ou en couleur ? Sombre ou lumineux ? Sur petit écran ou sur grand écran ?
Et si vous changiez de film ?
Comment ? En modifiant votre attitude mentale, c’est à dire votre perception de la vie et des autres, vos croyances profondes. En effet, chaque pensée que nous avons, emprunte un chemin neuronal. Les neurologues ont ainsi démontré que plus nous répétons une pensée avec émotion et conviction, plus notre chemin neuronal se développe. Cela peut se produire avec tellement de force que le chemin devient alors une “autoroute neuronale”.
La bonne nouvelle, c’est que grâce à notre plasticité cérébrale, nous pouvons créer de nouvelles connexions pour déconstruire nos fausses croyances et changer notre manière de penser.
Ainsi, si nous changeons nos croyances négatives par une attitude plus optimiste, nous éclairons littéralement notre film, nous laissons passer plus de lumière en ouvrant notre champ visuel.
Dépasser ses croyances peut être un processus long et difficile car certaines de nos croyances sont devenues des certitudes bien ancrées (“j’ai toujours été nul en bricolage”, qu’on va venir justifier par “d’ailleurs, c’est de famille”).
Comme tout processus de changement, cela peut donc demander du temps mais voici quelques outils qui devraient vous faciliter la tâche :

Identifiez vos croyances limitantes

C’est l’illustration de la fameuse maxime “pour vaincre son ennemi, il faut d’abord le connaître.” La première chose à faire est donc de repérer vos croyances limitantes.
Les 5 croyances identifiées par Taubira Kahler dans les années 70 peuvent vous aider : “sois parfait”, “sois fort”, “fais des efforts”, “fais plaisir”, “fais vite”.
Le vocabulaire que vous employez est également un outil précieux pour les repérer. Par exemple, les phrases où vous utilisez :
– les verbes d’état (notamment le verbe “être”). Ce sont des verbes qui figent la personne (“je ne suis pas du tout manuelle”)
– les adverbes : “toujours”, “jamais” (“je suis toujours en retard au bureau”…), “trop” “ou “pas assez” (“je suis trop sensible”) ou encore la conjonction “mais” en 2e partie de phrase (“j’aimerais bien mais…”, “c’est joli mais…”).

Remplacez le négatif par le positif

Lorsque vous prenez conscience que vous raisonnez avec vos croyances limitantes, entraînez votre cerveau à raisonner différemment en se référant à des propos positifs, bien plus motivants. Vous pouvez vous dire : “J’en suis capable… Avec un peu d’effort, je peux…” , “je suis à l’heure chez le médecin et à la sortie de l’école, je peux réussir à arriver à l’heure au bureau”.

Utilisez la réfutation

Puisque ma croyance est une vision que j’ai de la réalité, je peux aller interroger cette soi-disante réalité : “Est-ce vrai que je suis toujours en retard ?”. Le cas échéant, “est-ce que je suis en retard partout où je vais ? Est-ce qu’il y a des moments, des lieux, des personnes avec lesquelles cela a été ou c’est différent ? “Est-ce que j’ai toujours raison ?”… 

Pratiquez la visualisation

Pratiquer la visualisation, c’est se projeter le résultat positif escompté sans pour autant faire abstraction des obstacles possibles. En reprenant l’exemple du retard, je m’imagine arrivant à l’heure au bureau : je me vois arriver, je vois l’horloge marquant l’heure, je prends l’ascenseur avec des collègues… (je peux y associer des émotions, des sensations, des odeurs…). Puis je pense également à un ou 2 obstacles possibles : l’institutrice de ma fille qui veut me parler ou le bus qui a du retard.

Cette visualisation du résultat positif et des obstacles est appelée “visualisation créatrice optimale” par le courant de la pensée positive, qui en a démontré l’efficacité en terme de réalisation d’objectifs.

Se projeter dans l’avenir désiré

Certains thérapeutes, comme Fletcher Peacock, utilisent également la “question miracle”, question propre à l’approche orientée vers les solutions. Dans cette approche, la personne est invitée à se concentrer sur son avenir idéal au lieu de se centrer sur son problème.
L’idée est donc de m’imaginer sans ma fausse croyance (“je suis toujours en retard”) et de me demander : “qu’est ce qui sera différent pour moi si j’arrive à l’heure ?”, “comment vais-je le savoir ?”, “qu’est ce que je vais voir, entendre, ressentir ?”, “”Comment vais-je agir ?”… “Et quoi encore ?”… Il s’agit de faire une description aussi riche que possible pour que mon cerveau commence à envisager un avenir différent en voyant, entendant et ressentant ce que je désire vivre.

En bref

  • Les croyances limitantes sont des constructions de notre mental, qui se mettent en place pour nous éviter de souffrir. Elles se construisent à partir de ce que nous avons appris, de notre éducation, de nos expériences et de notre environnement.
  • Comme un disque dur, nous pouvons dé-programmer une fausse croyance et ré-initialiser notre cerveau.
  • Dépasser ses croyances renforce l’estime de soi et la confiance dans les autres, augmente l’ouverture d’esprit et déploie notre potentiel

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer ! 2 mn pour identifier une de vos croyances limitantes et choisir une action pour la modifier : réfuter, positiver, visualiser… et surtout pratiquez, car c’est par la pratique que vos nouvelles connexions neuronales (positives !) vont se créer et se renforcer.

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J’apprends à écouter

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Ecouter ça s’apprend !

Froncement de sourcils, moue désapprobatrice, geste impatient de la main, interruptions orales (“hein ? ça va pas !”, “encore ??” “mais pourquoi as-tu fait ça ?”)…
Combien de fois, nos gestes, nos attitudes, nos paroles traduisent notre difficulté à être tout à l’écoute de notre interlocuteur, sans jugement ni interprétation ?

Savez-vous que les individus écoutent en moyenne 17 secondes avant d’interrompre celui qui parle pour exposer ses propres idées ? Et pourtant, nous avons 2 oreilles et 1 seule bouche. Peut être faudrait il écouter 2x plus que parler !

L’écoute est le premier élément d’une communication constructive. L’écoute implique un exode hors de soi en mettant de côté son système de valeur, ses représentations, ses désirs, ses choix et ses expériences pour se centrer sur l’autre et devenir hospitalité.
Je cherche à comprendre son système de valeurs ses sentiments, ses besoins et ses choix. Cependant, il est clair que écouter n’est pas synonyme d’approuver. Pour être efficace, l’écoute nécessite de l’attention, de la patience, un présence à la fois physique et psychique. Parce que pour comprendre ce que veut me dire mon interlocuteur, j’ai besoin de l’écouter !

Les bases d’une bonne écoute

Les occasions quotidiennes de pratiquer notre écoute sont nombreuses : collègue, ami, voisin ou inconnu, parent, enfant, conjoint… Sans parler aussi de la capacité à savoir s’écouter soi-même… Cela fait beaucoup de monde à écouter !

Pour développer une bonne écoute, ces 4 postulats de base sont importants et fondateurs d’une relation de qualité. Christel Petitcollin les décrit très bien dans son livre “Savoir écouter ça s’apprend !”

1- Accepter le “Moi je”

Nous sommes tous égo-centrés : la personne la plus importante pour nous, c’est nous ! Ainsi, si vous lisez un horoscope, devinez par lequel vous allez commencer ? Ou si vous regardez une photo, qui cherchez-vous en 1er ?
Aucune honte à avoir, nous avons naturellement besoin d’attention et de reconnaissance. C’est important car si nous allons bien, notre entourage ira bien et nous serons plus efficace pour en prendre soin. C’est pour cela par exemple que dans l’avion, lors des procédures d’urgence, vous devez d’abord mettre vos masques à oxygène avant de vous occuper de votre voisin. En fait, c’est pareil dans la vie !

2 – Notre vision est subjective

Et oui ! Vous êtes, je suis, nous sommes des êtres limités !
Nos représentations sont influencées par nos expériences, nos valeurs, notre éducation, nos priorités. Donc notre vision est singulière et originale. Nous portons chacun une paire de lunettes qui nous fait voir le monde sous un prisme particulier.

En fait, accepter l’autre différent et en tenir compte, nous amène à le regarder comme une œuvre unique, alors osons le contempler tel quel !
Quelle richesse aussi de se dire que chaque paire de lunettes qui existe peut nous apporter une vision différente d’une situation, d’une personne, de nous-même !

3 – Chaque comportement a une intention positive


Ce présupposé, tiré de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), permet de porter un regard différent sur la personne, et de distinguer l’individu de son comportement.
Par exemple, si enfant, j’ai constaté que lorsque je piquais une colère dans un magasin, j’obtenais ce que je voulais, il y a de grandes chances qu’adulte, j’ai tendance à passer en force pour obtenir ce que je veux. J’ai en effet encodé que “colère” était synonyme de “obtenir ce que je désire”, et dans ma “carte du monde”, je n’ai pas d’autres choix à ma disposition.

Distinguer l’intention du comportement permet de comprendre que nous pouvons avoir une bonne intention et en même temps avoir un comportement inadapté. Il s’agit donc de voir la personne au delà de son seul comportement, et de l’aider ensuite à développer “sa carte du monde” pour qu’elle puisse avoir davantage de stratégies en main pour satisfaire ses intentions.

4 – “Dans tout crapaud sommeille un prince” !


Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle dit : « Dans tout crapaud sommeille un prince, il est inutile de tuer le crapaud, il suffit de réveiller le prince ! »
L’idée est d’orienter notre esprit vers le positif de la personne au lieu de s’acharner sur ses défauts.

6 attitudes qui favorisent une bonne écoute

  1. 1- Etre disposé : Prendre le temps nécessaire pour écouter. Si ce n’est pas possible, préférez décaler l’entrevue est mieux en signifiant bien que vous avez entendu la demande de parler (avec votre adolescent par exemple : “Je vois que tu veux me parler et moi j’ai besoin de pouvoir t’écouter pleinement. Serais-tu d’accord pour faire ça juste après le dîner ?”). Trouver un lieu suffisamment sécurisé pour assurer la confidentialité.
  2.  
  3. 2- La synchronisation : vous montrez à la personne que vous l’écoutez grâce à l’attention que vous lui portez. Vous vous synchronisez sur ses gestes, son souffle, sa voix. Vous la regardez et cessez bien sûr toute autre activité. Faire preuve d’une attitude d’ouverture, d’un regard bienveillant, de mouvements de la tête qui montrent que vous êtes disponible, que votre interlocuteur a toute votre attention.
  4.  
  5. 3- Les accusés de réception : ce sont des petits mots qui montrent combien vous êtes présent à ce que votre interlocuteur vous partage : “Oui”, “Mmm…”, “Ah bon ?”, “Vraiment”, “Je vois”, “Je comprends”. Ce sont autant de confirmations et de signes positifs qui disent : “je suis présent à ce que tu dis, je t’accueille comme tu es”.
  6.  
  7. 4- Les invitations à parler : elles laissent la liberté à notre interlocuteur de ne pas parler. “Si ça te dit, j’ai le temps de t’écouter”, “Aimerais-tu parler de cela ?”, “Ca m’intéresse de savoir ce que tu penses”, “Tu n’as pas l’air en forme ?”. Ces phrases mettent en confiance, sans forcer pour autant la parole.
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  9. 5- Les reformulations : c’est essayer de dire de manière synthétique ce qu’une personne vient d’exprimer – “Si je comprends bien…”, “Tu veux dire par là que…”, “en d’autres termes…”, “tu as l’air inquiet”. Toutes ces reformulations peuvent sembler parfois “perroquet” mais il est démontré qu’elles sont très puissantes car en se faisant le reflet de ce que votre interlocuteur vous dit, celui-ci se sent entendu, existé et respecté. Utiliser la reformulation des faits énoncés, des sentiments, du problème permet à votre interlocuteur d’entendre ce qu’il vient de dire. Vous lui ouvrez ainsi le champ du sens qu’il donne aux événements, vous l’aidez à se construire, à y voir plus clair : “se faire reprendre comme ça devant tout le monde, c’est vraiment humiliant”, “je vois que cette situation est très éprouvante pour toi”… et on s’arrête là !!! On résiste à la grande tentation de rajouter tout de suite derrière un conseil (“tu devrais…”), une question avec un pourquoi (“mais pourquoi tu ne lui as pas répondu que… ?), une phrase moralisatrice (“tu en verras d’autres tu sais”, “c’est ça la vie”…) ou encore une phrase qui nie ou minimise les faits (“ne te mets pas dans cet état !”, “ce n’est pas grave”…).
  10.  
  11. 6- L’écoute active ou écoute empathique : l’empathie est la capacité de capter ce que voit et ressent notre interlocuteur ; elle lui permet de se sentir accepté comme il est (et non comme nous voudrions qu’il soit), elle préserve son autonomie et lui montre que nous avons confiance dans sa propre capacité à trouver lui-même ses solutions. L’empathie n’est donc ni la sympathie (adhésion à autrui), ni la pitié. Elle est antinomique d’évaluation, de jugement, de morale ou encore de conseils. Accueillir sans porter de jugement. C’est certainement un des exercices les plus difficiles de l’écoute, notre petite voix intérieure étant tellement active ! Ecouter c’est également accepter de se laisser envahir par la sphère de l’autre, et donc de prendre le risque d’être bousculé dans nos valeurs, d’être surpris, d’être en désaccord, voire d’être bouleversé. Faire preuve de compréhension en se mettant non pas à la place de votre interlocuteur (on ne peut jamais être à la place de quelqu’un) mais en se plaçant à côté de lui pour mieux appréhender sa vision des choses : “Que voit-il?”, “Quels sentiments l’animent ?”, “Quels besoins sont insatisfaits ?”.

L’écoute empathique est l’attitude idéale pour favoriser l’expression d’autrui..
Selon Carls Rogers, trois conditions sont nécessaires pour y parvenir :
– être en congruence : « être vrai», c’est à dire être aligné avec ses valeurs. Cela suppose de se connaître pour savoir ce qui nous habite, nous motive, nous émeut et savoir comment nous allons réagir face à l’autre. S’accepter tel qu’on est pour accepter l’autre tel qu’il est.
– Faire preuve d’une considération positive inconditionnelle, c’est à dire considérer l’autre comme ayant nécessairement des éléments positifs en lui.
– Avoir une présence empathique qui part du cœur car elle est intuitive. C’est être un miroir chaud, fidèle, sans exagération, ni minoration. C’est accepter l’autre sans vouloir mettre la main sur lui.

Les bienfaits de l’écoute

L’écoute est le préalable de la communication.

L’écoute empathique ne signifie pas :

– Faire parler, approuver ou excuser la personne
– Guérir ou rendre tout de suite plus heureux
– Juger, conseiller

L’écoute empathique permet de :

– Rentrer en relation et maintenir le lien (très utile avec les adolescents).
– Donner les premiers soins émotionnels (accueillir des émotions).
– Marquer la confiance (“je t’accepte comme tu es”)

Une bonne écoute peut donc répondre à notre besoin d’exister et d’être respecté. En libérant les émotions, elle favorise le retour à la sérénité et à la raison. Enfin, elle renforce la qualité des relations en créant un sentiment de confiance et de sécurité.

En Bref

  • 1- Ecouter, c’est savoir se taire !
  • 2- Ecouter, c’est savoir être disponible : disponible physiquement (être présent par le corps) et psychiquement (mettre de côté ses jugements et son envie de parler, de soi notamment !).
  • 3 – Ecouter, c’est créer du lien pour vivre un moment de qualité.

Allez hop je me lance !

2 mn pour visualiser une attitude que vous aimeriez adopter la prochaine fois lorsque vous aurez besoin d’écouter quelqu’un. Partagez-nous sur notre page Instagram Bulle de bonheur vos trouvailles.

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Je gère ma colère

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La colère fait partie des émotions de base, appelées aussi primaires. Comme nous l’avions évoqué dans notre podcast sur la joie (Bulle de Bonheur #9), l’adjectif primaire renvoie au fait que ces émotions sont génétiquement pré-programmées, et sont à l’origine de toutes les autres émotions.
La colère sera ainsi à l’origine d’émotions secondaires comme la haine, l’exaspération, l’agressivité, et d’émotions sociales, c’est à dire d’émotions inhérentes à la relation aux autres : être envieux, hostile ou se sentir coupable par exemple.
La colère suit le processus émotionnel classique : un élément déclencheur (stimuli externe ou interne) – des sensations physiques – un comportement réactif – un message transmis.

1 – Elément déclencheur

L’élément déclencheur de la colère est l’obstacle, l’injustice ou l’agression. Par exemple : un projet qui ne peut se réaliser, une atteinte à notre intégrité physique ou psychique, le non respect d’une liberté, un abus… 
A noter aussi que la colère peut souvent apparaître comme une “deuxième” émotion induite par exemple par la tristesse, la déception ou la peur. Ainsi, comme le note le psychologue américain Thomas Gordon, “la colère des parents contre les enfants est souvent une deuxième réaction. La colère est souvent accompagnée d’autres émotions : si un parent en colère contre son enfant qui a traversé la route sans regarder cherche à comprendre ce que cache cette colère, il se rendra compte que c’est probablement la peur pour la vie de l’enfant qui est à l’origine de la colère”.

2- Manifestations physiques

Comme nous l’avions dit lors de notre podcast Bulle de Bonheur #5 “je nomme mes émotions”, le langage du corps est très présent dans l’univers émotionnel, et très utile aussi pour décrypter une émotion, chez soi et chez les autres.
Les manifestations physiques de la colère touchent tout le corps : visage (la colère donne souvent un air méchant et intimidant), voix, peau (“être rouge de colère”), accélération du rythme cardiaque, suffocation, tremblements, ou des signes plus intérieurs comme sensations de chaleur, d’énergie.
Au niveau du cerveau : la colère déclenche la sécrétion massive d’adrénaline, molécule qui favorise notre performance et notre activation. La colère sert en effet à mobiliser notre énergie pour permettre de changer ce qui ne convient pas.

3- Manifestations comportementales

Comme toutes les émotions, la colère a plusieurs niveaux d’intensité : agacement, énervement, fureur, rage… et plusieurs modes d’expression : elle peut être bruyante, sourde ou rentrée. Elle est explosion (le volcan éclate) ou implosion (l’orage gronde intérieurement).
Si la colère est explosive, elle va se manifester par des cris, des mots durs voire injurieux, des mouvements qui repoussent ou qui “vont contre”. Mouvements qui peuvent aller jusqu’à la violence, tournée contre soi ou contre notre entourage (personnes et/ou objets).
La colère rentrée entraîne quant à elle tensions et stress. Elle ronge de l’intérieur et peut provoquer une dépression.

4 – Message 

Notre intégrité physique ou morale est menacée car nos limites ont été franchies, nos valeurs bafouées ou nos besoins (respect, justice…) non respectés. La colère nous indique qu’il nous faut poser une action pour changer la situation ou en sortir rapidement.

Comme toute émotion, la colère ne dure pas dans le temps. Si elle dure, c’est qu’elle s’est transformée (en ressentiment, en désir de vengeance…).
Il est intéressant de noter que la colère est l’émotion la moins acceptée et la plus réprouvée dans nos sociétés. Considérée comme un des 7 pêchés capitaux, elle souvent associée à une mauvaise conseillère et à un état condamnable. Ainsi, il est courant d’entendre qu’un enfant en colère est un enfant capricieux ou qui a des parents qui se laissent mener par le bout du nez ou qui ne se font pas respecter.
Les études actuelles viennent pourtant nous montrer que la colère a de nombreuses fonctions et révèle des bienfaits avérés. Comme toutes les émotions, elle a sa raison d’être et bien gérée, elle peut devenir une vraie alliée. Aristote avait donc bien raison quand il disait : “La colère est nécessaire. On ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le coeur. Elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat”.

Et si je faisais de la colère une alliée ?

Une alliée, c’est un partenaire, avec lequel nous sommes en lien et qui peut nous apporter soutien et aide. A l’opposé, nous parlons d’adversaire, d’ennemi. La colère ennemie ? C’est la colère trop fréquente, trop intense, celle qui dure ou qui pousse à la violence, ou encore celle qui vient abîmer les relations (professionnelles, sociales, familiales).
Pour reprendre le cas de l’enfant, celui-ci va se mettre en colère quand il ne peut pas obtenir ce qu’il veut. C’est une étape nécessaire et normale de deuil. La colère lui permet d’accepter la frustration (“je n’aurai pas ce que je veux”) et de réparer l’intégrité. Dans sa manifestation, la colère sera souvent amplifiée du fait de l’immaturité du cerveau de l’enfant. Si elle peut clairement être désagréable pour l’entourage, il est essentiel dans un premier temps qu’elle soit accueillie par l’adulte, comme un premier soin émotionnel. Quand les adultes ignorent les colères des enfants (“arrête ton cinéma”, “va te calmer dans ta chambre”, “tu me fais honte avec tes cris”), ils le laissent seul face à sa souffrance, à cette perte de contrôle qui lui fait peur, au lieu de le rassurer, de l’aider à apaiser cet ouragan qui secoue son corps, son cœur et son cerveau.
Faire de la colère une amie nécessite comme pour toute relation amicale de prendre le temps de se connaître. Prenons donc le temps de découvrir notre colère, de l’écouter et de la traiter avec égard !

Observation et expression

Dans Bulle de Bonheur #5, nous vous parlions des 2 phases de la gestion des émotions : 

1- j’observe (ce qui se passe dans mon corps) 

2- j’exprime (par les mots, la visualisation, l’expression artistique …).

Ces 2 phases s’appliquent à la colère, et rappelons le, avec les enfants, elles pourront être initiées par l’adulte qui l’aidera à mettre des mots et à la décrire (par sa forme, par sa place dans le corps, par sa couleur, par l’association à une image (une tempête, un dragon, une énorme vague…).

Gestion

Repérez les signes avant coureurs : quand “la moutarde monte” ou “l’orage gronde”, il est très utile de le repérer avant que cela ne se transforme en explosion. Prendre le temps de connaître les signes que notre corps manifeste quand la colère arrive (gorge nouée, mâchoires serrées, respiration accélérée, tensions …), permet de faire descendre la température avant de s’enflammer ! Tenir un journal de la colère peut également aider à mieux en identifier les signes et les réactions.

Repérez également les situations à l’origine de votre colère : identifier les circonstances qui génèrent systématiquement notre colère peut nous aider à anticiper et à prévoir un plan de gestion de notre colère : “Si mes parents me font à nouveau des remarques sur le comportement de mes enfants, je ferai… (leur dire calmement que je vois leur désaccord mais que je considère que c’est à moi de m’occuper de leur éducation, ou prévoir de quitter la pièce si je sens que cela monte trop rapidement). La visualisation permet au cerveau de s’adapter plus facilement aux situations.

Faites une pause : adoptez par exemple des petits exercices de relaxation, de respiration profonde ou alors bougez car les endorphines produites lors des exercices physiques peuvent aider à se calmer et à trouver un exutoire à votre colère. Faire une pause, c’est aussi savoir mettre fin momentanément à la situation en demandant d’arrêter une entrevue, en quittant la pièce, en s’éloignant de l’objet de la colère.

Pratiquez l’empathie : la colère peut être causée par l’impression que le comportement de l’autre a pour but de nous nuire, alors que souvent il n’a rien à voir avec nous personnellement et est plutôt le reflet des circonstances de sa propre vie. Une fois que nous avons accueilli notre émotion (“quand j’entends mes collègues me dire que je suis lente, ça me met vraiment en rogne”), nous pouvons nous demander comment l’autre personne vit la situation. C’est un moyen très efficace pour prendre de la distance et adopter un comportement plus adapté à la situation. Il n’est pas question ici de nier notre colère, mais seulement de la resituer dans un contexte plus neutre, qui permettra que la colère s’exprime sans disproportion (si j’ai l’impression que la personne cherche à me nuire, cette pensée interprétative amplifie mon émotion). Examiner objectivement les faits permettra ensuite de penser à des alternatives possibles ou à la façon adéquate d’exprimer à l’autre notre émotion.

Soyez affirmatif sans être agressif : nous l’avons vu, enfouir sa colère ou la laisser exploser sans limite est nocif. L’important est donc de savoir l’exprimer avec mesure pour mettre à profit le message qu’elle nous envoie : “un changement doit avoir lieu”. S’affirmer sans agressivité, c’est se respecter, respecter les autres et apprendre à exprimer ses sentiments honnêtement et avec soin. 

Le processus de communication non violente que nous avons présenté dans notre podcast Bulle de Bonheur #12 sur les besoins, est un bon exemple de communication affirmée : décrire les faits, exprimer les émotions et les besoins associés et faire des demandes (plutôt que des exigences) d’une manière respectueuse. Par exemple, si votre voisin vous met en colère en mettant la musique trop fort tous les soirs alors que vous essayez de dormir tôt, vous pourriez dire : « Je comprends que vous aimiez écouter de la musique. Le fait est que j’ai besoin de calme après ma journée de travail et que je ne peux pas m’endormir. J’aimerais vous demander si vous pouvez utiliser un casque à partir de 22h. »
Parlez-vous à la 3e personne : des études menées par des psychologues ont montré que le fait de se parler à la 3e personne permettait de prendre davantage de distance avec nos émotions. Ils ont en effet observé une réaction cérébrale émotionnelle plus courte chez les participants à l’étude à qui ils avaient demandé de se poser la question suivante : “pourquoi X (votre prénom) est-il en colère ?”.

Bienfaits

La colère favorise la motivation

Vous avez sans doute entendu ce conseil : “Transforme ta colère en énergie positive”. Il s’agit donc de reconnaître notre émotion et d’en puiser la force de motivation. Cette énergie fournie peut nous faire avancer vers nos objectifs et nous aider face aux problèmes et aux obstacles. C’est elle aussi qui nous procure la force pour nous défendre et nous donner envie d’entreprendre.
Elle réduit la violence
Quand la colère est bien gérée, l’escalade vers la violence (violence verbale, physique…) est stoppée. Remarquer les signaux de la colère (chez nous ou chez les autres) et mettre en place les stratégies pour faire redescendre l’émotion permettra d’éviter les dérapages. La colère peut certes être difficile à rediriger mais quel gain d’énergie et d’apaisement quand cela est fait !

Elle augmente la créativité

Les études ont montré que la colère avait le pouvoir d’accroître notre créativité. En effet, sous l’effet de la colère, nous sortons du cadre structuré de notre réflexion et laissons ainsi plus de place aux nouvelles idées.

Elle peut faire grandir les relations

La colère indique la présence d’un problème auquel nous devrions faire face. Son déclencheur le plus courant est la frustration ou l’injustice, sentiments que nous pouvons éprouver facilement dans nos relations. Dans le couple par exemple, il arrive souvent un moment où notre partenaire nous met en colère. Lui cacher ce sentiment l’empêche de réaliser que son comportement nous dérange, le laisser exploser peut abîmer la relation. Exprimer avec bienveillance notre émotion permet de mieux se connaître et de trouver des solutions qui renforceront notre relation.

En bref

  • La colère est une réaction de protection pour préserver notre intégrité et initier des changements, personnels et collectifs.
  • Elle produit une énergie qui, bien canalisée, nous permet d’entreprendre et d’avancer.
  • Gérer sa colère sans faire de mal (à soi et aux autres) est possible et source de nombreux bienfaits.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2mn pour repérer une situation qui vous met en colère : quel est le déclencheur ? Que se passe-t-il dans votre corps ? Comment l’exprimez-vous ? Que faites-vous pour que cela change ?

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Je prends le temps d’être heureux avec Charlotte Mossa

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Nouveauté pour nos podcasts cette semaine ! Dans notre quête de recherche de bulle de bonheur, écouter les secrets des gens heureux est un super moyen, pour vous, de capter vos bulles de bonheur !
Nous sommes convaincus aussi que les gens heureux ont des histoires à raconter et ça reste trop secret !

Le rythme de nos interviews sera environ d’une fois par mois, les personnes que nous rencontrons sont des femmes et des hommes, comme nous les aimons, simples, discrets, authentiques et animés d’une joie de vivre que nous souhaitons mettre en avant !

Nous publions notre 1ère interview cette semaine. Nous avons accueilli Charlotte Mossa, une magnifique jeune femme de 24 ans, française et résidente à Montréal. Tout lui sourit dans la vie, super cursus à HEC Montréal, un job génial à la sortie, des amis à en pleuvoir et voilà qu’il y a quelques mois, patatras, on lui diagnostique une tumeur cérébrale cancéreuse. La vie prend un autre chemin, celui des hôpitaux, des rendez-vous, la chimio, la radio, bref la totale.

Cette interview a été magique car malgré cette montagne de la maladie à franchir avec son lot de frustrations de devoir mettre un coup d’arrêt à tous ses projets, de colère et de sentiment d’injustice, Charlotte a en elle une joie communicative, une combativité sans faille. Elle vit son combat avec acharnement comme elle le dit si bien : elle est sur un ring de boxe et chaque coup porté à l’adversaire est une avancée vers la victoire.

Elle a créé un Blog et une page Facebook que nous vous incitons à suivre « Charlotte Mossa, histoire de combat » qui retrace avec beaucoup d’émotions, de sourires et d’authenticité sa lutte. C’est ce qui nous a touché à « Bulle de Bonheur » et nous avons eu envie de partager avec Charlotte ce qui la rend heureuse au milieu de ce tumulte…

Nous vous souhaitons une belle écoute !

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Je découvre le pouvoir du moment présent

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Les études qui ont été réalisées pour comprendre pourquoi certaines personnes avaient une réelle propension à être heureuse, positive et entreprenante ont montré que ces personnes vivaient principalement dans le présent.

Quel est donc le rôle du présent sur notre bonheur ?

Pour répondre, nous avons choisi de vous partager l’avis d’Eckart Tolle, écrivain et conférencier canadien. Dans son livre, “le pouvoir du moment présent”, il explique que le présent permet de prendre de la distance avec notre mental. Or notre mental est très souvent responsable de nos problèmes et de nos douleurs car il nous emmène sans cesse dans le passé et dans l’avenir ; il est cette voix intérieure continuelle qui “passe les commentaires, fait des spéculations, émet des jugements, compare, aime, n’aime pas et ainsi de suite”.
Pour bien fonctionner, le mental a besoin du temps. Il a donc besoin du passé et du futur, et cherche de ce fait à nier le moment présent sur lequel il n’a aucun contrôle.

Sachant que notre mental est en grande partie responsable de notre souffrance, n’est-ce pas une raison suffisante pour lui donner moins de prise et savourer l’instant présent ?

Attention cependant ! Ne pensons pas que nous devons nous débarrasser de notre mental. Nous en avons évidemment besoin et il fait partie intégrante de nous, mais il s’avère que souvent nous l’utilisons mal et que notre mental devient nocif au lieu de nous être utile – il prend facilement le pouvoir et se sert de nous, alors que nous devrions nous servir de lui !

Et si nous faisions du “maintenant, notre lieu de résidence principale”?

Cette proposition d’Eckart Tolle nous invite à faire de “brèves visites au passé et au futur” pour gérer certains aspects de notre vie, mais à donner beaucoup plus de place au moment présent, c’est à dire à dire “oui” à la vie qui est.

Etre dans l’instant présent, c’est savoir accueillir ce qui vient sans laisser la place à notre mental, c’est donc accueillir ce qui est, sans jugement, sans analyse, sans s’y identifier.
Pour cela, Eckart Tolle suggère de se faire le propre observateur de ce que nous vivons et ressentons … observer, juste observer (sinon le mental reprend le pouvoir !), comme si nous étions un oiseau qui observe du haut du ciel la situation ou encore une caméra qui filme la scène.
Prenons l’exemple de la colère. Si nous laissons notre mental agir, nous allons avoir des pensées de colère et allons commencer à ruminer ce qu’on nous a fait et ce que nous pourrions faire en retour ; cela peut même nous emmener à imaginer des scénarios de vengeance assez diaboliques ; nous sommes en fait devenus colère, incapables de dissocier notre moi du corps qui souffre.
Vivre l’instant présent consiste à accepter cette colère qui est là mais sans la transformer en pensée, c’est à dire sans la juger, la contrôler ou l’analyser. Nous devons seulement nous faire le témoin de ce qui se passe en nous et avoir conscience de cette séparation entre l’observateur et la souffrance émotionnelle.
Selon Eckart Tolle, cette expérience de vigilance à être présent à ce qui est et à ce que nous ressentons, sans nous laisser envahir, est un moyen puissant pour éviter que la souffrance nous domine.
Il est bon pour lui de prendre l’habitude de suivre de près notre état mental et émotionnel car la réalité est avant tout intérieure : “suis-je à l’aise en ce moment ?” “Qu’est-ce qui se passe en moi à cet instant précis ?” “Qu’est-ce que je ressens” ?

Dire oui à ce qui est, signifie donc dire oui aussi à ce qui est difficile.
Il est certain que le présent peut être désagréable, inacceptable, voire insupportable, et que se désidentifier de notre souffrance rencontrera au départ de nombreuses résistances internes. Vous pouvez compter sur votre égo pour se rebeller et réagir puisqu’il va se sentir menacé (dans le présent, il perd son pouvoir lui aussi) ! Mais selon Eckart Tolle, si notre présent est intolérable, nous avons 3 possibilités : nous retirer de la situation, la changer ou l’accepter totalement (avec ses conséquences). Nous abordons là cependant d’autres sujets, celui du choix et celui du changement notamment (Bulle de Bonheur #3).

Comment être dans l’instant présent ?

Se débarasser du temps

Pour Eckart Tolle, l’essentiel est d’éliminer le temps du mental, ce mental qui oscille sans cesse entre la mémoire (passé) et l’anticipation (futur). Ces voyages dans le temps sont en effet source de préoccupations et consommateurs d’énergie inutile, et ils nous empêchent de profiter du moment présent.
Le temps dont nous parlons ici est le “temps psychologique” et non le “temps horloge” comme les différencie Eckart Tolle. Prendre des rendez-vous, anticiper un voyage, établir des actions concrètes pour réaliser un projet ou encore tirer les conséquences d’une erreur du passé font partie de ce temps horloge – en revanche, ressasser une erreur, se plaindre d’un manque, s’angoisser d’un risque de maladie appartiennent au temps psychologique dont nous avons besoin de nous départir pour être plus heureux ; dans ce temps, il n’y a pas d’actions concrètes, le présent est donc vide.
Il va sans dire que cette capacité à se détacher du temps est exigeante, d’autant qu’il y a de fortes chances qu’au moment même où vous lisez ces lignes, vous mettiez à nouveau votre mental en fonction en vous disant : mais comment ne pas prendre en compte le passé puisqu’il définit qui je suis et le futur car il m’aide à déterminer mes objectifs ?
Le fait est que justement notre mental ne peut pas comprendre cela ! Et si vous y pensez bien, tout ce qui s’est passé et tout ce qui se produira l’a toujours été ou le sera toujours DANS l’instant présent !
En fait, vivre dans le présent suppose un état de pleine conscience comme le sont par exemple ceux qui font des sports dangereux : lors d’une course de formule 1 ou de l’ascension d’une voie d’escalade très escarpée, les sportifs ne sont pas dans le passé ni dans le futur mais entièrement à ce qu’ils font dans l’instant ; oublier le moment présent peut leur être fatal.

Si cette première proposition vous paraît trop difficile pour démarrer votre expérience, en voici d’autres qui sont plus simples à mettre en place et dont les bienfaits vous donneront, nous l’espérons, le goût de “faire du maintenant, votre résidence principale” !

Les moments de qualité

Privilégier, en couple, en famille, du temps ensemble où chacun est en présence de l’autre, c’est à dire dans l’attention ce que chacun fait et vit.
10 minutes, un quart d’heure suffisent pour se dire ce qui compte à l’instant présent, pour partager, pour se détendre, pour jouer ensemble (aux Jeux 2 minutes par exemple !)
Ces moments enrichissent les relations, rompent la monotonie et permettent de se reconnecter les uns aux autres.

La pleine conscience

Etre dans la pleine conscience de ce que nous vivons, c’est concentrer toute notre attention sur que nous faisons, c’est mettre en éveil tous nos sens et les activer, c’est ouvrir notre champ perceptif à ce qui survient.
Dans notre podcast sur le temps (Bulle de Bonheur #2), nous avions mentionné que les activités de notre quotidien présentaient de multiples occasions de pratiquer la pleine conscience – cette présence de qualité n’est certes pas innée mais elle peut s’apprendre :
Quand nous mangeons : observons la couleur et la forme, la consistance, sentons les différentes odeurs, déterminons les saveurs (salé, sucré, amer …). Soyez certains que vous allez déguster différemment !
Quand nous prenons notre douche : sentons l’eau sur chaque partie du corps, écoutons son bruit, regardons là s’écouler, profitons de la caresse du savon sur notre peau, des pieds à la nuque …
Quand nous marchons, concentrons-nous sur nos pas, le déroulé de notre voûte plantaire, les sons, les odeurs, la lumière, la nature ou l’architecture qui nous entoure …
Quand nous sommes avec nos enfants, portons notre attention sur nos mouvements, sur ceux de nos enfants, sur nos échanges verbaux, nos échanges de regards …
En nous connectant, non pas à nos écrans (ceux là ont au contraire besoin d’être déconnectés !) mais à la réalité que nous sommes en train de vivre. Dans un premier temps, si cela semble difficile, passez en revue vos 5 sens et entraînez-vous à y accoler au moins un adjectif. La réalité sensible est d’une richesse et d’une variété inouïe, et vous verrez qu’un même événement (par exemple le métro tous les matins) vous paraîtra beaucoup moins monotone et répétitif que vous ne le pensez !
En étant conscient «de la présence silencieuse de chaque objet, de l’espace qui permet à chaque chose d’être ».
En pratiquant un exercice tout simple, qui aide à s’ancrer dans l’instant présent : prendre conscience de sa respiration – écoutons là, sans jugement ni pensée : est-elle courte, profonde, abdominale, thoracique, lente, rapide … ? Sentons l’air qui rentre et qui sort et observons le circuit qu’il emprunte (nez ou bouche, gorge, …). Un excellent exercice aussi pour favoriser la concentration.
En centrant notre attention sur le “faire” (présent) plutôt que sur le résultat (futur), ce qui nous rappelle ce que nous avions dit à propos du lâcher prise (Bulle de Bonheur #21).
Il existe bien entendu d’autres moyens de profiter du moment présent, comme la méditation, le questionnement des maîtres Zen (que me manque-t-il maintenant ? Ai-je un problème en ce moment même où je suis en train de lire ce blog ?) ou d’autres voies que vous expérimentez déjà (pensez à nous les partager !) ou que vous trouverez.

Bienfaits

Profiter du pouvoir moment présent, c’est gagner en sérénité et en paix.
Comment savoir que nous sommes bien dans le moment présent ? Pour Eckhart Tolle, la preuve réside dans le faire de ressentir la joie, l’aisance et la légèreté dans ce que nous faisons. Si nous ne sentons pas ces effets, nous sommes aux prises avec notre mental.
Le présent procure également de l’énergie, énergie qui rend plus entreprenant.

Etre pleinement dans le présent permet de développer sans acuité sensorielle, et de voir plus facilement la beauté du monde.
Cela confère aussi un sentiment de liberté.

En bref

  • Savourer l’instant présent, c’est être pleinement conscient de chaque jour, de chaque heure, de chaque minute de notre vie, pour les vivre pleinement et saisir les opportunités de profiter de la vie.
  • C’est adopter un “esprit de débutant” ou retrouver “son âme d’enfant”, sans a priori ni attentes précises, juste ouvert au monde.
  • Profiter du moment présent apporte énergie, joie et paix.

Allez hop, je me lance !

2mn pour choisir un exercice pour expérimenter le pouvoir du moment présent : respiration, alimentation, temps avec un proche, observation, 1 jeu 2 minutes … vous avez l’embarras du choix !

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Je reconnais mes talents

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Un talent est une disposition naturelle qui fait partie de notre potentiel initial. Nos talents, conjugués à nos connaissances et à nos compétences, constituent nos forces (merci de noter que pour éviter les répétitions, nous emploierons ici tour à tour les termes de forces, talents et points forts, en étant conscient qu’ils recouvrent des réalités qui peuvent être distinguées). 

Identifier ses talents, c’est réfléchir à la capacité naturelle que nous avons de faire telle ou telle chose. Il peut être difficile de reconnaître nos talents soit parce que nous ne les voyons pas (car nous les tenons pour acquis), soit parce que nous n’avons pas appris à les voir. 

En effet, savoir reconnaître ses talents, c’est savoir ouvrir les yeux sur ses points forts. Or, nous sommes nombreux à voir surtout nos points faibles, car dans nos familles, à l’école, dans la société et dans le monde du travail, il est souvent plus courant de relever le négatif que le positif.

De ce fait, nous pouvons avoir intégré que pour nous développer, nous devions nous débarrasser avant tout de nos points faibles. Nous sommes devenus ainsi plus performants à diriger notre regard sur ce qui ne marche pas (en nous-même et chez les autres) que sur ce qui fonctionne bien, et avons associé le fait de s’améliorer au fait de corriger nos points faibles plutôt que développer nos points forts.

Or, un talent a besoin d’être mis en pratique, d’être exercé et perfectionné pour prendre toute sa mesure. Si je suis un talentueux musicien et que je ne m’entraîne pas, mon talent ne prendra pas toute sa mesure;

Nous allons donc devoir apprendre à nous focaliser sur nos forces, à “explorer notre lumière”.

Comment faire pour découvrir nos propres talents ?

Ce que nous aimons faire 

Quand nous aimons ce que nous faisons, nous utilisons nos talents, c’est à dire les forces de notre personnalité qui nous permettent de nous sentir heureux et pleinement à ce que nous faisons. Dans les domaines où nous nous réalisons avec joie et efficacité, il est utile de se demander ce qui nous rend performant. La réponse nous éclairera sur les forces que nous utilisons pour atteindre cette performance, forces qui nous appartiennent et qui déterminent en partie notre personnalité. 

Ce que nous apprenons à faire rapidement

Nous différons tous en ce qui concerne notre vitesse d’apprentissage. Lorsque nous apprenons quelque chose qui est dans le champ de nos talents, notre vitesse d’apprentissage et d’assimilation est supérieure. Rechercher les expériences, les domaines et les moments où nous avons appris rapidement est un moyen efficace de découvrir nos talents. Ceux-ci se cachent derrière cette rapidité d’assimilation et d’exécution.

Ce qui nous intéresse principalement 

En coaching, il est courant de dire que lorsque nous avons un domaine d’étude que nous apprécions particulièrement, c’est qu’un de nos talents se cache probablement derrière. Par exemple, si vous aimez les maths, vous avez certainement un talent d’analyse, d’observation ou de rigueur. Si vous êtes passionné, comme nous, par les relations humaines, c’est que la bienveillance, l’écoute ou encore l’ouverture font partie de vos forces. 

Privilégier un domaine d’intérêt sous-tend la présence de talents. 

Attention cependant, si nous avons l’impression que nous n’avons aucun domaine de prédilection, cela ne signifie pas pour autant que nous sommes dénués de talents. Cela veut simplement dire que nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer ce domaine. Il est peut être utile à ce propos de se replonger dans notre enfance et de se remémorer les matières où nous avions des facilités à l’école ou les activités réalisées sans effort et avec joie, car si personne ne nous a aidé à identifier les talents qui se cachaient derrière, nous avons pu très bien passer à côté d’eux. 

Ce que les autres disent de nous 

Les personnes de notre entourage sont de précieux alliés pour nous aider à mieux nous connaître. Que ce soit pour travailler son estime de soi ou pour réaliser des bilans professionnels, interroger nos proches sur ce qu’ils apprécient chez nous fait partie des exercices courants proposés en coaching. 

En ce qui concerne nos talents, nous pouvons aussi nous demander :  

  • Avons-nous déjà fait quelque chose qui nous semblait banal mais que les autres ont vivement apprécié ?
  • Avons-nous été complimenté pour une qualité spécifique ?
  • Avons-nous été félicité pour un travail que nous pensions sans importance ?
  • Quand est-ce qu’on fait appel à nous, qu’on nous demande de l’aide ? 

Les compliments, l’admiration ou encore les demandes d’aide manifestent le regard que les autres portent sur nos talents, talents que nous n’arrivons pas toujours à voir

Pour découvrir nos talents, il est possible également de demander directement à des personnes de confiance de nous dire quelles sont les forces, les points forts qu’ils relèvent chez nous. Cette demande peut demander un peu de volonté et d’effort, mais elle sera source de nombreux bienfaits : augmentation de son trésor à confiance (voir Bulle de bonheur #6), découverte de soi, reconnaissance…   

Au lieu de minimiser, voire même de rejeter un compliment, le considérer comme une information importante sur nos capacités peut être une réelle source de croissance personnelle.

Nos forces de caractères

A l’origine de la psychologie positive, les chercheurs Martin Seligman et Christopher Peterson ont établi une liste de 24 forces de caractères humaines et universelles. En prendre connaissance peut faciliter la découverte et le développement de nos talents. 

Ces forces sont regroupées en 6 grandes vertus :

  • la sagesse et la connaissance : aptitude à acquérir le savoir et à l’utiliser à bon escient. 
  • le courage : force émotionnelle qui nécessite l’utilisation de la volonté pour atteindre des objectifs.
  • l’amour : aptitude à se soucier des autres et à les aider.
  • la justice 
  • la tempérance : force qui protège contre les excès (pardon, modestie…)
  • la transcendance : aptitude à donner un sens à sa vie, à se détacher des contingences.

Créativité, esprit critique, intégrité, bienveillance, droiture, humilité, optimisme, humour… sont des exemples de forces associées à ses vertus. Parmi ces 24 forces, vous allez certainement reconnaître des forces qui vous appartiennent. Nous vous conseillons de réaliser le test conçu par Seligman et Peterson , outil précieux et efficace pour pouvoir parler clairement de soi et de son mode de fonctionnement.

La psychologie positive relève par ailleurs que 5 forces jouent un rôle essentiel dans la quête du bonheur : 

Bienfaits 

Parce qu’ils sont innés, les talents servent de multiplicateurs. Ainsi, des études scientifiques ont démontré que, par rapport au développement de nouvelles compétences ou connaissances, le déploiement des talents peut multiplier par 6 notre impact. Imaginons donc notre potentiel si nous consacrons à nos talents le temps quotidien que les athlètes consacrent aux leurs !

En plus d’augmenter notre impact, l’utilisation de nos talents contribue à augmenter notre niveau de satisfaction, de performance, de confiance et d’assurance.

Connaître ses talents invite à une meilleure connaissance de soi, et à une possibilité de corriger une vision négative que nous pouvons avoir (sur soi et sur les autres). Florence Servan-Schreiber explique ainsi qu’elle a pu se définir autrement : au lieu de parler de son parcours comme atypique, incohérent et changeant, elle peut dire qu’elle se “réalise dans la nouveauté et non la continuité”, exploitant, entre autres, ses forces de curiosité, de créativité et de joie de vivre.

Reconnaître ses talents ne signifie pas ignorer ses faiblesses. Si nous avons une face lumineuse, nous avons tous aussi une face d’ombre, il n’est pas question de le nier. Mais savez-vous que connaître ses forces permet d’étayer ses faiblesses ? Nos talents peuvent en effet nous aider à les affronter, à y faire face plus facilement. Par exemple, être bienveillant pourrait nous aider à accepter de ne pas être parfait ; être courageux pourrait nous aider à faire face à notre manque de leadership (en osant par exemple une prise de parole en réunion). 

Connaître ses talents invite aussi à être plus attentif aux talents des autres, et à développer la richesse de nos relations : découvrir la complémentarité des talents, trouver des modèles à imiter, approfondir des liens… ainsi, dans un couple, découvrir et utiliser ses forces communes et ses forces mutuelles, tant à l’intérieur et qu’à l’extérieur de son couple, est un levier puissant pour une relation épanouissante et pérenne.

En bref 

Pour découvrir mes talents, je peux me demander 

  • ce que j’aime faire, 
  • ce que j’apprends vite à faire, 
  • quel est mon domaine d’intérêt principal 
  • ou encore ce que les autres apprécient chez moi.

Les talents sont des leviers efficaces pour se propulser mais pour prendre toute leur puissance, ils ont besoin d’être reconnus et nourris.

Les talents favorisent la relation à soi et la relation aux autres.

Allez hop, je me lance !

2mn pour trouver 5 talents qui vous nourrissent le plus, et en choisir un à mettre en oeuvre consciemment pendant une période définie (exercice proposée par Tahar Ben Shahar).

Pensez aussi à réaliser de Seligman et Peterson !

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Je suis optimiste

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Quand on regarde dans le dictionnaire la définition du mot “optimisme”, il apparaît clairement que l’optimisme fait appel à un état d’esprit bien particulier. En effet, le mot est associé à une doctrine philosophique (“le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal), à une disposition d’esprit (prendre les choses du bon côté) et à une action (faire confiance).
L’optimisme sous-entend donc une foi solide dans le bonheur, en dépit de ce que la vie nous réserve, et un comportement positif comprenant la confiance en soi et dans ce qui nous entoure.

De ce fait, l’optimisme ne se réduit pas à avoir confiance en l’avenir, il se réfère aussi au niveau d’assurance que nous avons face à nos chances de réussir et d’atteindre un but, et face à notre faculté de surmonter une situation que l’on redoute : là où les pessimistes voient des problèmes, les optimistes voient des possibilités. Quand les premiers baissent les bras à l’apparition de signaux négatifs, les seconds trouvent le courage de continuer, ils envisagent l’avenir avec beaucoup plus d’espoir.

A l’instar de l’estime de soi, l’optimisme ne supprime pas les difficultés de notre vie mais amène à développer des stratégies et trouver un soutien efficace pour y faire face.
L’optimiste n’a donc pas une vie toute rose et il a sa dose de pessimisme comme tout le monde. Il a juste choisi de développer et de donner plus de place à sa base d’optimisme, base que tout le monde a.

Plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ?

Avant de commencer à développer notre optimisme, il est utile de faire le point sur notre état d’esprit habituel.

Martin Seligman, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises, a développé avec son équipe universitaire, un questionnaire pour découvrir quelle était la part de l’optimisme dans notre vie. Ce test de 32 questions est accessible sur internet (https://www.authentichappiness.sas.upenn.edu/testcenter), et permet d’identifer comment notre responsabilité et notre impuissance se manifestent dans la réussite et dans l’adversité.

A défaut de faire ce test, nous pouvons déjà nous interroger sur certains de nos comportements :

  • Pensons-nous facilement à ce qui pourrait mal se passer ?
  • Passons-nous beaucoup de temps à prévoir les choses ?
  • Accordons-nous une attention particulière aux erreurs que nous pourrions commettre ?
  • Avant de choisir, avons-nous tendance à tout analyser et décortiquer ?
  • Avons-nous confiance en l’avenir ?

La liste de ces questions pourrait bien entendu être plus longue. Quoiqu’il en soit, faire un petit auto-bilan est vraiment intéressant pour mieux se connaître et donc savoir sur quels axes développer son optimisme.


Faire un bilan permet également de noter que le degré d’optimisme (ou de pessimisme) est plus ou moins grand selon les personnes et selon les situations. Nous pouvons ainsi être pas, peu, moyennement ou très optimiste ! Comme nous pouvons découvrir que nous pouvons être optimiste par rapport à ce qui nous réussit (“j’y suis pour quelque chose) ou pessimiste par rapport aux situations qui tournent mal (“je ne vais pas arriver à surmonter cela), ou inversement (“j’ai eu de la chance d’y arriver” / “je sais que je vais m’en sortir”).
Attention toutefois ! Il n’est pas question de devenir optimiste à tout va et de se persuader que tout va toujours bien. Nous le savons, nous ne vivons pas chez les Bisounours.
Il s’agit plutôt d’être “opti-réaliste” comme le propose Christophe André, c’est à dire de conjuguer habilement optimisme et réalisme.

Et si je devenais opti-réaliste ?

Savoir allier le réalisme et l’optimisme est un précieux outil pour avancer sur le chemin du bonheur.
Lors de ses études sur l’optimisme, Martin Seligman a relevé que le comportement des optimistes et des pessimistes pouvait se caractériser par 2 grandes tendances :


– L’optimiste attribue la survenance d’un événement heureux à une réalité stable, constante tandis qu’il relie l’événement malheureux à l’exception (“c’est un accident de parcours”) et l’associe à un contexte spécifique.
– A l’inverse le pessimiste voit l’exception dans l’événement heureux (“ça ne se reproduira pas”) et la permanence et la généralité dans le négatif “(je n’ai jamais eu de chance”, “je fais tout de travers”).
Ces notions de permanent/passager et global/spécifique donnent des visions totalement différentes des situations : l’optimiste attribue le succès en grande majorité à son action (“j’ai réussi mon examen car j’ai beaucoup révisé”) tandis que le pessimiste l’attribue à une cause extérieure ou accidentelle (“l’examen était facile”, “c’est un coup de chance”). Dans les situations difficiles, l’optimiste considère la situation comme temporaire ou liée à des circonstances particulières, tandis que le pessimiste généralise. Son vocabulaire est d’ailleurs très révélateur de cette systématisation : il emploie très souvent les adverbes “jamais” et “toujours” (“il est toujours en retard”, “il râle 24h/24”, “je n’y arriverai jamais”.)

On imagine bien que cette vision des choses impacte directement notre capacité à entreprendre, à nous motiver et à persévérer, et bien entendu notre confiance (voir Bulle de Bonheur #6 – Je me fais confiance).
Il est intéressant de noter aussi que nous sommes souvent plus optimistes à l’égard des autres que de nous-mêmes. Avoir confiance dans les capacités de ceux qui nous entourent à surmonter des obstacles, à rebondir, à réussir peut être plus aisé que pour soi. Pourtant, ne méritons pas nous aussi un regard optimiste ? Bien sûr que si ! Alors, à l’action !

En pratique

Être optimiste ? Pas si simple ! Surtout quand, enfant, nous avons entendu 30 fois plus de mots négatifs que positifs ou neutres. Difficile de voir la vie en rose après ! Nous avons besoin de nous reprogrammer, et de faire preuve de persévérance et de volonté.

Etre prêt au changement : la première chose pour passer à l’action est de ressentir le besoin de s’ouvrir à l’optimisme. Comme souvent pour le changement (voir Bulle de Bonheur #3), la volonté et la congruence sont des pré-requis essentiels.

Agir : être opti-réaliste, c’est accepter que le meilleur et le pire peuvent arriver. Aussi est-il nécessaire de rester actif, et de pratiquer “un optimisme de l’action et non un optimisme de l’attente” comme le précise le psychologue français Jacques Lecomte. Nous devons croire à ce que l’on veut voir arriver, et agir en fonction de notre croyance. Un déclic doit donc s’opérer pour passer de l’intention (qui nous ferait rester dans l’idéalisme) à la pratique. Oser mais aussi accepter de se tromper, car nous le savons, réussir c’est souvent d’abord échouer !

Surmonter les situations difficiles : être optimiste, nous l’avons dit, n’est pas synonyme de crédulité ou de naïveté. Des situations difficiles, nous en avons eues et nous en aurons encore. L’important est de l’accepter et de continuer à avancer. Jacques Lecomte stipule ainsi que “dans la logique opti-réaliste, il ne s’agit pas d’être béat et niais mais mesuré, c’est-à-dire savoir présenter ce qui va comme ce qui ne va pas, et surtout assurer un “droit de suite” sur les sujets d’alerte.”

Se créer une routine matinale : celle qui vous fait du bien, qui vous met dans cette petite bulle de bien-être qui permettra de démarrer la journée avec une note positive : méditation, musique qu’on aime, petit déj savoureux, câlin… C’est la petite pilule qui va vous donner la force et l’énergie pour la journée.

Choisir ses mots : l’optimisme est associé aussi au langage… Critiques, remarques désagréables, jugements, négation nous empêchent de voir la vie plus rose. Oubliez aussi les “jamais” et les “toujours” qui enferment dans le définitif et découragent.

En cas de pessimisme irrépressible, pratiquer la réfutation : il s’agit de revenir à la réalité et de vérifier la véracité de nos propos. Par exemple, “quand je dis “jamais”, est-ce vraiment tout le temps ou seulement de temps en temps ?” “Quand je me plains que je fais toujours tout de travers, est-ce le cas dans tous les domaines ? Avec toutes les personnes ?” ou encore “Est-ce que mon échec remet en cause ce que je suis ou seulement ce que j’ai fait ?”… Enfin, une question souvent proposée dans les ateliers de parentalité pour prendre de la distance par rapport à certains agissements des enfants : “quelle importance cela aura dans un an, dans dix ans ?”. Ces questions, qui ne sont que quelques exemples, nous permettent de sortir des généralités excessives et culpabilisantes, qui amènent à voir tout en noir (il y a huit fois moins de dépression chez les optimistes que chez les pessimistes).

Faire preuve de gratitude : écoutez ou mettez en pratique Bulle de Bonheur #20 !

Se distancier des mauvaises nouvelles

Adopter le sourire : retour sur Bulle de Bonheur #26 🙂

Bienfaits

Sur la santé

Une étude américaine menée auprès de 95.000 Américaines a établi que le risque de succomber à une maladie cardiaque est 30% moins élevé chez les optimistes que chez les pessimistes. Ce risque diminue d’ailleurs avec l’âge puisque chez les personnes âgées, la chance d’échapper à une maladie du coeur approche les 50%.
La diminution du stress qu’engendre l’optimisme a bien entendu des conséquences sur toutes les maladies liées au stress (système cardio-vasculaire, immunitaire, digestif…) Le corps d’une personne optimiste ressent moins de stress et réagit en règle générale de manière plus positive à toutes sortes de défis physiques.

Sur l’entrepreneuriat

Il a été prouvé que les optimistes sont plus persévérants et plus battants, voire plus performants dans des situations complexes. Ils ont une attitude nettement plus proactive dans ce qu’ils entreprennent (projet professionnel mais aussi projet personnel). Ils réagissent mieux en cas de coups durs.

Sur les relations

Les optimistes rentrent plus facilement en relation et sont plus appréciés par leur entourage. Ils bénéficient de plus de soutien et disposent d’un meilleur réseau.

En bref  

  • Etre optimiste, c’est savoir reconnaître ma part de responsabilité dans mes succès et savoir attribuer un caractère temporaire et non personnel aux événements négatifs.
  • Etre optimiste, c’est faire attention à mon langage : j’évite les critiques et les remarques blessantes, et supprime les “toujours/jamais/encore”.
  • Etre optimiste me donne des ressources pour mieux gérer mes difficultés et être plus combattante et positive dans mes projets.
 

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour penser à un événement heureux qui vous est arrivé récemment, et déterminer la part de responsabilité que vous avez eue et les qualités dont vous avez fait preuve. Un excellent entraînement pour développer votre optimisme !

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Je ris pour me faire du bien

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Avec le rire, nous avons la chance incroyable d’avoir un outil puissant à portée de main qui nous fait vivre une expérience tant physique, chimique que relationnelle.

Nous savons en effet que le corps et l’esprit sont indissolublement liés : ils fonctionnent comme des vases communicants, donc ce que nous faisons de notre corps a des conséquences sur l’intellect et l’affectivité, qui influent à leur tour notre organisme.

Cet impact est tellement fort que des études ont démontré que nous pouvions agir sur notre état d’esprit en agissant sur nos expressions faciales. Vous avez peut-être vécu ou entendu ainsi parler de ces séminaires d’entreprises où l’on demande aux participants de tenir un stylo d’abord entre les lèvres (sorte de moue) puis avec les dents (sourire), expérience provenant de la théorie du “feed-back facial” selon laquelle les mouvements du visage provoquent des mouvements de l’esprit.
Même si cette théorie est un peu contestée aujourd’hui, il est certain que le lien entre sourire, rire, et bien-être est indéniable.

Rire, c’est bon pour le corps

Le rire sollicite de nombreuses parties de notre corps. Sans les énumérer toutes de peur de vous perdre en cours de lecture, en voici juste quelques unes : les muscles (400 quand même !), le coeur, les poumons, l’abdomen et bien entendu notre cerveau, avec notamment la libération d’endorphines.
Les endorphines ? Elles combattent la production d’adrénaline et de cortisol responsable de notre stress, et procurent une sensation de détente qui peut durer jusqu’à 45 minutes. Sollicitons les donc avec abus !

Rire peut d’ailleurs être assimilé à la pratique d’un sport (mais attention, pas d’excuse pour ne pas en faire à côté !). Certains médecins, comme le docteur William F. Fry (psychiatre américain, père de la gélotologie) précisent ainsi qu’une minute de rire équivaut à 10 minutes d’aviron.

Rire, c’est aussi un moyen de diminuer la douleur et le seuil de souffrance d’une personne; de stimuler le système immunitaire ; de lutter contre les maladies cardiaques…

Bref, vous l’avez compris, c’est un puissant remède dont notre corps a besoin.

Rire, c’est bon pour le moral

Rire aide à maintenir une attitude positive et optimiste. C’est un précieux allié pour notre santé émotionnelle car il élimine les émotions désagréables : il n’est pas possible de se sentir anxieux, en colère ou triste lorsqu’on rit.

Le pouvoir du rire va même plus loin car il aide à combattre les idées noires. En effet, physiologiquement, il est impossible de rire et de penser en même temps. Donc un bon fou-rire, et nos pensées négatives sont court-circuitées !
Mais me direz-vous, quand on a des idées noires, on n’a pas envie de rire ! C’est vrai, c’est pour cela que si le rire n’arrive pas à vous, il pourra être utile de s’équiper d’une boîte à outils du rire (à découvrir en fin de d’article).

Il a par ailleurs été prouvé qu’en plus de réduire le stress et augmenter l’énergie, le rire permet de se maintenir focalisé et d’être plus efficace.
Le rire nous met dans un état d’esprit qui nous amène à voir les situations avec une perspective plus réaliste et moins menaçante.

Cette attitude plus détendue facilite également l’apprentissage, car elle réduit la peur de l’échec ou de l’erreur, et apporte une dose de confiance dans l’avenir et les possibilités de solutions.

Il est aisé alors de comprendre que ce cercle vertueux nous amène à développer notre créativité : détendu, à une meilleure distance de la peur de l’échec, notre esprit est plus souple. Il s’ouvre à des possibilités alternatives. Il augmente notre imagination et nous aide à voir les choses sous un angle différent.

Quoi de meilleur pour le moral ?!

Rire, c’est bon pour les relations

C’est bon pour la relation à soi

Il est important de savoir rire de soi. Mais attention ! Cela ne signifie pas se ridiculiser ou adopter une attitude cynique ou ironique. Le rire ne doit pas servir de paravent ou de protection pour s’empêcher de montrer notre vraie nature. Il doit nous aider au contraire à mieux se connaître et, surtout, à mieux s’apprécier. Quand on sait rire de soi, on accepte mieux nos points faibles et nos défauts.

Savoir rire peut nous aider également à dédramatiser quand on sur-réagit. L’humour nous permet de relativiser, d’avoir ainsi un regard plus juste sur la situation, et donc d’adopter une comportement plus adéquat.

Enfin, après un bon fou rire, ne vous sentez-vous pas plus léger, plus détendu ? Si le stress nous tient dans un étau, le rire, lui, est la clé pour nous défaire de ce carcan. Il crée un espace en nous. Il dénoue ce qui coince. Rire nous libère.

Mais si rire seul, c’est bien ; rire avec d’autres, c’est encore mieux !

Pourquoi ?
D’abord, parce que nous avons beaucoup plus de chance de rire en société. En effet, le Dr Robert Provine, neuroscientifique américain qui étudie le rire depuis plus de 25 ans, révèle que la plupart des rires ne surgissent pas en réaction à une blague ou à de l’humour (10 à 15% des cas), mais juste après des phrases très banales. Ce qui est indispensable, c’est la présence d’une autre personne.
On rit en moyenne trente fois plus dans un contexte social que seul. CQFD !

Rire en société est bon également pour fait tomber les barrières. Cela nous permet de rentrer dans un groupe plus facilement et de nouer des relations.

Le rire favorise les liens affectifs entre les personnes. Il améliore la coopération, la communication, la romance et est un facteur de longévité des relations.
Le rire est un langage simple et universel qui communique la joie et la paix.
Il est très contagieux !

Et si nous décidions de mettre plus de rire dans notre vie ?
Alors qu’un enfant rit en moyenne trente à quarante fois par jour, l’adulte occidental ne rirait plus que 4,5 fois par jour.

En pratique

S’il est incontestable que certaines personnes ont plus de facilité à rire que d’autres, il est toujours possible d’intégrer le rire dans notre quotidien. Il est bien entendu que nous excluons ici rire nerveux, rire jaune, rire moqueur, vengeur ou de dérision, et que nous nous intéressons uniquement au rire sain, joyeux, communicatif et positif !

Voici quelques outils :


– Commencer la journée par un sourire, à nous même devant notre miroir et à ceux que nous croisons. Le sourire est un premier pas très efficace vers le rire, avec lequel il partage de nombreux bénéfices.
– Se rapprocher de n’importe quelle source de bonne humeur ou de rire, pour se laisser contaminer.
– Se constituer sa boîte à rire et y puiser à volonté, notamment quand le moral baisse : regarder 1 vidéo qui nous fait rire ou 1 extrait d’une scène d’un de nos films cultes, écouter un humoriste qui nous touche, des enregistrements de rires d’enfants ou encore se repasser la scène qui a provoqué notre dernier fou-rire.
– Essayer de passer du temps avec des gens qui rient, qui jouent, qui s’amusent : les enfants, les animaux de compagnie, les adultes joyeux et positifs.
– S’inscrire à un atelier du rire, à une séance de yoga du rire ou d’autres pratiques proposées par les partisans de «la thérapie par le rire» qui ont découvert qu’il est possible de rire sans facteur déclencheur et qu’un rire simulé peut être aussi bénéfique qu’un rire sincère.

Reconnu comme un facteur de bonne santé, les spécialistes recommandent environ 10 min minimum de rire par jour pour un adulte. La moyenne se situe à 1 min. Alors, déterminés à augmenter votre score ?

En bref

Rire permet de se sentir vivant et a des bienfaits sur notre organisme et notre moral.
Rire favorise la relation à soi et la relation aux autres
Rire nous rend plus serein, plus optimiste et plus confiant.
Etre “addict au rire” devrait être obligatoire !

Allez Hop, je me lance !

2mn pour recenser ce qui vous fait rire et mettre en pratique. Objectif : atteindre les 10 mn de rire par jour !

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J’essaye le lâcher prise

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“Lâcher prise”, encore une expression que nous pouvons voir et entendre partout et qui est même devenue un véritable cliché du développement personnel !
Mais si l’expression est connue, il est moins certain que ce qu’elle recouvre soit clair pour tout le monde. Or, mal appréhendé, le lâcher prise risque d’être mal utilisé. C’est le cas par exemple quand il devient une exigence, une injonction de bien-être ou encore une espèce de formule magique qui devrait résoudre tous nos problèmes : “ça ne va pas ? Oh mais, tu n’as qu’à lâcher prise et ça ira mieux !”.
Dans ces situations, le lâcher prise perd son sens et sa pertinence.
Certains d’ailleurs ne supportent plus cette expression ou la trouvent inadéquate, à l’instar du philosophe Alexandre Jolien qui propose ainsi, dans son Petit Traité de l’Abandon, de “lâcher, même le lâcher prise”!

Alors que signifie au juste “lâcher prise” ?

Si le mot “lâcher” a un sens plus évident, le 2e mot “prise” peut paraître flou. Aussi nous paraît-il important de savoir de quelle “prise” nous parlons quand nous faisons référence au lâcher prise !

Contrôler

Avoir prise, c’est avoir la capacité d’agir sur une chose, sur une personne. Cela nous relie donc directement à notre capacité de contrôle. Contrôle qui à tort, est devenu un besoin pour beaucoup de personnes : besoin de contrôler nos émotions (“je ne dois pas avoir peur”), notre travail, des événements extérieurs (“je ne veux pas qu’il pleuve”), et même la vie des autres (“je veux qu’il change”).

S’il est courant d’entendre que ce besoin de contrôle est en réalité une stratégie pour cacher nos peurs (peur d’échouer, peur d’être rejeté, d’être blessé…), de nombreux courants spirituels (comme le Bouddhisme par exemple) et le développement personnel, expliquent également qu’à l’origine de ce comportement se trouve notre ego. Cet égo qui nous fait croire que nous existons indépendamment du tout qui nous environne, au lieu d’accepter que nous sommes “une vague d’un grand océan”.

Cette conviction du moi séparé nous amène ainsi à refuser plus ou moins consciemment l’autre quand il ne rentre pas dans notre loi. Nous nous pensons seul maître à bord dans notre vie et sommes constamment à vouloir en contrôler le contenu, convaincus qu’il ne dépend que de nous. La “prise” que nous voulons avoir sur ce qui nous est extérieur est donc illusoire, ou si elle est réelle (certains arrivent à avoir le contrôle sur des personnes par exemple), elle est loin de conduire au bonheur.

Le lâcher prise peut donc se définir comme l’opposé du contrôle. Lâcher prise, c’est accepter de ne pas avoir le contrôle, de ne pouvoir changer ni les événements ni les autres. C’est accepter le caractère impermanent des personnes et des choses.

Précisons qu’il ne s’agit pas pour autant de se mettre en retrait du monde qui nous entoure ! Il s’agit seulement de distinguer ce que nous pouvons contrôler (nous-même) et ce que nous ne pouvons pas contrôler. Prendre conscience que notre pouvoir d’action réside dans notre attitude et nos actions, dans le respect de la liberté de l’autre et la conscience d’appartenir à un tout qui peut nous dépasser.

Lâcher prise est donc un acte de confiance. C’est un acte de confiance dans la vie, dans l’avenir, dans les autres. Un acte qui signifie que nous sommes bien comme une vague, singulière certes, mais qui doit composer avec les autres éléments de l’océan, présents, différents et agissants.

Et si nous apprenions à être moins dans le contrôle ?

Comment ?

Lâcher-prise ne se décrète pas. C’est le résultat d’un processus, dont les étapes seront plus ou moins faciles, plus ou moins longues.

1 – Pré-requis
Nous l’avons dit, le lâcher prise suppose d’accepter que nous avons le contrôle uniquement sur nous-même, c’est à dire sur nos comportements et notre façon de regarder les choses et les personnes qui nous entourent.
Si nous n’adhérons pas à ce principe et pensons au contraire que le bonheur passe par le développement de notre pouvoir sur cet autre (tout ce qui n’est pas moi – cet autre vu comme un obstacle et non un allié), alors le lâcher prise sera impossible.

2 – Prise de conscience
La première étape consiste à prendre conscience de notre “prise” : sur quoi ou sur qui exerçons-nous ou aurions-nous le désir d’exercer un contrôle ? Sur nos collègues, nos enfants, notre conjoint ? Sur notre avenir, sur la météo, notre santé, nos rencontres… ?

Cela exige de regarder la vérité en face, d’effectuer une analyse objective de notre situation pour identifier les domaines, les personnes, les lieux où nous sommes dans le contrôle. Cette identification nous permettra ensuite de nous interroger sur les raisons qui motivent ce contrôle : pourquoi ai-je besoin de contrôler ? Qu’est-ce qui se passerait si je ne contrôlais pas telle situation, ou telle personne ? Par exemple, si je contrôle en permanence les personnes que fréquente ma fille adolescente ou bien ses notes, qu’est ce que cela m’apporte ? Quelle peur cela vient combler ?

Cette étape peut être difficile mais elle est nécessaire pour déclencher le processus du lâcher prise, qui n’est autre qu’un processus de changement.

3 – Faire confiance
Grâce à la 2e étape, nous avons délimité notre terrain de contrôle, nous avons déterminé les zones où un changement pouvait être initié. Comme pour tout processus de changement, nous savons ce que nous quittons sans pour autant connaître concrètement ce que nous allons trouver. Décider de lâcher prise nécessite donc de faire confiance, de SE faire confiance et de faire confiance à notre environnement.

4 – Passer à l’action

Vivre dans l’ici et maintenant : lors de notre 2e podcast (Bulle de Bonheur #2 – J’étire le temps), nous avions parlé de la connexion à l’instant présent comme outil pour étirer et savourer notre temps. Il s’agissait de se consacrer à ce que nous faisions, dans l’instant, pleinement et sans distraction. Puissant outil pour mieux profiter de notre temps mais également pour nous dégager des frustrations du passé et des angoisses du futur.

Attention cependant ! Vivre dans le présent ne signifie pas renoncer à nos responsabilités ni se priver de moments pour prévoir et organiser. Cela invite seulement à ne pas y penser constamment, d’autant que des études démontrent que seulement 3 à 7 % des pensées que nous anticipons arrivent réellement !
Concrètement, du lever au coucher, notre vie (nos gestes, nos échanges, nos rencontres…) offre des opportunités de pratiquer la connexion à l’ici et maintenant. C’est finalement mettre en pratique cette définition du bonheur (auteur inconnu) : “le bonheur n’est pas d’avoir tout ce que l’on désire mais d’apprécier ce que l’on a”.

5 – Se détacher des résultats 

Apprendre à se détacher des résultats est en relation directe avec le contrôle et la confiance. En se focalisant sur un résultat précis, voir pré-établi, nous allons essayer de maîtriser tous les paramètres qui vont nous permettre d’atteindre ce résultat et nous nous enfermons dans une seule voie pour l’atteindre. 

Or, nous le savons, il est extrêmement rare que l’accomplissement d’un résultat dépende uniquement de notre propre personne… Il dépend aussi de nombreux éléments extérieurs sur lesquels nous n’avons pas prise. Il y a de fortes chances par conséquent que nos efforts, nos attentes ou encore la réponse des autres soient source de déception.

Se détacher du résultat nécessite donc de faire confiance à la vie et de s’ouvrir à l’imprévu.
Mais se détacher des résultats n’est pas synonyme d’absence de projets ni d’efforts à faire pour les réaliser ! C’est juste accepter de composer avec ce que la vie met sur notre chemin, accepter que le résultat puisse être différent de nos attentes, et faire avec.
Selon Lise Bourdeau, “à chaque fois qu’il y a une retenue, des attentes, de la résistance, de l’impatience, de l’inquiétude, c’est du contrôle”. Si une personne peut diriger, c’est-à-dire donner une direction à quelque chose ou à quelqu’un, elle doit accepter que le résultat ne soit pas celui qu’elle désirait ou celui qu’elle avait prévu.

6 – Apprendre à dire OUI à ce qui est 

Au lieu de résister, de lutter, de s’épuiser, le lâcher prise invite à accepter ce qui nous arrive. Accepter mais pas se résigner ni se soumettre. En fait, dire oui à ce qui nous arrive est une autre façon de dire oui à nos limites, et à celles de notre environnement.
Les personnes qui adoptent cet état d’esprit témoignent que les obstacles qu’elles surmontent sont plus faciles à surmonter, qu’elles vivent moins d’émotions désagréables et qu’elles sont plus enclines à ressentir une paix intérieure.

Bienfaits

Lâcher prise permet de vivre dans une meilleure harmonie avec nous-même. Si nous acceptons notre moi comme il est, avec ses forces et ses faiblesses, sans nous attribuer un quelconque pouvoir sur ce qui nous est extérieur, alors nous serons plus libres, plus ouverts à la créativité et à la vie.
Lâcher prise dans notre rôle de citoyen, de parent, de conjoint ou encore dans l’exercice de notre profession peut être, nous l’avons dit, difficile à pratiquer car nous avons souvent appris qu’il fallait maîtriser les choses pour pouvoir avancer dans la vie.
Mais c’est une pratique qui est accessible à tous, et qui a le grand mérite de nous permettre de retrouver plus de calme, plus de sérénité, précieux outil dans une société où le stress est quotidien.

En bref

Savoir lâcher prise est une démarche volontaire, un travail sur soi pour apprendre à mettre de côté notre ego et avancer plus sereinement et plus confiant sur notre chemin de vie.
Lâcher prise, c’est prendre le contre-pied du contrôle qui veut que nous dirigions tout pour que le résultat obtenu soit selon nos souhaits.
Lâcher prise, c’est savoir se fixer des objectifs tout en étant détaché des résultats, c’est donc entreprendre des actions en ayant bien entendu l’envie de réussir mais sans savoir comment cette réussite se manifestera.

Allez hop, je me lance !

A vous de jouer, 2 mn pour identifier une pensée négative que vous avez à l’égard de vous même ou de votre entourage. Au lieu de l’alimenter, mettez vous sur pose et lâchez votre pensée comme un ballon que vous laisseriez s’envoler le temps de faire autre chose (respirer profondément, bouger, accomplir une tâche…).

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J’adopte la gratitude

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Les neurosciences le prouvent : exprimer sa gratitude favorise le bien-être et le bonheur.
Mais en quoi consiste la gratitude ?

La gratitude est la reconnaissance que nous éprouvons devant tous les bienfaits dont nous jouissons.

Elle suppose donc dans un premier temps d’avoir conscience de ces bienfaits puis de reconnaître ce qui les a générés : la nature, une personne (y compris nous-même), un objet, un animal, un geste…

Elle coupe court à la course au “toujours plus – toujours mieux” en nous invitant à nous centrer sur ce que ce que nous avons.

La gratitude est cependant loin d’être innée. Nous sommes en effet programmés pour repérer les situations négatives et les menaces, afin de pouvoir nous protéger et désamorcer ces situations. De ce fait, nous voyons plus facilement ce qui va mal, ce qui nous manque et nous oublions également tout ce que nous avons, victimes de ce que les partisans de la psychologie positive appelle « l’habituation hédonique » : dès lors qu’une source de bien-être ou de bonheur est présente régulièrement dans notre vie, nous l’oublions peu à peu, et elle perd sur nous son pouvoir de nous rendre heureux.
Eau courante, eau chaude à la sortie du robinet, sécurité sociale, moyens de transport, de communication… autant de choses qui sont devenues totalement banales et que nous ne relions plus à notre bien-être. 

Cela peut même concerner des relations amicales ou familiales : “une fois considérées comme acquises, les choses vivantes ou inertes ne sont plus une source de bonheur. Nous préférons en rêver d’une autre que nous n’avons pas et qui, c’est sûr, nous apportera « amour, gloire et beauté ! ». » note ainsi Christophe André.
De nombreuses études montrent pourtant que le sentiment de reconnaissance, à la vie ou à autrui, a de nombreux bienfaits.

Un plus grand sentiment de bonheur

La gratitude est un amplificateur de bonheur. Le philosophe André Comte-Sponville définit ainsi la gratitude comme “un second plaisir, qui en prolonge un premier : comme un écho de joie […], comme un bonheur en plus. »

Un effet positif sur la santé

C’est la conséquence directe de ce qui vient d’être énoncé, les émotions positives ayant sur le corps des bienfaits inestimables : cardio-vasculaires, cohérence cardiaque, sommeil… (voir Bulle de Bonheur #9).

Au CHU de Montpellier, la psychiatre Deborah Ducasse a mis en place la première étude mondiale sur les effets de la gratitude auprès des personnes suicidaires. «Nous avons créé deux groupes de patients. Les premiers doivent remplir tous les soirs leur “journal de gratitude”, en dégageant et en analysant 3 moments bénéfiques de la journée. Le second groupe doit retranscrire tous les soirs les repas consommés». Le résultat de l’étude montre que la douleur psychologique des personnes du 1er groupe a diminué.

Un activateur de sociabilité

Même s’il faut aussi savoir faire preuve de gratitude envers soi-même, la gratitude est souvent tournée vers l’extérieur de soi. La gratitude suppose d’accorder de l’attention à ce qui nous entoure et de le manifester. Si cette attention se porte sur un être vivant, celui-ci va éprouver du bien-être et pourra manifester à son tour de la reconnaissance. Le cercle vertueux sur les relations est facile à imaginer !

Si la gratitude n’est pas innée, fort est de constater qu’elle est souvent le grand absent du monde du travail. Les études montrent en France que de nombreux salariés manquent de reconnaissance non seulement de leur hiérarchie mais également de leurs collègues. Un lien étroit a été fait entre cette absence de gratitude et la démotivation au travail.

Un renforcement des liens familiaux

A l’instar des relations sociales, la gratitude a bien entendu des effets sur les relations familiales. L’avantage de la famille est d’offrir un contexte plus intime et sécurisant pour pratiquer la gratitude. Et croyez-en Rébecca Shankland, psychologue canadienne, la reconnaissance améliore l’ambiance familiale. Ainsi, instaurer des petits rituels de gratitude est un moyen pour éprouver ensemble de la reconnaissance, apaiser les tensions et stimuler le “sens du positif” de ses enfants. Les repas peuvent être un moment approprié pour s’entraîner : par exemple, un tour de table où chacun dit ce pour quoi ou envers qui il est reconnaissant (pour les plus petits, un “merci pour” sera souvent plus simple). Il y a de grandes chances que l’atmosphère soit plus détendue et joyeuse !

Un booster d’estime

La gratitude est un vrai cadeau : pratiquée entre personnes, elle vient reconnaître des qualités, des compétences et renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe. Or, cette reconnaissance est un des éléments majeurs de la construction de l’estime de soi.
A contrario, avec une mauvaise estime de soi, nous avons de la peine à accepter les mercis ou les compliments. Et cela explique que notre gratitude peut être mal perçue quelquefois : la personne gratifiée peut par exemple nier son mérite ou faire preuve de gêne.

En pratique

Exprimer sa gratitude par écrit

Ecrire un journal de gratitudes : le nom d’un être cher, une réalisation, une découverte, une intention reçue, une sourire, un service, une écoute, un bon repas, le soleil… Attention, à ne pas en faire une habitude mécanique qui perdrait son sens. Mieux vaut en écrire peu mais en étant à chaque fois connecté à la situation évoquée (qui, où, comment… ?).

En 2003, une étude a été menée par les professeurs américains Robert Emmons et Michael McCullough. Les volontaires devaient noter tous les jours, pendant 10 jours, au moins 5 raisons qu’ils pouvaient avoir d’être reconnaissant : leurs parents, un musicien, un professeur, un ami… ou encore être en vie, avoir un travail apprécié… A la fin de l’expérience, les volontaires ont relevé qu’ils étaient plus heureux, plus positifs et plus déterminés. Ils ont noté que leur générosité augmentait, et que physiquement ils étaient plus en forme, meilleur sommeil, moins de maladies et plus d’énergie.

Ecrire une lettre à une personne pour laquelle nous avons de la gratitude 

Cette exercice que préconisent de nombreux professionnels aujourd’hui, est inspiré par une expérience menée par Martin Seligman, le père de la psychologie positive. Celui-ci a demandé à 300 personnes d’écrire un témoignage précis (contexte, bénéfices, durée…) à une personne qui avait compté dans leur vie mais qu’elles n’avaient jamais vraiment remerciée. 

Dans un deuxième temps, les personnes devaient prendre contact avec le destinataire pour lui remettre en main propre la lettre mais sans lui dévoiler la raison de la visite. La grande majorité des personnes qui ont fait cette expérience disent qu’elles s’en souviendront toute leur vie et que leur bonheur a non seulement été intense mais qu’il a duré.
Tal Ben-Shahar conseille de faire de ces lettres un rituel. Une fois par mois au moins permettrait d’inscrire les bienfaits positifs d’une telle attitude dans le long terme. Il précise aussi que si la lettre peut être envoyée, le fait de la remettre en mains propres et de la lire en direct est beaucoup plus puissant.

Attention toutefois, la gratitude va de paire aussi avec la gratuité. Dire merci à une personne pour attendre en retour qu’elle fasse la même chose n’est pas du tout le but de la gratitude ! Soyons donc vigilants avec nos attentes. Christine Michaud raconte ainsi dans son livre « Mon projet bonheur » sa grande déception lors de son expérience de la «visite de gratitude». Positive par nature et pleine de confiance, la douche fut glacée quand la destinataire refusa non seulement de la voir mais également de recevoir sa lettre. Nous avons du pouvoir sur nous même (écrire), pas sur les autres !

Exprimer sa gratitude par oral

En disant tout simplement merci (qui peut bien entendu se faire aussi par écrit). Sans doute la forme la plus courante de la gratitude, à condition que notre merci soit sincère et précis (voir Bulle de Bonheur #11 pour plus de précisions).

Sous forme de jeu : une carte d’un jeu 2 mn, la ronde des compliments, un début de dîner où chacun évoque un “top” de la semaine…
Sous forme de question, en couple, avec les enfants : “qu’est ce qui t’a fait plaisir aujourd’hui ?”. Le fait de le faire le soir avant de s’endormir favorise la qualité du sommeil (étude de Emmons).
En faisant intérieurement son propre bilan : “qu’est ce que j’ai apprécié aujourd’hui ?”,on peut se fixer un premier objectif de trouver 3 choses, comme les fameux 3 kifs préconisés par Florence Servan Schreiber.

Se créer un mémo

Un MERCI écrit en lettres de couleurs sur notre frigo, un proverbe sur la gratitude affiché dans nos toillette ou encore un bracelet ou un collier de gratitude : à acheter ou à fabriquer, chaque perle correspondant à un petit ou grand bonheur de notre vie. Toucher les perles, écouter leur bruit, évoquer les bonheurs que les perles représentent… Certains conseillent de ne pas le porter sur soi mais de le laisser dans sa poche, dans son sac, sur sa table de nuit… 

Bien entendu, il peut être difficile de pratiquer la gratitude, d’abord parce que nous n’avons jamais appris à le faire mais également parce que nous pouvons vivre une période de difficultés qui rend cet exercice trop difficile. Dans ces moments là, s’entraîner à la gratitude passera au départ par la reconnaissance de notre capacité à réaliser des gestes du quotidien : arriver à se lever, à aller travailler en faisant bonne figure, à se nourrir, à être logé…

L’essentiel est d’initier ce mouvement de reconnaissance, c’est à dire amorcer la pompe du positif qui va, non pas éliminer par magie nos difficultés, mais nous aider à vivre une petite gratification, ne serait-ce que pendant ces moments d’évocation.

Comme tout apprentissage, la politique des petits pas est de mise… Apprendre à regarder ce qu’on a peut se faire au goutte à goutte au départ. Ensuite, habitué et éveillé, notre esprit captera plus naturellement les bonnes choses qui nous arrivent au quotidien. Ceux qui pratiquent la gratitude régulièrement affirment que non seulement elle se fait de façon plus facile et spontanée, mais surtout qu’elle se centre non plus sur des événements particuliers, mais sur plein de petites choses du quotidien dont ils n’avaient pas ou plus conscience.

Bienfaits

La gratitude fait vivre une expérience émotionnelle positive. Or souvenez-vous (Bulle de Bonheur #5), le cerveau limbique est aussi celui des souvenirs, donc notre mémoire enregistre ces émotions agréables.
Dans l’échange, en famille, en couple, entre amis, la relation s’en ressort affermie, plus riche .
La gratitude permet de se sentir plus en présence, plus connecté à ce qui nous entoure. Elle développe notre acuité : nous découvrons soudainement un tas d’éléments de notre environnement, pourtant là depuis longtemps ! De l’oiseau que vous allez peut-être entendre chanter le matin à l’inconnu du métro qui prend soin de tenir la porte à la personne derrière elle, le monde va vous paraître sous un autre jour. La gratitude a vraiment ce pouvoir de nous décentrer et nous faire rentrer dans une relation chaleureuse au monde et à nous-même. Elle déclenche un cercle vertueux.

En bref

La gratitude c’est la reconnaissance qu’on éprouve pour quelqu’un ou quelque chose qui nous fait du bien
personnes, objets, animaux, nature, événements… Les occasions d’être reconnaissant sont multiples.
Pratiquer la gratitude améliore la santé et les relations.
Plus on pratique, plus notre capacité à être heureux se développe.

En pratique

Allez, à vous de jouer ! 2 mn pour commencer votre journal de gratitude en écrivant chaque jour vos 3 petits bonheurs du jour ou en les nommant le soir en vous couchant, booster de moral garanti !

Votre Bulle de Bonheur #20 : J’adopte la Gratitude !

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Je fais des projets

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Le projet est souvent défini comme l’intention de réaliser quelque chose. 

Pour nous, le projet va au delà, il est un process plus complet qui inclut planification, évaluation des moyens et des acteurs impliqués, adéquation avec nos valeurs et nos attentes. 

Un projet suppose donc une envie. Cette envie répond à un but, qui se traduit lui même par des objectifs, c’est à dire des actions.

La notion de temporalité est forte quand on parle de projet. En dehors de notre projet de vie, un projet s’inscrit généralement dans une durée définie, il est temporaire et unique.

Voir le projet comme une réalisation pragmatique invite à dépasser nos rêves, nos désirs, nos espoirs, et faire face au concret en répondant à des questions comme :

– qu’est-ce que je recherche (le but) et quels sont les objectifs que je mets en place pour y répondre ?

– quelles sont les ressources dont j’ai besoin pour réaliser mon projet ? Ressources humaines (il est rare que je puisse réaliser un projet seul – qui sont les acteurs qui vont être partie au projet ?) et ressources matérielles.

– quelle est la durée que je me fixe ? Date de départ – date de fin.

Qu’il soit personnel ou professionnel, un « vrai projet » est un projet qui nous tient à cœur. Il doit être comme une lumière qui nous guide, une source d’espoir et d’énergie qui nous fait vivre.

Ecrire un livre, faire une activité artistique, partir en voyage, avoir un enfant, obtenir un diplôme, prendre soin de soi… Faire des projets est à la portée de tous. Quel que soit notre niveau d’études, quelles que soient nos origines, quels que soient nos moyens financiers et notre âge, nous avons la possibilité de mener des projets importants pour nous. 

Projets sans suite  

Nous remettons souvent nos projets au lendemain, prétextant qu’il nous faut : attendre d’avoir le temps, attendre d’avoir plus d’argent, d’être plus âgé, d’être libéré de l’éducation de nos enfants…  Mais remettre à plus tard, c’est le plus sûr moyen d’avoir des regrets et de passer à côté de ce qui peut nous aider à être plus heureux.

En plus de la procrastination, un autre obstacle à la réalisation de nos projet peut être le regard de l’autre. L’avis de notre entourage s’avère quelquefois un frein sérieux à la mise en place de nos projets. Il peut même nous arriver de ne pas en parler car nous appréhendons ou anticipons la désapprobation de nos proches. Il ne s’agit pas bien sûr de faire abstraction de ceux qui nous entourent car ces proches seront souvent des co-acteurs de notre projet. Ainsi, si je suis en couple, il est clair que mon projet de déménagement ne se fera pas sans en parler avec mon conjoint ! Mais au-delà de ces considérations raisonnables, notre bien-être est essentiel et il ne s’agit pas non plus de renoncer à nos aspirations uniquement pour satisfaire notre entourage. Et à nouveau, vous l’aurez compris, nous nous retrouvons dans cette fameuse position d’équilibre abordée dans Bulle de Bonheur #13 !!

C’est pour cela qu’il peut être préférable de faire notre travail de réflexion et d’évaluation seul dans un premier temps, sans pression du regard extérieur, puis d’en parler à notre entourage dans un second temps – temps de la coopération et peut-être de l’adaptation si certains freins apparaissent.

Enfin, une dernière limite à faire des projets pourrait être la peur de l’échec. Nous le savons, faire des projets n’est pas synonyme de succès garanti. Il est nécessaire  d’accepter que certains ne se réaliseront jamais ou qu’ils n’iront pas jusqu’au bout. Mais selon les professionnels de la gestion de projets, même inabouti, un projet a eu sa raison d’être : celle de nous motiver à avancer, de nous donner le goût de vivre, de nous permettre d’élaborer de nouveaux projets plus en conformité avec la réalité du moment. Au cours de l’élaboration d’un projet, nous apprenons toujours un peu plus sur nous, sur notre environnement, connaissances qui nous serviront pour relever d’autres défis.

Faire le deuil d’un projet peut être une phase difficile, il ne faut pas le nier. Et comme pour tout résultat souhaité mais non atteint, l’enrichissement se fera en transformant ce projet non abouti en opportunité de croissance, voire en tremplin pour mieux réussir derrière.

Passer de l’intention à l’action 

Passer à l’action, c’est d’abord définir un projet en accord avec soi-même

Sortons de notre quotidien, de notre routine et demandons-nous quels sont nos désirs profonds, quels sont nos domaines de prédilection, les actions qui nous procurent du bien. Le lâcher prise est important à cette étape car pour laisser libre cours à nos envies, il n’est pas question de commencer à se limiter sous l’influence de notre petite voix intérieure qui va venir nous dire que c’est impossible ou qui va nous pointer les obstacles.  La nécessité de se relier à ses désirs est de définir un projet qui soit en adéquation avec notre personnalité, notre identité profonde. Cette adéquation va être la source de notre motivation. 

Dans une deuxième temps, l’évaluation du projet pourra se faire. C’est le temps des questions pragmatiques que nous avons évoquées, à propos des acteurs impliqués et du coût par exemple. C’est le temps de regarder la faisabilité de notre projet, sans pour autant saisir le moindre obstacle comme un prétexte de différer ou renoncer !

Puis vient l’étape des objectifs, donc des actions.  Ainsi, si j’ai le projet de déménager à la campagne, mes objectifs pourraient être de demander ma mutation, chercher un logement qui répond à mes critères, profiter du prochain week-end disponible pour me rendre sur place et visiter (on le voit, l’objectif doit être clair, formulé à l’affirmatif, réalisable et de notre responsabilité).

Le plus important est donc d’établir des projets réalisables, tout en laissant sa créativité s’exprimer. 

En manque d’idées ? En voici quelques unes :

  • Un projet artistique : lecture, peinture, danse… On le sait, ces disciplines sont délaissées au profit des écrans, alors qu’elles participent activement au développement de notre cerveau. Une fois par mois, est-ce vraiment infaisable ?!

  • Un projet sportif : on ne rappellera pas les bienfaits du sport ! Du yoga à la boxe, de la course à pied au football, il y en a pour tous les goûts, tous les budgets et toutes les conditions physiques !

  • Un projet social : dans Bulle de Bonheur #9 – je soutiens mon entourage, nous avons évoqué les bienfaits d’aider les autres, de se sentir utile. Les associations en recherche de bénévoles sont nombreuses et les domaines et les besoins en temps sont très variés (une heure par mois peut soulager beaucoup de personnes et vous apporter beaucoup).

  • Un projet extra-ordinaire : pourquoi ne pas laisser s’exprimer un petit grain de folie ? Un tour du monde, une expérience à l’étranger, un exploit sportif… ? Il y a forcément quelque chose dont vous avez toujours rêvé sans oser franchir le cap. Sans se mettre en danger ni tomber dans l’inconscience, des projets fous sont souvent beaucoup plus réalisables qu’on ne le pense.

  • Un projet de vie : bien sûr celui-ci ne sera pas forcément temporaire mais définir ce qui nous motive, ce à quoi nous aspirons est un sacré moteur de vie. Attention, il ne s’agit en aucun cas de planifier notre vie mais bien de se projeter dans des réalisations personnelles, familiales, professionnelles et sociétales, afin d’être motivés et heureux de se lever tous les matins.

  • Un projet de couple :  faire des projets est souvent présenté comme un défi pour le couple. Faire des projets à deux, c’est se lancer dans la construction d’un espace commun, un “nous” qui doit trouver sa place sans pour autant prendre la place des 2 “je”, c’est concilier projets personnels et projets de couple, un sujet de blog en soi ! Mais retenons que même si c’est un défi, faire des projets est indispensable à toute relation amoureuse. Avec la communication, la sexualité et la tendresse, faire des projets est d’ailleurs présenté comme le 4e pilier de la maison conjugale.

Bienfaits

Faire des projets apporte la satisfaction de vivre pleinement notre vie. C’est une porte ouverte à l’apprentissage, à la découverte, à la nouveauté et au renouvellement, C’est l’assurance d’un élan et d’une motivation qui poussent dans la vie. Ainsi, si une personne peut tout à fait vivre sans accomplissement de projet, elle révèle en revanche, quand elle est interrogée plus profondément, une réelle frustration, un manque, la sensation de passer à côté de l’essentiel.

Finalement imputer l’absence de projets à des causes extérieures, comme le manque de temps, le manque d’argent et même le manque de chance est souvent une fausse excuse. Un projet est avant tout question de choix personnel. 

Rappelons cependant que tout reste toujours question de dosages. Attention à la boulimie de projets ! Il ne s’agit pas de réaliser une performance ni de prouver notre savoir-faire, mais bien de rechercher un bien-être et un équilibre de vie. Avoir des projets peut alléger un quotidien très lourd, donner de la hauteur mais ce ne doit pas être une fuite vers l’avant. L’instant présent doit continuer à se vivre.

En bref

Avoir un vrai projet est un moteur essentiel de l’existence.

Faire des projets est à la portée de tous : la chance, l’argent, le temps, l’entourage sont des éléments secondaires. Il s’agit bien plus d’une question de volonté et de choix.

Un projet motivant et satisfaisant est celui dont les objectifs sont fixés en accord avec ses valeurs et ses attentes. 

En pratique 

Allez hop, 2mn pour me fixer un projet ! 

Je choisis le domaine (famille, santé, professionnel, bénévolat, amitié, détente…)  Je définis le délai pour réaliser mon projet. Je valide la faisabilité et ce qu’il m’apporte. Je passe à l’action, et pour renforcer mon engagement, je n’hésite pas à en parler à mon entourage.

Je surmonte mes peurs

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La peur fait partie des émotions primaires dont nous avons parlé dans Bulle de Bonheur #5 – je nomme mes émotions. Elle a toujours suscité chez l’homme le désir de la connaître et de la contrôler. Les écrits sur le sujet sont de ce fait particulièrement nombreux.

Parmi cette abondante littérature, il nous semble important de distinguer la peur, émotion fondamentale qui nous permet de nous adapter à notre environnement, de la peur plus subjective qui va au contraire nous bloquer et donc nous empêcher de nous adapter.

Selon le processus émotionnel (Bulle de Bonheur #9), la peur naît d’un élément déclencheur (stimuli externe ou interne), provoque des sensations physiques, génère un comportement réactif et transmet un message.

Par exemple, la peur peut être provoquée par la vision de notre enfant qui va traverser alors qu’une voiture arrive à vive allure. Le coeur battant, le souffle court, nous tirons violemment notre enfant en arrière pour lui éviter de se faire écraser.

La peur nous signale donc un risque, un danger, une menace.

Elle est l’émotion qui assure notre survie.

Il est donc normal d’avoir peur. Le mythe que l’homme peut vivre sans peur est donc bien un mythe ! Nous sommes des êtres humains et non des robots, la peur est signe de vie.

Puisque la peur donne l’alerte à notre organisme, celui-ci va se préparer à donner la réponse la plus appropriée. Ces réponses sont souvent regroupées sous l’appellation anglaise des 3F pour Freeze, Flee or Fight ou en français, se figer, fuir ou attaquer.

Il est certain que la peur est souvent une émotion désagréable mais quand elle est fonctionnelle, elle reste supportable le temps de traiter le problème.

Mais nous savons également que la peur perd quelquefois sa fonction d’adaptation et de réaction ajustée, et qu’elle devient alors un handicap qui nous empêche de gérer la réalité. Notre état de vigilance accrue se met en place sans raison : on a peur ou on est anxieux en l’absence de danger réel, et nos comportements ne sont plus adaptés. Peur du noir, peur des autres, peur de l’avenir, peur de soi… Les peurs peuvent être nombreuses. Ces peurs, appelées “peurs trafiquées” par les professionnels, seront dites pathologiques dès lors qu’elles enferment dans un comportement répétitif qui nous empêche de vivre. Dans ces cas dits pathologiques, nos réponses seront inadaptées et excessives : ainsi la fuite devient systématique ou la recherche d’aide se généralise et nous sommes incapables de rester seul dans toute situation jugée menaçante.

La peur peut donc avoir plusieurs degrés (peur, anxiété, panique, phobie …) et des manifestations physiques variées (tremblements, hausse de la fréquence cardiaque, cri, paralysie momentanée …) mais dans tous les cas, c’est notre relation entre l’objet et la réalité qui est atteinte. Selon le psychologue Giorgio Nardone, quand la peur atteint un degré qui “nous empêche de réaliser nos désirs ou nos compétences”, alors l’intervention d’un spécialiste est nécessaire.

Changement de regard

Et si nous apprenions à ne pas avoir peur de nos peurs ?

Nommer nos peurs

Si la peur est souvent mal vue dans notre société, il est important de ne pas la cacher.

Ne pas voir la peur comme une marque de faiblesse ou un manque de courage, contrairement au message souvent transmis par la société ou par les parents : “il ne faut pas avoir peur”, “mais non, ça ne fait pas peur ça, tu es grand maintenant”. Or nous l’avions mentionné dans notre Bulle de Bonheur sur les émotions, refouler une émotion est le meilleur moyen de nourrir cette émotion. Ici, le risque est de cristalliser des peurs qui resurgiront sans prévenir dans la vie adulte. Le contrôle de la peur est par conséquent une réponse à proscrire.

En parlant des enfants, il est important de noter également que le surcroît de protection empêche l’enfant de se confronter à ses peurs. La peur possède une fonction d’éveil et de renforcement de l’identité, et ce n’est pas un hasard qu’elle soit présente tant dans les contes racontés aux enfants que dans les jeux. L’enfant en grandissant aime à éprouver de petites peurs, qu’il peut lui même mettre en scène d’ailleurs (jouer dans le noir, regarder un film qui fait peur …). C’est en y faisant face qu’il apprend à les surmonter et qu’il installe les bases de son assurance.

Comme pour toutes les émotions, l’éducateur a de ce fait un rôle important à jouer pour accompagner l’enfant à mettre des mots et identifier ses propres peurs, sans jugement ni rationalisation.

Identifier nos peurs

Exprimer et reconnaître ses peurs sont des étapes indispensables pour arriver à mieux les gérer. C’est en effet par la connaissance de notre peur que nous pourrons trouver le meilleur moyen d’y faire face. Alors interrogeons notre peur : est-elle réelle ? Est-elle imaginaire ? De quoi ai-je peur ? Comment mon corps réagit-il ?

Un outil utile pour nous aider à identifier une peur subjective, est la liste des peurs (ou blessures) existentielles identifiées par Lise Bourbeau dans son livre “les 5 blessures qui empêchent d’être soi même” :

  • la peur du rejet

  • la peur de l’abandon

  • la peur de l’humiliation

  • la peur de l’injustice

  • la peur de la trahison

Etant donné que ces peurs sont souvent inconscientes, connaître l’existence de ces différentes formes peut nous aider à les nommer et surtout à repérer quelles sont les peurs profondes qui se cachent derrières des peurs plus apparentes comme celles de parler en public, de décevoir, de la mort, du regard des autres… 

Ce travail d’identification et d’observation de nos peurs nous aide également à repérer  nos stratégies d’adaptation, c’est à dire les mécanismes de défense que nous avons mis naturellement en place pour nous protéger. Le problème est que ces mécanismes sont souvent défensifs et rigides, et n’apportent qu’un soulagement éphémère. Par exemple, si ma défense face à une parole blessante est de me taire, le silence me permet de me protéger sur le moment, mais sur le long terme, il ne règle en rien ma peur. Prendre conscience de nos mécanismes de défenses, qui sont devenus souvent des automatismes inconscients, est un moyen d’identifier des comportements inadaptés et par conséquent de les modifier.

Repérer nos peurs, les éléments déclencheurs, les signes physiques et les réactions afférentes, nous amène à mieux pouvoir les affronter.

Affronter nos peurs

Une fois identifiée, la peur doit être gérée. Pour cela, il nous faudra trouver les moyens qui nous permettent de le faire, non seulement pour éviter des les alimenter mais aussi pour les stopper.

De nombreux professionnels ont démontré que la relaxation musculaire, ainsi que la méditation, pouvaient aider car lorsque la respiration est lente et le corps détendu, il est difficile de ressentir la peur.

Faire appel à la visualisation est aussi une ressource précieuse. Diriger sa pensée vers des images ou sensations positives peut agir efficacement sur la peur. Le cerveau ne peut gérer qu’une tâche à la fois, donc recentrer notre cerveau sur des images qui nous font du bien, le préserve de l’intrusion des pensées négatives : nature, personne, animaux. Dès lors que l’image nous apporte joie, sérénité, bien-être, elle sera un excellent antidote aux pensées désagréables générées par la peur.

Il existe aussi de nombreux accompagnements comme la sophrologie, l’hypnose, la programmation-neuro-linguistique (PNL), les thérapies comportementales et cognitives (TCC) pour nous aider à affronter nos peurs.

Où que nous en soyons de notre travail sur nos peurs, il est essentiel de se rappeler que la politique des petits pas est le chemin le plus sûr pour avancer. Pas besoin de changements radicaux, exerçons-nous juste à poser de petits actes et fixons-nous de petits “challenges-courage” qui nous aident à progresser.

En bref

Comme toutes les émotions, la peur est un signal envoyé par notre cerveau – elle nous est donc utile. Mais si elle a pour fonction de nous avertir d’un danger et de nous procurer l’énergie nécessaire pour nous faire réagir, dans certaines situations, elle est capable d’être un réel handicap et de nous empêcher d’avancer sur notre chemin de vie.

Alors, soyons bien attentifs à nos peurs : les identifier, les nommer et les accepter sont nécessaires pour ensuite passer à l’action, c’est à dire trouver les moyens d’y remédier.

En pratique

2 mn pour identifier une de vos peurs : nommez-la, repérez par quels signes elle se manifeste dans votre corps et quel est votre comportement réactif. Demandez-vous objectivement si ce comportement est adapté. S’il ne l’est pas, essayez, avec bienveillance, de trouver un autre moyen pour gérer votre peur.

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Je reste curieux

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La curiosité, c’est l’envie d’apprendre, de connaître, de découvrir de nouvelles choses. 

Elle peut être un trait de caractère ou se manifester dans des circonstances particulières.

Cet appétit de savoir est considéré comme un désir inné chez l’homme, mais il arrive qu’il s’émousse avec le temps.  

La curiosité naturelle des enfants

Les enfants sont en général très curieux, voire trop si l’on écoute certains parents ! Le nombre de “pourquoi” qu’un enfant peut prononcer peut d’ailleurs être considérable.

En fait, les enfants savent intuitivement que la curiosité est un moyen d’apprendre, de découvrir le monde qui les entoure. Grâce à leurs sens (toucher, goût, vue…) mais aussi par l’exploration et le questionnement, les enfants manifestent leur désir d’apprendre et mettent en pratique, naturellement et spontanément, leur curiosité.

Toutefois, en grandissant, les enfants apprennent à tempérer ce questionnement, et pour certains la curiosité va s’assécher, voire disparaître.

C’est pourquoi, si la curiosité reste naturelle chez certains adultes, elle sera plus une question de volonté pour beaucoup d’autres : volonté d’interroger et de s’interroger. Il est intéressant de noter à ce propos que le questionnement adulte est souvent double : au “pourquoi ?” de la compréhension, va s’ajouter le “et si ?” de la nouveauté. Et s’il existait une autre manière de faire ? Et s’il y avait une façon différente de voir les choses ? 

La curiosité suppose donc d’être dans un certain état d’esprit, c’est à dire faire preuve d’une attitude d’intérêt à l’égard d’un sujet ou d’un événement donné. 

Elle demande une forme d’humilité car il s’agit d’admettre que “je ne sais pas” et que ‘j’aimerais savoir.” Humilité qui nécessite de dépasser la fausse croyance selon laquelle demander serait stupide (n’avez-vous jamais dit ou entendu : “ma question est sans doute idiote mais …” ou encore “c’est bête mais j’aimerais savoir pourquoi…?”).

Mais au fait, à quoi ça sert d’être curieux ?

Etre curieux pour mieux se connaître 

Etre curieux, c’est chercher à connaître ses points forts et ses limites. C’est se demander et se re-demander ce qui nous anime, ce qui nous satisfait, ce qui nous empêche, ce qui nous bloque. 

Rester curieux, c’est aussi rester curieux de ce que les autres pensent, notamment à notre égard. Savoir demander à notre entourage sur quels points nous pourrions progresser, personnellement et professionnellement, est un excellent moyen pour ouvrir notre vision du monde. 

Selon Tal Ben-Shahar, c’est également le chemin à emprunter pour lutter contre le perfectionnisme : le perfectionniste (mais il n’est pas le seul) n’est pas ouvert aux critiques car il accepte mal qu’on mette le doigt sur une imperfection, un défaut. Ce manque d’ouverture revient à “ériger un mur entre soi et d’éventuelles suggestions pertinentes, entre soi et autrui”. Ne pas être curieux des autres enferme et fige.

Etre curieux pour s’adapter 

Nous l’avons dit souvent dans Bulle de Bonheur, aujourd’hui, nous vivons dans une société où le rythme est soutenu, où les progrès et les évolutions, sociétales, scientifiques mais aussi culturelles, sont nombreux.  

L’être humain n’a jamais cessé d’évoluer, et cela depuis le jour de sa naissance. Du nourrisson que nous étions à la personne que nous sommes aujourd’hui, nous avons appris et avons rapidement découvert qu’il y avait tout un monde qui existait en dehors de chez nous. Si notre curiosité enfantine a été un moteur pour notre croissance, elle doit le rester dans notre vie d’adulte, pour nous permettre de profiter des innovations, des nouvelles idées et surtout des nouvelles façons de voir la vie. 

Attention ! Curieux ne signifie pas accepter ou être d’accord avec tout ce qui est nouveau, cela implique juste de faire preuve d’ouverture d’esprit et créer des opportunités de découvrir des choses qui pourraient nous aider, nous satisfaire, nous connecter à notre entourage. L’avantage dans notre monde qui bouge vite est que les connaissances sont facilement accessibles… Il y a juste à être curieux pour aller les chercher et les activer ! Et acquérir des connaissances, n’est-ce pas se donner plus de moyens pour avancer et mieux choisir son chemin de vie ?

Être curieux pour s’ouvrir et mieux réussir

Si la curiosité permet de s’adapter et de mieux se connaître, il est logique qu’elle nous permette de nous ouvrir et d’envisager d’autres chemins possibles pour parvenir à une vie satisfaisante. L’avantage, c’est qu’être curieux nous ouvre non seulement un monde de possibilités mais nous habitue également au nouveau, à la différence. De ce fait,  nous sommes beaucoup plus à l’aise avec des gens ou des choses que nous ne connaissons pas, plus confiants face à des situations inhabituelles.

Comme l’explique Tal Ben-Shahar, les gens dont “la vie est en forme de point d’interrogation et non de point final”, font preuve de plus de créativité et de réussite, développent des relations de meilleure qualité… En quelques mots, ils sont plus heureux. Il s’agit donc de continuer à se poser des questions, et non s’enfermer dans la position de “je sais déjà” ou “je ne veux pas savoir”.

Si l’on adopte cet état de curiosité, nous observerons que la vie présente de multiples occasions d’apprendre : toute situation décèle un enseignement, un message utile.

“Avoir l’esprit ouvert, c’est accueillir pleinement la vie”.

Etre curieux pour mettre de la vie dans sa vie

La curiosité représente un fabuleux rempart à la monotonie ou la routine. 

Comme l’enfant qui découvre, s’étonne et s’émerveille, la curiosité nous met dans un mouvement dynamique et sans cesse renouvelé, où la passivité et l’ennui ont peu de place. La vie présentant constamment de nouvelles choses, notre désir d’apprendre et de nous “mettre à jour” conduit à une vie très variée, où les occasions de s’enchanter sont multiples.

Etre curieux pour améliorer notre santé

La curiosité sollicite notre cerveau et stimule nos neurones. Notre activité cérébrale va s’intensifier et notre cerveau, comme un muscle qui se renforce par l’exercice, va se développer. D’ailleurs, des études scientifiques commencent à établir un lien entre la curiosité et le ralentissement du développement de certaines maladies comme celle d’Alzheimer. 

 

Autre avantage, être curieux nous oblige à sortir de notre zone de confort et favorise les nouvelles expériences. Or, notre corps nous récompense à chaque fois que nous tentons de nouvelles expériences qui nous sont agréables. Le cerveau produit de la dopamine qui crée une récompense interne. Cette récompense de bien-être se développe particulièrement  en dehors de notre zone de confort, donc allons-y !

 

Limites 

La curiosité est-elle un vilain défaut ?

Ce proverbe, s’il est souvent utilisé à tort, n’est cependant pas complètement faux. Comme toute qualité en effet, la curiosité cultivée à l’excès, deviendra un défaut. 

Quand la curiosité est employée à mauvais escient, quand elle devient inquisition et qu’elle ne respecte plus l’intimité et/ou la volonté des personnes, alors oui, la curiosité atteint ses limites. Si la curiosité nuit, si elle alimente rumeurs et commérages, elle devient vicieuse et doit être condamnée. 

 

Une autre limite à la curiosité, sans doute très liée à notre époque où tout “doit” aller très vite, est le temps. Lorsque notre curiosité ne peut pas être satisfaite immédiatement, nous avons tendance à nous concentrer sur notre frustration de ne pas savoir. Notre curiosité est alors source d’émotions désagréables. 

La question peut cependant se poser de savoir si notre frustration naît de la non satisfaction de notre besoin d’apprendre, ou plutôt de notre volonté de contrôler, de tout maîtriser qui nous pousse à vouloir tout savoir ?!

 

Enfin, la curiosité pourra aussi se heurter à des codes sociaux et des cultures différentes. Demander l’âge d’une femme, parler de salaire, d’émotions… peuvent être des sujets d’intérêts pour certains mais d’impolitesse, de non respect ou d’humiliation pour d’autres.

Quoiqu’il en soit, s’il n’est pas toujours simple de déterminer la ligne qui fait passer du côté de la curiosité malsaine, il peut être utile de se fixer nous-même nos limites, et d’avoir conscience que la curiosité peut être déplacée, qu’elle peut devenir impulsive, incontrôlable et donc nocive. 

En pratique

Et si je retrouvais mon âme d’enfant ? Si je regardais tout ce qui nous entoure comme un immense coffre à connaissances ?

Rester curieux, c’est garder un esprit ouvert mais comme nous l’avons dit, c’est aussi garder un esprit critique car il ne s’agit pas d’être d’accord avec tout ce qui est nouveau, ni de tout prendre pour argent comptant. Etre curieux nécessite donc de questionner et se questionner.

 

Pour cela, nous avons à notre disposition tout un arsenal de mots interrogatifs qui peuvent nous aider à orienter nos questions : pourquoi ? Et si ? Mais également : comment, quand, qui, combien, où… quelquefois rassemblés sous l’acronyme CQQCOQP, bon moyen mnémotechnique !  

Il est vraiment étonnant de réaliser que si nous partons du postulat que tout a un intérêt, des sujets que nous avions étiquetés d’ennuyeux ou de fades vont nous apparaître sous un jour très différent. Ce raisonnement est d’ailleurs le même pour des sujets sur lesquels nous pensions détenir la vérité : avoir un esprit ouvert peut nous révéler d’autres avis, d’autres points de vue et ainsi nous faire découvrir d’autres possibilités.

 

Etre curieux en pratique, c’est également sortir un peu de notre univers habituel, explorer des domaines qui nous sont inconnus. Sur internet ou dans la vie réelle, les occasions sont nombreuses. 

Ce peut être par exemple tenter de se diriger de temps en temps vers quelque chose qui est complètement différent d’un de nos domaines de prédilection. Vous détestez le rap ? Il se trouve que votre adolescent n’écoute que cela. Pourquoi ne pas saisir cette occasion pour découvrir un autre registre musical ? Vous pourriez vous laisser surprendre par une chanson et même un artiste que vous aimez, tout en étant exemple d’ouverture pour votre enfant et créateur d’un temps de qualité avec lui.

Pour les couples, les professionnels de la relation conjugale montrent qu’un couple curieux est généralement un couple heureux. Ainsi, le couple renforcera plus sa relation en découvrant ensemble des nouvelles activités plutôt qu’avec des activités plaisantes mais familières. 

Bienfaits 

La curiosité nous amène à vivre de nouvelles expériences.

Elle nous aide à augmenter nos connaissances. Plus on est curieux, plus on connaît de choses, plus on est capable de lier des idées entre elles. 

En bref, rester curieux, c’est entretenir son cerveau, inviter l’action et l’émerveillement dans son quotidien, favoriser sa créativité et ses chances de réussite, c’est donc contribuer à son bonheur.

 

En bref

Commune à tous à la naissance, la curiosité se perd pour beaucoup d’entre nous en grandissant. Mais bonne nouvelle, elle peut se ré-apprendre ! Tant mieux car la curiosité est un outil précieux : elle nous fait avancer sur notre chemin de vie, elle nous invite à pousser nos limites et voir plus loin, elle est le garant d’une vie riche, active et satisfaisante. 

La curiosité n’est donc pas un défaut, mais bien une qualité à cultiver !

 

Allez hop, 2 mn pour trouver un domaine qui sort de vos habitudes ou que vous n’aimez pas a priori ! Appliquez le CQQCOQP et laissez vous surprendre par vos découvertes !

Je mets de la fantaisie dans mon quotidien

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Une image souvent utilisée pour illustrer la fantaisie est celle d’un tableau : le tableau représente notre vie et nous sommes l’artiste. En tant que peintre, nous décidons donc du cadre, de la dimension et des éléments qui vont composer notre tableau. Et bien, mettre de la fantaisie dans sa vie, c’est être comme un peintre qui met des touches de couleur sur sa toile… Un peu de blanc pour éclaircir par-ci, un peu de rose pour adoucir par-là ou bien encore un peu de rouge pour rehausser les teintes…

Nous pourrions aussi comparer la fantaisie à des exhausteurs de goûts : exhausteurs indispensables si le plat est fade, mais également utiles si le plat est simplement bon car avec quelques petites épices en plus, le plat (notre vie) pourra devenir excellent(e) !

Nos journées sont souvent constituées de faits et gestes qui s’enchaînent, sans finalement qu’on y réfléchisse trop… Des gestes en majorité peu engageants, qui génèrent peu d’émotions et peu d’intérêts… Gestes dont nous avons besoin cependant car ils constituent des repères, ils scandent notre journée et économisent l’énergie de la réflexion. Ils forment une routine, qui nous permet de nous organiser, de savoir où nous allons et procurent donc une sécurité. Comme une sorte de colonne vertébrale, la routine nous donne un réel confort. Elle  apporte l’ordre dont nous avons besoin dans notre vie.

Or, sans se lancer dans un cours de philosophie grecque, il n’y a pas de cosmos sans chaos, c’est à dire pas d’ordre sans désordre. Ces deux éléments font partie de notre histoire. L’ordre a un attrait inégalable, celui de donner de la logique, de rendre le monde prévisible et, par conséquent, plus contrôlable. Tout comme le désordre a aussi son rôle à jouer, celui de faire vivre la partie primitive de notre vie, à savoir, notre intuition, notre improvisation et notre créativité. 

Nous avons besoin d’ordre et désordre, il ne s’agit donc pas d’éliminer toute routine, mais seulement de veiller à ce que celle-ci ne finisse pas par nous enfermer, nous limiter… En bref, à éviter tout désordre ! Car si elle apporte de la sécurité, la routine crée également notre fameuse zone de confort. Et c’est justement cette zone, très confortable comme son nom l’indique, qui peut nous endormir et nous rétrécir dans le sens où elle nous ferme à l’innovation, à la différence, à l’expérimentation. Ainsi, nous pouvons avoir une journée tellement bordée que nous ne laissons plus de place à la surprise, à la spontanéité, à l’aléa… Et non seulement nous ne leur laissons plus de place, mais nous ne savons plus y faire face… Et un changement subit dans notre vie va nous déstabiliser, voire nous faire peur.

Notre routine peut même être tellement enfermante qu’elle nous empêche de voir ce qu’il y a de bien, de positif dans notre vie. Certains comparent ainsi leur vie à des vies de robot, voire de zombie et le réalisent souvent avec regret et trop tard. 

Alors, qu’attendons-nous pour inviter la fantaisie dans notre quotidien ? 

 

Changement de regard

Et si nous acceptions de temps en temps de sortir de la logique, du contrôle, voire de la raison, pour mettre un peu de désordre dans notre vie et nous offrir de nouvelles opportunités de bonheur ?

En tant que créateurs d’habitudes, nos routines sont confortables et réconfortantes. 

Or, nous l’avons vu (Bulle de Bonheur #3), nous avons tendance à résister à tout changement, même si nous avons conscience de l’intérêt d’un changement. 

C’est pour cela que mettre de la fantaisie dans sa vie peut s’avérer un programme plus difficile qu’il n’en a l’air. Trouver des excuses pour ne pas le faire demandera généralement peu d’efforts : “Je n’ai personne pour faire garder les enfants” ; “j’ai trop de travail” , “ça fonctionne comme cela, pourquoi changer ?”… Et la liste pourrait s’allonger facilement ! Les professionnels de la relation de couple rapportent d’ailleurs à ce sujet que ces excuses peuvent cacher une appréhension à se retrouver à deux. Dans certains couple en effet, quand la gestion du quotidien a pris le dessus sur la relation, l’habitude d’être ensemble s’est perdue et la crainte de ne plus savoir faire bloque les initiatives pour rompre la routine.

Mettre de la fantaisie est donc indispensable pour redonner du goût à nos relations, à nos activités, à notre boulot, à notre vie tout simplement ! 

De quoi avons-nous besoin pour faire bouger les choses ?

La fantaisie n’implique pas forcément de réaliser des choses extravagantes ou insolites, même si celles-ci peuvent apporter leur dose d’excitation et de joie.

La fantaisie renvoie à l’extra-ordinaire, dans le sens étymologique, c’est à dire qui sort de nos habitudes. C’est pourquoi la fantaisie dépendra de notre personnalité, de nos expériences… En bref, ce qui sera fantaisiste pour moi ne le sera peut-être pas du tout pour vous ! 

Pour mettre de la fantaisie dans notre vie, nous pouvons soit repérer un (ou plusieurs !) geste ou comportement routinier qui nous pèse et le remplacer par un geste inhabituel, soit oser l’imprévu et susciter notre esprit créatif par l’innovation.

Nous vous proposons quelques exemples, à vous de les adapter ou d’en créer d’autres pour pimenter votre vie !

  • Improvisez : une sortie en semaine, un dîner inédit à deux, un pique-nique surprise avec des amis… 

  • Mettez de la couleur : osez un accessoire qui change de votre tenue habituelle, un sac, un bijou, un foulard coloré… Et si vous n’osez pas le montrer, faites le pour vous avec des accessoires plus discrets (chaussettes, sous-vêtements…).

  • Rompez la routine matinale : à l’occasion, changez de chemin pour aller au bureau, prenez votre petit déjeuner dans un café, écoutez au réveil une musique qui vous met en joie au lieu de consulter les messages de votre téléphone…

  • A propos de musique, chantez à tue-tête dans votre voiture, dansez seule, avec vos enfants ou avec votre conjoint sur une musique entraînante… Le son et le mouvement sont capables de nous faire lâcher beaucoup de choses.

  • Créez des mots de passe qui vous font rire (“jesuisbelle”, “orteils”, “apoils”, “bachibouzouk”…).

  • Brisez la routine sexuelle en tentant de nouvelles choses : changez de lieu, modifiez les fréquences, les moments de la journée, lancez une invitation par écrit, changez de place dans votre lit pour une nuit…

  • Pratiquez la “pensée latérale” d’Edward de Bono. Cette forme de pensée consiste à sortir de la logique, à quitter le cheminement trop linéaire dans notre manière de penser dont l’habitude a fini par nous enfermer dans une seule manière de voir les choses. En d’autres termes, il s’agit de “désapprendre” et d’aborder une même question selon de nouveaux angles (exagérer, inverser, détourner), même s’ils peuvent nous paraître farfelus. Edward de Bono parlait de savoir penser “out of the box”, pour trouver des solutions inattendues, que nous n’aurions pas imaginer si nous étions restés dans notre logique habituelle. 

 

Bienfaits

Mettre de la fantaisie dans sa vie, c’est provoquer un sourire chez soi et encore mieux chez l’autre, c’est faire tomber les barrières que l’on s’impose.

La fantaisie développe notre créativité et permet de mieux s’adapter et de mieux apprécier les imprévus. 

Avec la fantaisie, la vie prend plus de saveur et plus de hauteur.

En bref

Mettre de la fantaisie, c’est rajouter des couleurs sur la toile de sa vie, ou ajouter ce qu’il faut à un plat pour en relever les saveurs.

Mettre de la fantaisie apporte de la légèreté, rompt la routine et développe la créativité.

Je peux mettre de la fantaisie dans ma vie personnelle, familiale, amicale et professionnelle.

 

Allez hop ! Je me lance 

 2mn pour trouver un geste ou un comportement qui me sort de mes habitudes ! Pour moi, avec mon conjoint, mes enfants et/ou mes collègues, je fais une chose différente, et j’ose faire confiance à ma créativité.

Je pardonne

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Petite précision avant de commencer : nous parlons ici du pardon, comme un processus intérieur de libération, et non du pardon, mot prononcé pour s’excuser d’offenses mineures (bousculer quelqu’un, marcher sur un pied, passer devant …).

De même, devant l’ampleur du sujet, nous avons dû faire quelques choix : nous ne traiterons donc pas du pardon à un absent (de par son décès ou son inaccessibilité), ni du pardon à soi-même (mais retenez qu’il est fondamental de savoir aussi se pardonner).

Le pardon dans la relation à l’autre

Quand nous avons blessé une personne, la seule demande de pardon ne peut suffire, car le vrai pardon est un processus à double sens. Comme en communication, il faut un émetteur et un récepteur : celui qui demande le pardon et celui qui le reçoit.

Dans cette relation duale, nous pouvons noter 2 obstacles :

  • l’égo : il peut nous empêcher de reconnaître nos propres erreurs – le pardon touche notre estime de soi. Reconnaître que nous avons fait du mal à une personne revient à accepter que nous ne sommes pas parfaits, que nous pouvons être maladroits et même méchants. 
  • le lien : le pardon est souvent plus difficile à donner aux personnes que nous aimons, notamment à notre partenaire car nous attendons de lui qu’il soit “parfait”. Lui ayant donné notre confiance, nous acceptons moins facilement ses erreurs, les blessures qu’il nous fait.

Le pardon libre 

Les injonctions comme “il faut pardonner , “on doit pardonner” peuvent donner une fausse conception du pardon, comme si le pardon était une obligation. D’ailleurs, tout est-il pardonnable ?

Quoi qu’il en soit, un pardon commandé, imposé, n’est pas un pardon : “ou bien le pardon est libre, ou bien il n’existe pas” affirme Jean Monbourquette.

A l’instar du “merci” imposé aux enfants (Bulle de Bonheur #11), le pardon, s’il revêt un côté formel et automatique, perd son objectif et ses bienfaits. 

Combien de fois avons-nous pu nous entendre dire enfant “dis pardon à ….” et finir par lâcher un “pardon” sur un ton qui en disait long sur notre véritable intention ? 

Le pardon n’est pas un mot magique qui annule tous les torts.

Ce n’est ni une formule de politesse, ni un moyen d’avoir la paix ou encore une obligation morale. 

Le pardon est un cheminement intérieur volontaire, qui contribue à augmenter notre bien-être.

Le pardon sincère 

La sincérité suppose de reconnaître la blessure de l’autre, sans jugement ni évaluation. Cette reconnaissance va passer par la description du comportement qui a causé de la souffrance. Cette description doit donc être factuelle pour éviter de tomber dans le piège de la minimisation ou de la critique. 

Pas toujours simple, surtout quand il s’agit d’accepter que notre comportement peut avoir des conséquences négatives pour la personne alors qu’il n’en aurait pas eu pour nous. Pas question donc de répondre : “moi je ne trouve pas ça vraiment grave mais je m’excuse”. 

Cela fait écho à ce que nous avions dit sur les besoins : une même situation sera vécue par chaque personne différemment en fonction de ses besoins. Les émotions ressenties seront donc elles aussi propres à chacun. 

La sincérité implique également de ne pas se trouver des excuses, de ne pas se justifier. Si vous dites : “c’est vrai que je t’ai menti et je vois que tu en as souffert. Mais tu sais, je l’ai fait pour te protéger”. Soyez-en certain, le “mais” annule toute la première partie de la phrase ! Votre demande de pardon ne pourra être entendue.

Cette sincérité est aussi importante pour la personne qui demande le pardon que pour celle qui la reçoit. Celle-ci doit également être sincère dans sa réponse.

Or, nous l’avons dit, le pardon, s’il est un immense cadeau, ne doit en aucun cas être forcé. Et de même qu’il ne doit pas être demandé à la légère, le pardon ne doit pas être accepté trop facilement ou rapidement. 

Accepter un pardon peut demander un temps de réflexion et il est important de savoir le refuser s’il ne nous répare pas, car dans le cas contraire, nous trompons le demandeur mais également nous-même.

Quand l’offense a été très grande, nous pouvons avoir besoin de temps ou de gestes concrets de réparation pour accepter une demande de pardon. Par exemple, si pendant des années, dans un couple, l’un des partenaires a dépensé l’argent commun sans compter, l’autre peut avoir besoin, avant d’accepter le pardon, d’être rassuré sur ce qui va pratiquement changer et permettre d’envisager une sécurité financière plus pérenne. 

Le but du pardon est de permettre de se sentir mieux, il est par conséquent important de valider que pour le demandeur et le receveur, la démarche répond bien à cet objectif.

Attention également aux fausses idées sur le pardon : pardonner n’est pas oublier, être faible ou se retrouver comme avant l’offense. Ce n’est pas non plus excuser l’autre ou se réconcilier.

On l’aura compris, le terme pardon ne se définit pas simplement !

Véritable cheminement, le pardon va solliciter de nombreux aspects de la personne et temps, persévérance, authenticité seront nécessaires.

Il est donc utile de reconnaître cette difficulté, et d’accepter cet état où nous ne voulons pas ou ne pouvons pas pardonner. 

Changement de regard

Et si nous voyions dans le pardon une opportunité d’être plus heureux ?

Dépasser le “pardon politesse”, le “pardon de convenance” ou ”le pardon compassion”, pour expérimenter le vrai pardon, source de libération et de paix

Alors en pratique, comment ça se passe ? 

Si la valeur thérapeutique du pardon a été longtemps ignorée par la psychologie, elle est aujourd’hui largement reconnue. Certains auteurs ont d’ailleurs même proposé un processus structuré, composé d’un nombre d’étapes plus ou moins variables, pour s’assurer d’un pardon authentique. 

Sans rentrer dans le détail de ses étapes, nous retiendrons quelques points qui nous semblent essentiels :

  • pardonner, c’est savoir écouter 

  • c’est accepter sa part de responsabilité (sans se justifier !)  

  • c’est s’ouvrir à une démarche réflexive qui invite chacun à des gestes concrets de changement.

  • pour le demandeur, c’est rester dans la demande, donc accepter que le oui ne sera pas forcément la réponse (sinon, on serait dans l’exigence) – ce pourra être un non ou un peut-être.

  • pour le receveur, pardonner, c’est renoncer clairement à d’autres attitudes face à l’offense : l’évitement (qui empêche d’exprimer sa douleur) et la vengeance. 

C’est prendre aussi le temps de reconnaître et nommer sa souffrance, et exprimer les émotions associées, comme la colère, la tristesse et la peur (cf Bulle de Bonheur #5), ou pourquoi il est impossible de pardonner sans avoir nommé ses émotions).

Bienfaits

Pardonner libère, notamment de la colère et de la souffrance. Si celles-ci s’accumulent et sont refoulées, elles vont se transformer en rancoeur ou en tristesse profonde et auront nécessairement des conséquences sur nos comportements (fuite dans le travail, isolement, écrans …), notre physique (manque de sommeil, perte d’appétit, …), notre psychisme.

Et se libérer, c’est prendre soin de ses relations. 

Si les blessures sont souvent inévitables, elles fragilisent les relations si elles ne sont pas soignées. Le pardon va permettre d’éviter l’escalade des reproches, des critiques, du mépris, des représailles … autant de tentations qui se trouvent à la portée de celui qui a été blessé. 

Pardonner, c’est se donner l’opportunité de faire évoluer nos relations et de les faire durer.

Enfin, au lieu de rester englué dans le passé, le pardon permet de se tourner vers l’avenir. Et cette ouverture à un autre possible est libératrice tant pour que celui qui a blessé que celui qui a blessé.

En bref

  • Le pardon est une démarche qui vient du fond du coeur
  • Le pardon invite à changer de comportement 
  • Le pardon libère, renforce les relations et procure paix et bonheur.

Allez hop, je me lance !

2mn pour penser à une personne qui vous a blessé et à qui vous n’arrivez pas à pardonner. Notez le nom de cette personne, les émotions que vous ressentez en évoquant la cause de l’offense. Ré-écoutez notre podcast ou relisez cet article pour choisir ensuite comment enclencher une démarche de pardon.

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Je sors de la dépendance affective

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La dépendance affective est un terme très utilisé et révélateur d’un état d’âme. Celui ou celle qui est débarrassé de cette dépendance serait-il alors un indépendant affectif ?

Pour éviter de donner l’illusion que nous pourrions ne dépendre de rien ni de personne, Bulle de Bonheur préfère utiliser le mot autonomie plutôt que celui d’indépendance.

Si l’indépendance se réfère aux autres, la notion d’autonomie renvoie au “soi” et à notre pouvoir d’agir sur notre vie, pouvoir sur nous-même qui, rappelons le, est le fil rouge de Bulle de Bonheur.

A l’instar d’Eric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle, nous définirons donc l’autonomie comme “la faculté à parcourir la vie en faisant des choix clairs et en les assumant, à avoir conscience de ses propres besoins et à savoir les satisfaire”.

Nous allons aujourd’hui parler plus spécifiquement de notre autonomie affective, c’est à dire de notre capacité à combler nous même notre besoin d’être aimé, d’être reconnu, d’être apprécié.

Or, il s’avère que nous pouvons nous retrouver dans un état où il nous est impossible d’être autonome, car au lieu de compter sur nous pour satisfaire nos besoins, nous attendons que ce soit les autres qui le fassent.

Gagner en autonomie affective, c’est par conséquent apprendre à s’aimer soi-même avant tout ; c’est prendre conscience que notre bonheur dépend de nous ; c’est arrêter de croire que l’autre a l’obligation de nous sécuriser, de nous rassurer, de combler nos manques.

Comment savoir si nous sommes dépendants ? 

Si nous cochons plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • avoir des attentes qui ne dépendent que des autres

  • ressentir un grand vide affectif

  • faire passer les besoins des autres (ou de l’autre) avant les siens

  • avoir besoin d’être utile

  • avoir toujours l’espoir de pouvoir changer l’autre

  • chercher sa propre valeur dans le regard de l’autre (être complimenté, valorisé, être validé dans nos choix). Cela va généralement avec le constat que nous ne nous aimons pas ou peu.

  • avoir peur d’être abandonné, rejeté

  • chercher (et trouver !) des excuses aux aspects négatifs de nos relations. La liste n’est bien entendu pas exhaustive, et la manifestation de ces éléments doit s’inscrire dans la durée, dans un schéma répétitif.

Cette liste peut servir cependant de point de départ pour faire un état des lieux de notre situation affective, c’est à dire pour regarder qui détient la télécommande de notre bien-être : nous ou l’autre ?

Une autre image peut être celle des piliers sur lesquels repose notre maison, c’est à dire notre vie. Si notre vie repose sur un unique pilier (mon partenaire, ma famille …), nous prenons le risque de trop solliciter ce pilier, de le fragiliser et le jour où il s’écroule, toute notre vie s’écroule avec.

Soulignons par ailleurs que la dépendance affective peut avoir lieu dans des contextes différents : en couple bien entendu (angoisse si pas de nouvelles, jalousie, attention totale pour son partenaire  …), mais aussi en famille (avec ses parents par exemple : visites ou appels pluri hebdomadaires, angoisse récurrente qu’il leur arrive un malheur …) ou en groupe (peur de déplaire, d’être exclu, …).

L’origine de notre dépendance affective se trouve dans notre passé, période pendant laquelle nous avons construit nos croyances à partir d’expériences vécues et de messages entendus. Certaines de ces expériences ont laissé des traces, appelées blessures émotionnelles par la psychologie. Ces blessures orientent notre manière de penser, de choisir et d’aborder la vie.

L’illustration courante de cette situation est celle de l’enfant qui ne s’est pas senti assez aimé et qui adulte, va attendre sans cesse que l’autre comble ce manque d’amour… C’est comme si la personne remplissait continuellement un grand panier, sans voir ou accepter qu’il était percé. Son attente est donc vaine et va l’amener à continuer à espérer et persister dans une relation qui la fait pourtant souffrir ou elle va au contraire multiplier les relations dans l’espoir qu’un partenaire réponde enfin à ses attentes.

Gagner en autonomie affective va donc consister, seul ou avec l’aide d’un thérapeuthe,  à reprendre le pouvoir sur soi, à faire confiance à sa boussole intérieure pour que notre centre d’approbation soit avant tout interne ; un chemin nécessaire pour plus de liberté et de bonheur.

Changement de regard

Gagner en autonomie renvoie à de nombreux sujets que nous avons déjà abordés avec Bulle de Bonheur : la confiance en soi, le choix du bonheur, le changement, les besoins. Cela fait écho à des sujets à venir aussi comme le pardon, les croyances ou encore l’auto-compassion.

Si le sujet peut paraître complexe, nous vous proposons juste d’en faire le point départ d’une petite auto-analyse personnelle !

Et si vous preniez quelques minutes pour faire un état de lieux de vos relations aux   autres ? Avec vos enfants, vos partenaires, vos amis : dépendant ou autonome ?

L’outil des 4 P, présenté dans Bulle de Bonheur #13 “je vis en équilibre”, peut être un outil utile pour faire un état des lieux. En cas de tendance à la dépendance affective, les P de Partenaire et de Parent seront beaucoup plus investis que les P de Privé (ce que vous faites pour vous) et de Professionnel.

Logique car pour le dépendant, le bonheur dépend essentiellement de ses relations aux autres ! Mais dangereux car comme toute dépendance, elle peut procurer certes du plaisir mais elle finit pas priver de liberté, par être source de souffrance et enfermer dans un cercle vicieux. En même temps que la relation nous détruit (plus ou moins visiblement), nous l’entretenons car nous pensons ne plus pouvoir nous en passer pour vivre.

Voici 2 exemples :

  • J’attends de la reconnaissance de mon boss. Comme je n’en ai pas, je pense que c’est parce que je dois en faire d’avantage. Je travaille plus, je m’épuise, je suis frustrée mais je continue à en faire plus … le cercle vicieux s’installe. 
  • Je veux tout le temps être avec mon conjoint. S’il fait une activité sans moi, je suis jalouse et je lui reproche de pas m’aimer assez. Et si ça recommence, je peux devenir suspicieuse, commencer à fouiller dans son cellulaire pour voir ce qu’il me cache, je deviens tyrannique et lui demande sans cesse la preuve de son amour.

Ainsi résumés, ces exemples peuvent paraître un peu caricaturaux mais ils sont bien le reflet d’un processus qui se met en place sur plusieurs années et souvent de façon insidieuse.

Parler d’autonomie affective, c’est également nous interroger sur notre rapport à la solitude.

Est-ce que nous acceptons facilement d’être seul mais aussi que les personnes que nous aimons fassent des choses sans nous ? Il est certain que pour ceux qui sont dans une dépendance affective, un travail sera nécessaire pour apprendre à apprivoiser la solitude, à y voir une opportunité pour nous aider à nous connaître et à combler nos propres besoins.

Souvenez-vous aussi que la question de notre autonomie renvoie à la question de nos attentes. Nous avons tous des attentes, mais si celles-ci ne dépendent que des autres, la déception va être grande. C’est d’ailleurs une des difficultés de certains parents d’adolescents. A une période où ils peuvent eux-même traverser une crise (dite crise de milieu de vie), ils ont besoin de se sentir aimé de leur adolescent. Or, celui-ci est justement à une période où cette dépendance affective est insupportable pour lui, car en opposition avec son besoin d’autonomie qui se développe ! Les parents qui cherchent à combler leur besoin d’amour à travers leur enfant adolescent vivent généralement une période de souffrance (mélange d’incompréhension, de déception, d’injustice, de colère…). Et sans même le vouloir, ils risquent de transmettre à leur enfant que l’amour est conditionnel, c’est à dire que l’amour vient des autres et qu’il dépend de notre façon de répondre aux attentes extérieures … N’est-ce pas un chemin glissant vers la dépendance affective ?

Bienfaits 

Gagner en autonomie c’est apprendre à prendre soin de soi. Prendre soin de ses besoins et compter sur soi pour les satisfaire. Attention, cela ne veut pas dire que se faire aider est interdit ! Cela signifie seulement que nous devons assumer notre responsabilité dans cette recherche, et non faire porter cette responsabilité aux autres.

Gagner en autonomie affective invite à mieux s’aimer soi-même, à se découvrir comme une personne remplie d’amour naturel (et non conditionnel) et libre de ses choix.

Nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises dans Bulle de Bonheur, comment donner ce que nous ne possédons pas ? Comment être aimé des autres sans s’aimer ?

En Bref

Gagner en autonomie affective,

  • c’est accepter que la télécommande de notre bonheur est uniquement entre nos mains
  • c’est apprendre que nous sommes responsables de la satisfaction de nos besoins, notamment notre besoin d’amour.
  • c’est mettre en pratique ou ré-écouter les podcasts Bulle de Bonheur !

Je me lance !

2 minutes pour vous interroger sur l’état de vos relations : en groupe, en famille, en couple, êtes-vous plutôt dépendant affectivement ou autonome ? En cas de dépendance, comment pourriez-vous reprendre la télécommande ?

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

Je vis en équilibre

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Rappelons qu’être en équilibre signifie être dans une position stable, un état de repos qui résulte de la juste proportion entre des forces opposées.

Vivre en équilibre revient donc à trouver notre centre de gravité, c’est à dire arriver à ce que la concentration de nos différentes forces nous permette d’être ancré, droit, tout en étant suffisamment souple pour pouvoir absorber des chocs physiques ou mentaux sans tomber ni rompre.

Si nous imaginons que notre vie privée et notre vie professionnelle sont 2 de ces forces, nous comprenons aisément que ces forces peuvent être d’une intensité différente, voire contraires, et qu’elles puissent nous mettre à rude épreuve pour maintenir notre équilibre.

Nous pouvons avoir l’impression que nous ne sommes jamais au bon endroit… A la maison, nous pensons au travail, et au travail nous pensons à la maison ! Et si nous arrivons à couper, nos écrans nous rappellent rapidement à l’ordre ! Difficile de créer une frontière étanche entre le professionnel et le privé avec ces moyens de communication qui nous permettent d’être connecté et joignable à tout moment.

Rajoutons à cela un petit coup de pression sociale, et nous voilà confrontées à l’image de la super woman qui doit être amante, maman, copine, entrepreneuse, cultivée et sportive de surcroît !

Trouver son équilibre, c’est aussi savoir jouer avec le temps. En famille par exemple, ce sera parvenir à doser temps pour la famille, temps pour le couple, temps pour les enfants et temps pour soi !

C’est une expression que l’on retrouve également pour les couples : “Un couple, deux forces à équilibrer” dit le psychologue Yvon Dallaire. Trouver la juste proportion entre fusion et autonomie, ou comment concilier le JE et le NOUS.

Mais vivre en équilibre ne signifie pas pour autant vivre en funambule. Il s’agit non pas d’être sur un fil où nous risquons de tomber à chaque pas, mais d’être sur nos pieds, bien ancrés sur le chemin de notre vie.

Alors, comment être bien ancré dans notre vie ?

Selon Yvon Dallaire, pour avoir une bonne stabilité, il faut être sur 4 pattes !

Quelles sont ces 4 pattes ? Ce sont les 4 P de : Privé, Professionnel, Partenaire et Parent.

Ainsi, selon le psychologue, pour s’assurer d’une vie épanouissante et équilibrée, nous devons veiller à ce que nos 4 pattes soient suffisamment bien développées.

Développer le P de Privé : nos projets, nos loisirs et nos rêves personnels. Ce domaine est lié à notre personne, dans le sens où il demande de savoir être à notre écoute, de considérer notre personne comme ce meilleur ami avec qui nous allons vivre jusqu’à la fin de nos jours, qui mérite donc qu’on prenne soin de lui !

Développer le P de Professionnel : c’est la partie de notre être qui s’épanouit dans les relations professionnelles mais également dans les activités où l’on se sent utile, où l‘on trouve sa place dans la société. Nous y allons généralement y rechercher notre indépendance financière.

Développer le P de Partenaire : ce côté de notre personne recouvre notre besoin d’aimer et d’être aimé, de partager, d’échanger, d’avoir des relations amicales, amoureuses, sexuelles. En général, nous recherchons un partenaire privilégié pour y répondre. Le couple est la forme la plus courante où se développe ce P.

Développer le P de Parent : cet aspect est nourri toutes les fois où notre altruisme s’active, pour aider, se mettre au service de ou encore protéger. Bien entendu ce rôle est pleinement rempli avec nos enfants, mais il est également actif avec des amis, nos parents ou encore du bénévolat.

Yvon Dallaire affirme que “la personne en équilibre est celle qui satisfait et développe équitablement ces 4 P”. Ainsi, si une de nos pattes est plus développée que les autres, nous serons bancals. Deux exemples sont souvent cités pour illustrer le déséquilibre : le surinvestissement dans le travail et le surinvestissement dans le rôle de mère.

Attention cependant, il n’est pas question que cet équilibre soit parfait et présent à tous les instants ! Notre équilibre va nécessairement bouger au gré des changements de notre vie. Ainsi certains évènements feront plus de place, voire toute la place, à un des P : une mission importante au bureau (Professionnel), la naissance d’un enfant (Parental) ou encore la phase amoureuse (Partenaire).

L’essentiel est que ces moments ne durent pas dans le temps, et que les raisons d’un P dominant les autres, soient connues, ponctuelles et spécifiques, sinon, harmonie et équilibre risquent fort de disparaître.

En faisant un bref focus sur la vie parentale, nous pouvons noter que les 4 P de Yvon Dallaire font écho aux différents rôles que Jacques Salomé préconise d’assurer pour que la vie de parent soit la plus équilibrée possible : chacun des parents doit être autant papa et maman (écoute, bienveillance, tendresse…) que père et mère (autorité, règles…), sans oublier d’être aussi homme/femme, conjoint/conjointe.

Pour compléter le tableau, nous pourrions rajouter une 5e fonction : celle de travailleur.

Comme un mobile, ces 4 ou 5 éléments vont évoluer autour d’un axe central, notre  “moi”.

Les éléments de ce mobile vont bouger au cours de notre vie. Quelquefois une fonction, un rôle va être plus sollicité et va faire pencher le mobile d’un côté, créant un mouvement plus ou moins fort et provoquant un déséquilibre.

Sii nous avons conscience que notre mobile peut retrouver son équilibre, que nous sommes responsables de lui redonner sa stabilité en investissant à 100% chacun de ses éléments, alors nous pourrons vivre en équilibre, heureux et épanouis.

 

En pratique

Je veille à développer chacune de mes pattes.

Bulle de Bonheur vous a déjà proposé des trucs qui pourront vous aider à y parvenir : instaurer des rituels, se connecter à l’instant présent, gérer ses priorités, identifier ses besoins, se déconnecter.

La liste est loin d’être exhaustive mais voici quelques outils supplémentaires :

– prendre conscience de son niveau d’équilibre : je dessine 4 verres (mes 4 P) et je marque un niveau sur chacun. Chaque niveau correspond au temps et à l’énergie que j’y consacre.

– créer des moments de qualité : la qualité est souvent plus importante que la quantité, et consacrer des petits moments uniquement à l’autre peut venir nourrir beaucoup de nos P. Cuisiner, jouer à un des jeux 2 minutes, se balader, regarder un film… Il y a quantité d’activités que nous pouvons faire pour instaurer de réels moments de qualité en couple, avec nos enfants, notre entourage.

– savoir dire non : aux sollicitations, au tout parfait, au tous ensemble, au tout contrôle (déléguer) !

– se ménager un espace à soi. En famille par exemple, nombreux thérapeutes préconisent que la chambre des parents soit avant tout un espace conjugal, lieu de ressourcement pour le couple, dont la porte doit rester fermée à certains moments.

En Bref

  • Vivre en équilibre, c’est s’investir pleinement dans toutes les sphère de sa vie

  • Privé, Professionnel, Partenaire et Parent sont 4 de nos sphères à équilibrer

  • Je suis responsable du maintien de mon équilibre

  • Pour cela, j’ai des outils : identifier mes besoins, gérer mes priorités, vivre l’instant présent, instaurer des rituels … et encore plein d’autres à découvrir sur Bulle de Bonheur !

Allez Hop, je me lance !

Je dessine mes 4 pattes et j’évalue objectivement leur taille, en fonction du niveau d’énergie et du temps que je consacre à chacune. S’il y a déséquilibre, je choisis au moins un outil pour y remédier.

J’identifie mes besoins

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Peut-être avez-vous entendu parler du lien entre émotions et besoins ?

Ce lien a été notamment développé par le psychologue Marshall B. Rosenberg, auteur d’un processus de communication spécifique pour développer la relation à soi, à l’autre et à la vie, appelé Communication Non Violente (CNV).

C’est ce processus que Bulle de Bonheur a choisi comme prisme pour partager avec vous l’importance de savoir identifier nos besoins.

Les émotions sont des messages envoyés par le cerveau (Bulle de Bonheur #5 je nomme mes émotions), qui nous informent sur l’état de notre bien-être.

Et bien, pour la CNV,  ces messages viennent nous dire qu’un besoin est satisfait (émotion agréable) ou pas satisfait (émotion désagréable).

Ainsi, si mon conjoint me fait un compliment sur la façon dont je suis habillée, je ressens de la joie parce que mon besoin d’appréciation ou de reconnaissance est satisfait.

A l’inverse, si je sors d’une réunion que j’ai trouvé confuse et trop longue, je suis énervée, déçue, car mon besoin de clarté ou de cohérence n’a pas été satisfait.

Identifier ses besoins est la 3e composante du processus de Communication Non Violente : après avoir observé (et non évalué) la situation puis nommé les émotions ressenties, le travail de prise de conscience et de verbalisation des besoins peut se faire.

C’est un axe de travail essentiel pour gérer ses émotions.

Ce travail nous invite à nous recentrer sur nous-même, et évite la tendance naturelle à accuser les autres de notre mal-être. En effet, ce sont nos besoins qui vont généralement colorer notre vision des choses. Ainsi, en fonction des personnes, un même événement ne sera pas vécu de la même façon car ces personnes ont des besoins différents. 

Prenons l’exemple de la réunion évoquée plus haut, il est fort probable que ma déception ne soit pas partagée par tous mes collègues et que j’en entende même certains faire part de leur satisfaction car cette réunion aura répondu à leurs attentes. Au lieu donc de reporter la responsabilité de ma colère sur l’incompétence de l’animateur de la réunion, je la relie à mes besoins non nourris et donc assume la responsabilité de mes émotions.

Ce travail d’écoute de soi et de recentrage peut entraîner des difficultés en pratique.

En effet, nous avons pu avoir une éducation où l’observation et l’écoute de soi étaient absentes, voire interdites : “Arrête de te regarder le nombril !”

Pudeur ? Crainte que nous devenions égocentriques ou faibles ? Nos éducateurs avaient sans doute leurs raisons.

Pourtant, cette croyance, encore assez répandue, est aujourd’hui démentie par de nombreuses études qui ont pu démontrer que le regard sur soi ne nous enfermait pas sur nous-même. Mieux comprendre ses besoins permet au contraire de mieux comprendre les besoins des autres… donc favorise des relations plus ajustées, plus authentiques et satisfaisantes.

L’observation du comportement humain a montré aussi depuis longtemps que consciemment ou non, l’homme cherche à combler ses besoins fondamentaux.

Changement de regard

 

Et si nous regardions nos besoins comme de précieux alliés sur le chemin du bonheur ?

Identifier ses besoins pour un mieux-être personnel, qui profite aussi à notre entourage.

Mais comment identifier nos besoins ?

De nombreux auteurs ont abordé cette notion de besoin. Abraham Maslow est un des premiers à avoir travaillé sur le sujet. Ses travaux ont abouti en 1954 à une classification des besoins, qui a fait par la suite l’objet d’une représentation graphique, connue aujourd’hui sous le nom de “Pyramide de Maslow”.

5 grandes catégories de besoins y sont répertoriées :

  • besoins physiologiques (respirer, manger, dormir…)

  • besoin de sécurité (santé, emploi…)

  • besoin d’appartenance (amour, relations…)

  • besoin d’estime (reconnaissance, confiance…)

  • besoin d’accomplissement (épanouissement, réalisation…)

Cette pyramide a malheureusement fait l’objet d’interprétations quelque peu dogmatiques et certains ont pensé que Maslow établissait une hiérarchie stricte entre les différents besoins, c’est à dire que pour parvenir au besoin supérieur (par exemple le besoin d’appartenance), il fallait avoir satisfait le besoin précédent (dans cet exemple, le besoin de sécurité). Or, il s’avère que cette interprétation est un peu éloignée de la pensée de Maslow. Mais quelles que soient les erreurs d’interprétation de cette pyramide, Maslow a permis de donner des clés de compréhension du comportement des personnes et d’identifier les besoins humains fondamentaux.

En pratique, ces besoins seront nourris et satisfaits, de façons plus ou moins simultanée et dans des proportions propres à chacun.

Le stade de développement de la personne par exemple (bébé, enfant, adolescent, adulte) jouera un grand rôle dans la priorité donnée à la satisfaction de ces différents besoins (vous imaginez bien que l’adolescent ne va pas donner la même priorité à son besoin de liberté et de sécurité, que son parent !!).

Avoir conscience que les besoins fondamentaux humains sont identiques mais se présentent rarement dans le même ordre de priorité permet d’éviter de nombreux conflits.

Bienfaits

Connaître ses besoins fondamentaux va donc permettre d’être plus heureux, car connaître nos besoins nous amène à nous connecter à nos valeurs. Or selon la définition du bonheur choisie par Bulle de Bonheur (Bulle de Bonheur #1), le bonheur est justement cet état de bien-être profond, procuré par le fait d’être en accord avec nos valeurs.

En dehors des besoins dits de survie (nourriture, logement, hygiène …), les besoins fondamentaux recherchés le plus couramment sont l’écoute, l’amour, la reconnaissance, le respect, le partage, la responsabilité, le bien-être… Ne reconnaît-on pas là les valeurs prônées par le mieux-vivre ensemble ?

Quoiqu’il en soit, les valeurs nous invitent à nous interroger sur ce qu’il y a de plus important pour nous, à ce que nous souhaiterions atteindre comme idéal.

Et cette connexion avec nos valeurs va nous aider à différencier nos envies de nos vrais besoins.

Contrairement au besoin en effet, l’envie est éphémère, liée à l’avoir et au plaisir, et souvent infinie. Il est important d’avoir des désirs, mais comme ils ne sont pas nécessaires, il est aussi important de savoir faire le tri, car ils pourraient nous emmener dans une quête épuisante, sans fin et peu satisfaisante.

J’ai envie ou j’ai besoin ? Pas simple de répondre ! D’autant que nous pouvons avoir besoin et envie (j’ai soif et j’ai envie d’un jus de pomme), avoir besoin sans avoir envie (m’arrêter de fumer) ou encore avoir envie sans avoir besoin (j’ai envie de ce gâteau alors que je n’ai pas faim) !

En plus, la mauvaise utilisation de notre langue ne nous aide pas ! Combien de fois on peut dire ou entendre : “J’ai besoin d’un Coca”, “ J’ai besoin de vacances”, “J’ai besoin d’aller faire un tour dehors”…

En CNV, il est proposé une distinction intéressante entre la stratégie employée pour satisfaire un besoin et le besoin véritable à nourrir. Par exemple, si je dis : “J’ai absolument besoin d’aller faire un tour dehors”, la CNV nous invite à aller chercher ce qu’il y a derrière cette action : besoin de liberté ? Besoin de calme ? D’exercice ? Selon cette approche, “aller dehors” n’est qu’un moyen (une stratégie) pour satisfaire notre besoin.

Le problème est que nous confondons souvent stratégie et besoin. Nous pensons de ce fait que notre envie d’action est un besoin et que c’est la seule action possible. L’intérêt de la CNV est de montrer qu’il y a de nombreuses stratégies pour satisfaire un besoin. Si le besoin n’est pas négociable et ne dépend que de nous, la stratégie est en revanche une action négociable, qui pourra se co-construire en accord avec notre entourage.

En pratique

Dans une situation donnée, je fais un court arrêt sur image :

Que dit mon corps ?

Quel besoin n’est pas satisfait ? S’il y en a plusieurs, quel est le plus important ?

Quel moyen je mets en place pour le satisfaire ?

Prenons un exemple assez courant de situation qui peut générer des émotions désagréables : le rangement à la maison !!

Quand je rentre du boulot et que je vois une fois de plus les chaussures des enfants jetées en vrac dans l’entrée, je me tends immédiatement, j’ai la respiration qui s’accélère et une vague de colère m’envahit. Quel est mon besoin ? Besoin d’ordre ? Oui, mais derrière je sens aussi un besoin de respect. Et puis, si je vais plus loin, je découvre que mon besoin profond est un besoin de paix. Est-ce que mon entrée rangée va le satisfaire ? A moi de trouver les moyens pertinents pour y répondre !

Et oui, identifier ses besoins est une chose, les satisfaire en est une autre !

Comment les satisfaire ? Ce pourrait être l’objet d’un podcast entier et cela le sera !

Notons juste qu’en plus des stratégies dont nous avons parlées, savoir demander à notre entourage de l’aide peut être bien utile !

Ainsi, au lieu d’attendre en vain que notre adolescent se lève spontanément du canapé pour nous aider à décharger les courses, exprimons-nous : “Je suis très chargée, j’ai besoin d’aide pour mettre les courses dans la cuisine, merci !”.

Si vous avez besoin de savoir ce que votre patron pense de votre travail, demandez un rdv pour lui dire que vous souhaitez avoir son avis sur les derniers dossiers terminés.

N’attendez pas qu’on devine vos besoins, vous risquez fort d’être très déçus !

Pensez aussi à la façon dont vous vous exprimez : prenez l’habitude de formuler votre besoin avec la phrase “j’ai besoin DE” et non “j’ai besoin QUE” (le que va renvoyer à l’autre nécessairement) : j’ai besoin d’aide, de soutien, de calme … (savoir faire une demande est essentiel, Bulle de Bonheur y reviendra !).

En bref

  • Identifier mes besoins est une des clés du bonheur

  • Les émotions sont de précieux alliés pour identifier mes besoins

  • Les besoins fondamentaux sont communs aux humains mais se présentent rarement dans le même ordre de priorité pour chacun

  • Un besoin ne dépend pas des autres, il ne dépend que de moi

  • J’exprime mon besoin en disant :” J’ai besoin DE …”

Je me lance !

2 minutes pour identifier un de vos besoins et la façon dont vous le nourrissez ou dont vous pourriez le nourrir !

Je dis 3 Mercis par jour

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MERCI : 5 lettres, 2 syllabes… Un petit mot qui a un pouvoir fou !

Avant de voir pourquoi et comment ce petit mot peut nous conduire sur le chemin du bonheur, arrêtons-nous juste quelques instants sur son étymologie ! Rien de tel pour cela que de se plonger dans le livre de Claude Duneton “La puce à l’oreille”, anthologie passionnante des expressions populaires et de leurs origines. L’auteur nous apprend ainsi que le mot merci vient du latin merces, qui signifie salaire, puis plus tard prix. Merci renvoie originellement à l’idée d’un «marché» passé entre deux individus, puis celle «d’une faveur que l’on accorde à quelqu’un en l’épargnant». Merci était un mot féminin : être à la merci de quelqu’un, obtenir la merci d’une personne. Ce n’est qu’au Moyen-Age, suite à une erreur de traduction, que le mot devient masculin.

Aujourd’hui, le sens féminin est peu utilisé et la définition largement répandue du mot merci est celle de remerciement.

L’origine du mot merci est peut-être une explication à la difficulté de certaines personnes à dire merci. Comme si merci rappelait cette idée de “marché” entre deux personnes et donc de don/contre-don : “si je te dis merci, je te dois quelque chose en retour”. Il y aurait alors confusion avec l’idée que remercier nous placerait dans une situation de redevance, de dépendance, voire de soumission.

Si nous avons du mal à dire merci, demandons-nous également si de notre côté, nous acceptons facilement d’être remerciés… Pas simple en effet d’appliquer aux autres ce qu’on ne peut pas s’appliquer à soi-même ! Est-ce que mon premier réflexe est de répondre à un merci : “c’est normal” ou “ de rien” ? Est-ce que je suis gêné quand on me dit merci ? Ai-je du mal à accueillir simplement ce petit mot ?

Qu’il soit plus ou moins facile à prononcer ou à recevoir, il est certain que dans sa signification courante, ce petit mot est avant tout un marqueur de politesse. Mais à n’y voir qu’une règle conventionnelle, on passe à côté du sens et du pouvoir de ce mot. C’est d’ailleurs sans doute pour cela que certains enfants rechignent à dire “merci”. Ils ont souvent l’impression qu’on les « oblige » à dire merci et n’y voient qu’une contrainte de plus dans le nombre de règles qui leur sont imposées. Nous avons tous été témoins d’un parent, ou nous avons peut-être même été ce parent là, essayant désespérément de faire dire « merci » à son enfant !

Dire merci est pourtant bien plus qu’un geste conventionnel. Dire merci induit en effet que l’on reconnaît notre environnement, et notamment les personnes qui nous entourent. Il nous connecte à l’extérieur. L’enfant apprend ainsi à dépasser son « moi tout-puissant » et à inclure l’autre dans son monde auto-centré. C’est donc une étape essentielle dans la construction de sa personnalité.

Changement de regard

Un signe de politesse, souvent dit par automatisme, sans intention, perd de son sens. Et si nous regardions plutôt le mot merci comme le mot-clé d’un art de vivre ?

La fête de Thanksgiving est une belle illustration de l’importance donnée au merci. Célébrée principalement au Canada au mois d’octobre et aux Etats-Unis au mois de novembre, les origines de cette fête sont un peu oubliées aujourd’hui (les récoltes au Canada, l’aide des indiens aux USA), mais il n’en reste pas moins que ce jour est devenu un rituel annuel important, qui offre l’opportunité de remercier pour ce qu’on a reçu.

Remis en avant aujourd’hui par le courant de la psychologie positive, et notamment son travail sur le pouvoir de la gratitude, savoir dire merci se révèle comme une des voies qui facilite notre cheminement vers le bonheur.

Rappelons cependant que pour que notre merci ait du sens, il a besoin d’être sincère.

Pour qu’il le soit, pensons au ton de notre voix, à notre attitude (regarder la personne, peut-être même avoir un léger contact avec elle), à la précision de nos mots (par exemple : merci de m’avoir écouté) et à l’honnêteté de notre message (dire ce qu’on pense réellement… et non pas dire pour faire plaisir à l’autre ou pire, pour le flatter et espérer obtenir un avantage derrière).

Cette règle de sincérité est bien sûr aussi valable quand ce merci s’adresse à nous-même.

Car merci peut se dire à des proches, à des inconnus et également à soi-même. Il peut aussi se dire à la nature, à la vie : merci de m’avoir rendu ce service, merci d’être en vie, merci pour ce beau soleil, merci au chauffeur de bus qui m’a souri quand je suis montée.

Nous pouvons profiter d’événements particuliers pour dire merci : la fête des mères, des pères, les anniversaires de nos enfants, de nos amis, les entretiens annuels professionnels sont autant d’opportunités pour faire prendre conscience aux personnes qui nous entourent du rôle positif qu’elles ont joué ou qu’elles jouent dans notre vie.

Mais dire merci peut se faire aussi sans prétexte, comme une simple reconnaissance spontanée à la vie, à l’univers.

Bienfaits

Le bénéfice dans les relations sociales a été mesuré par des études scientifiques : dire merci renforce les liens.

En effet, comme nous l’avons mentionné, dire merci suppose une attention à soi,  à l’autre, une ouverture et une connexion au monde.

Le mot merci vient alors exprimer la reconnaissance de ce qu’une personne ou notre environnement a fait pour nous : un geste, un service, un cadeau, le fait d’être présent, d’exister. Or la reconnaissance est un besoin humain fondamental. Satisfaire ce besoin procure donc un bien-être immédiat, et renforce la qualité des relations. Et si on en croit les personnes qui pratiquent régulièrement la “merci attitude”, un cercle vertueux se construit : à notre tour, nous sommes remerciés et notre besoin de reconnaissance est nourri. Nos relations s’enrichissent, et notre moral se dope ! Comme le confirme la psychologue Rebecca Shankland : “plus nous savons dire merci aux autres, à la vie qui nous gâte, moins nous nous sentons déprimés”.

L’avantage aussi, c’est que ce regard sur ce qui nous entoure nous aide à nous centrer sur ce que nous avons, plutôt que focaliser sur ce que nous n’avons pas. Et comme toute nouvelle pratique, elle aura des effets incroyables dans le temps : au départ, il est probable que nous remerciions pour des choses importantes, mais ensuite, dire merci va être naturel, il va s’appliquer à de toutes petites choses et notre acuité visuelle, auditive, relationnelle va se développer. Nous allons prêter attention à des détails de notre quotidien que nous ne voyions plus (ma fille qui se lève toujours de bonne humeur, le chant d’un oiseau matinal, mon collègue fidèle…) et vraiment voir le monde sous un oeil différent !

Bonne nouvelle aussi pour faciliter la mise en pratique : il n’y a pas de « bon » moment pour dire merci ! Alors, n’attendez pas, un merci peut se dire n’importe quand !

En bref

Un merci doit être sincère, descriptif (merci pour…, merci de…) et en concordance avec mon langage corporel.

Dire merci génère du positif et du bonheur, pour soi et pour les autres.

Apprendre à dire merci plus souvent donne tout leur sens aux choses simples de la vie, met en valeur ce qui va bien et mérite d’être apprécié.

En pratique

2 minutes pour penser à 3 mercis : 1 merci à vous-même, 1 merci à un de vos proches, et 1 merci à votre environnement !

Je gère mes priorités

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Nous pouvons rapidement nous laisser happer par le tourbillon de notre vie, mettre de l’énergie dans des choses qui n’en valent pas la peine et même passer à côté de ce qui compte le plus pour nous.

Et quand on s’en rend compte, souvent on s’en veut : “Mais pourquoi j’ai passé autant de temps à faire ça ?” , “Quelle perte de temps !” , “ Si j’avais su…”

La métaphore des cailloux illustre bien cette difficulté. Vous l’avez peut-être déjà entendue ou même vue sur YouTube car cette métaphore puissante a été beaucoup diffusée après qu’un célébre professeur l’ait utilisée lors d’une formation auprès de hauts cadres d’entreprises nord-américaines.

L’histoire est la suivante : le professeur prend un gros bocal de verre et le remplit à ras bord avec de gros cailloux de la taille d’une balle de tennis. Puis il demande à son public : “est-ce que ce bocal est plein ?”. Tout le monde répond par l’affirmative. Le professeur propose de vérifier.

Il sort alors un sac contenant des graviers et le verse dans le bocal.  Les graviers se faufilent entre les cailloux et remplissent le bocal. A nouveau, il pose la question : “est-ce que le bocal est plein maintenant ?”.

Puis, il renouvelle l’expérience avec un sac de sable, et enfin une bouteille d’eau.

Le bocal en verre représente notre vie : les gros cailloux désignent ce qui est le plus important pour nous, les graviers sont les éléments moins importants mais qui ont quand même une certaine valeur, le sable et l’eau illustrent tout le reste, souvent insignifiant mais qu’on a pourtant tendance à faire passer en premier. Ainsi, il n’est pas rare de réaliser que sa journée a été bien remplie de sable et d’eau, de quelques graviers mais qu’il n’y a plus de place pour nos gros cailloux !

Et pourtant, n’est-il pas nécessaire de donner la priorité à ce qui est essentiel pour notre bonheur ?

Mais savons-nous vraiment ce qui est le plus important pour nous ? Quels sont nos gros cailloux ?

Notre santé ? Notre famille ? Nos amis ? Apprendre ? Avoir des projets ? Défendre une cause ?… Nos cailloux peuvent être très variés et il n’est pas toujours facile de savoir les identifier.

Or connaître nos cailloux est une étape indispensable pour savoir gérer au mieux nos priorités.

Au lieu de nous laisser entraîner par le flux intense de nos journées, voire de nous laisser submerger, nous pouvons décider de la façon dont nous allons nager sur le courant de notre vie, le type de nage que nous allons pratiquer et peut-être même la direction que nous allons prendre. Accélérer avec du crawl, se reposer en faisant la planche, avancer mais de temps en temps tenter un virage. Bref, profiter de la portance de l’eau tout en maîtrisant certains éléments, c’est à dire en établissant certaines priorités.

2 outils peuvent nous aider à mieux définir nos priorités.

Le 1er, est “la balance je dois / je peux / j’ai envie”. Nous ne pouvons pas, bien entendu, échapper à certaines obligations, mais souvent, nous oublions de nous interroger sur le sens et l’intérêt de certaines de nos actions et nous pouvons nous retrouver uniquement dans le devoir.

Abuser des “il faut / je dois” peut fausser notre ordre des priorités et apporter une certaine lourdeur dans notre vie.

Essayez donc de jouer plus régulièrement avec ces 3 questions : est ce que je dois le faire ? Est ce que je peux le faire ? Est-ce que j’ai envie de le faire ? Ces interrogations sont une excellente façon de reprendre le pouvoir sur notre vie, de l’agir au lieu de la subir, et de décider ce qui est important pour nous.

Cela me fait penser à la façon dont une de mes amies gérait son cancer. Elle me disait : “tu vois, les séances de chimio, je