S'ouvrir à ses blessures intérieures - 2 minutes de bonheur

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S’ouvrir à ses blessures intérieures

S'ouvrir à ses blessures intérieures

L’autre jour, j’apprends que je ne suis pas invité à un diner organisé par une super amie. La semaine dernière, j’ai été oubliée dans un mail sur un dossier que je défends, sans parler de ceux qui ne prennent pas en compte le fait que je vis selon un fuseau horaire différent pour fixer une réunion. Le clou, c’est mon père qui gâte toujours plus ma soeur que moi. Tous ces évènements prennent une importance dingue. Je me sens mal, j’ai une boule au ventre, j’oscille entre l’impression d’être trahi, abandonné, rejeté voire même humilié ou vivre la plus cruelle des injustices. Quand j’en parle à mon conjoint, il me dit que ce sont des détails auxquels je ne devrais pas faire attention. Et là ça me chicotte, ces évènements qui sur le papier semblent secondaire rouvrent des blessures béantes. Alors pourquoi ?”

Quelles sont ces blessures qui nous assaillent ?

Nous vous parlons aujourd’hui de Lise Bourbeau, une femme québécoise que nous aimons beaucoup à Bulle de Bonheur. Écrivaine, formatrice et conférencière, reconnue aujourd’hui internationalement, Lise Bourbeau est aussi fondatrice du centre de développement personnel « Écoute ton corps » (ETC), où elle dispense un enseignement pour guérir des “5 blessures qui empêchent d’être soi-même”. 

Sommes-nous tous blessés ?

Chacun de nous aurait une ou plusieurs douleurs émotionnelles originelles. Ces douleurs prennent naissance dans la prime enfance au cours d’événements que nous vivons mal. Il est bon de préciser que ce n’est pas la réalité des faits qui crée la blessure, mais notre ressenti à la suite d’une expérience. L’autre jour, des cousins discutaient ensemble sur les souvenirs qu’ils avaient du chien de leur grand-père. Certains l’ont adoré car c’était celui à qui ils refilaient les morceaux de viande trop durs et depuis ils aiment les chiens. D’autres le détestaient car il bavait et aboyait fort et depuis ils ont peur des chiens. C’est bien le ressenti qui va créer une construction et une appréciation et non la réalité des faits car dans les 2 cas on parle du même chien !  

Pour Lise Bourbeau, nous naissons tous avec des blessures. Ces blessures sont comme des cicatrices sur notre âme. Il est important de savoir identifier nos blessures. Elles s’inscrivent en nous et marquent tant notre corps (tensions musculaires, douleurs, postures…) que notre psychisme. En effet, mal gérées et mal appréciées, elles conditionnent nos comportements, nos pensées et nos ressentis, et nous empêchent d’être vraiment nous-même. 

Comment s’activent nos blessures ? 

Dès notre naissance, nous éprouvons un besoin inconditionnel de respect, d’amour et d’acceptation. Or, en grandissant, nous nous apercevons que lorsque nous osons être nous-même, cela dérange parfois le monde des adultes. Nous apprenons qu’être soi-même n’est pas toujours la bonne solution pour être respecté, aimé et accepté par les autres. Cette découverte est douloureuse. Effectivement, nous ne ressentons pas l’impossible amour inconditionnel dont nous rêvons. Ce qui vient créer des blessures ou réactiver des blessures inscrites dans notre généalogie.

D’après Lise Bourbeau, nos blessures sont activées jusqu’à nos 6 ans par les rapports que nous avons avec nos parents ou autres personnes adultes de référence.

Par exemple, l’enfant qui découvre que l’amour de ses parents n’est pas inconditionnel car il comprend qu’il sera aimé SI il est sage. Il va connaître la douleur de ne pas avoir le droit d’être lui-même. Cette douleur va engendrer une période de crise et de révolte. Puis elle va amener l’enfant à développer des mécanismes de défense pour s’empêcher de souffrir. 

Certaines personnes vont rester bloquer toute leur vie à l’étape de crise et de révolte et seront donc continuellement en réaction et en proie à leurs émotions parasites. D’autres vont franchir cette étape en se forgeant un masque, c’est-à-dire en adoptant un nouveau comportement de protection comme nous vous l’expliquerons plus en détail dans notre prochain podcast.  

Pourquoi partir à la découverte de nos blessures ?

La découverte et la guérison de ses blessures apportent notamment :

Les 5 blessures selon Lise Bourdeau

Lise Bourbeau nomme 5 blessures qui apparaissent dans cet ordre chronologique durant notre petite enfance : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice.

Pour vous en rappeler, utilisez l’acrostiche TRAHI , même s’il n’en respecte pas l’ordre, permet de se rappeler le nom de ces blessures. 

1ère blessure : Le rejet

C’est la blessure la plus douloureuse car la personne se sent rejetée dans tout son être et dans son droit d’exister. Son origine peut être reliée au fait d’avoir été un enfant non désiré, d’avoir fait l’objet de remarques désobligeantes. De plus, avoir subi des colères fréquentes de ses parents. La personne ne trouve pas sa place. Elle a encodé qu’elle n’était pas bienvenue dans ce monde. Elle peut fuir les autres comme fuir dans un autre monde (imaginaire, addictions …). “Je préférerais disparaître, je ne vaux rien, je n’ai pas ma place.”

Ces personnes sont souvent inquiètes, nerveuses, perfectionnistes et peuvent se sentir en dehors de leur famille, du groupe…

Le masque de cette personne est “fuyant” : son attitude comme son corps sont marqués par le fait de ne pas vouloir prendre trop de place.

Sa plus grande peur est la panique (qui le rendrait incapable de gérer une situation et l’amènerait à être rejeté). 

2ème blessure :  l’abandon

La blessure de l’abandon touche également l’être. Si le rejet consiste à repousser quelqu’un, à ne pas le vouloir à ses côtés ou dans sa vie, l’abandon consiste à s’éloigner de la personne pour autre chose ou pour quelqu’un d’autre. La personne abandonnée peut donc être cet enfant qui se sent délaissé parce que son parent s’occupe du bébé nouvellement arrivé ou encore cet enfant qui n’a pas été entendu ou soutenu lors d’un gros chagrin. La personne abandonnée va donc avoir besoin des autres pour se sentir exister et aimée. En fait, elle veut se faire remarquer, elle peut demander de l’aide même si elle n’en a pas besoin. De plus, elle demande des conseils avant d’agir. Elle peut même déclarer des maladies pour qu’on s’occupe d’elle. Cette dépendance est un cercle vicieux car son vide intérieur est difficile à  combler.

La personne se sent plus facilement abandonnée par des personnes du sexe opposé. Elle dit souvent,” je me sens seule ou je me fais bouffer par mon travail, par mes enfants, on ne me lâche pas.”

Le masque de cette personne est la “dépendance”, qui apparaît dans le corps par un manque de tonus (comme s’il avait besoin de soutien) et dans un comportement qui recherche l’attention.

Sa plus grande peur est la solitude.

3ème blessure : l’humiliation

De cette blessure est davantage reliée au faire et à l’avoir. Elle touche la personne qui a souffert d’humiliation (attitude répressive, contôlante et/ou méprisante) dans l’exercice de sa liberté d’agir ou de bouger au niveau physique. Comme la situation de l’enfant qui provoque le dégoût de sa mère : se rouler dans la boue, faire pipi au lit, toucher son sexe. La personne se sent indigne et coupable. En réalité, elle fait passer les besoins des autres avant les siens, se limite. Elle prend souvent tout sur ses épaules pour éviter que les autres aient honte d’elle. 

Son masque est le “masochisme” (souffrir, porter seul les difficultés). 

Sa plus grande peur est la liberté car elle craint que l’absence de limites lui fasse faire des choses dont elle ou les autres pourraient avoir honte. On l’entend souvent dire, “j’en ai trop sur les épaules, j’ai du mal à me laisser materner et toucher.”

4ème blessure :  La trahison

La personne souffre de trahison quand il y a rupture d’engagement, de confiance ou que ses attentes de connexion/amour sont non répondues. Comme le parent du sexe opposé qui ne tient pas sa promesse, qui ment… Elle peut aussi vouloir contrôler la vie des autres. Responsable et autonome, elle est généralement anxieuse et perfectionniste. “laisse moi faire seul” “je suis capable” “fais moi confiance” sont ses phrases. De plus, elle peut être manipulatrice et devenir agressive quand ses peurs sont trop fortes.

La blessure de trahison va généralement de paire avec celle de l’abandon. 

Son masque est le “contrôlant”, dont la force apparaît autant dans le physique que dans les attitudes.

Sa plus grande peur est la dissociation (sous toutes ses formes : séparation, faire un choix…) et le reniement. 

5ème blessure : L’injustice

La personne en souffre quand elle estime qu’elle reçoit moins que les autres. En fait, elle n’est pas appréciée à sa juste valeur ou elle reçoit plus que ce qu’elle mérite. Cela se produit généralement dans les situations d’autoritarisme, d’intolérance, de conformisme, d’absence d’empathie et de communication de la part d’une personne de même sexe. La blessure d’injustice est souvent liée à celle du rejet.

Le masque associé à l’injustice est « rigide ». La personne se coupe de sa sensibilité. On l’entend souvent dire “pas de problème” “toujours, jamais” “exactement, surement d’accord”.

Sa plus grande peur est la froideur.

Que penser de ses blessures ?

Surtout ne vous collez pas d’étiquettes, ces blessures se réactivent lors d’événements difficiles, pas question de se sentir prisonnier d’une blessure ou d’une autre. L’idée est que ce soit une bonne nouvelle, car ces blessures se guérissent, les masques ne sont pas permanents et nous pouvons apprendre à vivre sans !

Et si j’apprenais à reconnaître mes blessures intérieures ? 

Cicatriser ses blessures

Savoir reconnaître ses blessures 

« Prendre conscience de ses blessures peut être désagréable, mais cela est nécessaire pour guérir». Par ailleurs, rappelons qu’accepter une blessure ne signifie pas être d’accord avec elle mais la regarder, l’observer et se dire qu’elle va nous enseigner. 

« Lorsqu’une des 5 blessures de l’âme te fait souffrir, c’est que tu n’es pas à l’écoute de ton cœur, ni de tes besoins » nous dit Lise Bourbeau. Or, vous le savez, identifier ses besoins, gérer ses émotions #5 je nomme mes émotions et ses peurs #18 je nommes mes peurs, demandent un apprentissage et de la pratique. La bienveillance  et la patience #48 Je cultive la patience sont donc de mise ! 

Pour illustrer les blessures de l’âme, j’aime bien les comparer aux blessures du corps. Si on ne prend pas soin d’une coupure, elle s’infecte. Si on essaye de l’oublier, la douleur nous rappelle qu’elle est toujours là. Cette blessure a besoin de soin. Et pire, si quelqu’un la touche sans savoir que c’est un point douloureux alors on crie, voire même on agresse et notre interlocuteur ne comprend pas car lui ne sait pas que c’est si douloureux. Par contre, en prenant soin de sa blessure, en osant la regarder, en la pansant. Bien sûr ça sera douloureux, cependant à terme, elle va guérir. Il restera une cicatrice, qui sera le souvenir de la blessure, par contre elle ne fera pas mal si quelqu’un vient la toucher ! 

Accepter nos blessures 

Quand nous avons identifié des blessures, Lise Bourbeau mentionne qu’une phase de révolte ou de résistance à accepter la responsabilité de ses souffrances survient. C’est tout à fait normal et même positif car cela marque notre prise de conscience et notre réflexe de résister à ce que nous n’aimons pas. 

Vient alors le temps de se donner le droit d’avoir souffert et d’en avoir voulu à l’un ou à ses 2 parents ou à celui qui nous a tant blessé. 

Enfin, nous pouvons accéder à la dernière étape de guérison, celle de l’amour de soi. Voir Bulle de Bonheur #6 je me fais la confiance. C’est-à-dire ce moment où nous acceptons de vivre nos expériences sans avoir besoin de porter des masques pour nous protéger de nos blessures. S’aimer, c’est s’accepter comme nous sommes, avec notamment notre possibilité de parfois blesser, humilier, rejeter, abandonner ou être injuste ; s’aimer, c’est donc aussi savoir se pardonner. (Bulle de Bonheur # 15 Je pardonne).

Si je guéris de mes blessures ?

Une fois nos blessures guéries, c’est-à-dire lorsque nous parvenons à nous défaire de nos masques, tous ses aspects positifs peuvent se révéler dans nos vies :

La personne « fuyante »

Elle est capable d’en prendre beaucoup. De plus, elle est dotée d’une bonne endurance au travail. Elle est débrouillarde, inventive, efficace, réactive. Enfin, la personne fuyante pense à beaucoup de détails. Elle peut travailler, se retirer et être heureuse seule.

La personne « dépendante »

Elle est habile. De plus, elle sait ce qu’elle veut. Elle est tenace, persévérante, déterminée, gaie, enjouée, sociable et a des talents artistiques. Sans parler du fait qu’elle sait capter l’attention. Elle est capable d’aider les autres et est apte à utiliser ses dons psychiques.

La personne « masochiste » 

Elle est audacieuse, aventurière, sensible à ses besoins et à ceux des autres. En réalité, elle possède de grandes capacités. C’est une bonne médiatrice et conciliatrice. Également, elle sait mettre les gens à l’aise. Sans parler du fait qu’elle soit joviale, généreuse, serviable, altruiste, organisatrice, sensuelle et d’une grande dignité.

La personne « contrôlante » 

Elle est rassurante, protectrice, très talentueuse, sociable et bonne comédienne. De plus, elle possède des qualités de leadership et le talent de parler en public. En réalité, elle a des aptitudes pour capter les talents des autres et leur donner confiance en eux-mêmes. Mais aussi, elle est capable de déléguer, de valoriser, de lâcher-prise et de dédramatiser en faisant rire. Elle sait gérer plusieurs choses en même temps et prendre des décisions rapidement. C’est une personne très performante.

La personne « rigide »

Elle est créative, enthousiaste, vivante et très sensible. Mais aussi, elle est dynamique et dotée de beaucoup d’énergie. De plus, elle possède une grande capacité de travail. Très ordonnée, soucieuse, précise et douée pour veiller aux détails. La personne rigide est capable de simplifier, d’expliquer clairement. Elle se montre réactive et sait faire face aux situations difficiles.

Allez hop je me lance

En résumé

1- L’acrostiche TRAHI, permet de se rappeler le nom des 5 blessures de l’âme : Trahison, Rejet, Abandon, Humiliation, Injustice.

2- Nous naissons tous avec certaines blessures, et les expériences incessantes de notre vie se chargent de les réactiver 

3- Prendre conscience de ces blessures, c’est comprendre des mécanismes qui nous empêchent de véritablement nous épanouir, qui nous empêchent d’être nous-même.

4- Identifier nos blessures est une première étape sur le chemin de la guérison de maux physiques, émotionnels et mentaux.

A vous de jouer ! une carte de 2 minutes ensemble ! vous interroge :  Quelle est la blessure qui vous ressemble le plus ? essayez donc de la transformer en une source de bienfaits ! 

Avec Bulle de Bonheur prenez le temps d’être heureux !

Vous aimez notre podcast #BulledeBonheur ? Laissez-nous un commentaire ou une note  (5 étoiles, c’est mieux !) pour nous encourager !

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