La complicité est un ingrédient essentiel du couple, mais elle peut s’éroder avec la routine, la charge mentale, les blessures non réparées et les malentendus répétés. Dans cet épisode, nous explorons ce qui fragilise la complicité et comment la recréer grâce à la sécurité émotionnelle. En nous appuyant sur les travaux de John Gottman, Marcial Losada et Julianne Holt-Lunstad, nous découvrons pourquoi la manière de communiquer, de réparer après un désaccord et de nourrir le lien au quotidien est déterminante. Des outils simples, concrets et accessibles pour transformer la relation et retrouver une complicité vivante, douce et durable.
Quand je repense au début de notre relation, tout était prétexte à rire, à se taquiner, à se retrouver. On s’envoyait des messages juste pour se dire “j’ai pensé à toi”. On se comprenait d’un regard. Et puis on partageait des fous rires pour rien, parfois même à propos de rien.
Et puis, doucement, la vie s’est installée. Les horaires, les enfants, le travail, les obligations. En fait, les conversations deviennent plus pratiques que complices. Pourtant, on continue de s’aimer, mais on rit moins. On fonctionne bien ensemble… sans toujours se retrouver vraiment.
Et là, ça me chicotte. Pourquoi la complicité du début se cache-t-elle sous le poids du quotidien ? Que faire pour qu’elle refasse surface ?
Pourquoi la complicité s’étiole dans le couple
La complicité, c’est ce fil invisible qui relie deux personnes au-delà des mots. C’est cette sensation de se comprendre d’un regard, de partager un petit sourire qui dit “je t’ai vu(e)”, de retrouver une forme de jeu, d’alliance, de légèreté. La complicité, ce n’est pas seulement rire ensemble, c’est sentir que nous formons une équipe, que nous pouvons nous appuyer l’un sur l’autre. Que l’autre est un espace sûr.
La complicité se vit dans les petites choses : une attention, une blague, une main posée sur l’épaule, un clin d’œil dans le chaos du quotidien. La complicité, c’est ce qui transforme un couple qui fonctionne… en un couple qui dure. Elle nourrit le lien, elle apaise les tensions, elle donne envie d’être ensemble. Et quand elle s’effrite, ce n’est pas un manque d’amour : c’est souvent un signal que la relation a besoin d’être oxygénée.
La routine et la charge mentale : deux voleurs de légèreté
Dans le couple, la complicité ne disparaît pas d’un coup. Elle s’effiloche doucement, souvent sans que nous nous en rendions compte. La routine s’installe, les journées s’enchaînent, les obligations prennent le dessus, et petit à petit, la légèreté que nous avions au début disparait.
La charge mentale joue aussi un rôle énorme : penser à tout, anticiper, organiser, porter mille petites choses invisibles… ça épuise. Et quand nous sommes épuisés, nous avons moins d’espace intérieur pour rire, jouer, improviser, être spontanés. La complicité, elle, a besoin d’un minimum d’espace pour exister. Elle se nourrit du ressenti, pas de pilotage automatique. Quand la routine et la charge mentale prennent toute la place, elles deviennent de véritables voleuses de légèreté.
Les blessures non réparées qui créent de la distance
Et puis, la complicité s’abîme aussi à cause de ces petites blessures que nous n’avons pas vraiment réparées. Une remarque qui a piqué, une réaction incomprise, un moment où nous aurions eu besoin d’être rejoints et où l’autre est passé à côté… Sur le coup, nous avançons, nous minimisons, mais quelque chose se dépose. Et lorsque ces petites blessures se répètent sans être nommées, elles finissent par créer une forme de distance intérieure. C’est là que le lien se fragilise.
Les malentendus qui s’accumulent sans que nous nous en apercevions
Les malentendus jouent un rôle majeur aussi, vous vous en souvenez peut-être dans l’épisode précédent #290. Une phrase anodine entendue comme une critique, une question perçue comme une attaque, une demande vécue comme une injonction… Ce n’est pas la gravité des faits qui abîme la complicité, c’est leur accumulation. À force de se manquer dans les échanges, chacun devient plus prudent, un peu plus réservé, un peu moins joueur. La spontanéité disparait. Et la complicité, qui a besoin de confiance et d’élan, s’efface doucement derrière ces incompréhensions non digérées.
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Quand les tensions s’installent : les 4 cavaliers et leurs effets
John Gottman dans son livre « Les couples heureux ont leur secret » a beaucoup étudié la manière dont les couples communiquent. Et il a observé quelque chose de frappant : dans 96 % des cas, l’issue d’une discussion peut être prédite rien qu’en écoutant les trois premières minutes. Lorsque les échanges commencent de manière abrupte, avec des commentaires négatifs, du sarcasme ou des accusations, la conversation a très peu de chances de bien se terminer.
Gottman décrit quatre formes d’interactions négatives récurrentes, qu’il appelle les quatre cavaliers de l’Apocalypse, car ils prédisent l’érosion progressive de la relation.
La critique, d’abord : elle attaque la personnalité de l’autre, pas le comportement. « On ne peut jamais compter sur toi ».
Puis le mépris : sarcasme, cynisme, gestes d’exaspération… « Tu n’es même pas capable de… »
Ensuite la défensive, où chacun se justifie ou renvoie la faute : « Ce n’est pas ma faute, tu ne m’as pas laissé le temps ».
Et enfin le retrait, ce moment où l’un se ferme, se déconnecte, quitte la pièce ou s’enfuit dans le travail ou les écrans pour ne plus ressentir la tension.
Gottman souligne aussi trois signaux d’alerte :
La noyade émotionnelle, lorsque l’un est submergé par ses émotions au point de ne plus pouvoir penser clairement — accélération du cœur, montée d’adrénaline, impossibilité de raisonner.
L’échec des tentatives de réparation, quand les efforts pour apaiser la situation — une excuse, un geste, un sourire — sont ignorés ou rejetés.
Et enfin l’entretien des mauvais souvenirs. C’est lorsque l’un des partenaires ne voit plus la relation qu’à travers le prisme du négatif et réinterprète même le passé sous un angle sombre.
Ces dynamiques, mises bout à bout, abîment profondément la complicité et la capacité du couple à retrouver un terrain d’entente.
Comment recréer un climat de sécurité émotionnelle
La sécurité émotionnelle, c’est le terreau de toute relation vivante. Sans elle, chaque conversation peut devenir un terrain glissant ; En sécurité, nous osons dire, écouter, réparer, nous montrer tels que nous sommes. Recréer cette sécurité n’exige pas de grands gestes, c’est une manière différente d’être présent l’un à l’autre. C’est ce que nous allons explorer maintenant.
Les pré-requis d’un climat de sécurité émotionnelle
Arrêter les 4 cavaliers
Ces quatre cavaliers de l’Apocalypse dont nous parlions plus haut : la critique, le mépris, la défensive et le retrait. Ils sont parmi les comportements qui fragilisent le plus la relation de couple. Pris séparément, ces comportements peuvent sembler anodins. Cependant, lorsqu’ils s’installent, ils érodent la complicité et la sécurité émotionnelle du couple. Les repérer, c’est déjà commencer à les désamorcer.
Stopper l’escalade
Prenez soin de commencer la conversation en douceur. Les discussions finissent souvent sur le même ton qu’elles ont commencé. Donnez la chance à votre partenaire de réparer ses erreurs. Collaborez avec ses efforts pour remettre sur la bonne voie la conversation qui s’égare dans des zones dangereuses.
Dans les moments de tension, le plus puissant n’est pas d’avoir raison ni de vouloir convaincre son partenaire : c’est d’interrompre la spirale. La plupart des disputes prennent feu parce que personne n’appuie sur pause. Le ton monte un peu vite et trop haut ! du genre “Là, Tu exagères !”… “Toi aussi !” Et c’est parti ! #208 sauver son couple
Revenir à un ton plus doux
Savoir revenir à un ton doux, c’est offrir une sortie sécurisée à la conversation. Dans ces situations, osez respirer et dire : “Attends, on se parle mal. Je tiens à toi, j’aimerais qu’on recommence plus calmement.” Instantanément, l’autre peut redescendre. Et s’il/elle n’y arrive pas car déjà trop en colère, se laisser un peu de temps. Un homme a environ besoin de 20 minutes pour se calmer. Et revenez-y.
Faire redescendre le ton, ne règle pas la situation. En revanche, ça permet de se mettre en sécurité. La douceur n’est pas une faiblesse : c’est une compétence relationnelle. Un outil puissant pour apaiser l’autre et nous apaiser nous-même.
Sortir des conflits chroniques
La majorité des conflits conjugaux — environ 69 % — sont des conflits dits chroniques nous dit John Gottman. Ces conflits reviennent, encore et encore, autour des mêmes sujets : la sexualité, le partage des tâches, l’éducation des enfants, l’argent, la belle-famille, l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Et c’est normal. Vous n’avez pas besoin de résoudre ces conflits pour être heureux en couple. Choisir de vivre avec quelqu’un comme disait Yvon Dallaire, c’est aussi choisir une série de désaccords récurrents avec lesquels il est important d’apprendre à composer pendant des années. Parfois toute une vie. Le but n’est pas de les faire disparaître, c’est de trouver comment vivre avec sans qu’ils deviennent une source permanente de dispute
Plutôt que de chercher une solution définitive à ces problèmes chroniques, l’enjeu est ailleurs. Pourquoi ces sujets touchent-ils chacun de vous si profondément ? Quels besoins, quelles peurs, quelles valeurs se cachent derrière ? Lorsque nous cessons de vouloir convaincre l’autre et que nous cherchons à le comprendre, la tension se relâche.
Accepter les différences, faire la paix avec ces conflits récurrents, c’est souvent ce qui permet au couple de retrouver de la douceur, de la complicité… et de l’espace pour respirer ensemble. #215 cultivons nos différences
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Des outils pour créer la sécurité émotionnelle dans le couple
Beaucoup de couples pensent que pour recréer de la sécurité, il faut de grandes discussions, des soirées entières de débrief. En réalité, la sécurité émotionnelle naît dans des moments de présence courts et vrais.
Par exemple, mon conjoint rentre de sa journée de travail et pousse un soupir en passant la porte. Je peux ranger mon téléphone pour écouter 2 minutes. Et dire “Raconte-moi si tu veux, je suis là deux minutes.” Ça change du “Ah oui ? Tu peux sortir les poubelles en passant ?”
Ce type d’attitude semble minuscule en temps… et pourtant ces petits moments de connexion changent tout.
Retrouver la complicité au quotidien
Vous vous rendez compte que quand la sécurité émotionnelle s’installe dans le couple, tout devient plus simple. Plus besoin de se défendre, de deviner, de se protéger. Nous pouvons inviter l’autre dans ce que nous vivons sans crainte d’être jugé. Cette sécurité-là apporte du calme, de la confiance, un sentiment de solidité intérieure et la complicité s’installe. Elle nous aide à nous parler avec plus de douceur, à accueillir ce que l’autre ressent, à réparer plus vite après une tension. C’est là que le couple devient un refuge plutôt qu’un terrain miné.
Remplir le compte d’épargne affectif
J’aime beaucoup cette image du couple comme une banque affective. Chacun de nous arrive dans la relation avec un compte d’épargne affectif. À chaque attention, chaque mot doux, chaque geste de considération, nous faisons un petit dépôt sur le compte de l’autre. Et à l’inverse, chaque critique, chaque mépris, chaque dispute, chaque silence ou retrait émotionnel correspond à un retrait. C’est d’ailleurs l’objet d’un des rendez-vous de notre coffret 1 temps pour 2.
Tous les mouvements n’ont pas le même poids. Un sourire, un compliment, une attention délicate ajoutent un crédit. Cependant, une dispute, une parole dure ou un moment de mépris coûtent beaucoup plus cher. Le rapport n’est pas équilibré : une interaction négative peut retirer cinq fois plus qu’une interaction positive n’apporte.
Au début de la relation, en période de séduction, les comptes se remplissent très vite. Nous faisons naturellement beaucoup de dépôts : nous cherchons à faire plaisir, à nous relier, à montrer à l’autre qu’il compte. Le capital affectif grimpe, et nous avons l’impression d’être riches pour longtemps. Puis la vie s’installe, les désaccords normaux et inévitables apparaissent, et peu à peu, nous faisons des retraits… en oubliant parfois de continuer à alimenter le compte.
Une question de timing
Il arrive aussi que les comptes ne descendent pas au même rythme. Si l’un se sent plus souvent frustré, moins reconnu ou moins rejoint, son compte peut se retrouver dans le rouge plus vite que celui de l’autre. Et là, tout devient plus fragile.
Quand un compte d’épargne affectif est à découvert, la personne a tendance à interpréter négativement même les gestes bienveillants. Une remarque neutre devient une attaque, une tentative de rapprochement peut être vécue comme insuffisante ou maladroite. À l’inverse, lorsque le compte est bien rempli, la relation gagne en fluidité, en tolérance, en souplesse. Les difficultés restent présentes, elles se traversent mieux.
Remplir le compte d’épargne affectif de son partenaire n’est pas une grande mission héroïque. C’est une attention quotidienne, simple, presque banale… et pourtant essentielle à la santé du couple.
Ce principe s’appuie sur les travaux de Marcial Losada, chercheur en psychologie des interactions humaines. Il a montré que les relations harmonieuses reposent sur un équilibre d’au moins 3 interactions positives pour 1 négative. Et dans les relations amoureuses, ce ratio monte à 5 interactions positives pour 1 négative. Autrement dit, la complicité et la solidité du couple se construisent dans l’accumulation de petits gestes positifs, jour après jour.
Créer des rituels simples (et prouvés) pour renforcer la connexion
La complicité se construit aussi dans des rituels simples, répétés et prévisibles. Les recherches de John Gottman montrent que ce sont ces petits rendez-vous du quotidien (un bonjour vraiment présent, un baiser au départ, un message dans la journée, un temps de retrouvailles le soir) qui nourrissent le sentiment de connexion. Ces rituels rassurent le cerveau. Ils disent “tu comptes pour moi”, “je pense à toi”, “nous formons une équipe”. Ils créent une continuité affective, même quand la journée a été chargée. Ce ne sont pas de grandes démonstrations qui renforcent la relation, mais la régularité de ces gestes minuscules, presque banals… et pourtant profondément sécurisants.
Tendresse et complicité
La tendresse est l’un des langages qui nourrit aussi la complicité. Elle répare parfois plus efficacement qu’un long discours. Un geste tendre, une main posée sur l’épaule, un regard qui s’attarde, une voix qui s’adoucit, faire l’amour aussi… Tout cela dit sans mots dit : “tu es important pour moi”.
Quand la tendresse circule, la complicité suit naturellement, parce que chacun se sent accueilli, reconnu, et profondément relié à l’autre. J’y consacre d’ailleurs un chapitre dans mon livre « 52 idées pour prendre le temps d’être heureux » et j’aime dire que la tendresse est un concentré de bienfaits. Elle stimule l’ocytocine (hormone de l’attachement), fait baisser le cortisol (hormone du stress), soutient le système immunitaire, aide à guérir la dépression et améliore le sommeil.
La tendresse, c’est revigorant, rajeunissant, sans le moindre effet secondaire. 100 % naturel et organique, sans pesticides, sans conservateurs, sans ingrédients artificiels. Pas besoin de piles, ni de recharge. Une faible consommation d’énergie pour un rendement émotionnel maximal. C’est une grande source de valeurs… et, en plus, non imposable. Bref, la tendresse est à consommer sans modération !
Le rire, un puissant ciment de la complicité
Le rire est l’un des raccourcis les plus efficaces vers la complicité. Rire ensemble, c’est se retrouver sur le même tempo, relâcher la pression, créer un moment de légèreté partagée. Les recherches montrent que l’humour renforce le sentiment de proximité et aide les couples à traverser les tensions avec plus de souplesse. Le rire ne nie pas les difficultés, il les allège. Il permet de désamorcer une situation, de retrouver un regard plus tendre sur l’autre, de rappeler que nous sommes partenaires. Même un sourire complice au cœur d’une journée chargée peut réactiver le lien. Parce qu’au fond, rire ensemble, c’est se dire : “Nous sommes connectés, même si tout n’est pas parfait.” #107 le pouvoir du rire
La complicité comme hygiène relationnelle
Je termine avec cette étude passionnante de Julianne Holt-Lunstad, de l’Université Brigham Young, qui montre quelque chose d’assez renversant. La qualité de nos relations et notre capacité à communiquer de manière soutenante prédisent mieux notre santé psychologique… qu’un mode de vie sain. Oui, mieux que l’alimentation, le sport ou le sommeil. Autrement dit, bien nous parler, nous soutenir, nous écouter avec bienveillance, c’est aussi essentiel que bien manger ou bouger. Nos conversations ne sont pas juste des mots : elles nourrissent ou elles épuisent notre équilibre intérieur. Quand nous comprenons cela, nous réalisons que prendre soin de notre communication, ce n’est pas un luxe de couple… c’est une vraie hygiène de vie.
En résumé, la complicité dans le couple
- Est érodée par la routine, la charge mentale, les malentendus et les blessures non réparées
- A pour socle la sécurité émotionnelle
- Se nourrit de petits gestes quotidiens
A vous de jouer chers auditeurs, la carte de 2 minutes de bonheur en couple vous propose de répondre à cette question « Je te dis ce que j’aimerais vivre plus souvent avec toi ». Dites-le ce soir à votre conjoint !
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La Petite Mousse de 2 minutes de Bonheur
« Là où on sème l’amour, il ne fait jamais nuit. »
Vos questions les plus fréquentes
🫧 Pourquoi la complicité disparaît-elle dans mon couple ?
La complicité s’effiloche rarement par manque d’amour. Elle s’abîme plutôt sous l’effet de la routine, de la charge mentale, des blessures non réparées et des malentendus répétés. À force de ne pas se sentir rejoints ou compris, chacun se protège, devient plus prudent, et la spontanéité diminue.
🫧 Comment retrouver la complicité quand elle s’est éloignée ?
Vous pouvez commencer par recréer un climat de sécurité émotionnelle : arrêter les attaques, parler de votre vécu sans accuser, ralentir l’escalade des tensions et réparer après un désaccord. La complicité renaît souvent dans les petits gestes répétés plus que dans les grandes discussions.
🫧 Les disputes sont-elles incompatibles avec la complicité ?
Non. Les recherches de John Gottman montrent que ce n’est pas le conflit qui abîme le couple, mais la manière dont vous en sortez. Les couples complices ne se disputent pas moins, ils savent mieux se retrouver après.

