Je montre ma vulnérabilité - 2 minutes de bonheur

Je montre ma vulnérabilité

2 minutes de bonheur vulnérabilité
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Nous voulions vous partager aujourd’hui les recherches effectuées par Brene Brown, travailleuse sociale et chercheuse américaine. Vous en avez d’ailleurs peut-être déjà entendu parler car son livre et sonTED Talk sur “le pouvoir de la vulnérabilité” sont devenus très populaires. Ce que nous avons aimé dans l’approche de cette femme, c’est son humilité, son honnêteté et son humour. Elle parle ainsi librement du combat qu’elle a longtemps mené pendant son étude sur les relations humaines, prise en tension entre son besoin de contrôler et de prévoir et la nécessité de savoir lâcher prise et de se laisser surprendre. Dans son TED Talk, elle raconte avec beaucoup d’humour comment il lui a fallu faire face à l’incertitude, l’inconfort et la remise en question pour accepter que tout ne pouvait pas s’expliquer par des théories, des règles immuables, des prédictions. Ainsi, d’un travail qu’elle pensait mener en quelques mois, elle a mis 12 ans pour arriver à des conclusions satisfaisantes pour elle !

La vulnérabilité est une force

Le mythe culturel selon lequel la vulnérabilité serait une preuve de faiblesse, est une grande erreur. Comment Brene Brown est-elle arrivée à cette conclusion ?

Partant du principe que les relations humaines sont la raison de notre présence sur Terre, elle a d’abord étudié ce qui constituait notre capacité d’être en relation. Elle s’est pour cela attachée à notre besoin fondamental d’amour et d’appartenance, et a analysé des milliers d’études, d’entretiens, de récits.
Sa première surprise a été de réaliser que chaque fois qu’elle interrogeait les personnes sur l’amour, celles-ci lui parlaient de souffrance ; quand elle leur demandait de parler d’appartenance, elles lui parlaient d’exclusion et quand elle abordait le sujet de la connexion, les réponses concernaient l’isolement ! En tant que chercheuse, il lui fallait comprendre pourquoi les personnes réagissaient ainsi à ses questions.

Grâce à plusieurs études, elle a mis en évidence que ces réactions provenaient du fait que toute personne a en elle un sentiment de honte, sentiment qu’elle définit comme la peur de l’isolement (dans le sens de ne pas être en relation). Chacun de nous est ainsi plus ou moins tiraillé par la question suivante : “est-ce qu’il y a quelque chose que les gens vont voir ou savoir à propos de moi, et qui ferait que je ne mériterais pas d’être en relation avec eux ?”. D’où la peur de “ne pas être assez” : pas assez bonne, pas assez mince, pas assez intelligente, pas assez reconnue… 

Pour Brene Brown, tout être humain ressent cette crainte, en revanche, beaucoup ne veulent pas en parler, comme si moins on en parlait, moins on allait la ressentir !
Or nous l’avons vu à propos des émotions (Bulle de Bonheur #5), il est impossible de faire le tri de nos émotions et de décider que nous allons en ressentir certaines et pas d’autres ! L’inconvénient en plus de ce mode de fonctionnement est de se couper d’autres émotions. Brene Brown parle ainsi de notre tendance à anesthésier nos émotions désagréables et des conséquences néfastes que cela provoque. Nous avons tous besoin, dit-elle, d’un profond sentiment d’amour et d’appartenance. Nous sommes biologiquement, cognitivement, physiquement et spirituellement câblés pour aimer, être aimés et appartenir à une communauté. Quand ces besoins ne sont pas satisfaits, nous ne fonctionnons pas comme prévu. Nous nous brisons. Nous nous engourdissons. Nous avons mal. Nous blessons les autres. Nous tombons malade.”

Dans sa volonté de comprendre pourquoi nous nous comportons ainsi, Brene Brown découvre que la cause réside dans notre refus de faire face à notre vulnérabilité. Nous évitons de nous montrer tel que nous sommes vraiment.

Comment se manifeste notre vulnérabilité ?

Quand Brene Brown interroge les personnes pour savoir quand elles se sentent vulnérables, les réponses sont très variées : en demandant de l’aide, en initiant la relation sexuelle, en invitant une personne à sortir, en attendant un résultat d’analyses médicales, en craignant d’être licencié, d’être rejeté… 
La vulnérabilité est donc en lien avec le monde émotionnel, elle est d’ailleurs souvent associée à des émotions désagréables comme la tristesse, la peur, la déception.

Si on regarde la définition de la vulnérabilité, on peut lire “susceptible d’être touché, blessé, d’un point de vue moral ou physique ».
Confondue couramment avec la fragilité et la précarité, la vulnérabilité s’en différencie par le fait qu’elle appartient au caractère essentiel de la condition humaine. Il est donc nécessaire d’être conscient de notre vulnérabilité pour pouvoir en faire une force au lieu de chercher à la nier ou la cacher.

Qu’est-ce qui nous permet de faire face à notre vulnérabilité ?

Lors de ses années d’études, la chercheuse américaine parvient à identifier 2 groupes de personnes : “les personnes sans réserves” et les autres. Les premières sont des personnes qui reconnaissent leur valeur, c’est à dire qui ont un fort sentiment d’amour et d’appartenance et croient qu’elles méritent d’être aimées et d’appartenir à une communauté. Les secondes sont les personnes qui se demandent en permanence si elles le méritent.
Poussant plus loin ses recherches, elle met en évidence 2 éléments qui différencient ces 2 groupes :

  • le premier élément est le courage. Le courage, dans le sens de sa définition originelle, c’est à dire la capacité de “raconter qui nous sommes de tout notre coeur”. Il s’agit donc du courage de reconnaître notre imperfection. Cette authenticité est pour Brene Brown “le noyau dur” de la qualité des relations aux autres.
  • le deuxième élément est la capacité d’adopter notre vulnérabilité, c’est à dire d’intégrer que “ce qui me rend vulnérable me rend également beau”. Cela peut être source d’inconfort, mais le gage de relations authentiques et épanouissantes passe par la volonté d’accepter de faire quelque chose sans garantie du résultat, que ce soit dans le domaine professionnel (entreprendre un projet par exemple) ou personnel (s’engager dans une relation).

La conclusion de ses recherches est claire : “j’ai appris que les hommes et les femmes qui vivent une vie sans réserve s’autorisent vraiment à s’adoucir par la joie et le bonheur. Ils se laissent expérimenter.”

Comment cela se passe en pratique ?

Se montrer tel que nous sommes, c’est accepter de se montrer, profondément, vulnérable, c’est donc :

  • aimer de tout notre coeur même sans garantie
  • pratiquer la joie et la gratitude (Bulle de Bonheur #9 et 20)
  • être convaincu que nous sommes bien comme nous sommes
  • identifier ses points de vulnérabilité, et oser les montrer (oser le courage)
  • arrêter de vouloir rendre certain ce qui est incertain (accepter l’incertitude, le risque).
  • stopper notre course à la perfection. Attitude dont nous devons être particulièrement vigilants avec nos enfants : notre rôle de parents est en effet de les révéler à leur vulnérabilité tout en leur assurant qu’ils méritent d’être aimés et d’être parmi nous.

Nous le voyons, la vulnérabilité renvoie également à notre capacité à accepter nos erreurs (Bulle de Bonheur #34), à notre capacité à lâcher prise (Bulle de Bonheur #21), à adapter notre niveau d’exigence mais aussi notre faculté à faire preuve de bienveillance à l’égard de nous-mêmes, puis à l’égard des autres (Bulle de Bonheur #39).

Cela peut vous paraître surprenant, contradictoire, exigeant et pourtant, comme l’affirme Brene Brown, la vulnérabilité est au coeur de la relation, elle est “le terreau de l’amour, de l’intimité, de la joie, du courage, de l’empathie et de la créativité.

En bref

  • La vulnérabilité est une caractéristique de l’être humain.
  • Elle n’est pas faiblesse mais au contraire courage et force de vie.
  • Elle permet d’être plus authentique, renforce notre besoin d’amour et d’appartenance et libère la joie.
  • Nous montrer tel que nous sommes, c’est être vivant.

Allez hop, je me lance !

2mn pour penser à une situation où vous vous sentez vulnérable.

Demandez-vous ce qui se passe pour vous dans cette situation et ce que vous ressentez. Et écoutez votre peur, votre honte, elles sont là pour vous indiquer une limite ou un besoin à satisfaire et donc vous aider à mieux vous connecter à vous-même.

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