Podcast #96 - Parler d'affectivité avec son enfant - 2 minutes de bonheur

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Parler d’affectivité avec son enfant

Parler d'affectivité avec son enfant

Lorsqu’un enfant pose des questions, ce n’est pas le moment de se défiler ! Et pourtant, parler d’affectivité avec son enfant fait partie de la vie. Il ne devrait pas être un sujet plus difficile que la mort, la religion, le racisme…Alors comment faire ?

Parler d’affectivité avec son enfant est bien nécessaire

Parler d’affectivité et de sexualité avec son enfant est bien nécessaire et pour plusieurs raisons :

Le sexe fait partie de la vie

Normalement, il ne devrait pas être un sujet plus difficile que la mort, la religion, le racisme… 

D’ailleurs, quand on est parent on veut le meilleur et malgré ça, on est freiné car, 

  • on a peur d’être maladroit « que faut-il dire »
  • on a Peur de ne pas trouver les mots « quand le dire »
  • on a Peur de ne pas être experts « comment le dire » 

et pourtant les enfants ont besoin des paroles d’adulte pour se comprendre et comprendre comment fonctionne leur corps

Un moyen pour les éloigner du porno

Même petits, les enfants sont exposés quotidiennement à des messages sexuels : publicités, film, sans être réellement informés.

Au début de l’école, les enfants sont encore un peu épargné par le sujet. Cependant, il est bon déjà de les informer sur la beauté de leur corps afin qu’ils aient les armes pour se protéger quand ils seront confrontés à des images malveillantes.  

Bien sûr,  le contrôle parental existe, malheureusement, il est rarement suffisant. Vous imaginez qu’il regarde Pocahontas sur un site de streaming, avant de voir la belle indienne, probablement qu’il verra des pub pornographiques. De plus, l’enfant, n’est pas non plus à l’abri d’un camarade de classe qui a été exposé à des images et qui va les raconter. Ou encore d’un grand frère ou d’une grande sœur qui va lui proposer de regarder quelques images amusantes…

Le poids des mots et des images

Un médecin à Harvard, Mark Schuster dit. «Quand les parents attendent le bon moment pour parler de sexualité à leurs enfants, le bon moment est loin derrière ».

Une autre étude dit qu’un enfant qui a eu un discours à la maison sur la sexualité aura sa première relation sexuelle plus tardivement, sera plus sélectif sur le choix de son partenaire et se protégera mieux. 

Donc 2 phrases à retenir. « Celui qui ne sait pas va voir » et « le 1er qui parle marque des points »

La métaphore de la cire et de l’eau chaude

La métaphore de la cire et de l’eau chaude illustre bien l’importance de parler tôt aux enfants.

 « Imaginez un récipient contenant une épaisse couche de cire froide, durcie, dont la surface est tout à fait plate et lisse. Ensuite, vous prenez un pot rempli d’eau chaude et vous en répandez un peu sur la cire. Alors, l’eau peut librement glisser où elle veut sur cette surface vierge. Mais, étant chaude, à peine entre-t-elle en contact avec la cire, l’eau fait fondre le dessus, y imprimant une empreinte peu profonde, comme un skieur dans de la neige poudreuse. Désormais, la cire présente un léger creux, l’eau chaude ayant tracé un chemin pareil au lit d’une rivière. 

Si, maintenant, vous répandez à nouveau un peu d’eau chaude dans le même récipient, que va-t-il se produire ? Où l’eau tombe-t-elle en premier ? Comme elle est moins libre que la première fois, l’eau va rejoindre la trace antérieure. Ainsi, cette trace va dès lors guider son écoulement et s’approfondir un peu. Plus vous versez d’eau, plus la même trace se creuse encore davantage, ne permettant plus à l’eau d’emprunter un autre chemin que celui déjà tracé. »

Orienter son discours sur le beau

Cette métaphore pour illustre combien la première empreinte laisse des traces. Je vous laisse imaginer quand le premier contact avec la sexualité est choquant. Alors, quelle empreinte aura le jeune ? Certes la résilience de l’homme est grande cf podcast #65. Cependant, changer un cours d’eau est mal aisé et encore moins quand il est rivière ou fleuve…

Donc, les mots que vous utilisez vous parents, grands-parents, vont laisser une impression à l’enfant. Si le discours est orienté vers le beau, le grand, l’émerveillement, alors, quand l’enfant sera en contact avec la pornographie où des discours crus, il aura au fond de lui-même une force. De ce fait, il se souviendra des mots entendus. Il se rappellera que l’amour ce n’est pas sale, berk, écoeurant, dégoûtant… 

Parler d’affectivité avec son enfant, c’est lui apprendre à connaître son corps

Pensez-vous qu’il est possible d’élever et d’aider son enfant à bien se servir de sa tête sans lui apprendre à connaître son corps ?

Alors au placard, les « Je ne suis pas à la hauteur », « Je suis incapable d’en parler »

Avant tout, prenez confiance dans vos capacités Cf podcast # 6 je me fais confiance. Vos talents sont beaucoup plus nombreux que vous ne l’imaginez.

Pour sortir de la gêne, dites-vous que la sexualité infantile revêt des aspects différents de la sexualité adulte. L’enfant est animé d’une volonté de séduire, d’être aimé. D’ailleurs, il est nourri autant de contes que d’explications scientifiques. En fait, son imagination déborde et son identité sexuelle se cherche. Alors qu’à partir de l’adolescence la séduction va passer par l’érotisme (1er baisers, caresse, rapport sexuel). L’enfant aura une représentation juste et claire de la sexualité seulement à la puberté.

L’éducation silencieuse construit la sexualité de l’enfant

L’éducation silencieuse est l’éducation des gestes, des mots et des attitudes. 

Pour ceux qui sont en couple, comment êtes-vous avec votre conjoint ? Sachez que chaque caresse, mot doux, geste tendre, attention sont captés par l’enfant et ça le construit.

Et puis, que dites-vous de votre condition d’homme, de femme ? Il est plus avenant de parler de la joie d’être femme ou homme plutôt que de se plaindre auprès des enfants. « Ah tu verras la galère de travailler…. » Ou « ah ! vivre en couple c’est l’angoisse ». Certes, qui n’a pas eu ce type de pensée un jour ! Cependant, parler positivement de votre vie d’adulte, leur donne envie de le devenir eux aussi.

L’importance de la tendresse

La tendresse que vous avez envers votre enfant est essentielle pour son développement harmonieux. Il a besoin d’être touché comme d’être nourri. Podcast #46 – Je laisse parler mes sens

Quand vous prenez votre enfant dans vos bras, quand vous le câlinez, quand vous le caressez, vous lui inculquez la notion de plaisir. Elle sera nécessaire plus tard pour sa sexualité.
De plus, quand vous lui exprimez vos sentiments, quand vous lui parlez, vous lui inculquez la notion de relation, indispensable dans une relation sexuelle. D’ailleurs on entend bien le mot relation dans relation sexuelle.

Développer sa carte du tendre

En réalité, ces réponses à son besoin d’affection et de tendresse va lui permettre de développer sa carte du tendre. Cette carte du tendre va l’accompagner toute sa vie affective et sexuelle et lui apporter une sécurité affective. Saviez-vous que si le cou est une zone érogène c’est que sans doute qu’enfant, vos parents vous faisaient des bisous dans le cou. 

Parler d’affectivité avec son enfant c’est faire la différence entre l’intimité et la pudeur 

C’est quoi la pudeur

La pudeur parle autant du corps que des sentiments. Le mot pudeur peut avoir une connotation positive : la retenue, la modestie. Et aussi une connotation négative : gêne, honte de son corps, de sa sexualité.

Comparez la pudeur à un voile qui bouge. Un voile qui voile et qui dévoile en fonction des circonstances. Par exemple, on est à l’aise en maillot de bain sur la plage mais pas dans la même tenue dans un marché. Tout comme certains sentiments s’expriment dans l’intimité et non en public. Vous dites je t’aime dans l’intimité et non en pleine conférence !

A noter, tout de même que chaque société a ses critères de pudeur. Les codes peuvent évoluer avec le temps. Nos grandes mères cachaient leur cheville, les filles aujourd’hui montrent leur nombril mais supportent moins d’afficher leurs poils ! 

En famille, certaines familles sont plus décomplexées que d’autres et montrent facilement nues. 

Comment se positionner par rapport au bain ou à la douche !

Des questions qui reviennent souvent autour du bain : « Jusqu’à quel âge donner le bain avec les frères et sœurs ou jusqu’à quand le prendre avec lui ? » Il n’y a pas de règle absolue. 

Maintenant, il est important d’être vigilant.

Entre frères et sœurs, si le bain est source de trop de découvertes. Genre, je te tire le zizi ou je te pince la poitrine. Alors il est bon d’arrêter. 

Avec les parents. Lorsque l’attitude de l’enfant vous dérange (il pose trop de questions sur votre anatomie) ou qu’il commence à manifester de la gêne vis-à-vis de son corps (vers 6 ans en moyenne). Alors, il convient évidemment de respecter la pudeur de chacun. Et bien sûr, sans pudibonderie excessive, mieux vaut alors éviter de se promener nu devant lui ! 

En résumé, intimité ne veut pas dire cachette. Si vous fermez la porte de la salle de bain, vous faites votre toilette dans l’intimité pas en cachette. Tout comme si vous fermez la porte de votre chambre. Vous dormez dans l’intimité et non en cachette ! 

Parler d’affectivité avec son enfant c’est ouvrir une place au dialogue 

Comment répondre à leurs questions ?

Tous les enfants ont besoin de réponse à leurs questions. Certes, elles dérangent. Oui elles arrivent au mauvais moment. Cependant, répondre à des questions sur les sujets qui touchent à l’affectivité et à la sexualité, c’est entamer un dialogue. Un dialogue de l’intimité qui crée des liens de partage.

Une éducation affective et sexuelle est plus large qu’une information sur la sexualité, même si celle-ci est importante. La finalité est d’aider l’enfant à développer sa personnalité en ayant une image positive de lui-même et de son corps. En ayant, aussi, un regard juste sur sa capacité à aimer et à être aimé. C’est une éducation à l’amour et à la responsabilité. Plus cette information sera positive et mieux elle sera accueillie par l’enfant.

Ensuite, quand un jeune pose une question, commencez par lui demander ce qu’il sait sur ce sujet. Un garçon de 6 ans demande à sa mère ce que voulait dire le mot sexe. La mère affolée, bafouille quelques mots. Le fils, ahuri par les propos de sa mère, lui tend alors une feuille. Il voulait simplement savoir que mettre sur un formulaire après ce mot sexe : M ou F !!!!  Alors, finies les sueurs froides pour savoir quoi répondre ! Renvoyez simplement la question : « Qu’entends-tu par là ? » « Que connais-tu de ce mot, que signifie-t-il ?»

L’avantage de la reformulation

L’avantage de cette reformulation est aussi de prendre du recul, de réfléchir aux mots les plus ajustés. Voire même de différer la réponse si vous manquez de connaissance ou si vous êtes bousculé par la question. Un enfant sera touché par un adulte qui admet de pas connaitre une réponse, ça lui montre aussi qu’il peut lui aussi se poser des questions. Être adulte ce n’est pas avoir la science infuse ! Par contre, c’est indispensable d’y revenir pour y répondre. Pas question de botter en touche !  

Reformuler, c’est aussi une manière de pouvoir répondre à la question avec justesse. A l’interrogation « c’est quoi un préservatif ». Renvoyer la question ; « Pour toi un préservatif, qu’est-ce que c’est » ?  S’il vous dit. « c’est fait pour ne pas avoir d’enfant ». Vous confirmez et c’est ok. Pas besoin de vous lancer dans des explications sur le Sida et les IST. Oui c’est vrai que le préservatif protège aussi des maladies. Vous y reviendrez plus tard ! 

Et puis dites-vous et vous l’avez expérimenté, les enfants posent des questions franches et de manière simple, si l’enfant ressent un malaise il pourrait éviter le sujet ! 

En résumé, l’enfant doit sentir que tous les sujets peuvent être abordés avec ses parents sans risque 

Parler affectivité avec son enfant c’est gérer des situations imprévues et génantes 

La place du plaisir

Vers 2/3 ans c’est l’âge de l’exhibition ! Normal ! 90% des enfants s’y prêtent. Leur insatiable curiosité les porte à s’examiner de très près. Ils prennent conscience en touchant leurs organes génitaux que cette région est particulièrement sensible. En frottant ses organes sexuels, la petite fille ou le petit garçon ressent du plaisir. En fait, c’est pour eux, une fonction de détente, et d’apaisement purement sensuel.

La petite fille qui montre sa vulve exprime sans doute qu’elle vient de se rendre compte qu’elle est différente des garçons et affiche sa spécificité. Le garçon, pénis au vent, montre que les filles l’intriguent ! On évite « Je vais te la couper ! » « Touche pas à ça». Quand on n’en fait pas un drame, la ferveur nudiste s’émousse rapidement. Rassurez-vous votre enfant ne deviendra pas un adulte pervers ! 

La masturbation

Il arrive fréquemment qu’un enfant de cet âge se masturbe. Là encore, il appartient aux parents de lui expliquer qu’il y a des limites, sans y mêler des notions de morale (c’est “bien” ou “mal”). En fait, un discours moralisateur associerait aux organes génitaux une idée péjorative ou malsaine. Alors, qu’aller à la découverte de son corps est naturel. Et l’enfant se caresse surtout quand il est inquiet ou énervé. Cela lui procure à la fois du plaisir et un apaisement. Pas de quoi lui donner mauvaise conscience. Il suffit de lui dire sereinement : “Ca ne se fait pas en public, c’est pourquoi tu ne vois jamais papa et maman faire ça”. 

Comment fait-on les bébés

Retournez-lui la question : «Et toi, qu’est-ce que tu en penses ?» C’est encore le meilleur moyen de savoir où il en est. Souvent, vers 4 ans, les enfants imaginent que pour avoir un bébé il faut manger une graine. Expliquez-lui que c’est papa qui donne la graine au cours d’un gros câlin. Evidemment, il va vouloir savoir comment et où papa dépose la graine. Contentez-vous de répondre : par le sexe. Grande chance que ça luis suffise ! Votre enfant ne demande pas à connaître vos positions sous la couette.  

Lui raconter son histoire

C’est aussi l’occasion de lui raconter son histoire. Quand il était dans le ventre de maman, la joie de la découverte que vous alliez être parent. Et aussi la merveille de découvrir son visage à la naissance, le choix de son prénom. Si il a des frères et sœurs, comment s’est passé son arrivée….

L’enfant a besoin de sécurité, de se rassurer sur le fait qu’il est aimé. Lui raconter son histoire est un merveilleux moyen.

Les jeux sexuels 

«J’ai surpris mon fils de 4 ans et sa cousine de 5 ans qui jouaient au docteur, complètement nus. Je ne savais trop comment réagir. » Que faire dans cette situation ? 

Si on surprend la scène, évitez de dramatiser ! Si vous êtes choqué ou déstabilisé, mieux vaut vous abstenir de réagir. Laissez alors les enfants et revenez plus tard sur la situation, quand vous aurez repris vos esprits. Evitez d’induire pour autant qu’il s’agit de quelque chose de sale ou de honteux. Les réflexions du type : « Arrête tes cochonneries ! ».

Sinon, l’enfant se sentira coupable de quelque chose d’abominable… qui est en fait le problème de son parent. L’adulte regarde la situation avec sa lunette d’adulte. Chez l’enfant, rien n’est prémédité et prend place au milieu d’un autre jeu. 

Quand il joue au docteur, l’osculation est sur le même plan que la prise de médicaments ou la prise de température. L’enfant est dans son jeu. Pareil, une fillette de 5 ans ne décide pas cet après-midi de faire l’amour avec son voisin ! En fait, l’enfant est différent de l’adulte, planification et organisation sont absents.

L’enfant est simplement curieux de vouloir découvrir le corps de l’autre. Ces jeux ne sont ni “sales” ni “honteux”. Dites-vous que l’enfant a besoin de scénarios imaginaires pour se construire.

Reste que le rôle des parents est aussi de poser des limites. On peut lui dire tranquillement que ce sont des choses que l’on fait quand on est grand.

Il cherche à regarder le sexe des autres

« Je te montre le mien si tu me montres le tien » au cours desquels les enfants du même sexe ou de sexe opposé se montrent leurs organes génitaux. Au travers de ces jeux sexuel, le tout petit se compare et se rassure sur sa normalité. Même s’il voit ses parents nus, leur sexe lui semble tellement démesuré. Le sien semble lilliputien !

Rassurez-vous, en général, cet intérêt s’estompe vers l’âge de 6 ou 7 ans, quand l’enfant est bien rassuré et bien au fait de son identité. 

L’occasion de parler des abus

Si vous surprenez votre enfant ou s’il vous en parle, c’est l’occasion de parler avec lui du respect du corps. L’autre était-il d’accord pour jouer ? 

C’est l’occasion de prévenir aussi, que ce type de geste ne se font jamais avec les grands ni avec la famille quand on est un enfant.

Petit détour par les abus sexuel et l’inceste. Combien il est important que l’enfant prenne conscience qu’il a toujours le droit de dire non à une situation qu’il ne souhaite pas ou qui le dérange. L’importance qu’il prenne conscience aussi que son corps lui appartient et qu’il est le seul à savoir ce qu’il ressent.

De plus, insistez sur le fait que vous êtes ouvert au dialogue. Que si quelque chose se passe qui intrigue l’enfant ou qui le met mal à l’aise, vous serez toujours là pour l’écouter et pour en parler…

Une fois tout ça dit, inutile de le répéter trop régulièrement. Il pourrait sentir que ça vous inquiète. Et en cas de problème, il gardera tout pour lui car il voudra vous protéger !

Si je résume :

  • L’enfant aura une représentation juste et claire de la sexualité seulement à la puberté.
  • Pour l’enfant aucune zone du corps est tabou.
  • La plus belle histoire que vous puissiez raconter à votre enfant est la sienne
  • L’intimité ne veut pas dire cachette

Et surtout faites-vous confiance ! 

Allez hop je me lance

Une carte tirée de 2 minutes en famille : “Quelles sont les petits obstacles que je pourrais franchir qui m’aideraient à parler plus facilement?”

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