Je suis imparfait.e - 2 minutes de bonheur

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Je suis imparfait.e

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Je me sens si imparfait.e et pourtant, et pourtant j’essaye de bien faire. Accepter d’être imparfait serait d’arrêter d’avoir envie de plus, de mieux ? La perfection s’oppose-t-elle forcément au bonheur ?  Ça me chicotte ! Pourquoi cette envie de mieux faire qui devrait me donner des ailes, m’empoisonne parfois la vie et celle de ceux qui m’entourent ? Pourquoi les échecs me coupent-ils l’envie de prendre des risques ? Faire des efforts et se dépasser, c’est une qualité, et pourtant je suis facilement découragée.  Comment transformer toute cette énergie en carburant po-si-tif ?

Le sentiment d’être imparfait me suit partout

La peur d’être imparfait est-elle liée à la peur de l’échec ?

Faire bien ne me suffit pas. Je suis toujours attirée par plus, et mieux. C’est un peu le complexe de la bonne élève. A force d’avoir été toujours entraînée à réussir mieux, je n’arrive plus à me satisfaire d’une super note qui ferait rêver mes copains de classe.  Je me focalise sur les petites erreurs que j’ai faites au lieu de savourer les 80% de ma copie appréciée par le professeur.  Par exemple, j’ai perdu beaucoup de poids, et au lieu de me féliciter de tous ces efforts, je coince sur les 3 kilos dont il me reste a me débarrasser dans mon monde idéal. 

La peur d’échouer

Il y a la performance que je vise, la peur d’échouer même quand je réussis. Et puis, encore la multitudes de petits échecs bien réels qui nous façonnent jour après jour. Et justement, face à un échec, le mien, celui de mes enfants ou de quelqu’un à qui je tiens, j’ai du mal à rebondir. Je me demande ce que j’ai raté, pourquoi je suis si imparfait.e, à quel moment j’aurais pu prononcer une phrase différente et pire je me culpabilise. cf podcast 50. Pourtant, certaines personnes se laissent moins atteindre : ma voisine s’est fait virer de son boulot il y a 3 semaines et elle rebondit très vite. Passée la surprise, la voilà déjà en train d’organiser des rendez-vous réseau pour son prochain poste.  A l’inverse, un de mes amis a raté son CAPES et ne réussit pas à remonter la pente. Les épreuves et les petits échecs du quotidien jalonnent le quotidien. On observe cependant une variété de réactions face à ces échecs. C’est toute notre posture et notre élan de vie qui entrent en jeu face aux échecs qui peuvent m’aider à discerner si je suis dans la recherche excessive de la perfection. 

Le perfectionniste aimerait tout réussir, est ce possible ?

Selon le schéma de réussite que chacun s’est lui-même fixé (ou bien qu’on a reçu depuis tout petit), être imparfait semble impossible. Or, la réalité prouve bien que l’on ne réussit jamais tout parfaitement. Être perfectionniste, c’est parfois vouloir que le chemin menant à nos objectifs soit direct et dépourvu d’obstacles. Pourtant, nous ne pouvons accomplir un sans-faute dans notre vie. Si j’ai l’impression de parcourir un sans-faute, alors il est urgent de m’arrêter pour réfléchir un peu. Car ce refus de l’échec a des conséquences pesant sur notre bien-être et celui de notre entourage :

Etre perfectionniste génère une grande angoisse

La possibilité d’un échec n’est jamais loin peut-on penser. Vous savez, ces petits “Et si…?” qui nous envahissent. A long terme cela inhibe notre motivation à essayer de nouvelles choses. Je surmonte mes échecs #34

Nier le réel

Je peux nier le réel et peut-être même que je vis sur une sorte de planète idéale. C’est un peu comme si je vivais dans la jungle et que je niais l’existence des lianes, bestioles et autres charmes exotiques qui me forcent parfois à tracer un autre chemin. 

Supporter les émotions désagréables

Les émotions qui me traversent lorsque je n’ai pas accompli ce que je désirais sont désagréables. Parfois, je peux ressentir de la déception, de la colère, de la frustration.  Et si j’ai appris à ne pas aimer ces émotions, et bien je fais tout pour ne pas les ressentir à nouveau. En d’autres mots, je fais tout pour ne plus me retrouver en situation d’échec. Pourtant, accueillir les émotions quelle que soit leur couleur me permet de traverser une épreuve beaucoup plus sereinement ! Je nomme mes émotions podcast 5

Ecraser les autres.

Quand j’ai l’impression ou le désir de ne jamais me tromper, peut être qu’inconsciemment j’ai les yeux rivés sur mes propres objectifs et les moyens d’y parvenir.  Ou bien lorsque j’établis les règles qui me conviennent et les critères qui m’arrangent moi et ma personne. Je sors des rapports de force #33

Profiter du présent

J’oublie de profiter de l’instant présent car je reste focalisé sur les résultats. J’y pense même parfois avant de commencer. Et parfois la peur de l’échec me bloque ou me rend agressif. je savoure l’instant présent 25

Comment accepter d’être imparfait ?

Faire preuve d’humilité avec le Wabi Sabi

Dans l’acceptation d’être imparfait, l’humilité est bien différente de la résignation. Je suis tel que je suis, avec mes forces et mes faiblesses et je suis façonnée par mes réussites comme par mes échecs. Et si je choisissais aussi la simplicité ? Par exemple en adoptant la pensée du Wabi-Sabi, cet art de vivre à la japonaise. Au lieu de chercher à être le meilleur et le plus parfait, je peux au contraire m’attacher à être la version la plus fidèle à moi-même.  On pourrait traduire le courant du wabi-sabi par “l’art de la perfection imparfaite”.  Mais concrètement, que se cache-t-il derrière ce concept branché ?

Tester le Wabi Sabi

D’abord, les termes utilisés. Le Wabi évoque la solitude, la simplicité, la mélancolie et une pointe de tristesse. Le Sabi représente plutôt la patine des objets, l’altération par le temps de ce qui nous entoure. L’un dans l’autre, se dessinent  la joie des choses simples, la recherche du bonheur dans ce qui est à un instant T. La notion de temps peut évoquer aussi l’amour du temps qui passe et sa beauté. C’est l’acceptation de la marque du temps (mes rides par exemple, la transformation naturelle de ma relation avec mon mari, avec mes amis). Par rapport au temps c’est aussi l’acceptation de l’imprévu et de l’inhabituel avec tout ce qu’ils apportent de déception ou d’écart avec ce que j’avais prévu. On pourrait dire que le Wabi-sabi, c’est la recherche de l’authentique opposée à la course au superficiel et au superflu. C’est ralentir, profiter, aimer. C’est savoir se dégager de relations amicales toxiques, réunir les gens que l’on aime. C’est rester sobre et accepter le réel. (Attention, l’acceptation est bien différente de la résignation).

Et pour conclure en citant Marie Donzel, consultante en innovation sociale : “Le wabi-sabi, c’est en quelque sorte un regard simple sur le réel, qui passe par l’acceptation que rien n’est immuable et que les transformations font partie de l’essence des choses.”

Essayer l’optimalisme

L’Optimalisme est un courant  introduit par Tal Ben-Shahar, professeur en psychologie positive à Harvard. Dans son livre L’apprentissage de l’imperfection, le professeur met à jour une version positive et bien plus joyeuse du perfectionnisme. Nous pourrions dire que le perfectionniste est à la recherche de la réussite, en lui sacrifiant notre rapport au réel, et notre équilibre émotionnel. 

Il raconte comment, alors étudiant en Israël, il imaginait le bonheur intense qu’il vivrait le jour où il serait champion de squash. Une fois le titre de champion enfin en poche, il vécut une joie immense qui ne dura pas… Tous les effets du bonheur tant espéré s’étaient envolés. Il se sentit totalement abattu, perdu, ne sachant désormais quel sens donner à sa vie. C’est alors qu’il réalisa alors que ce n’était pas l’intensité de nos objectifs qui nous rendait durablement heureux mais la quête d’un équilibre réaliste qui vient de nous-même. Il établit une différence entre être parfait et être heureux. 

L’optimaliste, vient du mot optimal. Il est entièrement dans le réel. Et, dans la vraie vie, nous ne réussissons pas tout, tout le temps. On dirait bien que l’optimaliste intègre totalement les échecs à son schéma de pensée. Il accepte d’être imparfait comme partie prenante de son chemin de réussite. Les échecs sont même inextricablement liés à sa réussite. Pour l’optimaliste, l’échec est un synonyme d’expérience.

Etre imparfait, c’est accueillir le réel

Oser, c’est expérimenter

Les américains ont largement intégré cela dans l’éducation de leurs enfants, à l’école, et dans la vie professionnelle. Rater, c’est surtout une occasion de recommencer quelque chose de nouveau, de différent. D’ailleurs il n’est pas américain, mais vous vous souvenez de ce que dit Churchill à propos de l’échec, dans le podcast J’Ose oser #87. (petit rappel : le succès c’est d’aller d’échecs en échecs sans jamais perdre son enthousiasme). Et enfin, l’échec est souvent bien connu des entrepreneurs aujourd’hui les plus performants. A un moment ou un autre de leur itinéraire, ils ont tous rencontré un ou plusieurs échecs. On raconte même que se frotter au nouveau et a ses contraintes est une de leurs passions. On pourrait citer Steve Job qui a commencé en bidouillant dans son garage. Pour fonder sa société Apple il a même vendu sa voiture ! 

Savoir se faire confiance

Dans leurs travaux sur l’estime de soi, les chercheurs en psychologie Richard Bednar et Scott Peterson ont établi qu’accueillir le réel avec les risques qu’il représente + la possibilité d’un échec + les conditions qui me sont données = tout cela favorise la confiance en soi. je me fais confiance #20

En effet, être dans un mode de crainte du résultat ou de nécessité de réussite froide me renvoie un message acide. “ tu ne pourras pas encaisser un échec” ou bien “les autres ne te le pardonneront pas’. En d’autres mots, cela me renvoie le message que je ne suis pas capable d’affronter un échec.  A l’inverse, quand je me lance un défi en acceptant le risque que cela implique, je me dis à moi-même “tu es suffisamment résistant pour encaisser un éventuel échec”. 

L’exemple de K. Rowling

L’auteure de la série Harry Potter, dans un discours prononcé à Harvard en 2008, lors de la remise des diplômes, évoque les vertus de l’échec. « L’échec a été pour moi une façon d’éliminer le superflu. Cela m’a libérée parce que ma crainte majeure s’en trouvait réalisée et que j’étais toujours vivante, j’étais toujours une petite fille que j’adorais, plus une vieille machine à écrire et de grandes aspirations. J’avais touché le fond, et ce fond, ce seraient les fondations sur lesquelles j’allais reconstruire ma vie. L’échec m’a donné un sentiment de sécurité que je n’avais jamais ressenti en réussissant mes examens, et m’a appris sur moi-même des choses que je n’aurais pas pu apprendre autrement. J’ai découvert, par exemple, que j’étais doté d’une volonté de fer et beaucoup plus disciplinée que je ne le pensais ; je me suis aussi aperçue que j’avais des amis précieux comme des diamants. Prendre conscience que l’échec vous a rendu plus fort et plus lucide, c’est savoir que, désormais, vous serez sûr de vous en sortir. On ne peut pas véritablement se connaître soi-même, ni éprouver la solidité de nos attaches, si l’on n’a jamais franchi l’épreuve de l’adversité. » 

Etre imparfait, c’est affronter l’échec

Donc la seule manière d’affronter l’échec est de le reconnaître ! Et plus on apprend tôt à négocier ces virages et mieux on est préparé à aborder les obstacles qui jalonnent notre chemin.

Prenons l’exemple de mon enfant qui a raté une compétition. Au lieu de dire que c’est la faute de l’arbitre, je peux réfléchir avec lui sur les réussites du match et les points à ne pas recommencer. Autre exemple : quand j’ai manqué un contrat. Au lieu que ce soit la faute de mon interlocuteur ou de la conjoncture, je peux analyser les arguments que j’aurais pu amener autrement. De tous nos échecs nous pouvons grandir 

La bienveillance est la clef de voûte de l’imperfection.

Bienveillance face à moi-même, bienveillance face aux autres, face à mes collègues, face à mes enfants. Si je pense Wabi-sabi, je me dis que savourer ce que j’ai déjà est primordial.  Préserver un climat de travail, familial ou amical agréable est la première manière de faire du bon travail, de transmettre nos valeurs, d’éduquer et de s’accepter imparfait

Une action pour accepter son imperfection : Piochez une carte 2 minutes ensemble ! et repenser à un défi que vous avez relevé, Réfléchissez à ce que vous en avez appris, et à comment ça a contribué à votre évolution personnelle !

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